SEANTE AU MUSEUM, SALLE DU LAOCOON
Seance du 2 Brumaire de l’an “ de la République une et indivisible.
Présidence de Boi'^ût.
La séance s’ouvre par la lecture du procès verbal de la derniere seance. La rédaction en est adoptée après quelcjues changemens.
Destournelles instruit la Société de ce que une gouache, plusieurs fois reclamée par le citoyen Desenne qui l’avoit exposée au Salon dernier, s’est retrouvé parmi les ouvrages qui ont été transférés
Mots biffés : [pour rendre la Salle de la Convention Nationale plus sonore].
de hi gallerie d’apolk)ii dans celles \oisines de la salle (ju’occiipe la Société.
L’assemblée après une courte discussion charge les commissaires du Salon qui se trouvent presens de faire restituer cet oiurage à son auteur en lui en fesant donner un récépissé.
Un membre propose à la Société d’admettre dans son sein les citoyennes artistes et de rapporter son arrêté qui les en exclus.
Cette proposition est appuyée et combattue; on propose l’ajournement. Enfin on demande daller aux \oix et la proposition mise aux \oix il est arreté que les citoyennes exerçant l’un des cpiatre arts cpii ont le dessin pour baze seront admises comme membres de la Société républicaine des arts. En conséquence l’assemblée raporte son arreté du hf
On demande quel sera le mode de leur réception on fait a cet égard di\ erses propositions, on demande que le Comité soit chargé de s’occuper de cet objet. L’assemblée passe à l’ordre du jour motivé sur ce (|ue le mode d’admission pour les citoyens peut sans incoinenient etre le meme pour les citoyennes.
Le Cit. Lequel! architecte est présenté pour être admis au nombre des membres de la Société. Il est admis sans réclamation.
Un membre rappelle i|ue le Comité a\oit été chargé de présenter une rédaction des propositions de Sergent sur difi’erentes questions ipii intéressent les arts.
Ce travail n’est point fait. Le president le\e la séance il est 8 h. 3/4.
Allais, Hoizor.
Secret.
La date est restée en blanc.
SOCIETE REPUBLICAINE DES ARES
Seance du 8 Brumaire l’an j de la République une et indivisible.
Présidence de Boïjot.
La séance s’ouvre par la lecture du procès verbal de la derniere seance : la rédaction en est adoptée.
Le president donne lecture d’une lettre de Chamoulaud membre de la Société, qui donne sa démission, ses motifs consistent en ce que ne professant point les arts, il ne croit pas non plus devoir prendre la qualité d’homme de lettres et par là se trouve embarrassé sur le titre quil doit s’attribuer dans le tableau des membres qui doit être dressé au terme de la loi du 2^ Vendémiaire.
L’assemblée ne trouvant pas matière à délibérer sur cette lettre, accepte purement et simplement la démission de Chamoulaud et charge son secrétaire de lui accuser réception de cette lettre.
Le président annonce que le cit. Grégoire membre du Comité d’instruction publique a adressé à la Société un paquet d’imprimés qui sont 1° son rapport sur l’etablissement d’un conservatoire des arts et métiers, 2" celui relatif aux encouragemens à accorder aux savans aux hommes de lettres et aux artistes.
La distribution en est faite aux membres presens un membre rend compte de la démarché qui a été faite auprès du Comité d’instruction publique. Il en resuite que ce comité a témoigné l’intention de satisfaire a la demande des artistes relativement aux ouvrages actuellement exposés.
Bienaimé au nom du comité de la Société fait un rapport sur un projet d’orchestre de l’invention du c''" Chamoulaud ex-membre de la Société. Les conclusions du rapport sont que ce projet loin d’enfler les sons et de devenir avantageux dans un grand espace ainsi que l’auteur se l’est promis, ne fait entrevoir que des effets tout opposés.
si meme il n’en resultoit un bourdonnement une cacoplionie inintelligible.
L’assemblée venant d’accepter la démission de Cbamoulaud passe à l’ordre du jour sur un plus ample examen de son projet cjue l’auteur desiroit \’oir appuyer par la Société auprès de la Convention N’*".
