‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 49 sur 125 · CS · texte numérisé non relu

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nocli prochain, afin de laisser le tenis aux artistes de présenter leurs vues sur cette matière.

Un membre demande par motion d’ordre c|u’on délibère sur un objet de concours, qui se trouve affiché dans la salle des séances, relativement à une statue pour J. Jacques. L’assemblée renvoyé cette afîlaire à la prochaine séance.

Séance le\ée h 9 heures.

Dix mots rayés nuis.

Chamoulaud, Lspercieux,

Sécré taire. PraK

Séance rlu 26 Pluviôse. ■ — Présidence du c'" Espercieux.

La séance s’ouvre par la lecture du procès-verbal. Il est clos avec de légers cbangemens.

On lit, suivant l’usage, deux traits héroiques. L’assemblée leur donnebf des applaudissemens.

Le sécrétaire adjoint donne ensuite communication d’une lettre au Conseil G“* de la commune. Il invite la Société à assister à la fcte de la Raison, qui doit se célébrer décadi prochain, en mémoire de l’abolition de l’esclavage.

La Société nomme une députation de vingt membres pour la représenter à cette fête.

On procédé ensuite à la nomination d’un trésorier. Les citoyens Ducau et Petitot sont élus scrutateurs. Le résultat du scrutin ayant donné la majorité des suffrages au citoyen Balzac, il est proclamé trésorier. Le c^'" Micbelou ayant obtenu après lui le plus grand nombre de voix, est nommé trésorier adjoint.

Un membre demande, qu’il soit fait une liste de présence, que

Mot bitfé : Iprodiguej.

chacun sera tenu de signer en entrant. Cette proposition n’a pas de suite.

Un autre réclame, par motion d’ordre, contre une inscription qui se trouve dans le musoeum national, et qui porte ces mots, aux arts et aux armes. Le patriotisme, dit-il, devant avoir le pas sur les arts; et les armes étant le soutien du patriotisme, il demande qu’on obtienne ce changement civique; aux armes et aux arts. La Société ne statue rien sur cette proposition.

Le rapporteur de la Comm°" pour la fête à l’occasion de l’arbre de la liberté, que les artistes doivent planter, fait part de la délibération du comité.

Il propose un acacia; cet arbre sera orné d’un triomphe guerrier dans le style antique. Le c®“ Stouff se charge de le fournir d). II sera planté à quinze pieds des murs, et sera deffendu par une barrière. II demande aussi qu’il soit nommé une députation, pour en faire part à la section du Musoeum.

Ces quatre propositions sont arrêtées.

Un membre demande qu’on envoie des députations dans toutes les sociétés populaires, et qu’on profite de cette occasion pour leur demander leur affiliation. La société examinera cette mesure.

On passe à la nomination de quatre commissaires pour la section du Musoeum. Les citoyens Détournelle, Petitot, Morel, Desoria obtiennent le suffrage de l’assemblée.

Un membre propose que les mêmes commissaires se transportent auprès des citoyens éleves des beaux arts, pour les inviter à cette fête, au nom de la Société. Cette motion est adoptée.

On demande qu’il soit arrêté pour demain une assemblée extraordinaire. La Société l’arrete.

On dépose sur le bureau un écrit ayant pour titre : Mémoire des sourds et muets de Bordeaux adressé au comité des secours publics.

On lit un extrait du procès verbal du Comité d’instruction pu-

Mots biffés : [avec cet ornement].

blique en faveur du c'‘“ Le Brun. L’asseml)lée reconnoit avec plaisir dans cet écrit un témoignage flatteur pour un de ses memlu'es.

La comm®" pour recevoir les comptes du c" Bonvoisin fiit son raport. Le résultat du compte en faveur de la Société se trouve de I oy^. Cette somme sera remise au nouveau trésorier.

L’ordre du jour appeloit la discussion sur la statue de J. Jacques.

Un membre demande qu’il soit nommé une députation pour se transporter chez le Ministre de l’Intérieur afin de connoître ses Mies à ce sujet.

