‹ Procès-verbaux et documents, Volume 4Chapitre 67 sur 123 · Matrine domicelle Johanna de Porcon uxor nobilis · texte numérisé non relu

Matrine domicelle Johanna de Porcon uxor nobilis

> Thome Gueria dns temporalis du Plesseix et Magdalenade la » Paulmeraye uxor nobilis Guidonis de Goue, »

4. D'Anne de Goué sont issus les marquis de Valory et le maréchal de Bourmont. Elle mourut à son château de la Pomme-

mariage de Guy de Goué avec damoiselle Suzanne de Rabory, fille et unique héritière de noble François de Rabory et de Catherine de Goubis, contrat devant Ernauld, notaire royal en cour du Mans, du 30 décembre 1594, fut célébré en îa maison de Clivoy le 24 janvier 1595 par un ministre protestant de Téglise réformée de Vitré. Le fils unique issu de ce mariage, Jean de Goué, continua la branche de Clivoy, et fut un seigneur très catholique*.

Tristan de Fonten ailles. Voir les articles Alexain et Carelles, ii, xii.

xv LE BOURGNEUF

« Je Jacques Ogier pbre cure du Bourgneuf de la Forest et y demeurant certifie que en obéissant au mandement de messieurs les grandz vycayres de monseigneur Monseigneur le Reverendissime Cardinal de Rambouillet evesque du Mans de bailler et envoyer certificat des noms maisons qnalitez et sygneuryes et demeurancez des gentilzhommes des doyennez et paroisses en suyvant le commandement du roy noe sire Premier certifiîe noble homme Madelon de la Jaille seigneur de la Guyonniere et de Fresnay demeurant et résidant en sa maison seigneuriale de Fresnay en lad paroisse vivant selon leglisse catholicque apostolicque et romaine et oultre noble Arthus du Boysberenger sieur de la Ferté y demeurant eu la dicte paroisse vivant catholicquement selon leglisse catholicque apostolicque et romaine et noble Pierre du

raie et fut inhumée au chœur de Téglise de Fontaine-Couverte sous une belle table de marbre noir à pieds avec son épitaphe et récusson des armes de Goué et valory : une mam barbare a fendu cette belle dalle funéraire pour en faire deux pièces de marche-piads devant la Sainte-Table. M. Tabbé Montellier, le curé actuel, veut se faire un devoir de les conserver. 1. Voir ci-devant : Chapelle de la Trinité de Clivoy.

Rocher sieur de la Bouverie y demeurant a présent vivant catholicquement et tout ce que dessus certifie estre vroy soubz mon seing manuel cy mins ce lundy quart de feubvrier lan mil cinq cens soixante dix sept. »

€ Jag Ogier. >

Madelon de la J aille, d'une famille angevine qui possédait à cette époque de nombreux fiefs dans nos Haies •de Mayenne, était venu demeurer au château de Fresnay, près du Bourgneuf, en se mariant avec Marguerite de Loré, dame de cette terre, fille de Mathieu de Loré, écuyer, seigneur de Fresnay, et de Françoise des Vaux- Levaré. Ils eurent une fille, Marie de la Jaille, alliée aussi avec un de Loré dont elle eut trois filles : Elisabeth, Marie et Marthe de Loré. Le manoir de Fresnay ne revint pas à celles-ci, mais au jeune Pierre de Chalus, seigneur de la Bénéhardière et du Bourgneuf, petit-fils de cette même Marguerite de Loré, qui s'était mariée en premières noces avec Claude de Chalus, seigneur de la Bénéhardière. Le père de Pierre de Chalus fut René de Chalus, seigneur du Bourgneuf, et sa mère Madeleine de Gaignon. Pierre dut être nourri et élevé au château de Fresnay par sa grand'mère et par Madelon de la Jaille. Les principes catholiques qu'il reçut de sa famille le rangèrent de bonne heure au parti de la Ligue, puisque nous l'avons vu servir en qualité de lieutenant dans l'intrépide garnison que le sieur du Plessis de Cosmes, Pierre Le Cornu, opposa victorieusement à l'armée des princes et des royaux partisans d'Henri IV, avril 1592. La première femme de Pierre de Chalus, nommée Marie de la Jaille, proche parente de son beau-grand-père, fut inhumée le 22 janvier 1618 dans l'église du Bourgneuf ^

