Renvoyés après coup
5. Les maléfices ou méfaits de Tisonniere dont se plaint si vaguement Montmartin en guise d*excuse furent-ils de bonne guerre ou de mauvaise, dans nos contrées en état de siège, et mises en coupe réglée pour les impôts de milice, de la part des capitaines des deux partis? Jean du Matz, il est vrai, le traite h cet égard en vulgaire malfaiteur ; mais de Nantes, le duc de
» des Cornières, l'ayant gardé près de deux ans prison- » nier dans le château de Nantes, et luy ayant donné » plus de liberté qu'à aucun autre ; ledit sieur duc esti- » moit que ledit juge de Laval estoit huguenot, mais il » fit paroistre du contraire, car estant au pied de Té- » chelle, il voulut être confessé et mourut catholique. > Jean du Boisberranger, seigneur de la Tisonnière après son frère, majeur en 1593, fut tué à la guerre un an après*.
V SAINT-ELLIER
« Monsieur le doien pour responce au mandement en notre paroisse de Sainct Ëlier il y a noble Gilles de la Hautonniere seigneur dudit lieu et de la Pihoraye ce tenant et résidant aud lieu de la Pihoraye ditte paroisse de Sainct Elier vivant noblement et catholicquement selon la religion catholicque ce que ie certifie estre vroy tesmoing mon sing cy mis le quart jour de febvrier mil cinq cens soixante et dix sept. »
« Pelb,
« cure de Saint Elier. »
Gilles de la Hautonniere, seigneur dudit lieu en Fougerolles et de la Pihoraie en Saint-EUier, vécut très longtemps. Il s'était marié dès 1547. De graves démêlés avec le seigneur de Goué, démêlés héréditaires entre les
Mercœur répliqua par un acte de représailles qui ne peut être toutefois excusé, que Tisonnière était de qualité et que sa vie ne valait pas moins que celle du sénéchal de Laval, le plus sympathique cependant de ses prisonniers de guerre.
i. Généalogie précitée.
Les du Boisberranger, de Saint-Denis-de-Gastines, et les de la Hautonniere, nous paraissent d'origine commune. Un sceau en cire, de Geoflfroy, seigneur du Boisberranger et des fiefs de la Hautonniere, 1379, de.... à la bande de.... (en notre cabinet), répond parfaitement à leur blason actuel : d'or à la bande de gueules.
DOcmoEirps 249
dmx ftimilUs 6t restés de tradition dans les récHs do pays, lui firent abandonner le château de la Hautonnière pour celui de la Pihoraie. Il servit très longtemps^ dit la chronique, et fut inhumé dans l'église de Saint-Ellier où on voyait son tombeau armoyé de ses armes. On lit dans cette chronique qui est de 1760 : € La Hautonnière
> dans la province du Maine proche la Normandie est » une très ancienne terre et des plus considérables. Ses
> premiers seigneurs en ont donné le nom à leur famille » par les chefs du nom et d'armes sans interruption com- » me elle Test encore aujourd'hui. Il est certain que cette » famille s'est conservée sans interruption dans la pos- » session constante de la relligion catholique et dans un
> attachement incorruptible au service du roy. » Jacques de la Hautonnière, l'un d'eux, chevalier de l'ordre du roi, fils de Gilles, étant tombé malade vers le mois de juillet 1593 et se trouvant obligé de se retirer dans ses terres, sollicita de Henri IV une lettre de sauvegarde qui lui fut accordée très gracieusement avec signature du roi : € luy permectant. . • faire mectre et apposer en lieu le » plus éminent de ses dictes maysonsUes panonceaulx » et bâtons royaulx à ce que personne nen puisse pre- » tendre cause dignorance et ou aulcuns soient cy osez » de contrevenir à notre intencion et présente sauvegar- » de« < Donné a Saint Denis xxix* jonr de juillet mil cinq » centiz quatre vingt treze. Henrt. • •»
Ils blasonnaient : d*or a deux bastons noués de, sable posés en sautoicer quantonnés de quatre estoilles de gueuUes. Supports : deuœ lions. Cimier : un pélican dans son lit qui nourrit ses petits. Devise : Durât cum san--
i. La Hautonnière, Heussé^ la Hérouse, la Fihoraye, la Poupardière, le Tertre-Guy. La Hautonnière est en Fougerolles du Plessis.
guine virtus avorum. La vertu des pères se perpétue avec leur sang^.