Un autre observe que c’est au Comité d’instruction publique qu’il faut s’adresser. On ajourne cette délibération.

Un membre obtient la parole. Il dit. Il existe une commission nommée par les sections de Paris pour s’occuper du moral des hôpitaux : l’objet qu’on se propose de traiter regarde le phisique; je demande donc, qu’on s’entende avec cette commission afin de traiter cette aflaire de concert avec elle.

La discussion s’ouvre sur cet article.

Un membre demande que les artistes s’occupent d’un projet d’amélioration pour l’hopltal S‘ Louis qui n’a d’autres inconvéniens que ses eaux, et présente les plus grands avantages.

Un autre revient sur la proposition déjà faite d’envoyer une députation à la commission des sections de Paris pour les hôpitaux, lit des réflexions qu’il a jettées sur le papier. La société applaudit.

Un membre blâme ce citoyen d’avoir détaillé et rendu publique la marche de ses idées, par ce que cette connoissance peut mettre des entraves au génie des autres artistes.

Plusieurs membres paroissent se réunir à cette proposition de demander au Comité d’instruction publique, que cet objet soit mis en concours.

Un membre propose de discuter auparavant la question posée de cette manière.

Mots biffés : [Le c'° Balzac].

Est-H plus avantageux, pour l’humanité, qu’il y ait un seul hôpital dans un Paris, ou qu’il y en ait plusieurs? Dans l’un et l’autre cas H faudra désigner le local le plus favorable.

Le meme membre qui avoit déjcà parlé sur l’hôpital S‘ Louis revient sur les avantages qu’on peut en retirer. Il fait le détail de cette maison. Il en expose l’heureuse disposition.

La question ne paroissant pas encore assez éclairée, on l’ajourne à la prochaine séance.

Séance levée à 8 heures 3/4*

Huit mots rayés nuis.

Chamoulaud, Espercieux,

Séc. Pres\

Séance du 2 y Pluviôse. — Présidence du L®" Espercieux.

Les membres ne s’étant point présentés en assez grand nombre, la séance n’a pu avoir lieu.

Chamoulaud, Espercieux,

Secret. Presid.

Séance du 2 p Pluviôse. — Présidence du citoyen Espercieux.

On fait lecture du procès-verbal. II est clos avec un léger changement.

La Société, sur la proposition d’un membre, arrête qu’on s’informera auprès de l’administration des travaux publics, si on peut planter l’arbre de la liberté à quinze pieds des murs de l’endroit ou l’ancien étoit placé sans inconvénient.

La députation pour la section du Musoeum est chargée d’inviter à la fete les élèves en architecture.

On passe à la lecture de plusieurs traits hcroicjues cjui terminent le recueil. L’assemblée applaudit.

•Un membre demande que deux commissaires se transportent au Comité d’instruction publique, pour obtenir la suite des numéros du recueil des traits héroiques. Les citoyens Petitot et Détournelle sont chargés par l’assemblée de cette mission.

On lit le décret relatif «à la statue de J. Jacques la délibération sur cet objet est ajournée jusqu’cà ce que le decret de l’assemblée constituante parvienne à la Société.

Le raporteur du comité chargé de rédiger une pétition, pour demander une extension à la loi sur le respect dû aux propriétés des artistes, lit un projet de decret en 22 articles.

Il développe les raisons qui ont déterminé le comité à adopter chacjue article.

On ouvre la discussion sur ce projet de décret.

On demande que les sculpteurs ne soient point obligés de donner deux modèles; les frais que cela occasionneroit, devenant trop con siderables. Cette proposition paroit juste; elle sera spécifiée dans un article supplémentaire.

Le president fait part h l’assemblée d’un imprimé reçu de la Con\”“ ayant pour titre, cons'uiéraùons sur les arts, par

Boissy d’Anglas.

Un membre demande qu’il soit fait un raport sur cet ouvrage, et desireroit qu’il y eut un comité pour en faire l’examen.

