TROIS-CENT-CINOBANTE-SIXIÈME SÉANCE
t" MS9MD01 AI 111.
Ce jourd'bui 1" messidor, l'an trois de la République française, une et indivisible, le Comité d'agriculture et des arts s'est assemblé.
Citoyens présents : Boucher Sauveur, Venard, Réguis, Neveu, Pflieger, Pinel, Cochet, Eschasseriaux.
Lecture faite de la correspondance, un membre a fait un rapport sur l'établissement d'une usine propre à fabriquer des faux, située à Issoire, département du Puy-de-Dôme; les pièces ont été remises au citoyen Neveu, pour en conférer avec le Comité des finances.
Le citoyen Pflieger a fait ensuite rapport de sa mission a Versailles pour connaître les localités propres à placer les magasins de fourrage, et autres ustensiles de l'École vétérinaire d'Alfort, et il a
C> «Dès le iG floréal, la Commission [d'agriculture] tourna ses idées vers les moyens d établir en Franre la fabrication des corne* transparentes propres à faire des lanternes; ces cornes «ont nécessaires à la marine pour ta construction des fanaux; on est obligé de les tirer de l'étranger; el la Commission savait que le» approvisionnements faits en ce genre commençaient à s'épuiser. Elle écrivit aux autorités constituées des différentes communes de la République où elle soupçonnait pouvoir trouver des artistes capables d'établir ce genre de fabrication; la correspondance à cet égard ne produisit rien. Le U prairial, le Comité de salut public envoya à la Commission différentes lettres, écrites de Brest el accompagnées d'échantillons de toiles métalliques que le citoyen Ilot lion, • — (17V1-1817) - de la ci-devant Aca-
démie des sciences, avait imaginé d'e.iduire d'un vernis transparent pour les substituer à la corne dans la construction des fanaux; il ne fut pas ditlicile de reconnaître que ces toiles métalliques ne pourraient jamais suppléer la corne et qu'il fallait particulièrement diriger les efforts vers les moyens d'en fabriquer en France. Elle ordonna des essais et des recherches qui conduisirent au résultat que l'on désirait, de sorte que le 9 1 prairial elle proposa au Comité de salut public un projet d'arrêté portant établissement à Paris d'un atelier pour la fabrication de la corne à lanterne; cet atelier est établi faubourg Antoine, nie de Reuilly (F" i556, compte rendu de la Commission d'agriculture, division des arts, du 9 brumaire an 111).
W Le rapport de J.-B. Dubois sur cette affaire est dans A Fit pl. 85.
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déclaré que rien ne s'opposait à faire faire tes travaux convenables pour recevoir cette école. 11 a ajoute- qu'il s'était aussi transporté à la ferme de Saint-Cyr, en vertu de l'arrêté du Comité du a 9 floréal dernier.
La séance a été levée. Boucher Sauveur.