‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 43 sur 125 · Imbert · texte numérisé non relu

Imbert

4 Vignon.

COiMMUNE DES ARTS.

Le restant des voix étant reparti sur nombre de cif" par une, deux ou trois il n’y a eu de nomé que le cit. Allais qui a obtenu seize voix au dessus de la majorité reconnu.

Un membre propose d’ajourner a la prochaine séance la suite du scrutin.

On propose aussi de nomer individuellement et non par liste de plusieurs noms.

La séance est levée a dix heures moins un quart.

Boizot, • Belle,

President d\iÿice. Secrétaire.

PROCÈS VERBAL

DE LA COMMUNE GÉNÉRALE DES ARTS TENUE DANS LES SALLES DE L’ACCADEMIE PROVISOIRE.

Séance du ^ août ly

Lan 2'^^ de la Republique francoise une et indivisible,

La seance s’est ouverte par la lecture du procès verbal de la dernière seance.

La rédaction mise aux voix a été adoptée.

Le president donne lecture d’une lettre du cit^" Milbert portant demande de commissaires només par la Commune des arts pour sauver le tombeau du Conetable de Mont Morency — vu que déjà deux tombeaux à Montmorency ont été réduits en poudre.

Apres diverses propositions on réclame l’ordre du jour motivée sur la precedente nomination des commissaires mais sur l’observation que les pouvoirs des susdits CC*^ ne s’étendent pas au delà de la municipalité de Paris après explications l’assemblée arete que la lettre du c*^“ Milbert sera remise au c®" Moreau jeune pour être

communiquée a la commission des monuments qui d’après le decret du ly peut etendre sa surveillance partout ou besoin est.

Un de CO“ només a la dernière seance fait son rapport sur là mission auprès du Comité d’instruction publique qui a accueilli la réclamation sur le jugement des prix.

Un membre rappelle que lassemblée avait arété de faire placer dans le lieu de ses séances un drapeau tricolore pour le lo août.

Apres diverses propositions l’ass®® arête que seance tenante il sera placé un drapeau tricolore de plus un buste de Brutus sans déplacer celui de Minerve.

Un des CC®®® du Salon observe que la place ne sufit pas pour tous les ouvrages apportés; apres nombre de propositions l’ass®® passe a l’ordre du jour motivée sur ce que les CC®®® du salon sont chargé et authorisé a aviser a tous les moyens possibles pour placer tous les ouvrages.

Un des C®®® du salon donne lecture du préambule au livret du salon.

Lassemblée consultée arête i ° qu’il y aura un préambule 2° (apres une seconde lecture) adopte le préambule proposé sauf de légers changements à la rédaction d’apres les observations faites et approuvées.

L’ass®® arête que p® réponse a la lettre du c®" Milbert il lui sera adressée extrait du procès verbal de ce jour la partie qui conserne sa lettre.

On est passé a l’ordre du jour l’appel des C®“® non encore reconus pour proffesser un des arts qui a pour bases le dessein.

L’on demande qui donnera des ordres pour l’ouverture du salon et des salles, l’on reconnais que cest l’assemblée par l’organe de son president et apres discution l’ass®® arête que dans le cas ou la force armée promise par le Ministre ne serait pas arrivée a tems, les commissaires P® le salon chargés de donner des ordres pour l’ouverture sont authorisé a requérir la force armée offert par le Comité de sur-^ veillance de la section du muséum lasse® arete que le salon sera

ouvert sans interuption depuis ^ heures du matin jusqu’à 6 de relevée et ce jusqu’au jo prochain inclusivement et les salles seulement Jusqu’au 20 du présent pour les envoyés des assemblées primaires.

Apres discution, l’ass®® arête que le titre du livret sera ainsi qu’il suit : « Description des ouvrage de peinture sculpture architecture et gravure exposés au salon du louvre par les artistes composant la Commune Gener^'' des arts le 1 o août 1 793 l’an 2“ de la republique une et indivisible.

Le drapeau tricolore a été apporté et placé et la seance levée a 10 heures 1/2.

Pajou fils, Aug. Belle,

Pres*^ par intérim. . Secret.

PROCES VERBAL

Séance du i j aoust i y y j.

La rédaction du procès verbal de la dernière seance a été adopté sans réclamation.

Les censeurs nommés pour la seance sont les citoyens Gilbert et Cardon.

• Conformément à lareté pris dans une des precedentes Séances on a procédé a ladmission de plusieurs citoyens qui ont été reconnus • pour artistes par lassemblée.

Ensuitte on a fait lecture d’une lettre adressée au president de la Commune des arts signée Sevestre, qui demande une décharge des tabourets et banquettes qu’il a fourni du garde meuble pour tenir les séances de lassemblée, il étoit joint a cette lettre un état desdits objets.

Sur la proposition d’un membre appuiée de plusieurs autres lassemblée a areté qu’elle renvoyoit la lettre et l’etat aux commissaires décorateurs du sallon qui serorent tenus d’en faire la verifi-

cation et qu’après cette operation on feroit tenir au citoyen Sevestre une décharge des effets signée du President. H a ensuitte été fait lecture d’une réclamation que le citoyen Philipeaux concierge de la ci-devant academie avoit présenté aux commissaires du sallon et que ceux ci n’ont pas cru devoir décider sans en referer à lassemblée.

Elle consiste à demander qu’il lui soit conservé comme par le passé le depot des livrets du sallon avec la rétribution de 2 sols par livret qui lui avoit été accordé par la ci devant academie en considération de la modicité de ses appointements il expose alors que si on lui retire cette gratification on restrindroit infiniment le mince produit de sa place de concierge.

Un membre combat cette réclamation et expose que le citoyen Rolland, huissier de la ci devant academie a autant et meme plus de droit à une indemnité vue qu’il n’a pas encore été remboursé des avances qu’il a faites pour lexposition de 1791- Qj-ie d’ailleurs il s’est rendu utile aux artistes dàns le tems qu’ils etoient persécutés par laristocratie academique. Une autre prens la deffense du cit. Philipeaux et insiste sur ce que ses appointements étant par trop modiques il seroit toujours necessaire de lui donner une gratification et qu’il vaut autant qu’elle soit prise sur le produit de la vente du Livret.

Comme il sagissoit dans cet état de question de décider quel parti il etoit plus sage de prendre la discussion s’etant extrêmement prolongé sur les divers moyens à employer,

L’assemblée à arété sur la proposition de plusieurs membres :

1° Que la réclamation du cit. Philipeaux seroit renvoyé par devant les commissaires du sallon qui seroient chargés d’en faire un raport ainsi que celle du cit. Rolland;

2° Que les commissaires seront chargés du depot des livrets et aviseront entre eux au moyens d’assurer lexacte perception de la vente ;

3® Que le citoyen Berwick thresorier sera chargé de recevoir les fonds provenant de cette vente et sera tenu d’en rendre compte;

4” Q,u’eHe ajourne apres la connoissance totale du produit de la vente des livrets et des frais à paier les réclamations des citoyens Philipeaux et Rolland pour y faire droit dans le tems comme il appartiendra.

Le citoyen Moreau jeune qui avoit été chargé de repondre a la lettre du Cit. Milbert annonce qu’il doit aller a Montmorency le lendemain 1 4 du courant pour tacher de conserver aux arts le tombeau qui est encore intact dans l’eglise de cet endroit, il frit par aussi que la Commission des monumens doit aller à S‘ Denis pour aux termes du décret de la Convention national détruire les tombeaux des Rois en en brisant tout ce qui a rapport a la royauté et en enlevant et plaçant dans un depot tout ce qui peut être utile aux arts.

