C'est le presbytère actuel do la Dorée
2. Les Anglais ne paraissent pas avoir jamais occupé Fouçères : il y a eu ce semble confusion dans la transmission des traditions de famille, on a dû vouloir dire les Ligueurs ou les Espagnols, puisque Fougères ne sortit pas des mains de la Ligue.
3. € Guy fut assassiné au village de la Roguinière en Lan- » divy, revenant de Mausson voir messire Guy de Scopeaux » son parrain. »
» fortifié y mit bonne garnison pour la ligue*, mais » monsieur de la Dorée Louis de Goué quoy que pbre, » le Tint assiéger en 1596 et le reprit par force sur la » garnison ou un sien frère nommé Pierre y fut tué. » M. de la Dorée mourut en 1646.
Yves du Pontavice, seigneur de la Lande et y demeurant fut un des gendres de Jacques de Goué et beaufrère du seigneur de Fougerolles, tué à la Saint-Barthélémy. Renée de Goué, sa femme, eut en partage le plus antique manoir du pays, à savoir les ruines du château de Pontmain, étang et moulin, et les quatre métairies que son père avait établies à la place de l'ancien bois qui avoisinait la forteresse : il fallait en rendre hommage à monseigneur le duc de Mayenne, attendu que Pontmain premier membre de Mayenne^, resta toujours l'un des grands fiefs intégrants de la baronnie, marquisat, puis duché de Mayenne. Peu après, M. du Pontavice aliénait en faveur de Guy de Scépeaux, seigneur de Mausson et de Landivy, son intéressant héritage. Yves du Pontavice fut tué devant la porte de l'église de la Dorée : les Mémoires en donnent ce motif : Yves accompagné du bastard de Goué nommé La Motte et autre de ses amis
1. Cette tradition-ci redresse lautro : le curé de la Dorée, Louis de Goué, et la maison du Gué tenaient au parti des royaux et combattirent la Li^ue ; mais sans s'écarter de la ligne d'aucuns de leurs devoirs, ni s'attacher aux Anglais auxiliaires gui ont laissé dans ce pays là des souvenirs encore vivants et iournellement transmis àe la terreur qu'ils y inspiraient et de la haine qu'ils excitèrent. Louis de G^ué, prêtre, accompagnait une troupe de soldats royaux, comme d'autres prêtres accompagnèrent des soldats ligueurs ; les historiens qui les voudraient condamner ne le feront point sans témérité, s'ils n'ont pas
Srouvé auparavant que ces ecclésiastiques se conduisirent, ans les circonstances, de manière à encourir la censure d'irrégularité, ils n'en trouveront pas souvent la cédulle et, quand même, leur casus belii dont aimerait à se scandaliser le pnarisaïsme, blesserait plutôt l'église.