Ménage, p
3. D. Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne, T. i, col. 624.
vice du comte d'Anjou, Henri II, devenu roi d'Angleterre, il prit part à la prise de Thouars pour ce souverain*.
Il se distingua tout particulièrement à ce siège, et, ce qui prouve, dit l'abbé Duchesne^, combien sa valeur le rendit cher au roi d'Angleterre, c'est, que lorsqu'il fut décidé entre Louis le Jeune, roi de France, et son adversaire, qu'ils choisiraient chacun six de leurs vassaux pour arbitres de leurs différends, Maurice fut un de ceux que choisit Henri IL
Placé par la confiance du roi à la tète de son armée d'Anjou, Maurice s'empara en 1173 de Chantoceaux, Sablé, Saint-Loup et Saint-Brice^.
Témoin d'un accord^ passé « in curia Stephani régis » Anglie seniscalli, » à la fin du xii« siècle, nous voyons encore, le 22 juin 1191, notre baron prêt à partir pour la troisième croisade, mettant ordre à ses affaires, délimitant son étang de Poiltrée et celui des religieux de la Roè, ouvrant des routes à l'usage des piétons et des voitures pour faciliter l'accès de l'abbaye^, et précisant dans un testament, véritable modèle du genre*^, la distribution de son héritage et le dénombrement de sa fortune, sans oublier son « estaginm Peletroie, » avec ses étangs et bois.
Enfin, nous retrouvons une dernière fois en 1196 notre Maurice fondant le prieuré des Bons-Hommes dans la forêt de Ballots^, justifiant ainsi par sa bravoure et ses libéralités continues «ce qu'a dit de cette seconde maison