Un membre layant interpellé de dire quand il donneroit les cartes d’entrée dont il s’est chargé de frire la gravure à répondu qu’elle seroit frites pour la Seance du Vendredy i 6 août ayant consulté lassemblée sur le nombre d’exemplaires qu’il frlloit en tirer il a été arêté qu’il en seroit imprimé quatre cent. Un membre observe ensuitte qu’il n’y a pas assez de deux assemblée par semaine en raison des affaires urgentes que l’on à a traitter et propose qu’il y en ait une de plus. Ajourné a la prochaine seance.

On propose et lassemblée arête que sans entrer dans d’autres discussions elle procédera a la nomination de trois commissaires qui doivent etre adjoint au Comité d’instruction publique pour le mode de concour dans la prochaine seance du Vendredy i6 du courant.

Le president observe à l’assemblée que le Bureau est en fonction depuis près d’un mois et qu’il seroit juste de le renouveler. Lassemblée arête qu’elle ne procédera a ce renouvellement qu’après la nomination des trois commissaires ci dessus mentionnés.

La seance à été levée à p heures 1/2.

Aug. Belle, Près, par intérim.

Pajou fils. Secret, ad.

PROCÈS VERBAL

Seance du i6 aoust ly l’an 2"*®^ etc.

La rédaction du procès verbal de la dernière seance a été adoptée sans réclamation.

Les censeurs nommés pour maintenir l’ordre sont les citoyens Bussy et Desfonts.

Le president a ensuite fait lecture d’une lettre a lui adressé et signe Meziere par laquelle le dit Citoyen reclame sur la place défavorable qu’on a donné a ses desseins dans l’exposition, il se plaint a ce sujet des commissaires du sallon. On demande l’ajournement de cette discussion a la seance du 20 aoust, cette proposition est ecartée par la question préalable motivé sur ce que le réclamant a le droit de se pourvoir par devant les commissaires décorateurs du sallon.

On a ensuitte procédé à l’admission de plusieurs citoyens qui ont été reconnus comme artistes.

Lassemblée est de suitte passé a l’ordre du jour qui etoit l’achevement de la nomination de trois commissaires qui doivent être adjoints au Comité d’instruction publique pour présenter programe et un mode de jugement.

Elle a nommé pour scrutateur par intérim le citoyen Damame en l’absence du cit. Le Roy, les autres scrutateurs sont les citoyens Gois et Bonvoisin comme suppléant.

Les listes d’appel étant épuisées le scrutin a été fermé sans réclamation.

Le citoyen Dewally a obtenu 4° voix, Percier 16, Aroux i i, Gilbert 10, les autres citoyens ont eu j , 2 ou une voix. Comme il ny avoit pas de majorité absolu les vottans étant au nombre de et cette majorité devant être de 4^ on est passé de suite au

ballotage entre les deux qui avoient réunis le plus de voix les citoyens Dewally et Percier.

Sur ^8 votants le C‘ Dewally a obtenu ^6 voix et le citoyen Percier 2. En conséquence le president a proclamé le cit. Dewally comme second commissaire au nom de la Commune generale des arts. Sur la proposition d’un membre l’assemblée arête que les trois citoyens qui auront reunis le plus de suffrages après les commissaires nommés seront suppleans de droit.

On est passé ensuitte au troisième scrutin les vottants étant au nombre de i i 2 la majorité absolue devant être de 5 y. Le citoyen Percier a obtenu 33 voix, Radelle 26, Gilbert 15, Muty ii, Norry 10, les autres citoyens ont eu i , 2 et 3 voix.

Comme il ny avoit pas encor de majorité absolue on a procédé au ballotage entre les citoyens Percier et Radelle.

Les vottans au nombre de le citoyen Percier a obtenu 64 voix et le citoy. Radelle 33.

En conséquence le president a proclamé au nom de la Commune générale des arts le cit. Percier comme troisième commissaire et les citoyens Radel, Gilbert et Muty ayant obtenu le 1^33 voix, le second ip et le troisième i 1 ont été proclamé comme suppléans.

Plusieurs membres ont demandé que le secrétaire fut chargé de faire part au citoyen Percier de sa nomination les autres commissaires et suppléans ayant accepté, cette proposition mise aux voix à été arèté.

Le citoyen Moreau qui dans la precedente séance avoit annoncer devoir aller a Montmorency a rendu compte de son voyage et a dit qu’il a trouvé au tombeau d’Anne de Montmorency deux figures d’albatre brisés et deux en bronze qui ont été fondues mais que les lignes principales de ce tombeau etoient encore intactes, il a détaillé ensuite la maniéré dont il a combattu les prétentions de la commune de Montmorency qui croyoit avoir le droit de vendre le tombeau par la seule raison qu’il est scellé dans l’eglise et il a facilement détruit ce prétendu droit par le texte du decret qui charge la Com-

mission des monumens d’enlever des édifices nationaux tous les objets de curiosité relatifs aux arts. Le résultat de son rapport a été d’annoncer que ce monument seroit conservé aux arts ainsi que ceux de Denis dont on extraira tout ce qui peut etre utile à leur progrès.

On demande d’ouvrire la discussion sur la proposition faite dans la derniere seance de fixer un jour de plus dans la semaine pour les séances.

Plusieurs propositions ont été faites à ce sujet et ont été écartés par celle ci que l’assemblée a arêté qu’a compter de demain Samedy 1 y du courant il y aura trois séances par semaines les Mardy, Vendredy et Samedy jusqu’après la nomination des i 2 commissaires qui doivent présenter un mode d’organisation sur l’instruction publique dans les arts.

Un des commissaires du sallon annonce que plusieurs citoyens demandent qu’il soit délivré des livrets gratuitement aux artistes exposans.

Cette proposition est écarté par la question préalable motivée sur l’abolition des privilèges que la Commune sest toujours attaché a détruire.

Le président fait examiner à lassemblée plusieurs epreuves de la carte d’entrée déposés sur le Bureau par les citoyens Moreau jeune et Chofifart auteurs de cet ouvrages.

Ap res plusieurs observations faites sur les changements a y faire qui n’ont pas été appuiees lassemblée en a arété la confection et votte des remerciements aux citoyens Moreau et Chofïart.

Un membre observe ensuitte que l’academie étant supprimée les proffesseur de l’ecole le sont de droit aussi et qu’il est instant que la Commune en nonime provisoirement. Si elle ne veut pas que l’ecole languisse, il ajoute qu’il seroit de même indispensable de nommer un inspecteur des ecoles de même provisoirement qui rempliroit les fonctions de Recteur comme dans lancienne organisation de la ci devant academie. Le tout sauf les changements qui

devront être faits d’après la decision de la Convention nationale sur le nouveau mode d’organisation qui devra etre présenté par les 1 2 commissaires à nommer.

Un autre membre observe qu’il seroit plus prompt afin que les ecoles ne languissent pas, de confirmer provisoirement les proffesseurs existants dans la ci devant académie.

Cette proposition est écarté par la demande faite d’ajourner le tout à la seance de Mardy 20 aoust, arreté.

Seance levée à 9 h. 1/2.

Pajou fils,

..Ÿ" adj.

PHOCKS VERBAL.

Séance extraordinaire du 1 y aoust i/Ç) l'an 2'"*.

En labsence du president et du secrétaire le CiT" Gois a été nommé par aciamation pour occuper le fàuteuile.

La rédaction du procès verbal de la derniere seance a été adoptée apres plusieurs changements demandés et faits.

Un des commissaires du Sallon raporte que l’etat des banquettes arctés par le Cit. Sevestre a été vérifié et est parfaitement exacte en conséquence lassemblée arête que le dit état sera remis au citoyen Philipaux qui sera responsable des dits effets.

Et que le president est autorisé à en donner une décharge sigtiée de lui au citoy. Sevestre.

