SÉANTE AU MUSEUM, SALLE DU LAOCON
Scance du 12 Vendcmidire l’an de la République française une et indivisible. — Présidence de Petitot.
On oiure la séance par la lecture du procès verbal, après une réclamation il est adopté.
Un membre lit une sérié d’ordre du jour, l’assemblée ajourne la discussion apres le raport du tnuail du comité.
Le raporteur lit le commencement du tra\ail, on met a la discussion le article; la proposition c]ui a été faite par un membre a la derniere seance que chaque genre d’arts nomma ses juges; on obser\ e (|ue la raison qui a déterminé a faire cette proposition, c’est que chacun fut jugé par ses pairs. Un membre a\oue qu’il a apuyé cette proposition parce qu’il la crue juste, qu’on lui a dit que cela tendait a fédéraliser les arts. D’ajirès ces obser\ations il laissait a la sagesse de l’assemblée de prononcer.
Un membre demande a lire des réflexions sur la discussion, il fiit sentir combien il serait dangereux de se laisser entrainer par une motion faite a\ ec logique, qui pourrait diviser les artistes dont l’unité est si necessaire pour le progrès des arts, qui ne peut s’opérer tpie |iar l’union et la fraternité; ce tra\ail est applaudi par l’assemblée, l’auteur est invité a le déposer sur le bureau.
Un autre membre développe dans son discours combien il est essentiel de sacrifier l’interet particulier pour un art a l’interet public, cpiil est nécessaire que les arts marchent ensemble; qu’il faut que l’assemblée Républicaine des arts soit une ecole publique qu’il serait nécessaire que chacun oublia ses \ ieilles habitudes et ces préjugés pour se régénérer s’il était possible, alors ce serait un nom eau monde (|ui ferait une bonne République.
Un membre dit qu’il ne faut pas passer a la postérité nos \ ices, mais nos vertus qu’il faut chercher a les corriger, il demande a communiquer ces reflexions sur l’objet qui occupe l’assemblée, il développe les raisons exposée sur les principes d’après lesquelles il a fait la proposition que chaque genre d’arts fut jugé par ses pairs, il prom e qu’il est possible qu’il n’y est qu’un tiers de juges éclairés pour l’architecture contre deux tiers qui ne le seroit pas. On répond au préopinant qu’il est possible que les architectes ne nomme que des architectes et le jury pourroit être composé des deux tiers d’architectes, que les peintres et les sculpteurs n’en paraissent pas inquiets. Après quelques débats on reclame l’ordre du jour.
L’article cinq et six sont mis aux voix et adopté.
Seance levée a neuf et demie.
Petitot, Simon Petit.
Presid}.
ASSEMBLÉE DE LA SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE DES ARTS
AU MUSEUM NATIONAL SALLE DU LAOCON
Séance du i8 Vendémiaire l’an y de la République française une et indivisible. — Présidence de Petitot.
La seance s’ouvre par la lecture du procès verbal qui est adopté. Un membre demande que les réflexions sur les articles arreté soient lues la proposition est adoptée. Il est question dans ce discour des moyens d’encourager tous les genres d’arts. L’assemblée l’aplaudi. On observe combien il est instant de se présenter a la Convention nationale pour reclamer le jugement des ouvrages mis au concours. On demande que le travail de la Société soit porté au Comité d’instruction publique par des commissaires qui presseraient le raport a la Con\ention. Un membre propose que le mode de jugement
pour le jury soit remis au travail fait, d’autres veuillent cpie ce qui est fait soit porté promptement au Comité, après avoir entendu differens membres sur cet objet, l’assemblée renvoie le tout au Comité pour lui en faire un raport a la première assemblée.
On propose a l’assemblée d’assister a la translation de J. J. Rousseau, on lit le raport fait par Grégoire au nom du Comité d’instruction publique a ce sujet, il est aplaudi par l’assemblée, et elle arette (|u’elle assistera au cortège décadi vingt, que l’on se rassemblera a neuf heures du matin dans le lieu des séances.
Seance levée a 9 heures.
Petitot, Simon Petit,
PresiJent. Secrétaire.
ASSEMHLKF. DE EA SOCIÉTÉ KEPUHEIC:aINE DES ARTS
AU MUSEUM NATIONAL SALLE OU LAOCON
Stance du 22 Vendémiaire l’an de la République française
une et indivisible. - Présidence de Petitot.
La séance s’ouvre par la lecture du procès verbal qui est adopté.