Allais au nom du Comité lit une nouvelle rédaction des propositions faites dans une des précédentes séances. Cette rédaction est adoptée ainsi quil suit :
« La Société républicaine des arts de peinture, sculture, architecture et gravure seante au Muséum Salle du Laocon, disposée a suivre l’impulsion donnée «à tous les talens par la Convention N*® voulant concourir avec les representans et avec tous les bons citoyens au développement des lumières au progrès des sciences et des arts, pensant qu’il n’est rien qui dans un sage goiuernement ne puisse être dirigé vers un but utile; (|ue dans nos plaisirs meme, ce qui parut autrefois futile, peut chez un peuple républicain acquérir un caractère grand et moral qui tourne constamment au profit de l’instruction public[ue, arrête ([u’elle met a l’ordre du jour et (ju’elle fera inserrer dans les journaux les questions suivantes :
« Le costume français est il susceptible d’etre rendu plus commode et plus beau? seroit il bon qu’il fut uniformeî cette uniformité estelle compatible av ec les divers travaux, les dilferentes professions (jui occupent le citoyen î En un mot quels changemens utiles peut on opérer sur cet objet!
« Q.uel seroit l’embleme le plus simple et le plus significatif pour représenter le peuple français régénéré! N’est il pas utile pour l’histoire de transmettre a la postérité des signes caractéristic|ues qui l’instruisent sur les épo([ues mémorables de la Révolution en les consacrant sur des médaillés et nos monnoyes !
« Q iielle serait également l’emblème le plus propre a représenter la République française l
«Quels sont les defauts que la raison et le goût proscrivent dans nos représentations tlieatrales l de quel perfectionnement sont elles susceptibles l
« Qiiel employ peut on faire en general de l’allégorie pour quelle soit un langage intelligible a tous les citoyens !
«La société républicaine des arts invite les savants les littérateurs, les artistes enfin tous les citoyens qui s’occupent de ces matières a y porter de nouvelles lumières soit en publiant par la voie de l’impression soit en envoyant a la société, leurs mémoires pour y etre lues ou en se présentant pour les lire eux memes. »
L’assemblée arrête sur la proposition d’un membre que copie manuscrite en sera envoyée au 0“ Desaudraye secrétaire du Licée des arts en l’invitant d’en faire lecture dans la séance de décadi proch".
On propose de rendre au C. Deseve son ouvrage retrouvé ainsi qu’il est mentionné dans le procès verbal de la 3^^ seance. Cet ouvrage lui est remis et il en donne son récépissé.
Un membre donne lecture d’un raport fait a la Convention par Guiton Morveau sur l’Ecole de mars, ce raport contient des details qui intéressent l’assemblée.
La seance est levée a p
Boizot, Allais,
President. Secret.
CO.MNJLNE L>Eî5 AUIS.
SOCIÉTÉ REPUBLICAINE DES ARES
Séance du / 2 BnmP L’an ÿ de la Ré publique une et indivisible.
Présidence de Boi-^ot.
La séance s’ouvre par la lecture du procès \erhal de celle de octidi dernier, la rédaction mise aiix voix est adoptée.
Un membre propose d’inviter par une circulaire tous les membres absens qui n’ont point signé le tableau ordonné par la loi du 23 \endemiaire ou (|ui n’ont point acquité leur trimestre à venir remplir l’un et l’autre objet. On objecte à l’egard de la signature au tableau (|ue le terme est trop prochain pour prendre cette mesure que d’ailleurs la loi n’oblige point les membres des sociétés a signer ce tableau, (|u’ainsi il peut être einoyé a la commission de police, dans l’etatoù il est. D’autres membres proposent de n’einoyer qu’une copie du tableau en n’y lésant entrer c[ue les noms de ceux c|ui ont signé, ceux là de\ant seuls être considérés comme membres de la Société. On combat cette proposition. Enfin apres une discussion :issez étendue l’assemblée s’en référant au terme et à lesjirit de la loi, arreté (pie le tableau total des membres cpii composoient la Société a l’epoque du decret (hors ceux qui ont donné depuis leur démission motivée)!'! sera einoyé à la commission de police d’ici a quintidi prochain.
Mais comme on n’a que les noms et jirofessions de ceux qui ne se sont pas présentés depuis le 23 \endemiaire l’assemblee arrête (pi’il leur sera écrit une circulaire tendante d’une part à ce (pi’ils satisfassent à la loi sur les sociétés populaires et mettent à même de completter le tableau. Et d’autre part à acquiter leur trimestre.