Le même membre communique a lassemblée une lettre du M'" de l’interieur signée Garat qui observe aux commissaires décorateurs du Sallon que l’administration ne peut et ne doit se charger de payer les vetterans nationeaux qui gardent le Sallon et la galleries d’Apollon mais seulement ceux qui font le service dans le Muséum qui peut être seul considéré comme propriété nationale. Il

invite à cet efîet les à prendre la haute paye de 30 sous par

jour accordée aux vétérans qui gardent le Sallon et les salles de la ci devant academie sur les six mille livres qui ont été remises poulies dépenses de l’exposition au cit, Bervick nommé thrésorier à cet effet.

En conséquence : le commissaire propose un moyen d’economie vue que les fonds destinés sont modiques en aretant que les salles de ia cidevant academie seront fermées a compter de lundy prochain du courant.

Cette proposition appuiée et mise aux voix a été arétee par lassemblée.

Elle est ensuitte passée a l’ordre du jour qui etoit le renouvellem* du Bureau. Le scrutin étant fermé sans réclamation et les vottans au nombre de ^4 majorité absolue devant etre de 28 le cit. Pajou fils a obtenu 30 voix le cit. Régnault 8 le cit. Boizot y le cit. Anselin 4 le cit. Moreau jeune 3 etc.

Le cit. Pajou fils ayant la majorité absolue devoit etre proclamé president mais il a refusé en motivant sur ses occuppations; lassemblée a desuitte procédé à un autre scrutin pour la nomination du president. A ce scrutin les vottans de meme au nombre de 54 cit. Renaud a obtenu 2y voix le cit. Boizot 2 i les cit. Ansselin et Moreau jeune 2 chaquns, d’autre une.

Comme il ny avoit pas de majorité absolue on a procédé au ballotage entre les deux cit. qui avoient reunis le plus de voix les cit. Régnault et Moreau jeune.

A cette épreuve les vottans au nombre de le cit. Régnault et le cit Boizot ont obtenu le premier 3 6 voix le second 23 ; en concequence le president les a proclamé au nom de la Commune des arts l’un comme president l’autre comme vice president. Avant de passer à la nomination du secrétaire le cit. Régnault observe a l’assemblée qu’il accepte aux conditions que le secrétaire sera chargé d’ecrire ies lettres ou autres affaires qui doivent lui survenir motivé sur le peu d’habitude qu’il a de tenir la plume.

Les listes d’appel étant épuisées et les vottans au nombre du 6 i le scrutin a été fermé sans réclamation.

Le Cit. Allais a obtenu 2 i voix le cit. Moreau jeune i o le cit. Miger 9 le cit. Vény y et le cit. Ansselin 6 d’autres cit. ont obtenu une et 2 voix.

Comme il n’y avoit pas encore de majorité absolue on a procédé au ballotage entre les deux qui avoient reunis le plus de voix mais les citoyens Moreau jeune et Miger ayant demandé à n’y etre pas compris il s’est établi entre les Cit. Allais et Veny.

Les vottans au nombre de 53 le cit. Allais a obtenu 43 voix et le cit. Veny i o en concequence le president a proclamé le cit. Allais comme 1" Secrétaire le cit. Veny comme second et le cit. Ansselin qui avoit eu le plus de voix apres eux comme troisième secrétaire.

Le president a consulté lassemblée pour quelle fixa le terme des fonctions de son Bureau, on a demandé qu’il fut d’un mois; cette l^roposition appuiee et mise aux voix a été arétée.

Un membre propose ensuitte que l’on procède à la nomination des secrutateurs par liste d’un nom seulement et que les trois qui auroient reunis le plus de voix seroient scrutateurs de droit. Cette proposition mise aux voix a été arétée.

Kn conséquence le scrutin fermé sans réclamation et les \ottans au nombre de 44 citoy. Turcaty a obtenu 21 voix et le citoy. Petit Coupray y, le cit. Radel 5 et ont été proclamé scrutateurs de lassemblée par le president.

Seance levée à 9 h. 1/2.

Pajou fils, secret, ad'j.

Regnaui.t.

PROCÈS VERBAL

Seance du 20 août ly , dan de la Republique une et indivisible. Présidence du Régnault.

La seance s’ouvre par la lecture du proces-verbal. Le c“ Pajou secrétaire apres cette lecture sur la quelle il n’y a point de réclamation, quitte le Bureau qui avoit été renouvellé dans la seance extraordinaire du I y.

Le cit. Bervic membre et trésorier de la commission du salon instruit l’assemblée qu’il a payé sur l’ordre du Ministre, la somme de 8tt I 2® 6 pour les quatorze premiers jours de la garde du Salon c’est a dire depuis le i o du courant jour de son ouverture jusque et compris le 23 août. Qu’en conséquence et vu la reforme a la quelle a donné lieu la fermeture de trois salles depuis et compris le lundi 1 ^ , du courant, ces frais de garde ont été et demeurent réduits à la somme de cinquante neuf livres par jour et que d’apres ce qui a été convenu entre le Ministre et la Commission du Salon ces frais seront subséquemment pris sur les six mille livres avancées par le Ministre.

On donne lecture d’unç adresse en réclamation du c®“ Lambert 2® concierge des ecoles du modèle : Il invite la Commune des arts à avoir egard à ses longs services et à sa bonne conduite. L’assemblée, par la maniéré dont elle accueille la réclamation du c®“ Lambert, témoigné l’estime qu’elle fait de ce citoyen et la disposition tacite ou elle est de lui faire conserver sa place ou un employ équivalent lors de la réorganisation des arts.

Un membre demande que l’on différé de s’occuper de la demande du c®“ Lambert jusqu’après le nouveau mode d’Enseignement ce qui est appuyé, étant d’ailleurs conforme au voeu de l’assemblée.

Un autre membre demande que l’on arrête que le c^‘‘ Lambert demeure en exercice. Sur cela l’on observe qu’il seroit inutile de prendre un tel arreté, puisque de droit tout fonctionnaire doit ou peut continuer ses fonctions jusqu’à ce qu’un décret positifl’en destitue. On demande l’ordre du jour motivé sur ce principe général.

L’ordre du jour étoit la formation d’un comité composé de 1 2 membres pris au nombre de trois dans chacun des quatre arts.

Avant d’y procéder un membre rappelle que l’on a à statuer sur les professeurs dont la continuation des fonctions importe à l’enseignement qui ne doit pas subir d’interruption un membre observe à ce sujet que la Commune des arts ne doit et ne peut s’occuper de cet objet qu’apres la notification officielle d’un decret portant suppression des corps academiques, on fait remarquer que cette notification officielle ne peut être donnée qu’au corps que le décret supprime.

Un membre que ses relations mettent à même de se |>rociirer promptement une expédition.de ce decret offre de se le faire délivrer; cette proposition est acceptée.

On demande l’ordre du jour.

Un citoyen architecte rappelle qu’une partie des élèves de l’academie d’architecture avoient proposé un mode de jugement lors de leur scission avec cette academie; il demande que ce travail soit examiné et mis en pratique, cette proposition n’est point appuyée mais l’on demande que conformément à un arrêté de l’assemblée tout auteur de quelque projet sur le mode d’enseignement ou de concours et de jugement veuille bien le soumettre à la discussion du Comité que l’assemblée va composer à cet effet.

On ouvre la discussion sur le mode de la nomination; un membre propose de la faire par listes de six membres à la fois, on demande qu’ils soient nommés trois par trois, on rappelle enfin la loi à la quelle l’assemblée précédemment a arreté qu’elle se conformeroit toujours et qui consiste a nommer un par un et à la majorité absolue. Mais pour accélérer sans sortir de la loi un membre propose de

voter par liste de 4 noms, mais pris dans chaque art d’où il résultera que dans chacun il y aura une majorité ou bien qu’on procédera au balotage s’il y a lieu.

L’assemblee approuve et arrête ce mode de nomination.

On demande s’il sera nommé des supleans motivé sur la prochaine levée qui pourra mettre des membres dans le cas de s’absenter.

