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Très haut et Très Puissant seigneur Léon, de Madaillan de l'Esparre, marquis de Lassay, comte DE Madaillan, Brigadier des armées du Roy, décédé A Paris en son hôtel rue de l'Université le vendredi 2« JOUR d'Octobre 1750 âgé de 72 ans.
Requiescat in page.
Aucun doute n'était plus possible ; on se trouvait en face des restes mortels des derniers membres de la famille de Madaillan. Les chroniqueurs du temps disaient bien qu'ils avaient été inhumés dans le chœur des religieuses Bénédictines de Lassay, mais sans préciser s'il s'agissait du chœur de la chapelle proprement dite, ou du chœur particulier des religieuses ou bas-chœur.
Il devenait évident, d'ailleurs, que le premier cercueil découvert était celui d'Armand de Madaillan, père de Léon, en qui s'est éteint le nom de cette noble famille.
Les trois cercueils ont été portés dans le cimetière. Quant aux plaques de cuivre portant les inscriptions elles sont conservées à la mairie de Lassay.
Les amphithéâtres de Coussol et de Breil en Petit-Mars (Loire-Inférieure). — M. Cornée communique un intéressant travail offert à la Commission par un membre
correspondant, M. L. Maître, archiviste delà Loire-Inférieure.
M. L. Maître, en feuilletant un ancien registre des baptêmes, mariages et sépultures de Petit-Mars, remarqua, en face d'un acte de 1585, une note marginale d'une écriture du xviii® siècle portant ces mots, in fine : € Vidi etiam ipsemet oculis antiqua delubra seu templi, seu palatii, aut castelli, in locis de Coussol et de la Buisaye » Signé : Pbrray, recteur.
Plus tard, M. L. Maître résolut de rechercher sur les lieux mêmes la vérité de l'assertion contenue dans cette note.
« J'étais, dit-il, sur le terrain depuis une heure à peine que déjà j'entrevoyais la figure du monument dont les dernières traces se cachaient à tous les yeux. Le pré Attimont dans lequel je fus conduit pour commencer mes explorations, se trouve situé entre les terrains autrefois nommés la lande de Coussol et les terrains marécageux qui forment l'immense marais de Petit-Mars. Au premier abord, il ressemble aux prés voisins. Quand on s'arrête et qu'on le compare aux autres, on est frappé de la forme circulaire de la douve et de la haie qui l'entourent, du renflement qui court dans le même sens sur les bords supérieurs et de la dépression du milieu. Ces dispositions particulières me firent conjecturer immédiatement que les ruines citées par les anciens du pays devaient être celles d'un théâtre. Mes ouvriers, placés aux deux extrémités de l'hémicycle et sur son parcours probable, mirent à nu en peu de temps les pierres d'un mur tournant dont toutes les parties s'accordaient parfaitement pour former un cercle,
« La muraille qui fermait la base n'était pas non plus
difficile à trouver. Dans un fossé qui coupe presque par la
moitié le pré de Coussol, on apercevait la rupture d'une
•maçonnerie dont la direction fut bientôt déterminée. Ce
mur se retrouvait le même aux deux extrémités comme
au milieu, il a l'épaisseur d'un mur ordinaire, 0"^,60, et ressemble bien à une clôture.
« Après avoir découvert les sections d'une première enceinte de 0,90 d'épaisseur, les terrassiers, en continuant leurs tranchées vers le centre, rencontrèrent une seconde enceinte circulaire dont l'épaisseur est de O^^yîO.
« Entre les deux murs règne un pourtour libre de 4 mètres 20.
€ Il a fallu déployer une certaine adresse en maints endroits pour trouver les parements au milieu des décombres entassés, car le mortier, altéré par l'action des eaux qui fréquemment inondent le terrain depuis des siècles, ne présente plus la résistance connue du ciment romain. En grattant les joints, on aperçoit çà et là du ciment rouge et plus souvent du sable mélangé de chaux. Là où la maçonnerie a été découverte jusqu'aux premières assises, nous avons vu que les murailles de Tédifice reposaient d'abord sur un double rang de fortes pierres inégales et brutes, placées dans tous les sens. Au-dessus s'alignent en files régulières de petits matériaux dont la face presque carrée donne au parement l'aspect d'un damier. Bien que le rang de briques habituel soit absent, on ne peut douter qu'on ne soit en présence d'une construction gallo-romaine.