Mots birtes : [vt que le tableau signer sera pour minute dans les mains de l’archiviste].
Un membre rend compte d’une seconde démarché faite au secrétariat du Comité d’instruction publique. II en resuite que le secrétaire a dit que le Comité assemblé avoit chargé sa 2® section de lui présenter dans un court délai une liste de citoyens pour la composition d’un jury qui seroit spécialement chargé de juger les ouvrages exposés.
On admet quatre citoyens au nombre des membres de la Société.
Le president donne lecture d’une affiche adressée a la Société par la commission des travaux publics, elle est relative a la duree de l’examen pour l’admission a l’Ecole centrale des travaux publics.
Un membre rappellant ce qui a été dit et les arretés memes de la Société sur les objets que devroient remplir ses séances fait à cet égard di\erses observations, elles donnent lieu a une dissertation étendue sur la situation présente des arts, sur le deperissement des ecoles, seules ressources des jeunes artistes dont l’émulation est d’ailleurs presqu’éteinte par l’oubli et l’abandon dans lequel sont tombés les concours qui aiguillonneroient les talens et quil est a propos de faire re\ ivre momentanément c’est a dire jusqu’à cé qu’une nouvelle organisation présente des moyens plus vastes au développement du génie.
En conséquence de ces observations on propose d’aviser aux moyens de faire concourir aux grand prix ce qui est conforme a l’intention du decret qui attribue provisoirement une pension de 2400^ pendant 4 aux artistes qui les obtiendroient et pour leur tenir lieu du voyage d’Italie qui ne peut avoir lieu dans les circonstances présentes.
On propose ensuite de s’occuper du concours aux places dans les ecoles du modèle, de faire rétablir les deux ecoles pendant cette saison surtout où les soirées favorisent l’etude de la nature.
Un membre observe que les professeurs provisoires paroissent avoir négligé cette partie de l’enseignement qui leur est confiée, mais l’un d’eux membre de la Société représente que la cy devant qualité
(racaclemicieii etoit dexeiuie en (|iiel(|ue sorte un titre à la pn)scri|>tion, et (|iie te (in’ils eussent |>u taire ou |>ro|>oser pour l’axanceinent des jeunes artistes n’eut p;us maiu|ué d’etre mal interprété et les exposoit a de grands dangers.
Le souvenir du despotisme cpii pesoit sur les artistes comme sur les autres citoyens est encore trop récent pour cpie l’assemblée puisse imputer aux professeurs la désuétude où l’enseignement etoit jirét à tomber, elle invite le préo|)inant a se concerter a\ec ses collègues |)our (|u’ils communi(|uent leurs idées à la Société sur les objets ilont il \ient d’etre ([uestion.
Un membre proj^ose a la Société de Hiire au C.omité d’instruction publitpie la demande (|ue ce <|ue la Société croiroit a propos de laire imprimer le soit aux trais de la nation, comme l’a obtenu le I.icée des arts. Cette proposition reste sans suite.
Un membre demande comme l’objet le plus urgent tpie les deux modèles soient rétablis dans les deux ecoles rappellant d’ailleurs ce (|ui a été dit il voudroit tpie Sergent membre tie la Société appuyât en ([iialité de représentant du peuple les demandes des artistes aujirès du C.omité d’instruction |nd)li(|ue. Sergent promet de taire à cet egard tout ce cpie la Société désirera.
Un secrétaire lit ileux descriptions de monumens allégoritpies composés par le cit. \ erbeist sculjneur membre de la Société. L’assemblée v applaudit.
Un membre |iropose la tormation d’un comité <|ui s’occuperoit d’un plangénénd d’organisation pour l’instruction dans les arts. Cette proposition est a|>|Hivée et combattue. La discussion se prolonge sans amener tIe résultat.
l.e president le\e la seance il est ^ b.
liouoT,
PreshUnt.
Al I MS, Sant.
~K».( 34.1 ).es—
SOCIÉTÉ REPUBLICAINE DES ARTS
Séance du 18 Brunf^ l’an ^ de la République une et indivisible.
Le secrétaire lit le procès verbal de la deriiiere seance, la rédaction en est adoptée au moyen de quelques changemens.