L’assemblée ne statue encore rien sur cette question , on procédé a l’appel nominal.

Le nombre des votans est 103 dont la majorité absolue est ^2. On dépouille le scrutin.

Parmi les peintres :

le c®“ Régnault obtient 32 voix.

le c*^" Pajou fils 24

le c®“ Vincent 15

Parmi les sculpteurs :

le c'^“ Boizot 24

le c*^" Dardel 21

le c®" Michalon 10

Parmi les architectes :

le c®‘^ Allais 2^

le c®" N orry 13

le c®“ Radel . 12

Parmi les graveurs :

le c®‘* Bervic 30

le c®‘* Moreau 30

le c®“ Anselin ly

Plusieurs autres membres obtiennent de plus petits nombres de voix comme la feuille de scrutin en fait foi.

Le ballotage s’établit donc entre les citoyens Régnault et Pajoii peintres.

Entre les citoyens Boizot et Dardel sculpteurs.

Entre les citoyens Allais et Norry architectes.

Entre les citoyens Bervic et Moreau graveurs.

L’assemblée peu nombreuse ajourne le ballotage à veiulredy. Le president leve la séance a i o h. 1/4.

Allais, Régnault,

Secrétaire. President.

PROCES VERBAL

Séance du 2 j août ly Pan 2* de la République une et indivisible.

On donne lecture du procès verbal dont la rédaction est adoptée moyennant quelques corrections.

Un membre demande par motion d’ordre que la Commune des arts soit en permanence jusqu’à la nomination complette du Comité, dont elle s’occupe en ce moment; cette proposition est arrêtée. On admet les membres non encore reconnus dans l’assemblée.

Un secrétaire donne lecture d’une lettre du Ministre Carat, la (juelle a pour objet de demander que la Commune des arts, en conformité du décret du y de ce mois qui surseoit au jugement des* prix ait a s’occuper de l’exposition des ouvrages qui concourent aux prix de cette année et par suite du même decret a nommer les commissaires qui doivent les recevoir et garder sous leur responsabilité, etc.

Un membre demande la parole sur cette lettre et dit que l’exposition et pai conséquent le jugement ne peuvent encore avoir lieu.

les ouvrages de sculpture n’étant point finis et ne pouvant l’etre qu’a la fin de septembre.

Un autre membre demande que l’on fixe une époque aux sculpteurs : sur quoi l’on observe que les circonstances actuelles ont fait accorder du tems de plus aux peintres concourans. Que les memes raisons ne permettent pas de prescrire un terme de rigueur aux sculpteurs.

Un membre apperceoit dans la lettre du Ministre plutôt la demande de l’exposition que du jugement mais on rappelle les ouvrages des peintres et des architectes ont été mis sous le scellé avec tout ce qui se trouvoit dans le ressort des deux académies.

L’on demande ensuite que le president soit autorisé à repondre au Ministre que la Commune des arts croit devoir attendre l’achevement de la sculpture et que le scellé déjà apposé, établit sulfisamment la responsabilité demandée par le décret.

Un autre membre interprète autrement les vues du Ministre : il y voit l’intention de profiter de l’ouverture du Musée et du Salon pour soumettre en meme tems les ouvrages des prix au jugement du public. Il conclut à ce que l’on reponde au Ministre que les ouvrages vont être exposés et que d’ici à l’achevement de la sculpture des commissaires se trouveront nommés à tems pour procéder au jugement.

On donne une seconde lecture de la lettre du Ministre sur quoi plusieurs propositions sont faites. D’abord de charger de cette responsabilité les commissaires du Salon, puis le Bureau, puis les commissaires a la nomination desquels on procédé actuellement.

Un membre veut qu’il soit nommé des commissaires ad hoc et que l’on ne surcharge pas une meme commission de plusieurs responsabilités. On renouvelle la proposition d’attribuer cette mission aux membres du Bureau, comme moyen d’accélérer on demande la priorité pour cette proposition. Le president la met aux voix et l’assemblée arrête que les membres composant le Bureau feront lever le scellé apposé et y substitueront celui de la Commune des arts.

COMMDNE DES ARTS.

Avant de passer a l’ordre du jour un membre demande la parole pour informer l’assemblée que l’on a découvert a Montmorency trois tableaux qui méritent l’attention des artistes et qui ont j)ii échapper a la Commission des monumens. L’un de ces tableaux dit il est attribué a Gaspard de Crayer, Le c*^" Moreau, membre de la Commission des monumens, dit qu’il est sur le point d’aller à Montmorency qu’il prendra des renseignements à ce sujet et qu’il en rendra compte à l’assemblée.

Un membre donne communication d’une lettre qui lui a été adressée comme ancien president de la Commune des arts, par le c*^‘* Pages exerceant les arts et professeur d’une école de dessin à Poitiers. Ce c®" regrette d’avoir été informé trop tard de l’exposition qui a lieu cette année où il auroit envoyé plusieurs productions en peinture et dessins il ajoute qu’il est membre d’une société d’artistes qui vient de se former à Poitiers, il demande correspondance et affiliation avec la Commune des arts de Paris. Dans le contenu de la lettre on remarque quelques questions qui dénottent que ce citoyen n’est pas informé des nouvelles loix relatives aux arts. On demande que le president soit chargé de lui repondre au nom de l’assemblée et de l’instruire de la suppression des academies en lui

envoyant le decret du qu’à l’égard des ouvrages qu’il regrette

de ne pouvoir plus exposer au Salon, il soit invité à les envoyer, cette exposition devant avoir lieu jusqu’à la fin de Qjii’en outre l’assemblée accepte et desire d’entretenir fraternellement l’affiliation avec la Société de Poitiers. Il est arreté que le president lui répondra ainsi qu’il vient d’etre dit et que cette lettre sera préalablement soumise à l’assemblée.

On reconnoit plusieurs artistes non encore admis dans la société.

Le C*^" qui s’étoit chargé dans la précédente séance, d’avoir une expédition du décret du 7 août, portant suppression des Academies, le dépose sur le Bureau.

En blanc.

On passe à l’ordre du jour qui est le ballotage entre

les Régnault et Pajou peintres Dardel et Boisot sculpteurs Allais et Norry architectes Moreau et Bervic graveurs.

On dépouille le scrutin. Le nombre des votans est 98.

Sur quoi le c®" Régnault obtient yo voix.

le c®“ Pajou 26

le c®“ Dardel 50

le c®“ Boisot 45

le c®“ Allais 80

le c®" Norry 1 y

le c®“ Moreau 68

le c®“ Bervic 30

D’ou il résulte que les commissaires nommés sont les citoyens Régnault, Dardel, Allais et Moreau. Le president les proclame au nom de l’assemblée et leve la séance à p h. ^/4.

Allais, Régnault,

Secrétaire. President.

Seance du 2 y août i/ÿj U an 2® de la République une et indivisible.

Le C®“ Boisot vice-president ouvre la séance. On donne lecture du procès verbal de la seance du 23 sur la quelle il y a plusieurs réclamations. Le secrétaire est invité a revoir les lettres qui avoient donné lieu à diverses discussions et à rétablir dans le procès verbal l’esprit de ces deux lettres.

On reconnoit une Citoyenne pour professerrun des arts cpii ont le dessin pour base. Un membre demande par motion d’ordre quà l’avenir le procès verbal fasse mention du nom et de la profession de chaque membre admis dans l’assemblée.

Cette proposition mise aux voix est arrêtée.

