‹ Procès-verbaux et documents, Volume 5Chapitre 92 sur 106 · François de France, duc d'Alençon · texte numérisé non relu

François de France, duc d'Alençon

bOCUMENTS 227

faire présent a mond. seigneur le baron et ung lappereau que bailla monsieur le vicaire de ceste dite paroisse 35 s.

Pour ung aultre voyaige que led. rendant compte et m® René Morin firent aud. Alenson ou ils auroint vacque par deux jours et seroint allez trouver monsieur de la Houssaye pour obtenir par son moyen autres exemtions desd. gendarmes de mond seigneur le duc qui pour lors estoint au bourg d* A ver ton 50 s.

Paye a Pierre Vasse Poteliere six escuz deux tiers pour certaines bonnes causes a la venue de monseigneur le baron de Villaines *.

Compte do i580 a 1ô8î^.

Pour la dépense detre aile exprès a Brouassin par devers monseigneur le baron pour obtenir lettres de faveur pour le faict des gens darmes un escu deux tiers et cinq s. Et auroit le dit comptable, Zacharie Deleles, mené avec lui un homme de pied auquel il bailla 15 sols.

Sept ecus dix sols furent payes au capitaine Chicotiere outre plusieurs autres frais pour empescher la compagnie dud. Chicotiere de loger en ceste paroisse. Pierre Vasse Courtœuvre reçut deux escus un tiers pour une arquebusade qui fut baillée aud. Chicotiere.

Compte de 1588 à Î58S : de janvier à janvier.

Quand la Compaignie de monsieur Je Vicques passa par Villaines en ladite année, il fut dépensé 44 s. t. pour le gouster dud. seigneur et aultres en transpassant et 2 sols pour un homme qui reconduisit jusqu'au Hors l'homme dud. seigneur de Vicques.

1. Evidemment le jeune seigneur de Villaines fut reçu avec tous les honneurs par les bourgeois de sa ville.

2 Ce compte est à la mairie ainsi que plusieurs autres, distraits de la collection qui est restée aux archives de la fabrique.

228 COBiMISSION HISTORIQUE

Loys Denis sieur de la Crochardiere le comptable avoit aussi paye 5 sols 6 d. pour le gouster d'un des gentilshommes de la compaignie de monsieur le mareschal de Matignon a certain autre jour ; encore a ung aultre 10 s. 6 d. en pain et eu vin qui lui fut porte au Moulin-neuf ou il couscha et aultres qui Tassistoient.

A maistre Pierre Trouillard 4 soûls 6 deniers pour le port de la croix et de la bannière lors que les paroissiens allèrent en voiaige davant Nostre Dame d'Esvron.

Soixante un soûls a Julian Bouhourd pour avoir fait les brancards a porter le saint et vénérable sacrement.

A maistre Jehan Delelee qui auroit faict le voyaige de monsieur Saint Sébastian a Soissons huict escuz y comprins ung escu pour faire prière des paroissiens dudit Villaines par les religieux de Tabbaye de mon dit sieur Saint Sébastian audit Soissons.

Au capitaine Hoquaine lorsquil passa par led. Villaines avecques ses troupes : 7 escuz.

Item auroit led. procureur paye 4 sols a Loys Mousset pour deux pains blancs quil auroit baillez a aucun de la compaignie dudict capitaine Hoquaine a Loys Delelee 41 sols pour du vin, a Ëstienne Panneau 45 s. aussi pour du vin et 30 s. pour du vin d'Orléans qui fut porte audit capitaine par ses gens et 2 sols pour de l'avoine au cheval dud, capitaine, et encore 20 s. pour confitures et draigees baillées aud. capitaine avec 7 sols pour le sieur de la Challuere et après que les dits gendarmes se furent retires il en avoit coûte ung escu deux tiers et 19 sols.

Deux poulies d'Inde envoyées pour la généralité des habitants a monseigneur le baron avecque une douzaine de chappons et une douzaine de pouUectz 2 mouttons gras pour luy en faire présent a 3 escuz quatorze s.

Quatre barres ou brancards pour supporter les portes de la Chassegayre^

1. La Chasseguerre en Hardange était le nxanoir résidentiel du baron de Villaines dès ce temps-là.

Compte de tô84 à 1585.

Sel et pain fournis aux malades de la contagion.

Claude Gaudemer sergent reçut 7 s. 6 d. pour estre aile contraindre Jehan Fournier de venir faire enterrer Mathurine Fournier sa sœur qui estoit morte de la contagion en sa maison près le chasteau un ou deux jours estoient ce que led. Jehan Fournier s'en est venu faire.