Un membre chargé de déposer le tableau des membres composant la Société, <à la commission de police en conformité de la loi du 23 vendémiaire sur les sociétés populaires annonce qu’il n’a point encore remis ce tableau à l’agent national parce qu’on l’a assuré qu’il devoit être re\ etu des signatures des membres du Bureau cet incident fait naître une discussion sur la loi du 23 vendémiaire qui a cet égard paroit a l’assemblée susceptible d’interpretations. Diverses propositions sont faites. Enfin l’assemblee arrête que son président et son secrétaire sans en prendre la qualité porteront le tableau dans l’etatou il est à la commission de police et qu’après s’étre éclaircis du doute ou est l’assemblée ils le signeront s’il y a lieu comme membres du Bureau,
Un membre lit des reflexions sur les arts et sur l’instruction, il adopte les idées et les vues emises par Sergent dans la précédente seance et conclud a ce qu’il soit invité par la Société a donner un nouveau développement aux propositions qu’il a faites,
La discussion s’engage sur l’étude de la nature, sur celle de l’antique : quelques membres voudroient que l’on rétablit les deux modèles, d’autres préfèrent que.l’etude de l’antique soit maintenue dans la salle d’en bas; un membre propose le rétablissement des deux modèles considérant l’etude de la nature comme la base en y joignant l’etude des statues antiques au moyen d’une troisième salle que l’on y consacreroit.
Un autre membre étend ces propositions, il voudroit qu’au lieu d’entasser dans un magasin obscur les statues que l’on destine a com-
]-)Oser un nuiseiim de sculture |îrojet c|ui peut ne s’eftectuer (|ue tard, on les déposât dans t|uelque maison nationale où il se rencontreroit un lieu propre .à les recevoir convenablement |)our l’instruction des artistes et la jouissance de tous les citoyens; que ce local fut d’un accès facile au sortir des hatteaux qui les apportent à Paris et enfin que cela put n’entrainer la nation dans aucune dépenses superflues cette proposition est appuyée. On indique déjà divers locaux, on discute et enfin la Société arrête cpie préalablement on manifestera au Comité d’instruction publique ce vœu unanime de la Société.
Un membre en rappellant que les fonds de la cy devant académie sont épuisés, annonce cpie le Comité d’instruction jniblique en est instruit et qu’il s’occupe d’y suppléer.
On demande de réunir par écrit les differentes projvositions (pii ont été faites et de les présenter de suite au Comité d’Inst. pub. commes urgentes.
Un membre ajoute (pi’il importe de porter un œil attentif sur la manière dont se font les restaurations en sculpture il fait remarcpier que le restaurateur, au lieu de faire cadrer avec l’antique ce quil y ajoute pour complément fait quelque fois l’inverse en diminuant et rognant sur l’antique même se qui se trouv e de trop et dégradé ainsi des beautés dont il n’a pas assez le sentiment. L’o|unant pense que les restaurations ne devroient être confiées qu’à des artistes profondément pénétrés du bon goût des anciens et (pi’il vaudroit mieux se dispenser de restaurer (pie de faire ces restaurations avec le |ieu de prévovance (pie l’on yaapjiorté jusqu’ici. Ces remarques sont senties de l’assemblée, et elle arrête (pie Le Brun Sergent Espercieux et les membres qui pourront se réunir a eux, se transporteront sur le champ au Comité d’instruct'on publique, qu’ils entretiendront ce comité de la nécessité urgente d’alimenter les ecoles de dessin pour les quelles ils n’y a plus de fonds.
au’ ils soumettront au Comité le vœu des artistes qui est de voir colliger provisoirement et en même teins d’une maniéré utile au
progrès des arts les statues anticpies ou modernes dont la nation est en possession dans le département de Paris.
Qu’ ils rappelleront au Comité la pétition de la Société sur la formation d’un jury pour juger l’exposition actuelle. La Société s’en remettant d’ailleurs au zele de ses membres dans la démarché cpf ils vont faire.
