‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 50 sur 125 · V. Eynard, DetournelleIA · texte numérisé non relu

V. Eynard, DetournelleIA

Secret.

L’écriture de Détournelle est sou- tuailon, nous l’avons dit, c’est la plus

vent illisible. Ses procès-verbaux sont fantaisiste de tout ce Registre de procès-

chargés de ratures, et quant à la ponc- verbaux.

Seance du sextïdï de la deçà de de ventôse , l’an 2 de la république

une et indivisible impérissable.

Le procès verbal est adopté apres une legere addition le citoyen Jault officier municipal membre de la société lit un discours sur r aristocratie mercaniil qui est écouté avec la plus grande attention et est vivement applaudit un membre ajoute que le citoyen Jault en composant un tel discours n’a pas prétendu se faire admirer par des mots éloquents mais qu’il etoit satisfait de montrer a l’assemblée ses bonnes intentions et labilité qui pouvoit noitre de ses cens que ce citoyen est auteur de plusieurs discours fort intéressant; il demande que l’on fasse mention honorable de celui qu’il vient de lire, l’assemblée confirme à l’unanimité un vœu qu’elle venoit d’exprimer par de nombreux applaudissements. On observe que l’on ne s’est pas inscrit sur une liste de presence, comme le exigeoit un precedent arrêté, un membre propose qu’il y ait un registre destiné à cet usage, un autre appuie cette proposition et beaucoup de citoyens viennent se faire recevoir et une fois inscris ils disparoissent; il est inutile de se faire admettre dans une société qui est un corps dont tous les membres doivent être réunis et jamais privés l’un de l’autre pour en etre éloigné. On propose que chaque citoyen en entrant fasse signer sa carte on reclame le reglement, la discussion se prolonge sur le mode du changement des cartes, a la fin des trimestres, le trésorier se plaint que beaucoup de membres doivent encor leur contingent, un membre observe qu’ils etoit a propos de passer a l’ordre du jour motivé sur ce qu’un membre ne se fait pas recevoir d’une société sans etre sur qu’il pourra subvenir aux faux frais qu’exige le reglement; il croit donc que tous les débats doivent se terminer en invitant solennellement chaque artiste a faire executer les articles du reglement a ce sujet.

Un membre rappelle que l’ordre du jour est de nommer un comité d’organisation et que l’objet qui exite le débat est de nature

a y être renvoyé, la proposition est appuyé on la met aux voix, elle est adopté et le tout renvoyé au comité d’organisation. On fait lecture d’une lettre de Desaudrai , secrétaire du licé des arts; il écrit [plusieurs mots illisibles') qu’il a reçu avec plaisir le journal que la Société lui envoie, qu’il invite que les comissaires a assister a ses séances ou ils auront voix deliberative et envoyé 10 billet pour 20 membres afin qu’ils veulent bien assister a la seance public de décadi i o ventôse; le rédacteur du journal témoigné son étonnement de ce que la première phrase de la lettre du secrétaire du licé sembleroit dire que le journal a été envoyé par la société, il affirme qu’il n’a jamais eu cette intention et demande que 2 commissaires soit envoyé pour vérifier si ce qu’il annonce est faux. L’assemblée veut bien l’encroire sur sa parole mais un membre observe a ce sujet que l’intitulé du journal est équivoque; qu’en lisant Journal de la société populaire et républicaine des arts, on peut croire que cest sous la surveillance de la société et que c’est elle qui l’autorise tandis qu’au contraire elle n’est simplement l’affaire que du rédacteur qui peut faire des fautes s’il veut dont la société n’est nullement responsable, il demande donc que l’auteur en fasse la radiation, un membre répond a cela que le nom de Detournelle est un témoignage évident que c’est lui seul qui encoure toute la responsabilité de sa conduite dans le journal et qu’il ny voit pas d’equiv’oque, un autre membre dit qu’il est étonnant que l’on s’occupe d’une discussion aussi puéril, qu’il est un ordre du jour bien plus intéressant.