Sept sols 5 deniers au sujet du bled qui fut obtenu de monsieur le prieur pour les malades de la contagion*.

Compte de 1586 à 1588 : de janvier à janvier.

Vacations du comptable, honneste René Morin sergent royal, dernier procureur de la fabrique, qui alla exprès au Mans pour faire pris de deux couppes d'argent doré et faire avance de partie dudit prix ce quil auroit faict de 10 escuz pour en faire présent à monseigneur pour les paroissiens suivant leur advis 2 et mesme faire insignuer au greffe de la Sénéchaussée du Maine ledit contrat de don. Et mit trois jours, xx sols. — Pour les aller chercher au Mans et les envoyer 27 s. 6 d. — Pour avoir achepte un estuy pour les mettre 40 s.

Pour des gibiers que le comptable auroit envoyé par deulx fois a mondiet seigneur le marquis 59 s.

Paye a René Grenier ung escu pour l'entretien et nourriture d un enfant qui auroit este trouve cy près le bourg de S. Georges....

i. Ce compte est à la mairie au nombre des égarés et il y manque les deux dernières pages.

2. Ia communauté ou généralité des paroissiens faisait de ses deniers, les dépenses d'intérêt public dans leurs limites légales ; mais les-^evenus de la fabrique n'y contribuaient que pour une part adéquate ; et l'église à Tombre de son chapiteau où s'installaient le notaire, le procureur ou comptable avec ses livres, le syndic avec ses notables, les prêtres et autres intéressés rendait sacrées les règles et décisions de ces solennelles assises paroissiales.

A ung capitaine de gens de guerre qui estoit a Bee sa compaignie logée au boarg de Crennes quatre pintes de vin et troys pièces de gibier ung esru.

Compte de 1590-1591

Pour le sallaire et vacations du comptable, Jean Géré, qui seroit aile exprès de cheval depuis Villaines jusqxies en la ville de Laval veoir Monseigneur le marquis de Villaines estant lors audit lieu pour obtenir de luy lettres adressantes a monsieur Richer esleu au Maine estant lors a Maienne suivant le consentement desdits paroissiens du cinquiesme janvier mil cinq cent quatre vingt dix* ou il auroit vacqué par quatre jours 4 livre?.

La somme de six escus sols par le comptable fournie et convertye en gibiers dont auroit este faict présent a mond. seigneur le marquis estant lors en la ville de Laval sur le consentement et advis desd. paroissiens du 18® febvrier 1590. Le comptable pour ses sallaires journées et vacations destre aile exprès de sa demeure avec un homme de pied jusques a Laval pour mener conduyre et présenter lesdits gibiers et en faire présent au nom de tous les habitants au seigneur marquis ou il auroit vacque tant allant venant que séjournant par quatre jours : 4 livres.

Sept escus a Julian Levoyer et Charles Champion consentis par les habitans le 16 mai 1570 pour les raisons écrites au contrat. Aux mesmes pour avoir porte lettres de Monseigneur le marquis au sieur de Hallotz a AUenczon pour destourner ses trouppes de passer par Villaynes 44 s. 6 d.

Quatre livres six sols pour acheter suivant le consentement du gênerai des habitants du 14 octobre 1590, deux

1. Le marquis de Villaines était alors gouverneur de Laval; mais seulement depuis 45 jours.

douzaines de chappons et ung veau de laict et en faire présent a monsieur le marquis.

Le comptable avec un homme de pied alla au chasteau de la Ghassegaire porter et conduyre lesd. chappons et veau et diceulx faire présent audit seigneur et pour ce reçut 30 sols.

Suivant lad vis desd. paroissiens led. comptable partit de cheval depuis sa demeure pour aller en la ville de Maine pour marchander et faire pris de deux flaccons d'argent dont lesdits paroyssiens voulloyent faire présent a mond. seigneur le marquis ou il auroit prins ladvis du sieur de la Pelleriniere et autres en ladite ville sur ledit faict: pour 4 jours 4 livres. 11 en coûta pour les flaccons plus de 20 escus.

Le 19 février 1591 acte entre Pierre Vasse sieur de Court euvre et ledit Géré. . . . ^

1. C'est ce sieur de Courtcuvre qui fut emmené quelque peu après prisonnier à Château-Gontier où il mourut; voîf Le Paige. Le capitaine Ligueur qui le prit et incendia Courteuvre fut rais à mort; son nom, omis dans l'histoire, est consigné dans quelques notes que nous n'avons plus sous la main.