Un membre fait une proposition qu’il regarde comme pouvant tendre a l’instruction des artistes et des citoyens en général. Elle consiste a assigner un plusieurs jours par décade où les artistes se réuniroient au Muséum pour y disserter sur les ouvrages y développer, y faire naitre des idées, des vues nomelles, suivre les maitres dans les routes diverses qu’ils ont tenues, analyser leurs beautés comme leurs défauts, et rendre le public témoin de ces entretiens, il considéré ce mode de réunion comme devant concourir au développement des lumières sur les arts. L’opinant livre cette proposition a la méditation des artistes. Elle est ajournée.
Les membres désignés partent pour se rendre au Comité d’Inst. publ.
Séance levee à ^ h*'*®.
Boizot, Allais,
• Presid. Secret.
SOCIÉTÉ REPUBLICAINE DES ARTS
Séance du 22 Brumaire an ^ de la republique une et indivisible.
Apres la lecture du procès verbal qui est adopté sans réclamation un des membres chargés dans la precedente seance de se rendre au Comité d’instruction publique rend compte de la réception faite aux commissaires de la Société et dit qu’entr’autres observations laites au Comité il avoit fait celle que le seul moyen de repartir légalement
les bienfaits de la nation étoit d’organiser promptement le jury des arts il rend compte ensuite des démarchés faites tant a l’assomption qu’aux quatre nations. L’assemblée paroit satisfaite du compte qui lui est rendu et témoigné sa satisfaction par des applaudissements. Un membre observe a cet egard quil faut enfin se dégager de cette espèce d’adulation faite pour caractériser les esclaves des desjvotes mais indigne des hommes libres. Cette observation est ajvpuyée, cependant l’assemblée nv donne pas de suitte motivé sur ce cpie chacun a le droit d’exprimer sa satisfaction a sa volonté.
Le citoyen Brullée ayant a communiquer a l’assemblée un tnivail im|K)rtant et qui interesse la chose publique demande quil soit nommé un nombre déterminé de commissaires pour l’examiner.
Hienaimé a cpii on demande compte de son rapport sur le muséum prov isoire de sculpture n’ayant pas eu assez de temps pour le terminer demande quil y ait pour cet objet une seance extraordinaire cpiartidi prochain l’assemblée arrête sa proposition.
Sergent demande par pur intérêt pour les arts que quand la Société députera quelques uns de ses membres vers les comités de la Convention N*** elle veuille bien l’en prev etiir parce que en savpialité de de|)uté ayant le droit de discuter dans les comités il se fera un dev oir de profiter de cet av antage pour être utile aux artistes, l’assemblée accueille avec reconnoissance l’offre du citoyen Sergent et arrête cpi’elle sera consignée dans son procès verbal.
On demande que le Comité d’instruction ait a s’occuper définitivement du mode d’instruction des arts on ajoute qu’il seroit necessaire d’obtenir ainsi que plusieurs sociétés savantes la prérogative de fiure imprimer aux frais de la nation les travaux de la Société qui seroient jugés dignes de l’impression par rapport a l’utilité publique.
Cette demande est vivement appuyée mais on desireroit qu’elle soit l’objet d’une petite adresse qui seroit confiée au c*’" Sergent chargé du soin de la faire valoir mais sur la proposition faite de la joindre au rapport de Bienaimé un membre avant observé que la différence des objets exigeoit nécessairement qu’ils fussent distincts
et séparés il s’éleva a cet egard une discution pour et contre apres laquelle il fut arreté que la reunion des deux demandes n’auroit pas lieu, mais qu’elles seroient faites chacune séparément.
On demande ensuite que le Comité d’instruction s’assemble au moins une fois par décade et qu’il rende compte a chaque assemblée des objets dont il se sera occupé on ne statue rien sur cet demande mais on obsen e qu’a la prochaine seance devant procéder au renou- \ ellement du Bureau on procédera en meme temps à l’organisation du Comité.
Le secrétaire fait part a l’assemblée du travail du C*"" Le brun intitulé quelques idées sur la disposition l’arrangement et la décoration du muséum national. Ce travail rempli de vues saines obtient des applaudissements mérités et la Société qui voit avec plaisir les efforts et les lumières de ses membres dirigés vers le bien public arrête qu’il sera fait mention dans son procès verbal du bon accueil qui a mérité et obtenu d’elle le travail du c'‘" Lebrun.