\ . L'ëpitaphe de Pierre de Chalus, éditée ci-dessus à la notice Cosmes, est moins naïve que celle de sa première femme, conservée comme la sienne aux registres du Bourgneuf. Nous

Arthus du Boisberranger, écuyer, seigneur de la Ferté, épousa Jeanne de la Jaille, et il était mort avant 1584. Ils sont aïeux des familles Le Bouteiller, de Val-

voulons avoir la confiance que personne n^accueillera avec malveillance rinsertiou do ce morceau de vieille littérature : nous la voudrions d'un meilleur goût ; mais les vers ont quelque grâce et sont de leur temps.

Ici rhonneur des de la Jaille Marie et la gloire et le los Qui acquitta vers Atropos Son dernier tribut et sa taille

Gist encloze soubz ce rocher Au moings son corps car sa belle ame Pour demeurer soudz cette lame Ëstoit un joyau par trop cher

Voila un extresme dommaige Qu'au beau melieu de son esté Son corps en terre estant porté Le Ciel a lame pour son partaige

Ainsi les bleds a demi meurs Souvent en une matinée Sont moissonnés par la gelée Ou par de trop grandes chaleurs

Quand Cloton chassa Tame belle Au Ciel et son corps au tombeau Tout ce qui estoit de plus beau Au monde mourut avec elle

Ses yeux deceloient la douceur De la mère a Tenfant volaige Mais elle avoit en son couraige De Diane le chaste honneur

Son front ses sourcils et sa face Ses perfections ses devis La rendoint digne a mon advis P'estre une quatriesme grâce

lois, et Breteau de Chambort et de la Guéretterie. Il y a d'Arthus du Boisberranger, seigneur de la Ferté, des pièces d'importantes fondations religieuses, monuments de ses

Soubz son tombeau gisent enclos Venus Diane les Charités (1) Sans doute q'tant de mérites Ont conduit son ame en repos

R. I. P. Amen.

Nepved.

Vénérable et discret maître Pierre Nepveu, auteur de cette apothéose risquée, était vicaire du Bourgneuf, et peut-être le parent de Marie de la Jaille.

Le château de Fresnay, qui n'eut pas Timportance de seigneurie de paroisse avant les de Chalus, xvi®, xvii® siècles, était de temps immémorial un domaine des de Loré. Messire Robin de Lore, seigneur du Buron, en Saint-Berthevin-de-la-Tannière, et Jehan de Loré son fils, 15 août 1405, fondent une rente à Saint- Berthevin. Jehan de Loré, chevalier, seigneur du Buron et de Fresnay, 1415 et 1454, père de Guillaume de Loré, chevalier, soigneur du Buron et de Fresnay, 1455, 58, 61, etc., père d'Olivier de Loré, chevalier, seigneur de Fresnay, du Buron, etc., 1472, etc., père de Jehan de Loré, escuyer, seigneur de Fresnay, 1492, 1499. En 1505, la veuve de celui-ci est appelée par monsieur de la Forest au procès que soutinrent les de Loré à toutes les dates ci-dessus contre ledit sieur de la Forest, autrement noble et missant seigneur Monseigneur d' A ver ton seigneur de Belin, du Pray, du Bourg d'AvertoUy du Bourgneuf de la Foresty au suiet d un siège au chanceau de l'église du Bourgneuf que lesdits de Fresnay n'avaient droit d'occuper qu'en l'absence de Monseigneur. De Jean de Loré^ Yves de Loré, écuyer, seigneur du Buron et de Fresna^r, qui rendit hommage à Mayenne en 1508 et qui épousa damoisetle Philippes du Fontavice : ils étaÀent paroissiens du Bourgneuf y et père et mère de Mathieu de Loré, ecuyer, sieur de Fresnay, père de René de Loré, sieur de Fresnay, sans enfants de son épouse Claude Le Cornu, et de Marguerite de Loré susdite qui porta Fresnay aux de Chalus et le Buron aux de la Jaille. Le célèbre Ambroise de Loré, proche parent de ces anciens seigneurs de Fresnay, connaissait donc parfaitement, comme pays de sa famille, cette lande de la Brossinière où il vint battre les anglais en 1423. Robert de Loré, très gourmande dans les Récits de M. Le Fizelier (p. 102 et 103), au sujet du drame de Montereau, 1419, est arbitrairement rangé par cet historien dans la lignée des de Fresnay : on ne peut que le conjecturer. Le plus ancien seigneur de Loré est ainsi rapporté au cartulaire de Savigny, Samt-Lô : « En

(1) Les Grâces.