On alloit y passer lorsque des membres rappelle que la question doit etre terminé sur le journal. Rusieurs membres parle a la fois les uns murmure contre la perte du temps, d’autres assuroit qu’il est plus important qu’on ne pense de changer le titre du journal. Que le journal intitulé des Jacobins n’a ce nom que parce qu’il est rédigé et approuvé par cette société, enfin les débats se termine et on arrête que le rédacteur sera invité de changer le titre de son écrit pério-

On fait lecture de la liste des membres du licé il se trouve com-

posé d’hommes de lettres d’artistes et de membres du conseil général de la commune; le president pose sur le bureau les 20 billets d’invitation en engageant ceux qui en voudroient de venir en prendre, un secrétaire a la hardiesse de s’en emparer, et de les distribuer a un grouppe nombreux qui se forme autour de lui en choisissant qui bon lui semble, cette conduite légère est improuvé, un membre propose qu’il soit rappelé a l’ordre et que l’on en fasse mention au procès verbal. Le secrétaire dit que le president les a mis a l’abandon on lui repont que rien n’est abandonné sur le bureau; le tumulte règne dans l’assemblé quelque membre exorte le president a montrer de la fermeté, le silence renaît. Le président redemande les billet dispersés tous reviennent à l’appel a l’exception d’un.

On proclame le comité d’instruction les membres choisis sont :

De Soria qui a recueilli i 8 voix.

„ i Le Brun . .

remtres.^

I opercieux..

I Stouf

I Alais

i Bienaimé..

I Berwick . . .

Ansselin . . .

Dubousquet

Sur la motion d’un membre on Interpelle chacun sur son civisme, les 8 premiers sont reçus on observe qu’Ansselin n’a pas été éprouvé et reçu d’après le nouveau mode, il est rayé du tableau et invité de se conformer au reglement. Un membre du comité détermine qu’il s’assemblera pour l’organiser septidi , on arrête cette proposition, un membre du même comité propose de s’occupper pour premier operation de l’organisation des ecoles du model, institution dit il qui semble seule est resté au milieu des changement que la révolution a fait dans les arts. On demande l’ordre du jour et le rapporteur des

commissaires chargés de larticle de la loix additionnel sur les graveurs fait son rapport. Après la lecture on observe que l’on voudroit que l’on ajoute quaprès la mort d’un grand homme le moule qui auroit dérobé a la fureur des temps les pieux reste d’une phisionomie chere au peuple devienne propriété national; les restes d’un grand homme sont la propriété de tous ceux qu’il a servi par ses actions ou ses lumières. On applaudit a cette juste réflexion, un membreobser\e que cette motion est assez importante pour faire le sujet d’une adresse particulière. On adopte la rédaction du projet de reglement sur les grands hommes de lettres et autres artistes.

Les commissaires qui on contribué au travail sont continué dans leur fonctions pour porter ce projet de Moi au comité d’instruction primidi de la 2^ decade de ventôse. On passe a la nomination du comité d’organisation et l’on nomme par acclamations pour éviter la jierte du temps les citoyens Boslio peintre, Petitot sculpteur, Detournelle architecte, Tardieu sculpteur, et Sue professeur d’anatomie. On fixe le terme de 3 mois avant de renouveller ce comité; sur l’observation d’un membre qui trouve que ce temps n’est pas suffisant pour mettre ordre a des affaires qui sont nombreuses et qu’il faut classer, on arrête que ces 2 comités se rassembleront dans 2 salles differentes; on écarte la motion d’un membre qui desiroit que l’on demanda au Ministre de linterieur une salle pour y mettre les archives et en même temj>s il leur lit séances du comité ou il reclame la discussion sur ce que l’on doit déterminer au sujet de la lettre du secrétaire du licé des arts, le president observe, que cette discussh)u est de quelqu’importance que le tems et le peu de membre qui reste invite a lever seance et met a l’ordre de nonidi cette discussion et le\e la séance.

Eynard,

Pré.

Detournelle,

Secret.

Pirc'ès verbal de la seance du ^ Ven te se l’an 2 de la république une et indivisible. — Eynard ^ president.

Le procès verbal est adopté après l’invitation faite au secrétaire d’abreger sur la discussion au sujet des billets du licé des arts qui se trouvent rapporté avec des details trop minutieux. On admet les membres nouveaux qui se présente, ce sont les citoyens Masson, Le Comte, Gateau, Tardieu, Le Sueur , sculpteur Houind); le citoyen Detournelle fait lecture de la lettre quil a écrit au directoire et non a Desaudrai, elle prouve que ce citoyen nesetoit nullement étayé de la société, mais qu’il écrivoit en son propre nom, le president fiit lecture de la réponse qu’il fait au nom de l’assemblé au citoyen Desaudrai, on en arrête l’envoi apres un leger changement.