La C™“® admise est la c‘^‘"*'‘ Tardieu graveur. Le president annonce a l’assemblée une lettre adressée ainsi : A la Société de la fédération des Arts. Sur ce titre l’assemblée croit devoir en prendre lecture. Mai s on s’appercoit bientôt que cette lettre regarde plus particulièrement les membres de la Société des inventions et découvertes du point central des arts et métiers et de la Commune des arts lorsqu’elle tenoit ses séances dans la salle dite des Pairs, lesquelles sociétés se sont unies au moyen d’un comité composé de membres pris dans chacune d’elles. La lecture de la lettre est interrompue et remise au citoyen Gilbert antécédemment nommé par la Commune des arts pour concourir à la formation de ce comité. L’assemblée charge ce c®" de transmettre la lettre a sa véritable destination.

Le president proclame de nouveau les membres nommés commissaires par le résultat du scrutin de la seance du 2 j.

On passe à l’ordre du jour qui est la continuation de cette nomination et en usant du même mode, c’est à dire par liste de 4 noms pris chacun dans l’un des 4 •'ii'ts.

Il se trouve 70 votans. La majorité est de 36. Sur quoi parmi

. les peintres :

Le c*^'' Pajou obtient i() voix.

Vincent 16

F. Gérard . .

David

Parmi les sculteurs :

Le c*'* Boisot 36

Chaudet 8

Moite 8

Parmi les architectes :

N orry. . .

Dwally. .

Gilbert, .

Fontaine

Par

rin 1

les graveurs

Bervic . . .

Anselin. . , Sergent. . .

Turcaty . .

D’autres membres obtiennent une et deux voix.

D’où il resuite que le c'““ Boisot sculteur a obtenu la majorité absolue et qu’il y a ballotage entre les c*'"® Pajou et V incent peintres.

Entre les c®“ Norry et Dwally archit.

Entre les c®“® Bervic et Anselin grav.

On propose de procéder desuite à ce ballotage mais on observe que l’assemblée est trop peu nombreuse : ce qui donne lieu a cette question. En quel nombre l’assemblée pourra-t-elle dans tous les cas délibérer. L’assemblée en ajourne la discussion à la prochaine seance.

La seance est levée à ^ h. 1/4.

Allais,

Secrétaire.

Boizot, Vice president.

Seance du 26 août L’an 2'^ de la République une et indivisible.

La séance s’ouvre par l’admission des artistes non encore reconnus qui sont les citoy. Péquignot sculteur, Bachelier peintre, Dubut architecte.

On donne ensuite lecture du procès verbal sur lequel il ny a point de réclamation.

Un membre demande la lecture d’un projet de lettre que le president est chargé d’ecrire au c®“ Aujollet Pages artiste et vice president de la Société des arts de Poitiers. Une legere discussion s’eleve sur la rédaction : on conclut à demander une nouvelle rédaction pour la proch. séance.

On ouvre ensuite la discussion sur la question de savoir en quel nombre l’assemblée pourra délibérer.

On propose d’abord le nombre de 60 Puis 4o* P>^ds le de la totalité c’est à dire 50 qui est environ le 5®"'' du nombre des artistes reconnus.

On renouvelle la proposition de 60 quand il s’agira de nomination et de 45 dans les deliberations ordinaires.

On observe que les jours de nomination beaucoup de membres y mettent peu d’intérêt et négligent de se rendre aux assemblées et on conclut au nombre /\o pour tous les cas ce qui est appuyé par plusieurs opinans.

Un membre demande l’ordre du jour sur une partie de la question et propose de déterminer le nombre seulement pour les assemblées convoquées. Cette dernière proposition obtient la priorité et l’assemblée arrête que pour délibérer dans les cas d’assemblée convoquée elle sera composée de 50 membres au moins.

On passe à l’ordre du jour qui est le ballotage entre les Citoy. Pajou et Vincent, Norry et Dwally, Anselin et Bervic.

Il y a y I votans, le résultat du balotage donne au citoy. Pajou 5 4 voix, au c®" Vincent 16, au cit. Norry au cit. Dwally 12, au cit. Anselin 45 et au cit. Bervic 26.

Le president proclame pour commissaires les c®" Pajou fils, Norry et Anselin ce qui avec les cinq déjà nommés compose le nombre de huit.

On procédé à un nouveau scrutin pour les quatre membres qui doixent completter le comité.

Le nombre des votans est de 50.

Sur quoi le c®" Gérard obtient . .

Vincent

Chaudet

Michalon

Moitte scidt ....

Veny

Dwally

Maty

Radel

T ourcaty

Bervic

ChoflFard

i4 voix.

2 etc.

D’ou il resuite que les membres qui ont obtenu la majorité absolue sont les c®“* Vincent et Bervic, et que le balotage s’établit entre les c®" Veny et Dwally architectes, Chaudet et Moite sculteurs. II est ajourné à la proch. seance.

Le president leve la seance à p h. 1/2.

Allais, Régnault,

Secrétaire. President.

Séance du 2 y août lyy) L’an de la République une et indivisible.

La seance s’ouvre par l’admission des artistes non encore reconnus dans l’assemblée, qui sont les c®" Robin peintre, Gandat p. et Le Barbier p.

On donne ensuite lecture du procès verbal sur lequel il ny a point de réclamation.

Le president rend compte a l’assemblée de la mission dont elle

l’avoit chargé conjointement avec les secrétaires d’apres la lettre du Ministre en datte du 20 de ce mois. Il resuite de ce raport que le presid, et les secrétaires se sont transportés d’abord chez le c®“ Sedainne secrétaire delà cy dev‘ Academie d’architecture pour apposer le scellé de la Commune des arts sur les esquisses et dessins qui concourent pour le prix de cette année; que le c®“ Sedainne leur ayant répondu qu’en vertu de la loi des officiers publics du département et de la municipalité y avoient apposé le scellé et y avoient constitué un gardien, ils n’avoient eu pour le moment rien de plus tt faire et s’etoient retirés.

Qu’ ils se sont de là rendus chez les c'‘“ Vieil, Lagrenée jeune et Renou, membres de la cidev‘ academie de peinture : les quels se sont avec eux transportés au lieu où sont déposés les tableaux calques et esquisses. Qu’ils y ont trouvé le sceau que l’academie alors existante y avait fait apposer sui\ant l’usage; mais que la clef de ce local se trouvant renfermée dans la salle des archives également sous le scellé des autorités constituées, les commissaires de la Commune des arts se sont bornés à croiser le sceau de la cy dev' academie de peinture en presence de ses susdits membres, se reservant de faire lever tous ces dits scellés lorsque les ouvrages des sculpteurs étant terminés, il faudra procédera l’exposition et au jugement du tout.

Ce rapport entendu l’assemblée arrête qu’il sera transmis au Ministre.

On demande que la lettre qui lui sera écrite à ce sujet soit soumise à l’assemblée ; ce qui donne lieu à une discussion. On veut que dans tous les cas les lettres écrites au Ministre, au nom de la Commune des arts soient soumis à sa sanction. Mais l’on objecte que bien qu’il ne puisse point en général y avoir de motif pour se dispenser de l’assemblée il se rencontre néanmoins des circonstances où un delai prejudiciable doit déterminer l’assemblée à s’en remettt'e à la prudence de ses commissaires.

Un membre demande ensuite la parole pour proposer à l’assem-

blée de rendre ses séances publiques; cette proposition paroit à quelques membres, fondée sur la loi, mais en l’appuyant, ils demandent que cette publicité n’ait lieu qu’après i’entiere réorganisation des arts.

Un autre opinant combat la publicité des assemblées, il ne pense pas contrevenir à la loi il s’appuye sur la comparaison avec les asseml)Iées de section où les citoyens seuls de la section sont admis, bien qu’on y traite des interets de tous.

On demande l’ordre du jour.

Ensuite l’ajournement de la discussion.