MAYENNE ET LES ENVIRONS PENDANT LES GUERRES DE LA SECONDE LIGUE. — 1581-1598 ^

1588. 7 septembre. — Fut enterrée madame lajugesse femme de m® Jacques Labitte et le 12® du même mois il partit pour aller à Blois aux Etats généraux auxquels il fut tenu d'aller pour la province du Maine.

1589, 16 septembre. — Macé Biette fugitif de Lassay pour l3s gendarmes qui tenaient le château de Lassay entre lesquels étaient monsieur de Viluysant qui fut tué en la chapelle dudit Lassay et monsieur dyi Boisferoult.

2 novembre. — Pierre Aubert mari de Jeanne du Boys tué en la paroisse de la Basoge-Montpinçon parles gens qui estoient à Sainte-Suzanne que tenoit pour lors monsieur de Bourgneuf frère de monsieur de Bouille.

1590. 9 avril. — Fust prise et battue la ville de Mayenne par monsieur Destelle et auroit este prinse le jeudy de davant par monsieur de Lansac et fut ladite ville pillée et paroisses circonvoisines et en fut tué beaucoup tant d'une part que d'autre. (Macé de Lestang).

28 octobre. Samedi. — Ledit jour Ion battoit la maison du Boisthibault et étoit devant le sieur Lestelle et fut beaucoup blessé de sa compagnie ledit jour estant dedans

1.^ Ces notes sont extraites les unes des cahiers manuscrits de M. Tabbé Delamarr^, ddcédé curé de Bourgnouvel, et les autres des archives de l'hôpital de Mayenne. M. Delamarre a puisé ses documents surtout dans les registres de l'état civil de Mayenne. Ceux qui sont signés Macé de Lestang, sont extraits de nos cahiers. Maître Macé de Lestang était curé de Saint- Martin de Mayenne.

la maison de Boisthibault le curé de Thubeuf le curé de Lassay frère de...^ et aultres. (J. Baillet, pbre).

1591. 24 janvier. — Mariage de Pierre Hugene demeurant pour le présent au chasteau de Mayenne palfrenier de M. de Lestelle gouverneur du chasteau lequel a ruiné tout le pays de Maine avec Jean Pieduor.

14 novembre. — Thomas Emery, sieur de Millon, Tun des principaux gouverneurs du chasteau.

1592. — Angioys à Mayenne.

6 janvier. — Le jour des Roys le général des Angioys fut en ceste ville de Mayenne et fist beaucoup de mal à AmbrièrQs, Gorron et Ernéa, Fontaine-Daniel et partout où il pasîsoit. (Macé de Lestang).

2 février. — Julien fils de Julien Moulard et de Julienne sa femme lous deux paroissiens de Saint-Georges- Buttavent fuyards à cause des Anglois qui y estoient alors.

1592. — Siège, pillage et prise de Mayenne.

5 février. — Le cinquiesme jour de febvrier 1592 fut à Mayenne le prince de Conty alloit a la messe et estoient alentour de luy la pluspart des volleurs lesquels ont fait beaucoup de mal à la ville de Mayenne et alentour dicelle.

14 février. — Fugitifs de Parigné par les gendarmes Angioys.

1. M. Tabbë Delamarre n'a pu lire le nom. parait-il. Consulter TEtat civil de Mayenne. Le curé de Thubeuf et celui de Lassay pouvaient être dans la place sans avoir qualité de belligérants, ni d*autres prétentions que d'assister de leur ministère des soldats catholiques (la note ne nous informe pas;) ceci sans prétendre qu'il n'y ait pas eu d'ecclésiastiques à se laisser aller à des exaltations oelliqueuses qui ne convenaient pas à leur état; mais que d'incriminations outrées !

14 février. — René fils de Julien de Bray baptisé par Gilles Goussin prêtre tous paroissiens de Ouaysseau fugitifs de leur paroisse a cause des gendarmes Angloys qui sont en leur pays.

24 février. — Mathurin Louppé et Marie Pienoir son épouse paroissiens d'Ambrières fugitifs en cette ville a cause des gendarmes Anglois.

27 février. — Fugitifs de Saint-Georges.

27 février. — Fugitif de Contest.

17 mars. — On ne disoit messe a Oisseau ; les Angloys estoient a Chastillon Saint Georges autres paroisses lesquels firent beaucoup de mal^ Baptême d'un enfant d'Oisseau par Macé de Lestang.

20 mars. — Le vingtiesme jour de mars 1692 les religieux de Fontaine-Daniel commencèrent à faire leur service en la chapelle du Saint Esprit parce qu'ils avoyent este mis dehors par les Anglois, lesquels firent beaucoup de mal a l'abbaye de Fontaine-Daniel et paroisses entourantes lesquels religieux s'en retournèrent en leur abbaye le 18* jour dapvril audit an. (Macé de Lestang).