Un autre alors obtient la parole, pour lire des vues sur un nouveau mode d’organisation.

Dans son écrit il propose de créer un comité d’instruction, qui s’occupera de tous les projets propres «à éclairer le peuple.

Il s’indigne contre la marche des anciens académiciens, qui ne vouloient pas permettre au peuple de s’elever jusqu’à eux, et cherchoient à paroître savans, en laissant les autres dans l’ignorance.

Pour éviter de pareils reproches il lui paroit nécessaire de former un Comité d’instruction.

II veut comme tous ses collègues que les sans-culottes puissent profiter des lumières de tous les artistes et que leur instruction devienne l’objet des premières sollicitudes de l’assemblée.

II propose aussi de creer un comité d’organisation auquel on renverra tout ce qui n’aura aucun raport à l’instruction.

L’assemblée applaudit à la sagesse des vues qui lui sont présentées.

La discussion s’ouvre sur ces deux objets.

Plusieurs orateurs parlent d’abord dans des sens dilfiérens, mais en s’écartant de la question.

Un membre alors demande que la Société détermine, s’il y aura, ou non, un Comité d’instruction.

La Société se déclare pour l’affirmatif.

On arrête qu’il sera composé de plusieurs membres de chaque art, et que les membres resteront provisoirement pendant trois mois consécutifs.

L’objet de ce comité sera d’examiner tout ce que la société lui enverra, et d’en faire son rapport. Il proposera aussi de nouvelles vues, pour l’instruction du peuple.

On n’est pas d’accord sur le nombre qui doit composer le comité en totalité, les uns le veulent de dix, d’autres de douze.

L’assemblee arrête, après une longue discussion, qu’il sera formé de deux peintres, deux sculpteurs, deux architectes, deux graveurs, et un homme de lettres.

On y adjoindra le nombre de membres que nécessiteront les circonstances.

La Société ajourne le comité d’organisation proposé.

Un citoyen artiste, au nom des citoyens mouleurs, demande que la Société accorde son adhesion à une pétition qui doit être présentée à la Conv°'' N^®.

L’assemblée s’en fait donner lecture. Le but de cette pétition est d’obtenir une loi pour que les mouleurs ne se voyent pas privés du fruit de leurs travaux par les brigandages qui se commettent dans leur partie.

La Société pénétrée de la justice de cette demande invite ses membres à la signer individuellement.

Séance levée à huit heures 1/2.

Chamoulaud, Espercieux,

Secret. Pres\

Seance de trid'i , troisième jour de Ventôse , l’an 2 de la république

une et indivisible.

Eynard occuppe le fauteuil conformement au reglement, il interpelle les membres sur le civisme réciproque de chacun, le silence |U'ofond qui règne dans l’assemblée témoigné et prome que tous sont intacts sur leur patriotisme, on procédé a la réception.

Claude Bouvet sculpteur N" 10 rue de Malthe,

Pierre Cartelier sculpteur cul de sac, Notre Dame des champs 1388,

Alexandre Regnier sculpteur rue du mon blanc 5 i.

Sue professeur d’anatomie au louvre, sont admis apres les interpellations ordinaires faite par le president, un mambre chargé de demander au Comité d’instruction publique le manuelle des actions héroïques annonce que le citoyen lL)urdon de l’olse chargé par la convention d’en envoyer au sociétés populaires a inscrit la société et quil doit faire remettre deux exemplaires du 2® numéro aussitôt qu’ils sortiront de la presse; il déposé ensuite 2 cayet du 1" numéro, le meme membre commence a faire le rapport de la fête qui sest passé décadi, dans le temple de la raison en mémoire de l’abolition de l’esclavage des nègres. Son rapport ayant plutôt l’air d’observations critiques que de ce qu’il doit rendre compte a l’assemblé, on le rapelle a l’ordre, il obéit, on objecte a ce qu’il a voulu dire que le discours de Chaumette qui a été très beau sera imprimé et envoyé a toutes ces sociétés et l’on

