XIV SAINT FRAIMBAUT-SUR-PISSE
< Guillaume de Meslay prêtre prieur cure de Saint Fraimbault atteste qtiil ny a aulchuns hommes nobles en lad paroisse fors et reserve messire Jehan de la Ferriere chevalier de lordre du roy seigneur de Tesse et de Vernie lequel nest de présent résident en lad paroisse ^
« Et mesmes la veuve de defunct Francoys de Crinoys en son temps sieur dud lieu et Jérôme de Crinoys frère dud defunct résidents en lad paroisse. »
« G. DE Meslay. »
XV DÉSERTINES
< Je soubz sine certifie ny avoyr a présent gentilhomme restant en cette paroisse de Dezertines que noble Charles de la Varrie sieur des Mortiers lequel il certifie estre de la religion catholique apostolique et romaine et avoyr este tousiours pour le service du roy. »
« De LA Vairye. )>
Messire Christophe de la Vairie, prêtre et curé de Désertines, sa paroisse natale, et son frère Pierre de la
1 . Jean de la Perrière, baron de Vernie, fils de Jean, baron de Tessé et d'Ambrières, et de Françoise de Raveton, fut gouverneur de Domfront pour la Ligue et tué en trahison. Voir ciaprès Doyenné d'Evron^ art. Blandouet. Les archives de la Sartne ont beaucoup de détails sur cette affaire. Analyse de ces Archives, 1. 1.
Vairie, également prêtre et curé de Gorron, étaient enfants du seigneur de la Serrerie, manoir près du bourg et entièrement disparu de nos jours. La Vairie, lieu d'origine de cette famille, château important qui remontait aux premiers temps de la féodalité, avait été ruiné par les Anglais : les Le Verrier, c'était leur nom primitif, fondateurs de la Vairie, furent bienfaiteurs de l'abbaye de Savigny. A l'époque où nous en sommes, le curé de Désertines ne pouvait qu'éprouver le plus grand embarras pour la délivrance du certificat qu'il eut à faire et à signer : si plusieurs membres de la maison de la Vairie, de la branche de la Vaudelle, au pays de Nuz, se distinguaient pour la défense de la foi catholique par la composition de chants pieux, la branche aînée restée à la Vairie et celle de la Biardière de Vieuvy s'étaient laissé gagner par les idées nouvelles. Celle de la Serrerie nous apparaît comme catholique. En 1597, Monsieur de la Vairie, gentilhomme du Maine de bon lieu et de médiocre bien, se présenta dans la maison du célèbre du Plessis de Mornay, pour obtenir la main de Suzanne de Pas de Feuquières, sa belle-fille. Le mariage fut conclu par contrat du 6 juin, et le fils aîné de René de la Vairie et de Suzanne de Pas eut pour parrain Philippe de Mornay qui lui donna son nom et le rappela dans son testament du 6 février 1606*.
1. Du PlessiS'Momay, par Joachim Aubert, p. 529 et 530. (A suivre.)
L'abbé Ch. Pointeau.