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Quant à l'origine de ce nom, si l'on s'en rapporte au sens le plus communément adopté au moyen-âge, nvirchis, marcheilj désignerait un ancien marais, hypothèse qui ne serait nullement invraisemblable : le plateau du Marchis possède un sous-sol humide, et la rue Marmoreau tire son nom de la mare que l'on y voyait jadis appartenant à la famille Moreau^
D'autre part, Duchemin de Villiers pense que marchis est synonyme de marché^, et que là se serait tenu le second marché de la ville de Laval, jusqu'au moment où les bâtiments, halle et tribunal, qui en étaient l'accessoire, auraient été détruits par les Anglais vers le commencement du xv** siècle 3.
Quoi qu'il en puisse être de ces deux systèmes, l'hébergement désigné par la charte de Guy VIII est bien le lieu de la Perrine, comme le prouveraient au besoin les aveifx rendus au xv« siècle par les seigneurs de Laval, mentionnant en termes précis cette redevance féodale : 4c Sur le herbergemént de la Perrigne, sis en la rue Gau- » din, une paire d'esperons dorés au terme de Pasques^. >
Par le même acte, Guy VIII concède à Geofroy et à Hamelin « leur fé, » c'est-à-dire leur bois de chauffage dans la forêt de Concise, en essences de bouleau, tremble et autres morts bois, dans la proportion d'une charge de cheval par jour.
Le seigneur de Laval donne pour cause à ces largesses les bons et loyaux services que lui a rendus maitre Geofroy ; il stipule avec le plus grand soin que jamais cette
1. Elle est appelée rue de la Mare-Moreau dans un acte de 1712, cité par Duchemin de Villiers, Essais historiques, p. 409.
2. Dans ce système, marchis ne viendrait plus de marchesium ou marchestmiy marais, mais de marchatumy marché. — M. Frédéric Godefroy (Dictionn. de l'ancienne langue française) donne à marcheil, marchis, marchais, le sens de marais, et ne relève aucun texte où ce mot désignerait un marché.