TROIS-CENT-CINQUANTE-TROISIÈME SÉANCE
a5 prairial aj m.
Ce jourd'hui a 5 prairial, l'an trois de la République française, une et indivisible, le Comité d'agriculture et des arts s'est assemblé. Membres présents : Boucher Sauveur, Mailly, Cochet, Martin, Pinel, Chauvin, Eschasseriaux aîné, Pflieger etTellier.
Un des secrétaires fait lecture du procès-verbal de la dernière séance; la rédaction est adoptée.
On lit la correspondance.
Le Comité arrête d'écrire au représentant du peuple Poullain- Grandprey pour l'inviter d'envoyer son travail sur l'organisation forestière (voyez la correspondance).
Le Comité d'agriculture et des arts est autorisé à confier un étalon au citoven Chemilly, pour la remonte, de faire accord avec lui pour la nourriture pendant le temps qu'il le nourrira, à la charge de le remettre au dépôt à ses frais
La Commission d'agriculture et des arts est autorisée, sur la demande des administrateurs du district de Meaux, à remettre un ou deux étalons au citoyen Lorris pendant le restant de la remonte, de faire accord avec lui pour leur entretien pendant le temps qu'il s'en servira 2?.
Le Comité charge le représentant du peuple Tellier de se concerter avec le Comité des finances, section des Domaines , pour obtenir le local du Garde-meuble à l'effet d'y placer le Conservatoire des arts.
Le Comité nomme les représentants Pflieger et Eschasseriaux pour se transportera Versailles, à l'effet d'examiner le local destiné, par décret du a 9 germinal, pour servir à l'établissement de l'École vétérinaire d'AÎfort, et d'en faire leur rapport au Comité.
La pétition du citoyen Barault est renvoyée au Comité des finances, section de la comptabilité.
Le Comité charge les représentants Boucher Sauveur et Maillv de se transporter au Comité de salut public, relativement à son arrêté par lequel il enjoint à la Commission d'agriculture et des arts de remettre au Bureau de commerce toules" les pièces et mémoires relatifs aux manufactures et aux arts; arrêté qui, s'il
Preatidcau-Cliemillv, cultivateur à farine, au canton de. La/»ny l'Seiiie-el-
Honnevillc (Eure) [ AK u \>\. 8.">j. Marne), treiw juments poulinièiv*
(i; Le citoyen terris avait, dans sa ( A F n 8T>).
498 PROCÈS-VERBAUX DU COMITÉ [«5 piuia. *> m]
avait son exécution , ne tendrait qu'à désorganiser la Commission d'agriculture et des arts.
Boucher Sauveur.
TROIS-CENT-CINQUANTK-^UATRIKMK SÉANCE.
Ccjourd'hui 37 prairial, l'an trois de la République française, une et indivisible, le Comité d'agriculture et des arts s'est assemblé. Membres présents : Boucher Sauveur, Mailly, Cochet, Martin, Pinel, Chauvin, Ëschasseriaux, l'flieger, Tellier.
On fait lecture du procès-verbal de la dernière séance; la rédaction est adoptée.
Un des secrétaires lit la correspondance.
Le Comité d'agriculture et des arts, sur le rapport de la Commission d'agriculture et des arts, et conformément à l'article 1 h, du [décret] du 29 germinal dernier sur les écoles vétérinaires, arrête :
Art. I". Le citoyen Chabert est nommé directeur de l'École vétérinaire de Versailles.
Art. 2. Les citoyens Flandrin, Godine, Barniel et Girard sont nommés professeurs de la même école; et le premier, comme plus ancien, est adjoint pour remplacer le directeur en cas d'absence.
Le citoyen Girard professera l'anatomie de tous les animaux servant à l'agriculture; le citoyen Godine, l'éducation et la maladie des bêtes à cornes, des abeilles et des vers à soie; le citoyen Flandrin, l'éducation et les maladies du mouton, de la chèvre, du cochon, des lapins, des volailles, l'amélioration des laines; le citoyen Barruel, ln forge, la ferrure et les opérations du pied.
Art. 3. Le citoyen Fertelle est nommé régisseur de la même
école.
Art. à. Le traitement des directeur, professeurs et régisseur sera payé conformément au tableau des dépenses fixes des écoles vétérinaires, arrêté par le Comité le 17 floréal dernier, à compter du at) germinal dernier, jour du décret sur les écoles vétérinaires
Le Comité d'agriculture et des arts, après avoir entendu le rapport de la Commission d'agriculture, arrête qu'il n'y a pas lieu à
(,J 1/omUé fui pris sur un rapport de Bcrlhollet (AF* u pl. 85).
