‹ Procès-verbaux et documents, Volume 4Chapitre 31 sur 123 · Armoriai général de l'Anjou^ 1. 11, p · texte numérisé non relu

Armoriai général de l'Anjou^ 1. 11, p

Sautré. Nous devons ces diverses indications à M. le comte de Beauchesne, dont le talent et Térudition sont bien connus. Il prépare en ce moment une Histoire de la Roche-Talbot et de ses seigneurs, d'après des documents inédits, que nous recommandons d'avance à l'attention de nos lecteurs. Après avoir appartenu aux la Jaille, le fief de Varennes-sur-Sarthe fut possédé par les d'Apchon (1560-1650), les d'Aché (1650-1689), les Montesson (1690-1775), et les Fanning (1776-1792).

En 1697, dans la réponse aux questions adressées par rintendant, on lit ce qui suit : « Varennes-sur-Sarthe ou Varennes-Bourel ou Bourreau. — Une demi-lieue sur un quart. — Bornée par la rivière de la Sarthe et les paroisses de Saint-Pierre de Précigné, Pincé et Morannes. — Il n'y a point de justice de seigneurs exercée par les officiers ; point de terre de grande mouvance ; ni prieuré, ni commanderie, ni autres simples bénéfices. — Le revenu de la cure est de 250 livres ; mais il y a deux autres ecclésiastiques externes, qui prennent dimes en ladite paroisse, sans faire aumône aux pauvres, ni service dans l'église dudit lieu ; et possède, ledit curé, la chapelle nommée du Guide, qui ne vaut que le service divin.

— Le seigneur de la paroisse est M. Jean-Baptiste, comte de Montesson, lieutenant des gardes du Roi ; il n'y a point d'autre gentilhomme ni privilégié. — Il y a quelque diminution dans la population, causée par la pauvreté.

— 160 habitants. » Le comte de Montesson, seigneur de Varennes-sur-Sarthe, s'intitulait en 1701 « lieutenant des gardes-du-corps du Roy et brigadier général des camps et armées de Sa Majesté*. »

On trouve la mention suivante dans l'ancien registre paroissial de Varennes-Bourreau : « Le trente novembre

1. Archives de la cure de Saint-Denis-d' Anjou. — Les Montesson s'armaient : D'argent à trois quintefeuules d'azur posées 2 et 1. Devise : Rallié au Roi (Audouys, mss. 994, p. 119).

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mil sept cent quatre-vingt-huit, dans la nuit du trente novembre mil sept cent quatre-vingt-huit, est décédée à Paris, dans l'hôtel de Nice, rue Jacob, paroisse de Saint-Sulpice, haute et puissante dame Françoise de Butler ^ fille de haut et puissant seigneur Richard de Butler, dernier descendant des comtes de Goran, pair dlrelande, branche cadette de la maison des ducs d'Ormond, et de haute et puissante dame Marie d'Evreux, fille de haut et puissant seigneur N. d*Ëvreux de Caregmenane (sic), dans le comté de Wexford en Irelande, descendant des comtes d*Ëvreux, autrefois princes souverains en France, et femme de haut et puissant seigneur Jacques, comte de Fanning, seigneur de la Roche-Talebot, Varenne, Souvigné, etc., [qui] a esté inhumée le trois décembre dans l'église de Saint-Sulpice, de Paris, sur les registres, où est constaté sa sépulture, en présence de Monsieur l'abbé comte de Potocki, Monsieur l'abbé comte de Villeneuve-Bargement, Messieurs les comtes de Clonard^ et ô Joole^ (sic), tous deux colonels au service de Sa Majesté. » En tète de cette transcription, on lit : . € Le trente décembre mil sept cent quatre-vingt-huit. Marchand, curé de Varennes-Bourreau, sur la réquisition qu'on nous a fait d'insérer sur notre registre un extrait de l'acte qui suit, pour servir de mémoire à la postérité, nous curé soussigné l'avons accepté par respect, et insérons sur ce registre ; s'ensuit*. ...»

i. Cette famille est toujours subsistante.

2. Jean Sutton de Closnard, attaché au régiment de Walsh- Irlandais. {Hist, Croix de Saint-Louis^ t. ii, p. 274).

3. C'est OTeile (Etat militaire, Régim.de Berwick de Fr,, 1788).

4. Voir les registres paroissiaux de Varennes-Bourreau conservés aux archives de la mairie de Saint-Denis-d'Anjou. — Ces rejzistres contiennent diverses mentions intéressantes : 4622, 22 octobre, baptême de Julienne, fille de Claude Guyot et de Françoise Lavocat. Parrain : Jean de la Jaille, écuyer, sieur de laThuaudière ; marraine : Isabelle de la Jaille.— Le fief de la Thuaudière était situé à 8 kil. sud-est du clocher de Pincé

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|g2 COMMISSION HISTORIQUE

En 1789, Jacques de Fanning, seigneur de Varennes, assistait à l'assemblée de la Noblesse d'Anjou pour l'élection des députés aux Etats-Généraux^.