« Cette marque d'origine existait sans doute dans les assises supérieures. Aujourd'hui^ dans les parties les moins endommagées, les substructions ne dépassent pas 70 centimètres de hauteur, à partir du sol naturel ; la terre n'a gardé de ce monument que les fondations ; c'est assez cependant pour que nous soyons fixés sur sa destination.
€ Une tranchée ouverte de la base vers le centre a mis au jour un massif carré de maçonnerie formé, au milieu, d'un blocage de matériaux divers et orné de quatre parements. Sur ses côtés on mesure 3",80 sur 4",60. Il n'est pas à égale distance des côtés du cercle : à gau-
che nous avons compté 33 mètres, tandis que de l'autre nous n'avons trouvé que 29 mètres jusqu'au mur intérieur de la deuxième enceinte. L'axe du cercle est de 53 mètres et son ouverture de 74 mètres,
« A l'aide de ces dimensions, nos architectes pourront rétablir la hauteur et les proportions de l'édifice. En attendant leurs calculs, son élévation est attestée par les quantités de matériaux renversés qui gisent de tous côtés en dehors et en dedans. Il est impossible de donner un coup de pioche autour des murs jusqu'à deux et trois mètres de chaque côté, sans rencontrer des pierres de démolitions. On sait, de plus, que de notre temps, on a vu sortir de la lande de Coussol de nombreuses charretées de pierres qui étaient employées pour la confection des chaussées et la réparation des chemins.
« Il faut croire que les plus belles pierres de la frise et de l'entablement ont été enlevées pour être utilisées dans les constructions du pays, car nous n'avons pas aperçu le plus petit morceau de sculpture. Jusqu'ici nous n'avons saisi que des briques à rebords et des briques rondes de faîtage, les débris d'un vase en terre commune dont l'origine est incertaine.
€ Il n'y a pas à en douter, le théâtre dont les fondations apparaissent maintenant à nos yeux est bien le monument dont l'abbé Perray a vu les raines au milieu du siècle dernier et dont la forme et les dimensions lui ont paru incertaines.
€ Il me restait à découvrir les restes de ce qu'il avait vu à la Buisaye. Ce nom s'applique aujourd'hui à cinq ou six pièces de terres labourables, situées à côté du village de la Boissière, sur le versant en pente douce qui regarde le marais.
€ Au pied du versant de la Buisaye, dans la grande prairie qui forme le commencement du marais le long de la haie, je pensais qu'une surprise m'attendait. Au lieu d'être parfaitement plane, la surface de cette prairie a
été remaniée de telle façon qu'elle présente une suite de grands carrés inégaux, encadrés de légers sillons et de bassis d'un mètre de large. Ces formes peu apparentes dans la saison pluvieuse sautent aux yeux après un été sec comme celui de 1884. L'herbe se dessèche et blanchit sur les milieux et verdit autour du cadre dans les petits creux. En longeant ces carrés on se croirait sur le bord d'une rue dont les maisons ont été rasées jusqu'aux dernières fondations. Si vous ouvrez une tranchée, vous trouvez, sous une mince couche de terre sablonneuse de 0,20 un terrain argileux parfaitement nivelé et battu.
« L'argile se trouvant en abondance dans tout le marais, on pense que ce terrain a pu servir d'emplacement à une tuilerie.
« Le Breil, vieux logis féodal, est à 300 pas de la Boissière, il regarde aussi la plaine marécageuse de l'Erdre. Je 'm'y suis rendu pour en observer les abords. Le fermier que j'interrogeai n'avait rien remarqué autour de chez lui, mais il se souvenait avoir vu des tuiles et des pierres dans une douve de dessèchement ouverte dans le marais voisin de Breil, et en m'y conduisant il me rapportait que, suivant l'opinion du pays, ces débris indiquaient le passage d'un vieux chemin d'exploitation. Les premiers coups de pioche semblaient lui donner raison ; on trouvait une couche de pierres large d'un mètre aussi peu appareillées que celles qui se jettent dans les fondrières pour les solidifier, et à droite et à gauche, noyées dans la terre glaise, une grande quantité de tuiles à rebords et de tuiles rondes en grands et petits morceaux. J'allais abandonner le travail, pensant que j'étais en présence d'une voie du moyen âge faite de tous les débris du voisinage, quand un des ouvriers, plus soigneux que les autres, découvrit plusieurs pierres en place qui s'arrangeaient pour former un parement régulier sur deux faces. La tranchée fut continuée vers le midi, et bientôt il fut évident que l'amas des matériaux provenait de la ruine
d'un mur de 0",70 d'épaisseur qui suivait une ligne courbe.
