‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 36 sur 125 · LXXI · texte numérisé non relu

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quil scavent souvrir ie passage des faveurs, en fesant a propos quelque cadots qui engagent a les servir, il voudroit donc que la Société porta une lettre au comité ou Ton eut soin de métré en note ceux qui n’auroit besoin que d’une mention honorable sans recompense pécuniaire. Que par ce moyen le riche n’auroit que l’honneur qui lui est du sans ravir les secours du au indigents. Quelques membres se plaignent de l’indifFerence du Jury pour porter sur la liste ou regeter ceux qui etoit convenable de secourir, 2 membres du jury présents donne les explications les plus satisfaisantes a ce sujet et observent quils nont nullement influencé le choix de la liste, que plusieurs des membres on vu avec surprise que Machi et d’autres artistes recommandable etoient oubliés, on arrête que 8 comissaires seront nommés pour faire une liste de tous les artistes qui doivent etre mentionés honorablement, avec désignation particulière de ceux qui ont besoin de secours de la nation. Ces comissaires sont Beljambe, Sergent, Allais, Bienaimé, Spercieux, Petitot, Garnier, Le Brun.«

Le 2 floréal, on se demande pourquoi, la Société Républicaine ne se ferait pas déclarer «corps constitué», ce qui soulève l’indignation d’un membre qui voit là le germe d’une nouvelle Académie. Le même explique que si la Société a été privée de l’adhésion de beaucoup d’académiciens, c’est parce qu’on avait admis des jeunes gens à la tête exaltée et à la voix vibrante, qui « violentaient» les délibérations. Il ne veut pas d’une Académie, mais il souhaite qu’on attire les académiciens. Il faut citer le procès-verbal : Le membre dit « qu’il etoit temps que tous les artistes ne fassent plus quune Société ou les rivalités les jalousies les sistemes se confondent et saneantissent devant l’intérêt generale il avance que les cidevants académiciens sont la plus part ceux qui on formé les artistes les

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plus célébrés qui existent actuellement que sous le titre de reconnoissance on doit chercher a se reunir avec eux. Il développe la motion sous les rapport dinteret, de réunion de fraternité qui doit exister parmi les artistes en general, l’assemblé applaudit au discours, et elle arrête quil sera faite une invifetion particulière aux artistes de la cidevant academie pour quil partage les travaux de la Société».

Des discussions assez confuses s’élèvent dans la séance du 8 floréal, qui sont reprises le 12 et le 28 floréal. Entre ces trois dates, il y a évidemment des lacunes dans nos procèsverbaux, qui se terminent là, mais il n’importe, on y voit très nettement deux choses essentielles : 1° le désir de la Société de fermer la porte à quiconque n’est pas réellement un artiste; 2® son désir, plus vif encore, d’un rapprochement avec les membres des anciennes Académies. Ceux-là même qui ne tombent pas d’accord avec la majorité, sur ces deux points, témoignent en tout cas de leur volonté de travailler enfin avec méthode, sur des ordres du jour très déterminés à l’avance, et de façon que l’opinion publique ne s’éloigne pas davantage d’une Société qui lui apparaîtra alors sous son jour véritable. Et, comme nous l’avons vu déjà à trois reprises, la première chose à faire c’est de transformer le titre de la Société, qui deviendrait de nouveau la Commune des Arts.' C’est 'le dernier paragraphe du dernier procès-verbal arrivé jusqu’à nous. La proposition n’est pas discutée à fond, l’assemblée n’étant pas en nombre, mais l’idée est dans l’air, et la Société Républicaine va certainement disparaître pour faire place à une nouvelle Commune des Arts.

II ne semble pas que la création de l’Institut National, le 25 octobre 175? 5, ait détruit la nouvelle Commune des Arts.

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Nous n’avons pas les procès-verbaux de ceiie-ci, mais ies Archives Nationales nous ont révélé un « extrait des délibérations de la Société de la Commune des Arts, du 7 mars de l’an 4*"“® de l’aire [sic) française^h,,^ qui prouve bien que, au printemps de 175)^, elle existait encore. Voici ce que dit ce document :

La Société de la Commune des Arts assemblée au Louvre a arreté que des Commissaires se rendraient demain huit chez Monsieur le Ministre de Lintérieur pour lui présenter ses remerciemens sur Lavantage quelle a de se reunir au louvre et lui dire combien elle a été sensible au zèle avec lequel Monsieur De la Porte a Secondé les intentions de Monsieur le Ministre de Lintérieur a nommé Messieurs Chatelin, Provost, Petit-Coupray Bodson, Fâche Conforme k la minute.

CHATELAIN, Prési(f.

Fâche, Secrétaire.

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