‹ Procès-verbaux et documents, Volume 4Chapitre 26 sur 123 · Audouys, t. ii, f. 110 (Bibl. d'Angers · texte numérisé non relu

Audouys, t. ii, f. 110 (Bibl. d'Angers

3. Note communiquée par M. le marquis Ernest de Villoutreys. — Les Ménage, on le voit, jouèrent un rôle important à Saint-Denis-d'Anjou. D'autres familles y eurent une situation brillante : Les Théard, sieurs de Baraize. — Les Bignon, dont est issu Jérôme Bignon, le célèbre jurisconsulte, né le 24 août 1589, mort en 1656. — Les Ollivier. sieurs du Rocher, dont plusieurs remplirent des ofûcices judiciaires et furent fermiers de la châtellenie. — Les le Pelletier, dont nous avons souvent

Earlé. — Les Chalopin de Vauberger, alliés aux Martigné. — tes Bouchard, dont plusieurs furent procureurs fiscaux. — Les Perrier, avocats ordmaires en la juridiction. — Les Journeil,

Morton.

Le château de Morton se compose de deux parties, Tune vieille, au sud, l'autre neuve, au nord. Dans la cour régnent les servitudes : dans la prairie, située devant le logis, se dresse une éminence entourée d'eau. Au sud, on remarque le jardin et les serres. François de Roysnon était seigneur du lieu en 1526. Le seigneur de Morton et de la Brosse rendait aveu, à cause du fief de Morton, au seigneur de la Balhayère et de Bierné. Morton appartint ensuite à la famille le Pelletier. Jean le Pelletier, sieur du Grignon et de Morton en 1555, épousa Lezine Grimaudet, sœur du célèbre François Grimaudet, avocat du roi à Angers, et fille de Pierre Grimaudet, échevin d'Angers en 1528, et de Guillelmine Bérault. Leur fille Lezine le Pelletier, dame de Morton, épousa Olivier Cupif, sieur de la Boumerie, receveur des tailles d'Anjou et échevin de la ville d'Angers en 1589. Il vivait encore en 1601. François le Pelletier, sieur de Morton, frère de la précédente, élu d'Angers, épousa Marie Ogereau. Son fils, François le Pelletier, sieur de Morton, conseiller au présidial d'Angers, épousa Catherine Urseau^

Ambroise le Comte est sieur de Morton en 1636. Sa fille épousa François de la Motte, avocat au Parlement. On enterre le 9 juillet 1660, dans l'église paroissiale, J.

sieurs de la Templerie, etc. — Le dompteur Bidel est aussi originaire de Saint-Denis-d'Anjou. — « Les deux petites châtellenies composant la justice seigneuriale et contentieuse du palais du bourg de Saint-Denis-d'Anjou relevaient essentiellement, sans aucune annexe, du roi et de la sénéchaussée d'Angers, comme appert par l'arrêt de l'élection du présidial de Château-Gontier, du 2à juin 1640, et règlements faits en conséquence ; auquel présidial tout ou partie des dites châtellenies aurait été annexé pour en composer le ressort ; lesquelles châtellenies ne consistent au'en un quart de la paroisse de Saint- Denis et la moitié de celle de Chemiré. » (Manuscrits inédits, ibid.).

i. G. MéneLge, Seconde partie de l'Histoire de Sablé, p. iib'iAl.

le Comte, fils de Guy le Comte, sieur de Morton, président de la justice royale, avocat au Parlement, sénéchal et juge ordinaire civil et criminel de Saint-Denis-d'Anjou en 1640, et de N. Thugale Hardy. Le 16 mars 1678. on inhume la dame Thugale Hardy, femme de n. h. Guy le Comte, sieur de Morton^ Françoise le Comte, dame de Morton, épousa G. Marchais, sieur de Rocheux, écuyer, l'un des 200 chevau-légers de la garde du Roi^. Les d'Héliand devinrent ensuite seigneurs de Morton, par le mariage de Marie-Thérèse Marchais avec Louis d'Héliand. Le 3 février 1690, on enterre Marie-Thérèse Marchais, épouse de Louis d'Héliand, sieur d'Ampoigné et de Morton. Le 11 mars 1740, Louis d'Héliand, écuyer, sieur de Mo'ton, assiste aux obsèques de René d'Héliand, curé de Saint-Denis-d'Anjou, seigneur d'Ampoigné^. Il fut inhumé lui-même au grand cimetière le 21 août 1762. J.-B. d'Héliand, seigneur de Morton, fut enterré à son tour le 16 avril 1782.

Le Grignon.

Le Grignon, dit G. Ménage, était une maison de Saint- Denis-d'Anjou. Les le Pelletier la possédaient au xvi* siècle. René le Pelletier, sieur du Grignon et de la Lorie, près la Chapelle-sur-Oudon, receveur général des tailles et des traites d'Anjou, épousa Marie Cupif, fille de Jean Cupif, sieur de la Robinaie, et de Claude Bariller. François le Pelletier, sieur du Grignon, capitaine du Vol de la Corneille, épousa en premières no-

i . Reg. par. •— René Perrier était sénéchal de Morton en 1685.

2. G. Marchais, seigneur de Rocheux, fut enterré en i7H dans le grand cimetière de Saint-Denis-d'Aujou.

3. Reg. par. — Le 31 mars 1742, baptême de Thérèse-Renée d'Héliand, fille de messire Louis d'Héliand, chevalier, seigneur de Morton, et de dame Louise de Hardouin. Parrain : Louis d'Héliand ; marraine : Louise d'Héliand.

ces Renée Âmellon^ fille de Marin Amellon, avocat du Mans, bailli de Saint-Galais, et, en secondes noces, Marie Guyonneau, veuve de Jean Girard, avocat au même présidial. Les Jacquelot acquirent le Grignon au xvii® siècle. Le 12 avril 1707, on inhume noble et discret Adrien Jacquelot, clerc tonsuré, sieur du Grignon.