€ Les ouvriers se dispersèrent alors sur plusieurs points à la fois et, après quelques sondages, j'acquis la certitude que la terre du Breil renfermait, elle aussi, une immense enceinte. De cinq mètres en cinq mètres, les tranchées ouvertes mirent au jour des sections de maçonnerie, tantôt confuse, tantôt nettement conservée, ayant partout l'épaisseur de 0,70. Elles se répètent sur une grande étendue, au delà même d'une douve profonde, et ne s'arrêtent qu'à 24 mètres de la haie des terres cultivées. Tout à coup le mur tournant nous échappa. Les recherches se concentrèrent sur un point et on aperçut enfin la rencontre du cercle avec le mur droit qui le fermait.
€ Plus nous avancions vers le sommet de la pente douce de la prairie, moins le mur présentait de hauteur. A la partie sud il y a encore 0'",70 de maçonnerie debout, soit dans la tourbe, soit dans la terre glaise ; à la partie nord, le mur est réduit à sa première assise. Ce fait s'explique ainsi : d'un côté nous sommes dans le marais, c'est-à-dire dans un endroit qui n'est pas susceptible d'amendement, tandis que sur la partie élevée les cultivateurs ont enlevé les pierres afin d'améliorer leur prairie. Les matériaux employés tiennent le milieu entre le grand et le petit apareil de Coussol, et partout ils sont environnés de débris de tuiles à rebords.
< Je me disposais à poursuivre les restes de la ligne droite sur une certaine longueur quand elle nous échappa après un mètre de tranchée, de même qu'à l'extrémité opposée il fut impossible de suivre le mur circulaire jusqu'au point précis du retour, tant la maçonnerie est désagrégée par l'action des eaux. Il y en avait assez cependant pour que je pusse tracer la figure de l'enceinte. Je mesurai la distance qui sépare les deux bras du cercle et je ne comptai pas moins de 171 mètres, je pris ensuite
le milieu de cette ligne et je mesurai un axe d'une longueur de 154 mètres. Tout compte fait il se trouve que le monument de Breil avait absolument la même forme que le théâtre de Coussol : c'est un demi cercle dépassé qui se rapproche du fer à cheval. J'ai fait pratiquer des sondages en avant et en arrière et nulle part je n'ai trouvé trace d'une seconde enceinte.
« La distance qui sépare le théâtre de Coussol de l'enceinte du Breil est de 575 mètres. Cet espace est aujourd'hui une plaine marécageuse coupée de fossés de dessèchement, dans laquelle il est facile de sonder le terrain. Pour atteindre la couche de sable compacte sur lequel reposent les assises de maçonnerie, la sonde traverse 0*,40 de tourbe et 0°»,50 de terre glaise. Je me suis assuré par des fouilles nombreuses et par l'examen des fossés qu'il n'existait aucune trace de construction dans l'espace compris entre les deux monuments.
€ Ce dernier n'est pas précisément dans ce qu'on nomme la Buisaie, mais il est au-dessous, sur la fin du même versant. On peut donc conjecturer sans témérité que les ruines vues de ce côté par TabbéPerray, au milieu du dernier siècle, dépendaient des substructions qui viennent d'être découvertes au sud du Breil.