Les membres chargés de porter au bureau de police la liste des citoyens composant la Société instruisent l’assemblée que l’agent de police n’ayant pu repondre a la question de savoir si le tableau devoit être signé du bureau ou de chacun des membres individuellement attendu que cette question n’etoit pas encore résolu par le Comité de législation d’après lassentiment de l’agent ont cru devoir le rapporter a charge de le lui remettre quelques jours apres.
Seance lévée a 8 h. 3/4.
Procès verbal de la seance tenue extraordinairement le 2^ hniinaire l'an trois de la republique françoise une et indivisible. — Présidence du citoyen Boi'^ot.
A l’ouverture de la seance le citoyen Bienaimé secrétaire par intérim déclaré a la Société qun rapport dont il est chargé au nom de son comité d’instruction l’a empeché de rédiger le procès \erbal, et
il clemaïule en consec|uence a en donner lecture a la seance de nonodi, ensuite le meme membre lit un rapport au nom du Comité d’instruction sur le choix d’un lieu propre a ser\ ir de depot pro\isoir pour placer les sculptures et présenter un local capable de con- \enir a l’etude des modèles antique quelle nous oftre, la Société applaudit ce rapport un membre obser\e que le local choisi par le comité qui est le colege des 4 nations lui semble trop petit, il oppose et choisi S* Roc, il développe les difterents avantages qui fait donner la préférence du choix pour ce dernier monument, cette proposition est appuyé dexeloppé, par plusieurs membre, le rap|>orteur observe que le comité avoit pensé a se ser\ ir de S‘ Roc, mais cpi’il s’etoit élevé même au Comité des difficultés, parce{|u’une section v tenoit ses assemblées un membre propose de placer au Jacobins l’assemblé de cette section le choix entre les 2 locaux reste longtemps sus|)endu un membre dans l’interxal de la discussion, présente le citoyen Bourgoin jirtiste représentant du peuple, ce citoyen est re^n dans le sein de la Société a l’unanimité, il demande la |>arole et dix ise les 2 sous ([uestions et 2 point de xue le choi d’un lieu pro|>re a recexoir la sculpture, d’abord le college des 4 nations conviendroit dit-il pour établir les antiques dans un espèce de sanctuaire ou les artistes même n’auroit pas la facilité de composer auprès, ensuite S‘ Roc lui paroit un vrai lieu d’etude, ou les statues seroit éclairé et X U de tout point et ou le sculpteur pourroit modeler sculpter même écrire enfin sa pensé entièrement auprès des belle figure tout ce cpii seroit necessaire pour les copies ou [tll'îsihle) en argile des morceaux (|ue le genie changé ne manqueroit pas de créer étant ins|uré par une si belle galerie, il dex eloppeson opinion a ce sujet et indi(|ue S‘ Roc comme le choix le plus axantageux. Cette proposition derniere réunit la Société pour l’eglise ci dexant S' Roc on arrête (|ue le rapporteur présentera a la suite du traxail et du plan qu’il fait sur le college Mazarin les dernieres reflexions de la Société sur S‘ Roc, le president annonce que l’ordre du jour est la lecture d’un |>rojet proposé par le citoyen Boulé.
Un membre demande la parole pour fiiire quelque observation sur un rapport fait par le citoyen Grégoire a la Con\ ention national, sur les sommes accordé aux artistes, il expose que Grégoire n’a peut être pas assez classé les differentes especes d’artistes, les jeunes gens qui méritent des encouragemens les talents sont a qui appartiennent les prix, et les vieillards qui exigent la reconnoissance un membre explique les differentes observations et pense quil con\iendroit qu’en quelque façon on sollicite un décret pour ainsi dire en fa\eur des arts qui ont pour baze le dessein pareille a celui qui a eu lieu pour les savants et homme de lettre. On arrête rien sur cette proposition elle donne lieu a parler du jury et un membre demende si les comissaires scavent ce que le comité d’instruction a fait a ce sujet un membre demande a faire part d’une observation sur le jury elle consiste a trouver incohérent l’article on Ion exige que d’abord l’on prononcera s’il y a lieu a donner des prix l’opinant assure la Société qu’il y a injustice, et contraire a tous les principes de juger qu’il ny a pas lieu a donner des prix lorsque le rassemblement n’a pour but que cette distribution le moins mal est le meilleur et fut-il mauvais encore est il le moins mauvais et au terme de la loi il doit avoir la récompense accordé au moins mauvais car si l’on laissoitala volonté cet article s’il y a lieu a donner des prix on pourroitsous de rustique pretexte en jamais accorder et détruire par la lencouragement et l’emuIation un membre observe qu’il sera inutil de faire part de cette reflexion au Comité qui ne \eut qué la justice, l’echafaud a purgé la société des monstres qui l’entrainoit a sa perte en affectant un rigorisme de [ïUisïble') et la saine raison qui est enfin a l’ordre du jour guidera sans doute ceux qui nommeront le jury et il résultera de leurs choix un decret plus encouragent et plus consolant pour les artistes, il demande donc que la société puisse simplement attendre du jour sur une observation qu’il approuve, et dont il est parfaitement d’avis.
