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la circulaire à envoyer aux artistes qui ont exposé au Salon, et M. le président a invité les membres qui avoient proposé des rédactions à en faire une nouvelle lecture.
Lecture faite, un membre a demandé la priorité pour celle de M. Taillasson, avec la prescription de M. Forty et Tamendement de M. Dardel, qui est de motiver dans un précis le sujet et les motifs qui ont déterminé et le choix, et les moyens qu’on a employé pour l’exécution des ouvrages de l’art.
Un membre a demandé la parole et a dit qu’en vertu de la lettre du procureur-syndic du département, écrite à M. Lefèvre, il demandoit que l’assemblée ne s’occupât plus d’une circulaire, mais bien de satisfaire à la lettre du procureur-général syndic.
Un membre a demandé la lecture du décret du 3 décembre; lecture faite du dit décret, on a demandé qu’il fut nommé des commissaires pour accompagner M. Lefèvre chez le procureur-syndic. Cette motion ayant été mise aux voix, l’assemblée a arrêté que les membres du bureau seroient chargés de se retirer avec M. Lefèvre vers le procureur-syndic.
La séance a été levée à 8 heures 1/2 et s’est ajournée à vendredi 9, au Salon du Louvre, à 6 heures du soir.
Signé : Vincent, président.
Frère- Monti:(pn, Robin, secrétaires.
Séance du vendredi 9 mars 1792 Salon du Louvre.
Les membres de l’assemblée s’étant rendus au grand Salon du Louvre, ainsi qu’il en avait été décidé à la dernière
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séance du samedi 3 mars, ils sont invités à se réunir dans la salle ronde, l’une de celles de l’Académie de peinture.
M. Lefèvre, ex-président, dit à l’assemblée que, s’étant rendu chez M. Rœderer avec M. Vincent et autres de ses membres, il s’est occupé de le convaincre qu’ayant réuni les commissaires-juges, d’après l’avis des officiers municipaux qui étoient chargés de la convocation et installation des artistes qui avoient eu le droit de les élire, leur assemblée devoir être regardée comme légale. Sur quoi M. Rœderer, ayant paru dans la même opinion, a promis de la confirmer par écrit à MM. les commissaires.
M. Vincent fait lecture de la réponse du ministre de l’Intérieur sur son mémoire en demande d’un local pour la tenue des assemblées. La lettre du ministre est conçue en ces termes :
J’ai reçu, Monsieur, le mémoire que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser au nom de MM. les commissaires-juges qui demandent un local pour tenir leurs séances. J’ai pensé que l’une des salles de l’Académie de peinture, connue sous le nom de salle ronde, pourroit être accordée à cette assemblée, et que l’Académie se prêteroit d’autant plus volontiers à cette disposition, que cette salle peut, à ce que l’on m’assure être employée à cet usage sans gêner l’Académie, qui d’ailleurs, ne verra sûrement pas ce local occupé par une assemblée dont la moitié de membres est prise dans son sein, et qui a des fonctions à remplir dont l’Académie ne peut que désirer le succès, puisqu’elles ont pour objet le progrès et l’encouragement des Arts. Je viens d’écrire en conséquence à M. F/V/i, directeur de l’Académie, et je vous invite à vous concerter avec lui à ce sujet.
Signé : Le Ministre de l’Intérieur.
B. C. Cahier.
4 mars 1792.
DE l’assemblée des COMMISSAIRES AU SALON DE I79I
Au bas est écrit :
A M. Vincent, président de rassemblée des commissairesjuges, peintre du Roi, aux galeries du Louvre,
D’après la lecture de cette lettre, et le rapport de M. Lefèvre, l’assemblée est confirmée dans ses opinions sur la légalité de toutes ses séances depuis la convocation de M. Lefèvre, et le bureau est maintenu dans ses fonctions.
M. le président propose de voter des remerciemens à M. Moreau, l’un des commissaires-juges, pour avoir ouvert son salon à l’assemblée pendant les trois séances précédentes, ce qui est adopté avec acclamation et avec la recommandation que de cette délibération mention soit faite au présent procès-verbal.