[a7 i»] D 'AGRICULTURE ET DES ARTS. A 99
délibérer sur les réclamations des sections Révolutionnaire et des Amis de la Patrie en faveur des moissonneurs quelles ont envoyés pour travailler aux récoltes dans les districts environnant Paris, attendu que leurs demandes sont contraires aux dispositions de l'arrêté du Comité de salut public du 27 thermidor;
Que néanmoins la Commission d'agriculture et des arts est autorisée à payer à la section des Amis de la Patrie la somme de 54 livres, montant des fournitures de pain qu'elle a faites gratuitement aux moissonneurs
Le Comité arrête qu'il sera écrit au citoyen Perrin , teinturier à Sedan, de vouloir bien communiquer au Comité son moyen de teindre le drap en bleu
Le Comité charge le représentant du peuple Tellier de présenter à la Convention un projet de décret tendant à obtenir le rapport de celui du [3o août 1793] par lequel elle accepte l'offre au cabinet du citoyen Pelletier
Sur l'avertissement fait par la Commission des transports militaires, postes et messageries, au Comité d'agriculture et des arts, de choisir les chevaux entiers qui pourraient être bons pour la propagation de l'espèce parmi les chevaux déposés aux écuries rue Honoré, les membres composant la section animale se sont transportés sur les lieux et ont choisi les chevaux entiers marqués n°*74, 76, 78 et 79. En conséquence, le Comité arrête que la Commission d'agriculture et des arts est autorisée à les faire conduire au dépôt de Versailles (4).
La Commission d'agriculture fait part au Comité que les essais
O La section révolutionnaire était, en 1793, la section du Pont-Neuf, et •m 1791-1799 la section Henri IV; ia section des Amis de la Patrie était, en 1791-1793, ta section du Ponces u.
(*) 11 s'agissait évidemment du drap de troupe.
W Le là nivose an 111 la Convention avait accordé une gratification de 3,000 livres an citoyen Pelletier; le lendemain, sur un rapport du Comité des secours publics, elle lui accordait un secours provisoire de 3oo livres, et chargeait le Comité d'instruction publique d'instruire son a (Ta ire (Prôcitttrhai, p. 939, 9 68-9 69 ). C'est le 3o août 1793 que la Convention avait accepté l'offre qne lui faisait Pelletier de fon cabinet de machines particulièrement destinées au perfectionnement
des arts mécaniques (Pmcit-verbal, p. 379). Le 7 messidor an m elle rapportait ce décret et, — attendu que Pelletier était demeuré chargé, depuis cette époque, do loyer de l'emplacement où étaient encore les machines, — elle décidait de faire supporter par la Nation ce loyer, depuis le 3o août jusqu'au 1" thermidor an 111 (Procèê-wrbal,p. 98).
Pelletier réclama contre ce décret; la Convention le confirma le 99 messidor et décida crue le loyer serait payé jusqu'au 9 vendémiaire an iv (Procèswrbal, p. 174).
(*' C'était le citoyen Constant, fournisseur de chevaux de remonte pour le service de la cavalerie . qui présentait ers chevaux entiers rue Honoré , n" 1 06 (AF11 pl. 85).
IM\(M;KS-VKRBAI!\ ni comité 47 l'RUR. l\ III
sur la culture du coton, faits par le citoyen Gillot, de Tarascon, lui ont réussi
Le Comité arrête mention honorable, et qu'il sera écrit une lettre de satisfaction au citoyen Gillot (voyez la correspondance).
Le Comité charge le citoyen Maillv d'aller au Comité des finances y appuyer les demandes du citoyen Potier pour l'établissement d'une manufacture de terre anglaise et de porcelaine à l'Isle-Adam, d'après les soumissions du citoyen Potier.
Sur le rapport de la Commission d'agriculture de la demande du citoyen Violette tendant à obtenir une avance de 3o,ooo livres pour fournir aux frais d'une manufacture de draps à Bourges, le Comité arrête qu'il n'y a lieu à délibérer ' 2 .
Le Comité passe à l'ordre du jour sur la demande du citoyen Saint-Vital, qui propose de vendre à la République le secret d'une découverte d'une matière propre à remplacer les laines et tendant à appeler le citoyen Picquenot et à l'engager à reprendre les expériences sur la lilature (3J.
Lin membre fuit lecture du rapport de la Commission d'agriculture et des arts relatif à une proposition faite par plusieurs citoyens d'Aubusson, se disant intéressés à la manufacture des tapis de cette commune, proposition sur laquelle le Comité a déjà prononcé négativement. Le Comité passe à l'ordre du jour !*].
La Commission d'agriculture avait examiné le mémoire de Cillot el Pavait trouvé si ulilf* qu'elle en avait décidé la publication dans la FeuiUt du cultivateur; il y parut en eflet dans le numéro du la pluviôse an 111: en outre, Gillot avait adressé à la Commission de la graine decolia provenant de sa récolte:
la Commission se chargea d'en distribuer à un certain nombre de cultivateurs (AF 11 pl. 85).