Le citoyen Boulé obtient la parole, un membre obser\e que Ion n’a pas arreté le jour ou l’on iroit au Comité d’instruction.
cette discussion se rengage sur cet oI)ser\ation, et l’on arrête que l’on ira sur le champ, la lecture du citoyen Boulé est remise a une autre seance et la présente est le\e à 9 heures.
Boizot, Detourneli.e,
President. par intérim.
SOClETl': RKPUHI.ICAINE DES ARES
AU MUSEUM NATIONAL SALLE DU LAOCON
Seance dit 2S Brumaire l’an ^ de la République française une et indivisible.
Présidence de Berlet.
Le secrétaire adjoint n’étant |>as présent pour lire le jîrocèsx erhal, l’assemhlée procède au renom ellement du Bureau. Elle a nommé pour secrutateurs Cazin et Bahouot. Le citoyen Enard a réuni la majorité pour la présidence et Brulé \ ice president, on procède de suite a la nomination des secrétaires, Garnerey a réuni la majorité pour être secrétaire et Petitot sécrétaire adjoint.
Le citoyen Robert représentant du peuple a été reçu membre de la Société.
On a fait lecture d’un ouv rage fait par J. B. P. Lehrun dans lequel il indique les moyens d’encourager la peinture, la sculpture, l’architecture et la gravure dans tous les genres. On a Hiit lecture du procès verbal de la séance extraordinaire de tpiartidi il a été adopté.
Pierre Nicolas Sarazin architecte a été admis membre de la Société.
Un membre projiose que les deux om rages présenté par le citoyen Lebrun renfermant des choses utiles soient renv oyés au comité réuni pour en faire un raport, adopté. Les artistes sont invités à y comnumicpier leurs réflexions.
Un membre rend compte à l’assemblée que les membres composant le Comité d’instruction publique ont accueillis les propositions de la Société sur les locaux qui peuvent servir de dépôt pour les statues antique; Hs ont renvoyé ces plans a la section qui doit en connaître.
Le citoyen Brulé fait lecture d’un projet utile pour les arts, et pour le commerce il est applaudi par l’assemblée, elle le renxoie a un comité pour lui en faire un raport.
Sarazin architecte develope dans son discours combien il est nécessaire de donner aux costumes de chaque peuple une forme précises, de manière qu’ils puissent agir sans être gêné, il propose de démontrer les moyens pour y arri\ er l’assemblée accueille sa proposition et applaudit a son zélé.
L’assemblée nomme Garnier Peintre, membre du Comité d’instruction à la place de Bousquet qui est a Genève.
On observe quil y a longtems que les comités n’ont été renouvellées, afin que les travaux ne pesent pas toujours sur les même membres on propose qu’ils soient renotivellé par moitié pour cette fois. L’assemblée arrête cette proposition arrête egalement quon y procédera a la 1 séance.
Un membre propose, et l’assemblée arrête que dorénaxant les comités seront renoiivellés par tiers tous les deux mois.
On fait lecture du procès verbal du 22 Brumaire qui est adopté. Un membre dit combien il est pressent d’obtenir de la Conx ention nationale l’impression des ouvrages de la Société afin de les faire connaître au public.
Un autre membre instruit l’assemblée qu’il a remis a l’agent national le tableau des membres composant la Société.
Séance levée à 9 heures.
Garnerey,
Secrétaire.
PROCÈS VERBAL DE LA SEANCE DE LA SüSSIETÈC) REPUBLIQUAINE DES AR I S