M. le président est autorisé à faire toutes les avances nécessaires pour les frais relatifs à l’assemblée.
Il propose de déterminer pour l’avenir, les jours et heures de la tenue des séances ; après plusieurs opinions il est arrêté que les séances des commissaires-juges auront lieu les lundi, mardi, jeudi et vendredi de chaque semaine, à 6 heures du soir, sauf les variations que pourroient nécessiter les circonstances ; il est arrêté en outre qu’il sera envoyé un avis de cette dernière délibération à chacun des membres absens. La séance est levée à 7 heures et demie.
Séance du lundi ' 12 mars 1792
La séance a été ouverte à 6 heures par M. le président. Lecture faite du procès-verbal, un membre a dit : « Qu’il demandoit que les noms des membres qui avoient fait quelques motions, ne fussent point cités dans le procès-ver-
PROCES-VERBAL DES SEANCES ET DÉLIBÉRATIONS
bal. La motion a été adoptée ainsi que la rédaction du procès-verbal.
L’assemblée ayant passé à l’ordre du jour, qui étoit la discussion sur la rédaction de la lettre circulaire à envoyer aux artistes qui ont exposé au Salon, un membre a demandé qu’il fût fait une nouvelle lecture des différentes rédactions lues dans la dernière séance, à l’effet de mettre les membres qui n’avoient pas assisté à la dernière séance à même d’en juger.
Un autre membre a demandé qu’il fût fait seulement lecture des trois rédactions pour lesquelles on avoit demandé la priorité dans la séance du 5 mars ; la motion mise aux voix, l’assemblée a arrêté qu’il sera fait lecture seulement des rédactions de M*"" Taillasson, Forty et DardeL- Lecture faite des dites rédactions, et la discussion ouverte sur cet objet, M. Robert-Lefévre a fait lecture d’une nouvelle rédaction qu’il a ensuite déposée sur le bureau ; l’assemblée après avoir mûrement discuté sur les trois rédactions dont il est parlé ci-dessus, a arrêté qu’elle adoptoit la rédaction de M. Taillasson, avec la prescription de M. Forty.
Un membre a fait un amendement, pour qu’à la suite de la lettre adoptée ci-dessus, il fût ajouté la demande de l’explication du sujet des ouvrages exposés; l’amendement a été arrêté.
Un de les secrétaires, ayant fait une rédaction dans l’esprit des arrêtés ci-dessus, a demandé à la communiquer à l’assemblée. Lecture faite de cette rédaction, M. le président l’ayant mis aux voix, l’assemblée l’a arrêtée telle qu’elle suit.
L’assemblée des commissaires-juges, pouvant n’avoir pas parfaitement présent les différens degrés de mérite des ouvrages
DE l’assemblée des COMMISSAIRES AU SALON t>E I79I
exposés au Salon, et pensant que son jugement deviendroit plus sûr en les revoyant, vous invite, pour votre propre intérêt et pour celui de l’équité, à faire rapporter le plus tôt possible celui de vos ouvrages exposés à la fin de l’année dernière que vous estimerez le mieux; en adressant à l’assemblée le précis du sujet.
Quant aux ouvrages qui seroient d’un transport difficile où trop dispendieux, les auteurs peuvent en donner la connaissance à MM. les commissaires, afin que ceux qui désireront les revoir, puissent se transporter où besoin sera.
Nous avons l’honneur d’être, M*" vos très humbles et très obéissants serviteurs.
Signé : Vincent, président.
Frère-Montiion, Robin, secrétaires.
Ensuite la discussion a été ouverte sur la question de savoir si les artistes étrangers exposans participeront aux encouragemens décrétés par TAssemblée nationale, et dont la discussion avoit été ajournée au 5 mars d’après l’arrêté pris dans la séance du 2 mars.
La question préalable ayant été demandée sur le tout, elle a été adoptée.
L’assemblée a été levée à huit heures et demie et s’est ajournée à jeudi.
Signé : Vincent, président.
Frêre-Monti:(on, Robin, secrétaires.