Les anciens titres de Varennes-Bourreau mentionnent la cure et le presbytère de Varennes-Bourreau, le lieu de Varennes-Bourreau, le Grand-Bois-Monnier, le Boisdu-Moulin, la Cheulardière, le Plessis-Havard, la Morlière, le Petit-Bois-Monnier, la Picardière, le Grand- Montechien, Bouillon, la Roulanière, le Petit-Montechien,leClos-Doisneau, la Monnerie, la vigne d'Aubigné, la Plante-des-Ruaux, Villette, le Petit-Bois-Tesson nommé aussi la Cherruerie, les terres de Touchebrune, la maison du Puits-Rond, Martigné et l'Yverrière en Saint- Denis-d'Anjou, les trois fiefs volants de la Bourquetière, de laGreulerie et des Petits-Chevaliers, le Grand-Coulon, la Visardière, le fief de la Gaudriaye, la Haltière-du-Pin et les Bois-d'Anjou^

(Sarthe). Voir le Dict. top, de la Sarthe, t. iv, p. 441. — 1624, 18 mars, baptême de Louise, fille de Claude Guyot et de Françoise Lavocat. Parrain : Louis d'Estaing, chevalier. — 1625, 27 avril, baptême d'Urbain, fils de Leduc et de Jeanne Bouchard. Parrain : Urbain de la Jaille, écuyer, sieur du Oenêtay. La terre et seigneurie du Genêtay, citée dans les archives de Maine-et-Loire, C. 106, f* 149, était située en Morannes et était réunie depuis 1350 à la Motte-de-Pendu. Le 30 août 1634, Pierre Leclerc dii Plessis-Roland épousa, dans la chapelle du Oenêtay,

glacée sous Tinvocation de la Vierge et de sainie Barbe, Elise e la Jaille. Les seigneurs possédaient une chapelle seigneuriale dans réglise de Moranaes, où ou les inhumait.

1. Voir aussi l'aveu rendu en 1779 au comté du Maine par Jacques de Fanning, seigneur de la Roche-Talbot, de Souvigné, de Yarennes, etc.

2. Les d'Anjou, qui portaient D'azur à la bande d^or, étaient, selon G. Ménapre, issus d'un bâtard de la maison d'Anjou. Mar-

fuerite Bourrel rend aveu, en 1405, pour le fief Martin, à Robert 'Anjou, chevalier. En 1428, Alain de la Chapelle, écuyer, seigneur de Saint-Christophle, au Maine, vend à noblp homme Pierre d'Anjou, le bois du Grignon « comme il appartenoit à Simon Auvé et à ses prédécesseurs, avec droit de chasse. » En 1487, Jehan Baraton, écuyer, seigneur de Varennes-Bourreau, possédait les Bois-d'Anjou. L'étang du Grignon appartenait aussi aux Baraton au siècle suivant.

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Nous avons constaté plus haut que le fief de Varennessur-Sarthe était distinct de la seigneurie de Varennes- Bourreau. On lit dans un manuscrit inédit : « Les d'An- « jou et leurs successeurs, en leur qualité de seigneurs « dudit Varennes-sur-Sarthe, suivant lesdits contrats « d'acquêt, ont été obéis jusqu'à présent (1713) par les « possesseurs dudit âef de Varennes-Bourreau, comme « on l'apprend par plusieurs aveux et autres titres féo- « daux. » Comme étendue, le fief de Varennes-Bourreau l'emportait certainement sur celui de Varennes-sur-Sarthe, sauf qu'il lui devait l'obéissance féodale et en relevait, comme nous l'avons déjà remarqué. Lo chiflFre de la taille et de ses accessoires, que l'on prélevait à Varennes-Bourreau, s'élevait en 1698 à 520 livres et en 1771 à 1,857 livres. Les curés et les vicaires étaient seuls privilégiés ^

Les anciens registres de Varennes-Bourreau datent de 1614. Voici la liste des curés énumérés :

1614. Ratherin Sigoigne.

1623. Jean Lemarchant.

1641. J. Perier.

1650. Ambroise Gehère. (Il permute, en 1667, avec le curé ci-après, qui était à Saint-Martin-de-Villenglose).

1667. Jean-Michel Vissault.

1684. Pierre-François Ripoche.

1691. Pierre HuUin.

1719. René Oger, qui résigne, à 84 ans, au curé suivant.

1729. René Saillant.

1753. R. V. Marchand. Il quitte en décembre 1792, et l'état-civil passe alors aux mains des agents civiU dont voici la liste :

An i-An vi. Jean Pèlerin, agent municipal.

An VI. François Bouguier, agent municipal.

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