La PUardière.

Le vieux logis de la Pilardière se compose d'un rezde-chaussée et d'un étage. Il est desservi par un escalier en pierre extérieur et couvert. Deux grandes pièces rectangulaires occupent le rez-de-chaussée. Sur la cheminée de la plus spacieuse de ces deux chambres, on remarqué Técusson de Barthélémy le Pelletier, gobelettier du Roi, cité précédemment.

Chaque pièce est éclairée par une fenêtre de petite dimension. Le premier étage est disposé de la même manière. Nous savons que les le Pelletier, dont nous avons déjà parlé antérieurement et dont G. Ménage énumère la généalogie dans la Seconde partie de l'Histoire de Sablée furent aussi seigneurs de la Guérouillère, du Petit-Coulon, de la Reinière, de la Cheulardière, de la Motte, de la Présaye, de la Martinière, de la Gourmandière, du Bas-Mounier, puis châtelains de Saint-Denisd'Anjou. En 1696, la closerie de la Pilardière est donnée en dot à Thérèse Marchais de Rocheux, dame d'Héliand.

Martigné.

Le lieu de Martigné était le siège d'un fief vassal de la seigneurie de Sautray qui relevait elle-même de celle de Baillif. Le vieux logis est en mauvais état. Il se compose d'un corps de bâtiment, éclairé par six ouvertures au

COBOIISSION HISTORIQUE

rez-de-chaussée et par six fenêtres au premier étage, ainsi que d'une aile en retour donnant sur les jardins. La cour renferme les servitudes. Â cinquante mètres environ, on remarque un bois taillis. L'escalier de cette maison présentait jadis une curieuse particularité. Un animal bizarre, sorte de grenouille fabuleuse, à tête monstrueuse, était sculpté à sa base ; sa queue s'allongeait en spirales qui suivaient les contours de l'escalier et formaient la moulure de la rampe.

Cette seigneurie était possédée au moyen âge par une famille de chevalerie qui en portait le nom.

En 1474, Jeanne de Martigné épouse Louis Rossignol, écuyer, sieur des Trées. Elle avait été dame d'honneur de la reine de Sicile. La famille de Martigné prit part aux guerres religieuses du xvi® siècle.

Un auteur, parlant d'Emeri de Martigné, assure qu'il était de la maison de Martigné en Saint-Denis-d'Ânjou, dite anciennement de la Grenouillerie. Le 21 septembre 1600, on baptise Honorât de Martigné, fils de Jean de Martigné et de Lancelotte-Renée de la Faucille ; par^ rain : Honorât de Bouchet ; marraine : d"® F. de Mégaudays. Le 5 juin 1603, baptême d'Anne de Martigné, fille des mêmes ; parrain : Antoine de Quellenec. Le 17 juin 1613, baptême de Julienne de Martigné, fille de Jean de Martigné, seigneur dudit lieu, écuyer, et de Françoise de More ; parrain : Louis de Couanon, écuyer, sieur de la Roche-Baron. Le 16 avril 1664, baptême d'Honoré- Aimé Chalopin, fils de René Chalopin, écuyer, seigneur de Vauberger, et de demoiselle Anne de Martigné, ondoyé le 11 octobre 1663 ; parrain : Honoré de Martigné, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de Sa Majesté, seigneur de Villenoble ; marraine : Aimée-Philippe de Villeneuve, veuve d'Abraham Chalopin, écuyer, sieur de Vauberger*. Anne de

i . Reg, par.

Martigné est inhumée en 1681. En 1688, Honoré de Martigné, seigneur du lieu, était marié à Pétronille Aubineau^

Le 5 mars 1707, on inhume Marie de Quatrebarbes, veuye de H. de Martigné, âgée de 80 ans. Le 27 février 1764, Henri de Martigné, chevalier, seigneur de Martigné, assiste au mariage de Prosper-César-François- Urbain Prégent de Colasseau, chevalier, seigneur de la Besnerie, Montplacé, La Motte-Lizeard, Allancé, etc., fils de César- Annibal-Prosper de Colasseau de la MachefoUière, chevalier, et de feue Marthe de Montplacé, avec Anne-Henriette-Renée de la Lande, fille de Louis-René de la Lande, chevalier, seigneur de Tertiens, et de feue Agathe Maumousseau. Le 10 août 1765, on inhume H. de Martigné, écuyer, sieur de Martigné, âgé de 73 ans, dans l'allée à gauche, devant le chœur, proche le banc de Martigné. Le 5 septembre 1785, on baptise Pauline-Claude de Colasseau, fille de Prosper-Louis-René-François de Colasseau, chevalier de Saint-Louis, seigneur de Martigné, ancien capitaine au corps royal de l'artillerie, et d'Ambroise-Charlotte-Monique Gaudon ; parrain : Henri- Prosper-Augustin-Marie-François de Colasseau, chevalier de Saint-Louis, seigneur de la Besnerie, ancien capitaine au corps royal de l'artillerie ; marraine : Claude-Catherine-Ursule Gaudon de Villemorge^. Prosper-Louis-René- François de Colasseau, seigneur de Martigné, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, figure en 1789 dans les rangs de la noblesse angevine^.

i. Archives de la Mayenne^ B. 2398. — A la même époque vivaient F.-H. de Martigné, sieur de la Frébuchère, et Renée de Martigné, parents des seigneurs ci-dessus nommés. On trouve, en 1693, Elisabeth de Martic^ué. fille de Henri de Martigné et d'Elisabeth de Saint-Ouen. H. de Martigné, sieur de Villenoble, époux d'Elisabeth de Saint-Ouen, décède en 1705.

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