Aveu au duc de Mazarin : Cabinet de M. Louis Garnier
avait mis lespée à la main contre le seigneur de la Dorée^ dont arriva grand meurtre j quoique cedit Yves eust espousé Renée de Goùé fille de Jacques parante desdits sieurs du Gué, Les du Gué en question se nommaient Thomas de Goué, estant aagé seulement de quon torze ans, et Âmbroise de Goué, seigneur de Teufeu'^, tous les deux frères de monsieur de la Dorée : ce fut Thomas qui porta le coup mortel et pour ce passa en Angleterre sans revenir. La veuve fist recherche à grands frais de la mort de son mari^. Dès 1590 on la trouve réfugiée dans la ville de Pontorson avec noble Jehan du Boys, escuyer, son second mari, seigneur de Bonnet.
Paul Chupin, écuyer, sieur de Maisonrouge et y demeurant, paroisse de la Dorée, époux de Julienne de Goué, était le chef d'une famille noble et ancienne, alliée de temps immémorial à toutes les grandes familles de la contrée, ce qui n'a point empêché plusieurs écrivains modernes dé leur donner un faux nom, Chapin, Chopin, etc., et de n'avoir pu les armer de leurs armoiries. Les Chupin se sont fondus en la maison de Hercé, dont le chef actuel est propriétaire de Maison-Rouge, et portaient : D'azur à six billettes d'or^. Paul Chupin contribua pour une somme très honorable à relever l'élise de la Dorée.
\ . Monsieur de la Dorée : Louis de Goué, curé de la Dorée.
2. Ambroise de Goué avait été prisonnier à Fougères en même temps que son frère Louis, et n'en sortit qu'avec une crosse rançon : son fils Gilles fut un remarquable juge de Mayenne.
3. Accord de partages après décès de leur mère, Renée de Goué, entre Ambroise de Pontavice, sieur des Landes, César de Pontavice, sieur de Saint-Laurent, René de Pontavice, sieur de Rouffigny, escuyers, tous fils d'Yves et de ladite Renée, avec Jean du Bois, leur beau-père, il juillet i6H.