« Un établissement romain ne va pas seul, il lui faut absolument pour corrélatif une voie de communication. Comment les Romains ont-ils traversé le pays ? C'est ce que je me suis empressé de rechercher. Ils sont arrivés par la Déchausserie, nom significatif d'un village de Saint-Mars-du-Descot qui confine Petit-Mars, ils sont passés dans la vallée au dessous de la Robinerie et de la Guibretière, à travers la lande de Coussol, entre le vieux bourg et la chaussée, et se sont dirigés vers le gué de la Tomblehoux et de Pont-Hue. Cet itinéraire nous est indiqué par les vestiges de voie romaine qui se retrouvent dans la lande de Coussol à 200 pas du théâtre, dans un pré dépendant de la métairie de la Pierre et sur le par-
cours du chemin du vieux bourg. Sur le premier point, la voie à 5 mètres de largeur, sur le second elle en a 7. Sa chaussée se compose de lourdes pierres qui reposent sur un rang de pavés assez semblables aux nôtres. Aux approches du théâtre on ne voit plus les traces de l'embranchement pavé qui y conduisait et cela se conçoit. Le jour où la lande a été mise en culture, les paysans se sont empressés (ils le disent eux-mêmes), d'enlever toutes les pierres qui les empêchaient de labourer, ils les ont reportées dans les haies et sur toutes les bordures pour affermir les passages. Quant à la section qui passait derrière le vieux bourg et le Verger, elle est depuis des siècles anéantie. Ses matériaux ont été employés au moyen âge à construire la chaussée haute de 1"*,50, longue de 100 mètres et large de 0",80, dont les piétons se servent encore aujourd'hui pour se rendre de Petit-Mars au vieux bourg et traverser le gué du ruisseau de Launay. « Tel est dans leur ensemble l'état des vestiges galloromains qui subsistent dans la commune de Petit-Mars. »
Communications diverses de if. de Martonne. — « Bourg- Philippe. — L'ancienne église du Bourg-Philippe, qui prend son nom d'un fondateur, comme nous le verrons plus loin, avait été construite par un seigneur du Verger, maître d'un château dans la paroisse de Chemazé, maintenant détruit. C'était au retour de la première croisade, il s'agissait seulement d'une chapelle bâtie en exécution d'un V09U. D'après la légende, Philippe du Verger aurait prononcé ces paroles : « Bon Saint-Léçnard, qui étiez de l'armée de Clovis, si vous m'obtenez de revenir sain et sauf dans mon pays, je vous promets de vous élever une chapelle. » Ceci se passait en 1095.
€ La chapelle fut desservie par les moines de la Roè.
« La famille du Verger se perpétua dans la contrée et on la voit figurer dans les anciens registres paroissiaux antérieurs à la Révolution. Un des membres de cette fa-
mille fit placer dans l'église, derrière la chaire, une peinture murale représentant saint Christophe. Cette fresque était du XV® siècle. Une autre peinture, postérieure, représentait trois personnages, une femme agenouillée, une autre debout, relevant un peu sa robe et un homme faisant un geste indicateur, le tout en costume du temps de Henri IV. Ces peintures ont été détruites avec l'ancien édifice pour construire l'église actuelle, sur l'initiative et aux frais du desservant actuel, qui a du moins conservé les anciennes traditions et les vieux récits.
« Il n'est resté du vieil édifice que des fonts baptismaux en tuffeau blanc d'Anjou. Autour des deux cuvettes, inégales en grandeur, on lit l'inscription suivante, gravée en relief sur un bandeau, en caractères gothiques : « Ihs Maria lan mil in\^ et trois Mathurin le pon a....» Le reste a été détruit par un remaniement de la cuvette,
« L'abréviation Ihs est répétée trois fois et accompagnée d'une espèce de croix. On pourrait également lire Johannes et Jésus, Mais le sens et le voisinage du mot Maria indiquent plutôt le nom de Jésus, quoiqu'il n'y ait aucun signe de chrisme et que l'abréviation Ihs semblât d'abord se rapporter au nom du précurseur saint Jean-Baptiste.
« La famille Lepon existe encore dans le pays.
« Il me semble que l'inscription pourrait être complétée ainsi : « L'an mil quatre cent trois Mathurin Lepon a donné ces fonts. »
€ Les fonts se composent de deux cuvettes inégales, supportées par des colonnes trapues, dont les chapiteaux seraient ces mêmes cuvettes. Elles sont fort engagées dans un dé de pierre qui les réunit et leur ôte de la légèreté. II n'est pas moins intéressant de remarquer que notre département possède trois exemplaires de fonts baptismaux géminés : ceux de Montaudin, si excellemment décrits par M. Le Fizelier, de regrettable mémoire ; ceux du Bourg-Philippe et ceux de Saint-Baudelle, que
j'ai déjà signalés à la Commission avant d'avoir vu les deux autres, et que je me propose de revoir afin de les comparer aux autres.