Un c^“ considéré la publicité comme essentielle, non seulement parce qu’il la croit conforme a la loi mais encor parce qu’il importe dit il à l’intérêt des artistes et à celui de la Nation que tous les citoyens se familiarisent avec les idées des arts et que témoin des délibérations, la portion la moins éclairée du peuple sache que désormais le but des arts est moins d’accroitre les jouissances du riche que de leur faire prendre une direction avantageuse jusques sur les objets les plus simples de l’industrie nationale et contribuer ainsi par la perfection à l’accroissement et à l’avantage du commerce. Il voudrait qu’aumoins les assemblées fussent publiques à certaines époques où par des discours propres à faire sentir toute l’importance des arts on jetteroit un grand interet sur cette source de la prospérité publique. Il conclut à l’ajournement de cette question jusqu’apres la réorganisation des arts.

Les idées de l’opinant ayant été goûtées de l’assemblée, sur la motion d’un membre le president l’invite au nom de la commission des arts, a les développer par écrit et a en déposer la rédaction sur le Bureau.

La discussion est ajournée.

Un secrétaire donne lecture d’une lettre signée des modèles qui exposent à l’assemblée. La modicité de leurs appointements devenus plus modiques encore par le renchérissement des denrées et l’impossibilité d’exister étant d’ailleurs privés des ressources dont ils

pouvoient jouir dans un autre tems, ils demandent à la Commune des arts qu’elle veuille bien peser leur réclamation.

Un membre observe que non seulement elle est fondée mais même qu’elle est tardive et que depuis assez longtemps ces citoyens souffrent sans se plaindre, il invite la Commune des arts à prendre en grande considération la demande des modèles.

On propose l’ajournement a une proch"® séance.

On demande ensuite qu’il soit nommé deux commissaires par acclamation, lesquels en référeront au Ministre et l’engageront à y faire droit.

Un membre propose de faire former par les modèles eux memes leur demande au’ Ministre appuyée par la Commune des arts qui solliciteroit en leur faveur un traitement de douze cents livres et à chacun un petit logement au Louvre,

On propose ensuite de prendre un arrêté sur cette somme lequel arreté seroit par le president présenté au Ministre à l’appuy de la demande des modèles.

On observe qu’il faudra généraliser l’arrêté à cet égard, attendu qu’il y a des modèles aux armées qui en reprenant leurs fonctions auroient à faire les mêmes réclamations.

Enfin l’assemblée arrête que le president et les secrétaires se transporteront chez le Ministre de l’interieur à l’effet cy dessus et qu’ils rendront compte du résultat de leur démarché.

L’assemblée passe à l’ordre du jour qui est le ballotage entre les c''"'* Chaudet et Moitte sculpteurs, Dwally et Veny architectes.

On dépouillé le scrutin, le nombre des votans es^t 96. Sur quoi

le c*''* Chaudet obtient 56 voix.

le c^" Moitte 39

le c®“ Dwally 52

le c™ Veny 43

D’où il resuite que les c®"’ Chaudet et Dwally ont eu la majorité, le president les proclame pour commissaires.

Ainsi en joignant ces deux à la liste de ceux nommés dans les précédentes séances, les i 2 membres composant le comité chargé de présenter un travail sur l’instruction publique, le mode des concours et jugemens dans les arts sont les c’^'®® Régnault, Pajou fils, Vincent, Dardel, Boizot, Chaudet, Allais, Norry, Dwally, Moreau j“®, Anselin et Bervic.

La nomination étant terminée, on ouvre une discussion sur l’objet qui doit d’abord occuper ce comité.

Plusieurs membres demandent qu’il présente dans le plus court delai un mode provisoire de jugement pour les prix de cette année. Cette proposition est d’abord appuyée et ensuite combattue. On demande au contraire un travail complet et qui puisse être présenté au Comité d’instruction publique.

On objecte que ce travail complet entrainera des delais et que les artistes concourant cette année ne peuvent rester dans une longue indécision sur leur sort.

On propose de nommer un petit nombre de commissaires qui s’occuperont particulièrement du mode provisoire de jugement : ou que pour hâter le travail du comité, l’on annonce par affiches que les citoyens qui se seront occupés de cet objet sont invités à les communiquer au Comité. On répond à l’opinant que déjà l’assemblée a arreté cette invitation et que de son coté le Comité doit d’abord s’occuper de compulser et discuter les différents travaux faits sur cette matière.

. On parle des prix d’encouragement, un membre dit que la Convention n’a point décrété quil doit y en avoir cette année. On demande d’envoyer une députation au Comité d’instruction publique pour prendre des renseignements à cet egard, cette proposition n’a pas de suite.

On propose de fixer a 8 jours le rapport du Comité, un membre rappelle qu’il ne faut pas frustrer les artistes des departements du droit qu’ils ont de coopérer à ce travail. Il ajoute que l’on ne peut d’ailleurs attendre un ouvrage mûrement réfléchi en fixant un terme si court.

()n interpelle le même secrétaire lors de l’arrêté sur l’avis aux departemens pour savoir s’il a été inserré aux journaux : A quoi il répond que le C. Sergent absent pour le moment s’etoit chargé de cette insertion. La discussion se prolonge et les opinans rentrent tour a tour dans les diverses opinions déjà énoncées. Un membre fait une nouvelle proposition qui consiste à ce que le comité travaille en pleine assemblée ce qui n’est point aj>puyé. Un autre membre fait sentir à l’assemblée et particulièrement aux membres du comité combien il est important d’accélérer le travail attendu (jue le Comité d’instruction publique peut d’un instant à l’autre se trouver en état de faire son rapport. Q u’il seroient malheureux tpie les artistes n’eussent eu aucune part a un travail pour le quel ils sont essentiellement competens, (jue l’experience a prouvé que les connoissances littéraires ne sufhsoient point pour tniitter cette matière et qu’il ne seroit plus tems de re\enir sur un plan d’organisation une fois adopté de la Convention N'*'.

Un autre membre observe néanmoins que la multitude des affaires rend d’ordinaire la marche des comités assez lente. Il présume cpie si celui que vient de former la Commune des arts, terminoit dans les 6 semaines, l’on seroit encore à temps envers la Convention.

On demande de quelle epoque datte le délai de 6 semaines arrêté par l’assemblée. On veut (|ue ce soit depuis l’arrêté ce qui ne laisseroit guere que i 5 jours.

On renouvelle la proposition d’offrir un mode provisoire de jugement applicable aux prix de cette année.

On veut fermer la discussion. Mais l’assemblée en partie dissoute • ne statue rien et ajourne la suite de la discussion à la proch. seance.

La seance est levée a 1 o h. \lf\.

Ai.lais,

Secrétaire,

Regnaui.t,

President.

Seance du jo août i/ÿj L’an 2'^ de la République une et indivisible.

La séance s’ouvre par l’admission des artistes non encor reconnus dans l’assemblée qui sont les c®"® David graveur, Courte! Ile peintre, Lenoir sculpteur, C"® Lenoir peintre, Thomassin peintre, Bacari sculpteur.

On lit ensuite le procès verbal sur le quel un membre demande la radiation d’un article, l’assemblée arrête que l’article sera supprimé.

Après une courte discussion sur le travail qui va occuper le comité récemment formé, l’assemblée arrête qu’en invitant tous les citoyens artistes ou autres à lui communiquer leurs lumières, le comité n’est point tenu de les admettre à ses discussions. Le secrétaire de ce comité donne lecture du procès verbal de la première séance le quel contient trois questions soumises à la discussion de l’assemblée G*®.

Telle est la première de ces questions.

Le comité proposerat-il pour les prix de cette année un mode provisoire de jugement, sans préjudice au travail général.

Le premier opinant est pour le mode provisoire il est appuyé et motivé sur l’intérêt des élèves concourans et sur ce que les modèles de sculture ne sont point susceptibles d’eprouver des delais. Un membre dit à cette occasion que les sculpteurs auront fini le 2 y y^‘®.

Un autre membre rappelle que ce provisoire doit être considéré comme absolument indépendant du travail général sur lequel le comité ne sauroit trop mûrir ses délibérations; cette reflexion est appuyée et par les memes motifs.