passe a l’ordre du jour, l’ordre du jour etoit l’organisation du Comité d’instruction, la discussion s’eleve a ce sujet, quelcjues membres veulent que l’on commence par le comité d’organisation, on observe qu’il a été arrêté d’une maniéré très presise qu’avantout on procederoit a celui d’instruction, un membre demande que celui qui a bazé ces comité veule bien donner quelques développements le citoyen dit que le comité d’instruction ne sera chargé que de tout ce qui a rapport a l’instruction et quil lui est impossible de déterminer tous les cas, ou cela pourra arriver, ce sera dit il a la sagesse de l’assemblée a décider la compétence de l’objet, il rappelle differents exemples de renvois, et les raisons paroissant satisfaire l’assemblée, on alloit passer a l’ordre du jour lorsque plusieurs demandent la parole pour combatre ce comité ; on observe que les membres qui le composent accusent les assemblées que leur rapport influence et ne peuvent etre combatue qu’en général les comité sont peu necessaire pour le régime de la société; que les séances qui ont été souvent froides le seroient d’avantage, que les membres des comité s’arrogeroient des droits, un membre oppose a ses reflexions que c’est au contraire pour prévenir cette froideur qu’on nomme un comité qui apres une legere discussion fera un rapport sur l’objet qui pourra etre de nouveau discuté que l’opinion que l’on a du comité insulte le choix de l’assemblée qui doit donner sa voix a celui qu’elle croit le plus propre soit du coté du cœur et des talens a remplir cette fonction, un autre membre demande si les sociétés populaires ou des comités, et qu’il lui paroit singulier qu’on vouloit sériger en assemblée legislatife, qu’il n’appartient qu’a elle d’avoir des comité, un membre s’appuie pour repondre de l’autorité des jacobins qui ont plusieurs comité que la multitude de leur question a nécessité et que l’assemblé étant dans le meme cas il lui est libre d’en avoir, un membre observe que la discussion a cet egard fut assez agité a la seance derniere et demande qu’on s’occuppe de la nomination, un autre membre appuie le preopinant il ajoute que ce mode de comité est bien vu que c’est la ou on mûrit des idées qui

souvent eussent été adopté sans développements, s’en suivra-til parce que votre comité vous aura fait un rapport, dit il, que vous ne puissiez le combatre en dehor et il se trouvera même souvent des membres du comité qui combatront l’idée qu’ils n’avoient pas adopté dans les comités c’est le seul moyen de poiu oir vous occuper des arts et de être utile au peuple en mettant un membre rempli d’ordre et moins prodigue de temps qui est si cher aux artistes. Un membre ne veut pas entendre parler de comité, nous sommes dit il société populaires dans ces sociétés les comités influencent l’opinion generale nous ne sommes pas des législateurs, nous pouvons renvoyer a des commissaires comme nous l’avons fait jusqu’à présent, soit pour la rédaction soit pour d’autres objets. Je demande le rap port de l’arêté qui concerne la nomination d’un comité d’instruction et d’organisation. Tout ce c[u’on vous a dit répond un membre est fliux, les comités donnent a un assemblé limité elle ne font pas corps a part, dans une société d’hommes libres elles n’existoit pas un seul heure avec des dispositions tendante à devenir des oppocitions. La société meme des Jacobins a des comités terminons la discussion passons a l’ordre du jour, on passe a l’ordre du jour on nomme Le Brun, Petitot, Léopold Bousquet pour scrutateurs chacun a haute \oix prononce le nom des ^ membres qu’il choisit 2 peintres, 2 sculpteurs, 2 architectes 2 graveurs un homme de lettre, le scrutin est fermé a p heures et 1/2, on lit le nom des candidats que la majorité a choisi une partie des membres étant absent on remet a la prochaine seance, apres avoir et en [tuût illisible) et le nom de ceux élu.

La seance fut levée a la meme heure.

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