Le citoyen Le Conte architecte, fait part a l’assemblée de l’extrait du procès verbal de la convention du 3 ventôse qui renvoie a son comité d’instruction pour qu’il s’occuppe du moyen de renouveller l’air dans la salle et de remedier au deflfâuit contre lacoustique qui devient méphitique sur la fin des séances, le comité d’instruction ayant invité la Société populaire des arts a adjoindre les membres pour cette objet a la comission temporaire des arts, l’assemble d’après cet invitation nomme Allais Bienaimé Ducam et Balzac tous architectes.

Un membre se plaint de ce que l’on ne décide rien sur l’arbre de la liberté, et que le temps de la plantation alloit nécessairement se passer sans qu’il y ait d’arbre. Un membre du comité d’organisation dit que le comité s’en occupe et qu’a la prochaine séance on en fera le rapport.

On passe a l’ordre du jour pour compléter le comité d’organisation l’on nomme a la place du citoyen Sue le citoyen Thierri architecte.

Mots bitîés : [le rédacteur du journal de la Société].

CUM.MtNE UES AUTS.

Le rapporteur du comité d’organisation fait la lecture du titre 4 du règlement intitulé ordre des séances et propose les changements , c[ui sont adoptés ainsi c|u’il suit a|)res difterentes discussions et ([uelc|ue articles additionnel.

ARTJCLE 1"

du titre 4 du reglement de la société populaire et républicaine des arts.

Les citoyens cjui n’auront pas atteint l’age de dix huit ans n’auront au terme de la loi que voix consultati\ e ils occuperont dans l’assemhlé une place particulière.

Il sera délivré a chaque membre une carte dentré qu’il présentera au citoyen chargé de l’intérieur de la salle, lequel lui fera apres signer un registre de présence, (|ui a la fin de la seance sera signé du president et d’un secrétaire.

Les cartes des citoyens au dessous de l’age de dix huit ans porteront un signe particulier.

Au commencement de chaque trimestre les cartes subiront un changement, et pour l’opérer plus fiicilement, il y en aura des blanches et des rouges et bleu qui seront changés alternativement jusqu’à ce quelles ne soit plus en état de servir.

Un membre qui se seroit absenté 1 mois sera tenu de faire part des motif de son absence, et s’il etoit plus de 2 mois, il seroit rayé, si néanmoins il donne une explication plausible, il sera reçu de

nouveau.

La société continue la parole au rapporteur, il demande que le trésorier soit adjoint au comité d’organisation , l’assemblé arrête la proposition, ainsi que celle d’un autre membre qui exige que tous les comptes ou avances seront signe du comité d’organisation.

Le citoyen Lefevre architecte récemment arrivé de Rome et n’ayant par conséquent aucun titre civiques écrit se présente neanmoins pour etre reçu membre de la société et partager ses travaux patriotique. L’assemblé ayant adopté un mode particulier pour les artistes arrivant d’Italie, Lefevre est reçu apres avoir satisfait aux interpellation qu’il prescrit. Le citoyen Petitot fait lecture a l’assemblé d’un travaille qui a pour objet la disposition et l’organisation des concours pour la peinture et la sculpture, le rétablissement de légalité dans ces arts, un mode de souscription pour l’encouragement des artistes indigents, le citoyen propose lo^pour ouvrir la souscription, l’assemblé applaudit au intentions ‘patriotique du discours du citoyen Petitot, en ordonne la mention au procès verbal et le renvoi au comité d’instruction pour l’examiner et se servir des vues utiles qni s’y rencontrent.

Le president fait part a lassemblée que la convention a fait mention dans son procès verbal dun discours dp citoyen [illisible') sur la maniéré dhonorer utilement les fetes publiques.

