Ibidem, et généal de Mégauêais : art. Levaré, Lepaige
3. « Un moulin a bled et froment situe au dessoubz de la » ville d'Ernée au canton nommé les Chastellets, appelé les » moulins du Château autrement les moulins aux Moines, ey » davantruynes et desmolisjpar le faict des guerres civiles: » avant 4567. » (Archives de Goué). Ces moulins appartenaient en ce temps là aux religieux de Clermont.
veu leur grand mère, se nommait Louis de Mégaudais. Leur mère était Jeanne Le Jarriel.
Jean de Mégaudais, sieur de la Grange, frère puiné des deux précédents, reçut la tonsure à Tabbaye de Savigny le 23 novembre 1574, de la main de Monseigneur Charles d'Angennes, évêque du Mans. Tout en se livrant aux études de la théologie pour parvenir au sacerdoce, il continuait à résider à la Grange avec sa mère, et à conduire les affaires de la maison de Pennart. Le 6 décembre 1579 il prit possession de la cure de Saint-Berthevin de la Tannière, fut investi en 1583 de la chapelle très riche de Saint-Jacques de la Tannière, ancienne léproserie, fut en juin 1591, sur résignation de Jean Mariette, pourvu en cour de Rome delà cure de Saint-Denisde-Gastines. Son frère Guillaume, curé de Charné et doj'en d'Ernée, étant mort, 1596, Jean fut pourvu de ces deux dignités après un an de compétition contre trois rivaux, et les résigna en 1624, entre les mains de Jean de Mégaudais dit le Jeune, son neveu, fils de Michel et de Madeleine de Crenon, qui laissa à son oncle en échange sa cure de Chatillon-sur-Colmont où il mourut, 1631 : inhumé le 6 octobre dans l'église de Charné*.
1. Une note extraite des registres de Larchamp. Acte de 1584 : € Baptême de Jehan Le Jarriel fils de honorable homme... Le » Jarriel le Jeune licencié es droicts procureur des chastellenie » d'Ernée et du Pontmain pour Monseigneur et de honorable » femme Charlotte Le Meignan, demeurant a présent a raison » de la contagion qui régnait en la ville d'Ernée au lieu et do- » maine du Luc en ceste paroisse parrain honorable homme > messire Jehan Perrier licencie es droicts bailly d'Ernee et du » Pontmain et noble Jehan de Mégaudais sieur de la Grange » recteur de S. Berthevin... »
» Lon dit q^munement et le dit-on fort bien
» Quun entant bien apris imite son parrain
» Puisque vous avez eu cet heur et ceste grâce
» Que deux gens de bien vous ont voulu nommer
» Priez Dieu en vos ans meurs que cest heur Dieu vous fasse
» De tous deux les vertus et scavoir vous donner
Michel de Megaudâis, Tun des puinés du sieur de Pennart, vécut à son château de la Salle et y mourut en 1620 : épousa Madeleine de Crénon morte en 1603, puis Etiennette du Boisberrenger morte en 1621 : tous inhumés dans l'église de Dompierre des Landes. Père de Jean de Mégaudais dit le Jeune, qui fut longtemps doyen d*Ernée.
Julien de Vahais, écuyer, seigneur dudit lieu, était au camp devant Domfront le 8 mai 1574 : pour cette cause fut exempté du ban et arrière-ban cette année-là par lettres de la reine Catherine de Médicis*. Lui et le seigneur de Thuré, alors Jean de Feschal, étaient proches parents entre eux par leurs mères, toutes les deux filles de Christophe de la Roussière, seigneur dudit lieu et de Commer au Maine.
Mathurin du Boisberranger, sieur de la Tison- NiÈRE. Ce seigneur mourut assez jeune, laissant une famille de cinq enfants mineurs, dont les deux aînés, Gicy et Jean, tour à tour seigneurs de la Tisonnière, moururent à la fleur de Tâge dans l'armée du parti de la Sainte-Union des Caûholiqices. Voici à ce sujet quelques
^ LuQ est homme deglise saint homme et boa pasteur » Lautre est de la justice vray administrateur » Et si vous ne voulez vos parrains imiter » Regardez quels estoyent vos parens etaacestres » Car si en heur et vae vous voulez insister » Parail a vos ayeulx et parens faudra estre. » i. Le siège de Domfront, extrêmement pénible à cause d'une héroïque résistance, eut une issue très agréable à la reine : nos chevaliers du Bas-Maine s*y distinguèrent de part et d'autre. L'un d'eux, Jean Groignet de Vasse, reçut l'épée de Montgommery, et parmi les braves de celui-ci, Pyrrus Lenfant de la Patrière, Rolland de Chauvigné de Boisfroult et Christophe du Matz, cousin de Montmartin, avaient brillé au premier rang : il faut y joindre Montmartin lui-même qui ne dut partir pour TAliemagne, quoi qu'on en ait dit, qu'après le siège de Domfront, René de Frotté, seigneur de Say et de Couterne, les deux Le Hérissé, Cornières ou Collières, etc.
notes extraites de la généalogie de cette fairfille* : « Guy
> du Boisberranger, majeur en 1587, mort à la guerre
> peu de temps après : Sentence d'Eernée en date du
> 25 avril 1585, qui autorise noble Jehan du Boisber- » ranger sieur des Rivières^ oncle et curateur de noble » Guy du Boisberranger fils aine et principal héritier » de noble Mathurin du Boisberranger , vivant sieur de » la Thissonnière, à fournir audit Guy qui a la volonté » d'aller au service du roy en Bretagne soies les ordres
> du duc de Mercœur, Vargent nécessaire pour ache- » ter des armes, habits, chevaitœ et équipages de » guerre. »
Ce jeune homme fut estimé du duc de Mercœur, et sa fin cruelle fut peut-être la cause qui détermina le plus ce prince irrité, tant de cette mort que du sac de Chatillon-en-Vendelais'^, à faire exécuter le sénéchal de Laval, Jérôme Gaultier, sieur des Coyers^, alors prisonnier à Nantesc Montmartin, dans ses mémoires, a la bonne foi de nous révéler ce motif, mais avec la désinvolture habile de l'historien partial. Il dit : « Il ne faut pas obmettre » que le duc de Mercœur, après la prise de Chastillon,
> s'imaginant qu'on luy avoit fait pendre ses gardes qui » luy furent renvoyez plein de santé ^, et voulant venger » la mort d'un nommé Tisonniere qui avoit esté pendu » pmir ses maléfices^, fit pendre le juge de Laval nommé
1. Gracieusement communiquée par M. Paul Le Gonidec, et composée de nos jours par sa sœur madame Edmond du Boisberranger.
2. En août i591, un mois avant la surprise du château de Montjean par M. du Plessis de Cosmes.
â. Les Coyers: terre en la commune de Vaiges (Mayenne).