Un membre demande que l’assemblée s’occupe des encouragemens pour les jeunes citoyens qui étudié les arts, il croit qu’ils peuvent être continué provisoirement. D’autre entre dans les détails des difterents genres d’encouragemens ils font sentir qu’il ny a point d’inconv enient a laisser subsister ce mode. Un membre est étonné que l’ecole de dessin soit la seule qui soit enseignée par les anciens proffesseurs, pourquoi les autres artistes ne jouissent ils pas du même avantage î
Un membre du Comité fait le raport qui leur a été demandé il y parle de l’utilité des beaux arts, leurs influences sur les arts mécaniques, d’ou il tire leurs sources, et sur les manufactures qui font la richesse
des Etats qui les possèdent, il entre ensuite dans les détails des encotiragemens. L’assemblée aplaudi cet ouvragel^l
Un membre dit qu’il serait nécessaire que tous les objets en sculpture mis en concours eussent le même mode que le colosse. Un autre fait sentir l’utillité de l’alégorie dans les arts pour l’instruction du peuple, il demande que cela fasse l’objet d’une discutiori, arrêté.
L’assemblée arrête l’adresse pour être présentée au Comité d’instruction publique. Un membre propose que la Société aille a la Convention nationale pour la féliciter sur son adresse au peuple français. On propose que le président écrive au citoyen Grégoire pour l’instruire qu’il n’a pas été délivré d’encouragemens depuis 1791, arrêté.
On propose qu’il soit fait une adresse a la Convention nationale pour faire differentes réclamations, l’assemblée arrête qu’il y aura une assemblée extraordinaire quartidi et que son comité lui présentera une adresse pour la Convention nationale.
Seance levée a 9 heures.
Petitot, Simon Petit,
President. Secrétaire,
ASSEMBLÉE DE LA SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE DES ARTS
AU MUSEUM SALLE DU LAOCON
Séance du 2^ Vendémiaire l’an 7® de la République française une et indivisible, — Présidence de Petitet.
La séance s’ouvre par la lecture du procès verbal de la derniere séance il a été adopté après une réclamation. Un membre qui avait
Mots biffés : [On observe qu’il n’est pas necessaire de parler de la faiblesse des ouvrages. . .].
été charge d’écrire au citoyen Grégoire fait des observations sur cette démarché. L’assemblée raporte son arreté a ce sujet.
Un citoyen lit une adresse pour la Convention nationale qui est aplaudie par l’assemblée.
Un autre membre fait lecture d’une adresse qui est également aplaudie.
On demande une seconde lecture de la première, l’assemblée l’adopte. Elle nomme Petitot et Garnier pour se transporter chez le président de la Convention nationale pour qu’il fasse admettre la société a la barre le vingt cinq. L’assemblée arrête (|u’elle ira en masse. Séance levée a p heures.
Petitot, Simon Petit,
President. Secret^''.
ASSEM13LKE DE LA SOCIKTK RKPUHI.ICAINE DES ARTS
AU MUSEUM NATIONAL SALLE DU LAOCON
Séance du 2 S Vendémiaire l’an y' de la République française une et indivisible. — Présidence de Petitot.
La séance s’ouvre par la lecture du procès verbal (|ui est adopté.
Un membre fait le raport, de la maniéré dont la Convention nationale a accueilli l’adresse de la Société.
Un autre observe à l’assemblée que la Convention nationale a rendu des décrets concernant la Société populaire qu’il est nécessaire d’en prendre connaissance.
On fait lecture du decret rendu a ce sujet.
L’assemblée arrête que son comité de présentation sera chargé d’ecrire^aux membres qui composent la Société pour cpi il donnent
les notes nécessaire pour dresser le tableau des artistes composant la Société conformement à la loi.
On propose qu’il soit nommé des commissaires pour aller au Comité d’instruction publique, on objecte a cet egard la loi du 25 vendémiaire et l’assemblée inyite simplement les citoyens qui ont coopérer a l’ouvrage présenté de presser le raport.
Chamouleau fait part à l’assemblée d’un plan b) d’orchestre républicain destiné au Jardin National dans les fêtes publiques. L’assemblée renvoie ce travail a son Comité d’instruction pour lui en faire un raport.
Un membre lit une sérié d’ordre du jour; elle est renvoiée au comité pour en faire une nouvelle rédaction.
On demande que l’on joigne a cet article celui de savoir si l’allégorie est utile pour l’instruction du peuple. Arrêté.
Seance levée a ÿ heures.
Boizot,
U/a' President.
SOCIÉTÉ REPUBLICAINE DES ARTS