â78 COMMISSION HISTORIQUE

sentiments catholiques. La Ferté, dont avaient joui avant lui Jean son père et Lancelotte Le Cornu sa mère, qui s'étaient mariés en 1550, était venue à cette famille du chef de Guillemine de la Baconnière, dame de la Ferté, épousée en 1519 par Jean du Boisberranger, sieur de la Gaulteraie, aïeux d'Arthus. En 1511, damoiselle Marie de la Matheraye, veuve de feu Jehan de la Baconnière, en son vivant seigneur de la Ferté, avait le bail de Guy de la Baconnière, son fils aiesné. En 1457, noble Jehan de la Baconnière, écuyer, seigneur dudit lieu de la Baconnière, alias Achéy delà Ferté, de la Plannerie, etc^ La Ferté où Ton voit encore de nos jours un de ces grands et simples manoirs du xv® siècle, a dû donner son nom à une famille à laquelle appartenait frère Michel de la Ferté, prêtre, chanoine de l'abbaye de la Roé, bachelier en droit canon et prieur commendataire du prieuré de la Magdeleine du Plessis-Milcent, 1535. Le chemin de Gicénette, dit aussi desSatdniers, qui est regardé comme l'un des plus vieux chemins du pays, passe tout auprès de la Ferté.

XVI JUVIGNÉ

€ Je Henry Clouet cure de Juvigne Montanadays et y

» 1237, Robert de Loré, fils et héritier d'André Le Roux, ratifia » les dons qu'avait faits à l'abbaye de Savigny en 1236, Etienne » de Chatillon, fils d'André Garnier, savoir deux places au » bourg d'Oisseau, près de la Croix-Buissée, tout ce qu'il avait » de revenus, terres, prés, maisons dans la paroisse d'Oisseau » et les trois parties a'un pré situé jtixta novum burgum de » Castellon, »

1 . Les fiefs d'Aché et de la Baconnière se rattachaient par la Mouesière à la châtellenie de Saint-Ouën. La seigneurie de la Forêt, ancien nom du Bourgneuf, mouvait aussi de Saint-Ouën dont c'était un parage. Les châtellenies de Juvigné et de Saint- Ouën, partage de Mathilde de Mayenne, fille de Geoffroi IV, avaient été portées par elle en mariage à la maison de Mathefelon qui les posséda fort longtemps. Ainsi les Haies de Mayenne s'étendaient jusqu'aux portes de Laval et dès le principe se joignaient à l'Anjou : du moins il nous paraît ainsi.

demeurant certiffye que en obéissance au mandement de messieurs les grandz vicaires de monsieur le Reverendissime Cardinal de Rambouillet evesque du Mans de bailler et envoyer certificat des noms surnoms calitez seigneuries et demeurances des gentilzhommes des doyennez et paroisses suyvant le commandement du roy noe sire.

« Premier certifie que Artus Hoguerel sieur du Feu et y demeurant vivant catholicquement selon leglise catholicque apostolique et roumaine et noble Jehan de Lotrée sieur de Perriers et y demeurant aussy vivant comme dessus et encores Guyon Hoguerel vivant comme dessus soubz mon seing cy mys le quart jour de febvrier cinq cent soixante et dix sept. »

« H. Clouet. »

Artus et Guyon Hoguerel. Le Feu, en Juvigné, appartenait en 1406 et 1412 à noble Guillaume Aubry. Jeanne Aubry, dame du Feu, épousa escuyer Pierre Hoguerel : vivaient en 1458, 4472. Françoise Hoguerel, dame du Feu, épousa Olivier de Chalus, seigneur de la Braudais, avant 1569, et laissa le manoir du Feu à ses enfants.

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