On propose de nommer une commission de six membres pour examiner ce travail provisoire du comité. On réfuté cette proposi-

tion, on objecte que c’est déjà préjuger le travail, que d’ailleurs ce seroit créer comité sur comité : que le travail doit au contraire etre discuté en assemblée générale.

On rappelle la question préalable, elle est appuyée ti arrêtée.

2® Qiiestion. Quel terme fixerat-on à la remise au comité des idées et projets que chacun sera invité de lui communiquer et l’assemblée rapporterat-elle son arrêté qui invite pour le même objet les citoyens artistes des départemens.

Sur la première partie de la question, on propose de fixer 8 jours, puis 1 On appuyé le terme des 8 jours, motivé sur l’urgence et sur ce que pendant i 5 jours le comité se trouveroit dans l’inaction.

On objecte que i jours ne sont pas trop et que le comité ne seroit point paralisé puisque pendant ce delai, il examineroit les projets et ceux qui pourront successivement lui être envoyés.

L’assemblée arrête le terme de 8 jours et par amandement a datter du jour de la publication.

Ensuite après une legere discussion l’assemblée raporte l’arreté précédement pris d’inviter les artistes des départemens à coopérer a ce travail dans un délai de 6 semaines. Ce rapport est motivé d’une part sur l’urgence de se présenter au Comité d’instruction publique et sur ce que l’état de guerre où se trouvent presque toutes les parties de la République, laisse à bien peu de citoyens le loisir de s’y occuper des arts.

La 3*^ QjLiestion du comité consiste à demander à l’assemblée si elle veut autoriser le c^“ Phlipeaux concierge à se charger de fournir tous les objets nécessaires a la tenue de ses séances dans la salle dite des Pairs au Louvre.

L’assemblée autorise le c®“ Phlipeaux.

Un secrétaire donne lecture d’une lettre adressée à l’assemblée par l’administrateur Général du Licée des Arts au Palais Egalité. Ce citoyen invite la Commune des arts à nommer dans son sein

4 commissaires qui s’adjoindront au Directoire de cet etablissement et participeront à ses deliberations; il envoyé en outre des billets d’entrée.

Un membre obtient la parole il dit que cet etablissement est l’ouvrage d’une société qui a pour but ses propres intérêts pour le moins autant que celui du progrès des arts et des sciences. Il demande l’ordre du jour sur cette lettre.

Un autre membre définit cet établissement un composé incohérent, de sciences, arts, spectacles concerts, Bals restaurateurs etc. il croit peu digne de l’assemblée de s’immiscer dans ce prétendu Licée.

D’autres membres au contraire en parlent favorablement. Enfin plusieurs opinans ayant alternativement parlé pour et contre et fait diverses propositions l’assemblée arrête que son president écrira à l’administrateur du Licée pour l’inviter a envoyer son prospectus qu’il a omis et sur lequel la Commune des arts délibérera et nommera des commissaires s’il y a lieu.

Le Presid‘ annonce que le c®“ Choffard a déposé sur le bureau le complément des cartes d’entrée le nombre total est /^oo. L’assemblée arrête que le B®'^ apposera le scellé sur la planche et la remettra aux mains du citoyen Phlippeaux.

Arrête en outre que le Presid^ adressera au nom de l’assemblée des remerciemens au c®" Moreau et au c®" Choffard. Q.U’ envers ce dernier qui a fait des dépenses pour cet objet, les membres du Bureau sont autorisés à se concerter et à en user comme il convient, nonobstant l’honneteté de ce citoyen qui se refuse à aucun remboursement.

Un membre rappelle qu’avant de lever la séance l’assemblée doit autoriser le Bureau a insérer dans les journaux l’avis aux artistes arreté. Seance levee a i o heures.

Allais, secref\

Seance du j ly L’an 2^ de la République une et indivisible.

La séance s’ouvre par l’admission des artistes non encore reconnus qui sont les citoyens Gallier P. Chery P. Teilliard et Caron G. la C“® Galle G. Talamans S. Sellier S. la C®'*® Millot S.

On lit le procès verbal sur le quel il n’y a point de réclamation. On donne lecture de la lettre écrite par le President <à l’Administrateur General du Licée en réponse à celle écrite par ce citoyen à la Commune des arts le 30 août dernier. L’assemblée en approuve la rédaction.

Sur ce qui avoit été dit et arreté dans la précédente séance à l’occasion du c®“ Choffard, le Presid. propose les peines et soins de ce clt®" par une Indemnité équivalente à une somme de 300^; l’assemblée arrête cette proposition.

Un membre propose de faire augmenter les appointements du c®" Lambert qui sont trop modiques : il représente en outre que ce c®" demeure fort loin des écoles, il demande que l’on sollicite pour lui un logement dans le Louvre.

On observe que pareille demande ayant été faite au Ministre en faveur des modèles, il faut attendre l’époque où il sera fait droit à ces réclamations.

Un membre observe à l’egard des logemens que le Ministre sans doute ne balanceroit pas d’acquiescer sans délai à cette demande si on lui indiquait les endroits dont il peut disposer; il propose de nommer deux commissaires qui conjointement avec la c®" Heurtin architecte et inspecteur du Louvre feront dans ces batimens les recherches nécessaires.

L’assemblée arrête cette proposition et nomme à cet effet les C®ns Duvivier J"® et Thierard.

Un membre propose d’autoriser le Bureau à faire imprimer des lettres de convocation et en grand nombre. Cette proposition est arretée.

On dénonce une brochure intitulée Explication par ordre de et jugement motivé des ouvrages exposés au Salon. L’opinant fait remarquer qu’elle n’est qu’un catalogue déguisé et par conséquent une contre façon. Il invoque la loi à cet egard, il ajoute que méchamment sans doute cet ouvrage est attribué à deux artistes commissaires du Salon, que la facilité particulière qu’ils auroient eue de le faire paroitre et de nuire ainsi a la vente du livret les rendroit d’autant plus répréhensibles. Il demande en les dénommant que ces citoyens repoussent cette calomnie. Les prétendus auteurs de l’ouvrage ne se trouvent point présents. Le president annonce que l’on va le déposer sur le Bureau.

Un autre membre reclame la liberté de la presse, il n’y appercoit qu’une critique et non point un catalogue, on demande de nommer deux commissaires pour l’examiner. Un autre membre voudroit que l’assemblée sans rechercher qui peut en être l’auteur, considérât que ce livret est sans doute l’ouvrage de quelqu’ecrivain infortuné qui cherche a vivre et qu’il seroit inhumain de lui oter cette petite ressource.

On suspend pour un moment la discussion.

Sur la proposition d’un des secrétaires l’assemblée l’autorise à écrire sur les cartes d’entrée le nom de chaque citoyen reconnu artiste et d’après le regître dressé par le 0“ Phlipeaux concierge. Le même membre annonce que les cartes pourront être distribuées a la prochaine séance.

On ouvre ensuite une discussion sur les prix d’encouragement. Un membre demande si d’après le texte du decret de 1791, les artistes doivent cette année statuer sur la somme de cent milles livres.

Un autre membre est pour l’affirmative en ce que le décret a cet egard n’a point été rapporté.

A cela on objecte qu’un decret recent porte que toute loi antérieure au 10 août 1792 est abrogée.

On propose de nommer des commissaires qui iront au Comité d’instruction publique prendre des renseignements à ce sujet.

COMMUNE DES ARTS

Üii membre rappelle à l’assemblée les termes du décret porté en 17^1, cjui dit qu’il sera annuellement attribué une somme pour l’encouragement des artistes et fixe provisoirement cette somme pour l’année 9 1 a cent mille livres.

On demande d’en référer au c^" Sergent qui a promis d’en instruire l’assemblée. Cette proposition arretée.

