Armoriai général de l'Anjou, deuxième fascicule, p
terre des ayant cause d*Etienne Lepelletier, et abuttant le pré de la Motte, au sieur de Cadaillan, six bregeons audit clos, plusieurs planches et hommées au clos des Comptans et en divers autres lieux. » Le 9 février 1714, par acte passé devant M« Theulier, notaire, P. Colas, veuve de Michel Péan, donna à son fils, pour son titre clérical, le lieu de la Picqueraie. En 1649, Jeanne Jacquelot, dame de la Picqueraie, est inhumée dans Téglise.
La chapelle des Le Frère ou des Frères jouissait « de quinze livres de rente en fresche » sur des vignes situées en la paroisse de Sainte-Gemmes-sur-Loire. Le chapelain prélevait, à la Toussaint, une rente de six livres cinq sols sur le fief de Quiffeux*, sur le Haut et le Bas-Tronchay, sur Coulon et sur d'autres seigneuries. Ces fonctions furent successivement remplies par M* Pierre Roisné en 1690, puis par Pierre Richer, prêtre, chanoine de l'église collégiale de Saint- Jean-Baptiste d'Angers, et par Michel Péan, au commencement du XVII® siècle. A une certaine époque, la famille Le Frère avait eu le droit de présentation'^.
La chapelle des Bignts portait à la voûte un écusson chargé d'une croix. Ce sont les armoiries des Bigny
1. Quififeux, f., c»® de Saint-Denis-d*Aniou. — Fief vassal de la baronnie de Grattecuisse [Dict, top, de la Mayenne, p. 270). — Un autre lieu de Quiffeu était voisin de Sablé. • - Nous savons que Jeanne Champenais, dame de Quiffeu, en Sablé, et de Martigné, en Avessé, épousa noble homme Jean Bréhier. Le seigneur de Cufeu ou Quiffeu, assistait au combat livré par les chevaliers angevins et manceaux contre les Anglais en i44i. (G. Ménage, Seconde partie de l'Histoire de Sablé, p. 49 et 135).
2. Mamiscrits inédits de la cure de Saint-Denis-d* Anjou. — Les divers renseignements fournis par ces manuscrits ont été tantôt confirmés, tantôt contredits par d'autres indications dont nous avons dû tenir compte. Nous avons donc changé et rectifié un certain nombre de détails dans la rédaction de notre Histoire de Saint-Denis-d' Anjou,
de Pair, fondateurs de cette chapelle*. On remarquait, au lambris de l'église, un écu d'argent chargé de trois hermines. On suppose que c'étaient les armoiries des donateurs de ce revêtement^.
La. chapelle du Pin ou des Morins avait été fondée en 1580 par Antoine Chéhère, fils de M'« AntoiuQ Chéhère, notaire, et de N. Morin, demeurant à Saint-Denisd'Anjou. La présentation en fut donnée à J. LeJDoisne, mari de Ch. Morin, et, après le décès du dit Le Doisne, à son fils aîné, ou, à son défaut, au plus proche parent de la race portant le nom de Morin. Pierre Ouvrard, curé de Lezigné3(1639-1669.),en fut chapelain. Jean Beaurepaire le remplaça en 1670. Son successeur, Nicolas Salles, fut inhumé dans l'église auprès de l'autel Saint-Sébastien le 18 juillet 1701. Le poste échut ensuite à René Martin, décédé en 1720. Etienne Touchard occupa la place vacante le 9 janvier de la même année. Les] revenus de cette chapelle étaient évalués à cent livres de rente annuelle. La chapelle Saint-Sébastien et la chapelle DES Salles avaient des droits sur les vignes du clos des Grands-Sourdiers.
Le 26 avril 1721, le sieur François Martin, prêtre, demeurant à Morton, prend possession de la chapelle des Sourdrilles, desservie à l'autel Sainte-Anne*. La maison qui joignait celle de M. de la Vérouillère, au-dessus des Grandes-Halles, dépendait de cette chapelle. En 1720, Jacques Elie, prêtre, chapelain de Saint-Maurice d'Angers, desservait les chapelles Saint-Nicolas, Sainte-