(!; Le citoyen Violette prétendait que depuis 1785 il avait fourni h Bourges environ 600 ouvriers pour le bureau do charité; actuellement il voulait créer une manufacture de drap de troupe:
Berlhollet, rapporteur de la Commission d'agriculture et des arts, estimait — et en c»'la il se conformait au principe adoplé depuis quelques années, — qu'il ne ialbit accorder de tubvention qu'aux créateurs d'industries nouvelles ( AF 11 pl. 85).
Boucher Sauveur.
W Eu i7t)'i, Saint- Vital, habitant de Lucerne, avait proposé à notre envoyé en Suisse, Barthélémy, de lui vendre le secret de sa découverte; la Commission d'agriculture examina des échantillons: elle se souvint qu'en 1786 le citoyen Picquenot avait présenté à l'ancien gouvernement des draps fabriqués avec des poils de lapins et de chèvres d'Angora infiniment supérieurs à ceux actuellement soumis à l'examen; Picquenot avait alors obtenu, le 5 septembre 1786, un privilège exclusif: la Commission estimait que la découverte de Saint-Vital n'avait pas grande importance mais que si l'on jugeait nécessaire de pousser l'affaire plus lùn il fallait, en tout cas, engager le sieur Picquenot, sous l'offre de l'indemniser, à reprendre ses expériences primitive* (AF 11 pl. 85).
t* Le rapport de Lbéritier est joint au procès-verbal (AF11 pl. 85).
|ag prwr. a> m] D'AGRICtLTURE ET DES ARTS.
TnOIS-CENT-CJNQUANTE-CJNQl IÈME SÉAME.
Cejourd'hui 99 prairial, Tan trois de la République française, une et indivisible, le Comité d'agriculture et des arts s'est assemblé. Membre présent : Bouclier Sauveur.
On fait la lecture du procès-verbal de la dernière séance; la rédaction est adoptée.
Un des secrétaires lit la correspondance.
Le Comité renvoie à la Commission d'agriculture et des arts la pétition des administrateurs du district d'Étampes tendant à obtenir des secours pour les communes de Mondevillc, Itteville, Lardy, Bouray, Baulne, Janvillc, Cerny et autres qui ont été ravagées par la grêle le a 9 prairial.
Sur le rapport de la Commission d'agriculture et des arts tendant à faire payer au citoyen Druon une somme de 1,900 livres pour indemnité de la perte qu'il a éprouvée sur son traitement et de son portefeuille, le Comité ajourne la demande
Sur le rapport de la Commission d'agriculture et des arts, de la situation des juments du Plessis-la-Lalande déjà vendues, de celles encore existantes pour être saillies, ainsi que de quelques cbevaux malades lors de la vente, dont on n'a pu se défaire, le Comité arrête que la Commission fera vendre, le 90 messidor prochain, le restant des juments du Plessis-la-Lalande qui ont été saillies, conmément à l'article 10 de la loi du 9 germinal dernier;
a° Les juments qui ne se trouveront pas pleines seront également vendues ainsi que tous les autres chevaux qui se trouveront rétablis et auront été à l'infirmerie lors de la première vente;
3° Le cheval blanc entier, désigné pour étalon qui ne se trouve pas bon à ce service, ainsi que l'étalon bai brun poussif, seront également vendus;
U° Les autres étalons seront renvoyés au dépôt de Versailles;
5" Enfin tout l'établissement sera vidé;
6'° Les juments et autres chevaux qui se trouveront propres pour h* service des troupes à cheval seront conduits au dépôt de Paris Le Comité d'agriculture et des arts arrête que la Commission
M Druon élait a^enl de la Commission d'agriculture près l'armée de la Moselle; il avait perdu dans le pays de Trêves, parle discrédit des a^ijjnnts, celle somme de 1,900 livres dont il
demandait à ôlre indemnisé; son portefeuille ff contenant toute sa fortune i avait élè perdu à Lonj»wy ( AF u pl. 85 ).
W Lo rapport de Bertliollel .-«.t joint à l'arrêté (AF il pl. M5).
r.Oâ
PROCÈS-VERBAUX DU COMITÉ [*9 mu». m]
d'agriculture et des arts est autorisée 5 faire payer à titre d'indemnité aux citoyens Baillcul et Desportes, ci-devant garçons de bureau, aujourd'hui ouvriers à l'atelier de cornes à lanternes sis rue de Heuilly n, un supplément à leur salaire jusqu'à la concurrence de cent cinquante livres par mois, pendant ceux de germinal, floréal et prairal, en déduisant de cette indemnité le prix des journées qu'ils en ont reçu dans ledit atelier"5.
Séance levée. Roucrbi Sauveur.