Un membre observe qu’il avoit été prélexé une somme de dix mille livres en faveur du c®“ Hüe ce que l’opinant considère comme un privilège, que cet artiste s’occupe maintenant de son 2® tableau des ports de France, il demande que l’on suspende l’achevement de cet ouvrage.

On objecte que lorsque le c®“ Hüe obtint du Gouvernement d’alors l’entreprise des ports de France, ce n’etoit point un privilège puisque la loi le permettoit ainsi. L’opinant ne pense pas que la Commune des arts puisse revenir sur le passé et faire suspendre l’ache\ement d’un tableau qui doit être très avancé, il conclut au concours pour l’avenir seulement. Appuyé.

Un membre examine s’il n’y a pas de cas où le concours est impossible à établir il considéré ensuite que les talens reconnus du c®" Hüe devroient faire désirer à l’assemblée (ju’il continuât cette entreprise nationale il insiste sur la difficulté de concourir pour les ports de France.

Un autre membre ne nie pas les talens du c®" Hüe mais il reclame neanmoins le principe des concours; il pense qu’il ny a rien qui ne soit susceptible d’étre jugé comparativement et que le c®“ Hüe obtenant les suffrages dans un concours, il se trouvera plus légitimement et plus honorablement en possession de cette entreprise.

On dépose sur le B*“ la critique du Salon. Un secrétaire la parcourt rapidement et donne quelques éclaircissements sur la forme de cette brochure.

On renouvelle quelques unes des propositions déjà faites, on demande enfin de passer à l'ordre du jour sur ce que la Commune des arts ne présume pas assez défavorablement d’aucun de ses mem-

bres pour lui attribuer une production contraire à la loi. L’assemblée passe a l’ordre du jour ainsi motivé. On reprend la discussion sur les ports de France. On propose de nommer des commissaires pour reclamer auprès du Comité d’instruction publique sur ce que le c®“ Hüe est chargé de la totalité de ces ouvrages.

On pose ainsi la question, enverrat-on des commissaires au Comité d’instruction publique pour lui représenter que le concours doit être établi sur la continuation des tableaux des ports de France.

Plusieurs membres insistent sur le concours comme fondé en principes.

Un membre développe le mode de ce concours et ny voit point de difficulté. Il peut avoir lieu dit-il soit sur des ouvrages faits soit sur des esquisses que les artistes iroient faire sur les lieux aux frais de la nation.

On demande de généraliser la proposition et de demander à la Convention nationale une loi générale qui mette au concours public tous les ouvrages nationaux et d’énoncer dans la pétition l’objet des ports de France dont la suite peut être mise au concours.

On demande que la discussion soit fermée.

Un membre observe que le principe a été décrété et que la pétition doit se borner à demander l’execution de la loi.

Un autre membre dit qu’il y a environ six mois, les artistes présentèrent une pétition ayant le même but, que cette pétition attend le rapport du Comité d’instruction publique.

Enfin la discussion est fermée et l’assemblée arrête que le Bureau est chargé de rédiger la pétition tendante a demander l’execution de la loi et que les membres de l’assemblée en général sont aussi invités à présenter des rédactions.

Séance levée à ^ fr'®* \j/\.

Allais, secrétaire.

Seance du 6 ly ;)}• Idau 2® de la République

une et indivisible.

La séance s’ouvre par l’admission de plusieurs artistes non encore reconnus dans l’assemblée, qui sont les citoyens Michon G, Chandepie P. et Laberie P. de Toulouse.

On lit ensuite le procès verbal dont la rédaction est adoptée sauf une expression.

On procédé à la distribution des cartes pour les membres qui se trouvent présents. Après cette distribution on agite la question de savoir si les jeunes artistes non admis à délibérer par un arreté de l’assemblée recev ront la pareille carte. Un membre demande la parole il veut que non seulement ils soient munis de la même carte, mais encor qu’ils ayent voix délibérative non obstant leur jeunesse, il demande que l’assemblée rapporte son arreté à cet egard qu’il considère comme un germe d’aristocratie nouvelle. On lui oppose qu’en cela l’assemblée s’est guidé sur la loi. La loi dit-il n’a eu en vue que les interets politiques des citoyens en fixant un âge pour délibérer. Mais ici ajoute l’opinant il s’agit de deliberations qui n’ont |iour objet que les arts; il insiste sur le rapport de l’arrêté.

Plusieurs membres appuyent la proposition, d’autres opinans pensent que pour délibérer sur quoi que ce soit il semble raisonnable de déterminer un âge qui suppose des notions et un degré d’acquis suffisant, que c’est par cette seule raison que la loi n’admet point aux délibérations l’homme encore trop jeune, que si l’on entendoii ne rien fixer à cet égard, il filloit se résoudre a délibérer avec des enfàns ce qui paroit impossible ou dérisoire. On demande le maintien de l’arreté en s’appuyant sur la loi. Mais pour ne pas exclure les élèves d’une assemblée où ils peuvent s’instruire on demande qu’il leur soit assigné une place et que jusqu’à l’age requis, leur carte soit différente, soit qu’on l’imprime en rouge, soit qu’on ne leur en donne que la moitié.

Un membre appuyé au contraire la proposition préalable de les admettre sans carte ni place particulières, il demande en outre l’entière publicité des assemblées il cite à ce sujet la loi qui ne permet pas d’assemblées secrettes : il ajoute que déjà les autorités s’allarment de ces délibérations nocturnes et qu’il faut se hâter de faire disparoitre tout soupçon par la publicité et l’admission de tous les artistes sans distinction d’age.

On oppose l’arreté de l’assemblée qui flit précédé d’une discussion refléchie et qui ajourne jusqu’après la réorganisation des arts la question de la publicité que l’assemblée n’eut point différée si le local actuel eut pu s’y prêter.

Un membre (j'ic) neanmoins le rapport de l’arrêté, il faut dit il que les délibérations soient publiques il faut dissiper tout soupçon de rassemblement inquiétant pour la Liberté et que le peuple soit témoin de ce qui se passe ici. Après avoir considéré cette question sous le rapport politique il l’envisage ensuite sous celui de la philosophie. Vos délibérations, publiques, prendront dit-il un caractère plus imposant, vous n’y soumettrez que des questions interressantes pour tous les citoyens, plus instructives et plus morales qu’elles ne peuvent l’être dans le secret où on les a tenues jusqu’ici. D’ailleurs ajoute l’opinant la Commune des arts n’est point une assemblée, mais la réunion de tous les individus suivant la signification propre du mot commune.

Cette distinction grammaticale ne paroit pas frapper toute l’assemblée; on appuyé d’une part les idées de l’opinant, de l’autre le maintien de l’arrêté.

Un membre prend la parole pour motiver l’ajournement de la question qu’il pense avoir été suffisamment discuté.

L’opinant ne se persuade pas que les citoyens de Paris ayent pris de l’ombrage sur le secret prétendu des assemblées de la Commune des arts.

Des citoyens inquiets ont ils cherché à y pénétrer et se seroit-on opposé à leur entrée. N’est-ce pas l’impossibilité d’y admettre le

public qui a fait ajourner cette question. Seroit-ce deux ou trois Ijanquettes dont on disposeroit pour les spectateurs qui pourroient faire dire que l’on a satisfait a la loi de la publicité et enfin lorsque l’assemblée attendant la réorganisation des arts manque souvent de matière a ses deliberations ne seroit-ce pas mettre le public à la gène que de l’en rendre témoin.

Ces dernieres réflexions déterminent l’assemblée et elle maintient son précédent arrêté.

Arrête en outre que les jeunes artistes au dessous de l’âge de 1 8 ans entreront avec la même carte qui portera ces mots, jxou encore admis à délibérer.

Seance levée a 9 h. i/4.

^ Allais, secrétaire.

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