« Saint-Ouen en Chemazé. — Le château de ce nom ne doit inspirer, jusqu'à présent, aucune inquiétude aux amis des arts et de l'archéologie. Le propriétaire, M. de Sèze, a fait remplacer le couronnement de la tour d'escalier par des pierres absolument semblables à celles que le temps avait usées. On a replacé par dessus ce sommet ajouré le toit en calotte, surmonté d'une petite flèche, avec les anciennes ardoises. Aucune autre partie de la tour n'a été touchée et ne paraît devoir l'être. Le propriétaire fait démolir des communs adjacents qui masquaient une partie de la vue et dont la disparition aura pour résultat dïsoler le portail du château, principalement du côté de la tour.
€ Saint-Ouen-des-Toits. — Dans une précédente communication faite à la Commission, j'ai eu l'honneur de l'entretenir en quelques mots du château de Saint-Ouëndes-Toits, en grande partie ruiné.
« Aujourd'hui, je puis compléter ces renseignements en ajoutant que j'ai visité, conduit par M. le Maire de Saint-Ouén, un lieu appelé Beau-Soleil, situé à environ cinq cents mètres au delà du château, sur une butte qui touche le chemin de Saint-Ouèn à Andouillé. En cet endroit, qui passe dans le pays pour avoir dépendu du domaine de Saint-Ouën, une des maisons est pavée en partie avec de petits carreaux de terre cuite rouge, vernissée et très dure, ornée d'emblèmes héraldiques, dont on retrouve des exemples plus nombreux au château, dans les chambres du premier étage.
« On remarque une douve, creusée au pied d'un roc, qui semble avoir été établie pour défendre la position dans l'endroit le plus rapproché de la route d'Andouillé.
< Beau-Soleil, centre d'un petit hameau, passe dans le pays pour avoir été un poste avancé, destiné à protéger
le château, situé au bas, dans un étang, à cette heure desséché, dans la direction de la voie déjà indiquée. »
Richesses dtart. — M. O'Madden signale à Château- Gontier un tableau curieux, acheté à Lyon par M. de la Théardière, et représentant une vue du vieux Laval.
A Château-Gontier existe également un autre tableau daté de 1680 et provenant du château de Bouille, en Saint-Sauveur de Fiée. Ce tableau est l'œuvre de Besnard Pierre, peintre angevin très connu, né en 1651.
Dictionnaire du patois du Bas-Maine. — ' M. Garnier rappelle que, parmi les manuscrits récemment légués par M. J. Le Fizelier à la bibliothèque de Laval, se trouvent les notes, rédigées autrefois en collaboration par une commission prise dans le sein de l'ancienne Société de l'Industrie de la Mayenne, notes contenant des matériaux nombreux pour la rédaction d'un dictionnaire du patois Bas-Manceau. La lettre A de ce dictionnaire à même paru à titre d'essai.
M. L. Garnier pense que la Commission historique devrait continuer le travail commencé et entreprendre la publication du dictionnaire.
La Commission, sans se dissimuler l'étendue de l'œuvre qu'on lui propose d'achever, pense que les notes relatives au dictionnaire doivent tout d'abord être recopiées sur des fiches pour former la base de travaux ultérieurs.
Inscription de Houssay. — M. O'Madden oflfre à la Commission une très belle photographie, dont il est l'auteur, de la magnifique inscription qui décore l'église de Houssay*.
1 . Cette inscription est ici reproduite par un procédé nouveau, qui permet d'obtenir, à l'aide d'un simple cliché photographique et sans passer par l'intermédiaire du dessin, un cliché typographique en relief. Malheureusement le cliché photographique
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L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 heures.
ayant subi, depuis sa confection, des altérations dont son auteur n'est en aucune façon responsable, les premiers mots des cinq lignes initiales sont devenus à peu près illisibles. Nous croyons donc devoir donner la transcription de ces lignes : Soubz ce dolent et trespiteiix repère — FiU mis le corps m bon révérend père — Bien renomme maistre Jehan Hemery — 0^/t en ses jours par vertuz a mery — Destre premuz digne prothonotaire — Et collecteur etc.