La discussion se continue sur le licé des arts. Un membre dit que la lettre de Desaudrai a deux sens, et que la fin témoigné neanmoins que le licé des arts a lui même invité les membres a venir délibérer dans son sein, il invite donc le president a suspendre l’envoi de la lettre (‘1, et a nommer 4 membre pour sinformer au directoires! cest vraiment lui [illisible) en masse qui a pris l’arrêté, il ajoute que le directoire qui paroit n’etre composé que de patriotes seroit insulté si on negligeoit de prendre les éclaircissements qu’il propose, un membre combat cette proposition et pense que le licée des arts est

Mots biffés : [que l’on ne sait pas quelle est la constitution du Licé des art que ce peut être un objet de spéculation].

lÜ.

1111 objet de spéculation, (|ue l’on s’y alionne, (pie le [illisible) des autres soci(îtés, il conclu a ce cpi’on envoy la lettre du president et comissaire aucune af+iliation , un membre dit (piil ne s’agit pt^int d’affiliation mais de renseignement cpie déjà la société sest conduit d’une manière écjuivocpie en répondant a une jiareille invitation, le ci-devant secrétaire!'^ donne le détail des motif (pii lui on fait ainsi écrire et promet a la prochaine seance de montrer la fettre et de la (lejH)ser aux archives comme necessaire pour justifier la conduite de la société dans cet afiaire, les débats se prolongent et se termine enfin, sur la proposition d’un membre (jui déclare (pie le directoire du licé des arts n’étant pas une société populaire, nous ne devons pas nous affilier a\ec lui, sans etre assuré de ses principes, et si ces reglements sont semblables aux nôtres, en un mot si cest une société révolutionnaire ou spéculatrice; l’assemblée sur cette proposition maintient ses arrêtés' a ce sujet et passe a l’ordre du jour. On distribue les billets a ceux des membres (pii restoit et la seance fut le\ée.

KvNARD, OErOURNEIlR.

Scdtiee du ij Vcutese, l’ju 2 de la république une et indivisible.

Présidence du c*'" Eynard.

Le secrétaire lit le procès \erbal, il selè\e (piehpie discussion sur la rédaction il est adopté après (piehpie changement f’I Allais donne lecture de la lettre (pi’il a écrit au citoyen Desaudrai étant secrétaire de la ci devant commune, l’assemblée paroit satisfaite, et arrête

II s’agit d’AIIais, secrétaire de la ci-devant Commune Générale des Arts, Laquelle refusa d’entrer en relations avec le Lycée des Arts. (Voir ci-dessus.)

Constatons que Détournelle n’o-

père presque jamais les changements ordonnés, aussi les procès-verbaux originaux tels que nous les publions dirt'èrent-ils de la publication qu’il en fait dans son Journal.

quelle sera placé dans les archives, le citoyen Jaut, membre de la Société, lit un imprimé intitulé discours philosophique contre le gouvernement anglois et mesures pour assurer la liberté de ce peuple. On applaudit a cette production qui respire la phillantropie et le patriotisme le plus pur on en ordonne a l’unanimité la mention au procès verbal.

La discussion s’ouvre sur le licé des . arts, un membre croit que l’on ne peut faire aucun reproche au licé, que laseance de décadi ou il a été présent lui prouve que tout dans cette société annonce être dirigé par l’esprit d) républicain et le caractère qui convient a des hommes libres, il demande donc que l’on s’occupe d’envoyer des commissaires pour repondre a leurs intentions, un membre s’oppose a cette mesure et dit que les Jacobins qui ne s’en rapportent pas seulement au discours avoient cru devoir prendre des renseignement sur une etablissement qui paroissoit ne pas etre exempte de soupçon sur l’incivisme, des membres aboient repondre, la discussion est terminé sur la réclamation de lordre du jour, et la société y passe aussitôt.

Un membre du comité d’organisation lit le rapport sur la fete qui doit avoir lieu pour la plantation de l’arbre de la liberté; les articles, au nombre de i i, en sont adopté après diverses additions ou changements, ainsi qu’ils suivent.

ARTICLE PREMIER

La plantation de l’arbre est fixé a décadi 20 \ entose.

Il sera ecri une lettre circulaire pour le faire savoir a chaque membre composant la société populaire et républicaine des arts.

Journal, p. i45- publié par Détournelle est, en réalité,

Le Journal ne donne que les l’article 1 1 du procès-verbal officiel, articles 6, 7, 8, 9, 10. L’article 10

— 2/j 6 yc^

Page 1