11 avril. — Fugitifs de Saint-Georges.

l. A Châtillon il y a une maison dite des Anglais. A Astillé la rue des Anglais. Un curieux dicton populaire de Landivy perpétue le sinistre souvenir de leur seconde invasion : c'est la menace des mères à leurs enfants, quand la nuit tombe, pour les forcer à quitter leurs jeux : c Rentrez meniers, v'nez v'z en, v'ia Vz Anglais ! » Tradition rapportée par M. Renault, curé de la Tannière, né en 1804, à Landivy. A Astillé mêmes traditions nafiruère: « Gare le z' Anglais ! rla Vz' Anglais! V*la core tin » ainer que l'z' Anglais nairont pas, etc. » Voir les articles la Dorée, Ruillé-le-Gravelais ; consulter les registres de Saint- Denis-du-Maine, etc. Les documents abondent chez nous pour témoigner des grandes misères endurées au Bas-Maine par 1 occupation des soldats hérétiques de la reine Elisabeth. Il ne semble pas que les étrangers puissent rendre jamais service a aucun parti.

d3 avril. — Fugitifs de Saint-Baudelle.

13 avril. — Les Angloys à Oisseau.

6 mai. — Fait partir de la ville de Mayenne un grand nombre de boulets pour mener à Caen.

4 juin. — Le jeudi quart du jour dudit mois de juin fut assiégée la ville de Mayenne par le marquis de Belle Isle et le dimanche en suivant fut rendue par composition à monsieur du Boisdauphin et fut faict un grand pillage à la dicte ville et faubourgs et les jours passes la ville de Laval avoit esté rendue aussy par composition audit sieur du Boisdauphin. (Macé de Lestang) ^

1592. — Guerre de Mayenne a nostre malheur.

Le 21* jour de juillet fut assiégée la ville de Mayenne par monsieur le mareschal Daumont monsieur le prince de Conty monsieur de Lavardin lieutenant du Roy au Chastel du Maine monsieur le marquis de Villaine le gouverneur de Blois lesquels avoient trois pièces longues sans les couleuvrines et estoyent au nombre environ cinq mille hommes de guerre sans leurs serviteurs de bagages lesquels ont ruiné et emporté tous les meubles tant des églises de Notre-Dame de Mayenne que de Saint- Martin que des autres paroisses circonvoisines.

1 . M. Tabbé Angot nous a gracieusement communiqué une série de dépositions très intéressantes au sujet de ce siège de Laval. Il s'agissait de renseigner vers 16*22 sur Tenclos de Montmartin et la chapelle de la Gaucherie. Jacques Marest déposa comment € Montmartin fut ruisné es années 1592 et 1593 en Tardeur des » guerres. Ailleurs est dit que le siège avait surtout porté de » ce coté-là entre la Porte Beucheresse et les Eperons. Un » autre déclarait que Tenclos et courtil de Montmartin et le > manoir avoient été ruisnés pendant le siège de Laval au fort » des guerres de 1592. De 1591 à 1593 consentement par les ha- » bitants d'Avenieres à la requeste du sieur de la rerraudière » ffouverneur de Laval pour le remparement du chasteau » de Laval. » {Archives de la Mayenne. E. 31j. Ce de la Perraudière était de la maison de Pierres, et Du Chesne (Craon et ses barons) le nomme Pierre Pierres. La Perraudière est de TAnjou, paroisse de Lue, et les archives en sont anciennes.

Le mercredi quint jour daoust ensuivant fut battu le chasteau de Mayenne du champ des Vallées et bastoient une tour du grand chasteau vers le par de Mayenne qui fust une batterie en vue. ?

Le vendredi 14® jour dud. moys daoust audit an vigille de l'Assomption de Notre-Dame fut battu le petit chasteau, du presbytère de Saint-Martin que pour lors estoit cure m« Macé de Lestang qui pour lors perdit beaucoup tant en leglise quau presbytère et se rendirent ceux de dedans le 15® aoust jour de l'Assomption Nostre Dame tous bagues sauves lesquels se retirèrent partie Laval et autres lieux près Mayenne. (Au bas : Guerre de Mayenne a nostre malheur. Lestang).

1593. — Claude de Bouille, chevalier, seigneur du Bourgneuf, gouverneur de la ville et château de Mayenne et Guionne de Bellée (du Bellay) dame de la Guitterie parrain et marraine de Renée des Aulnais.

23 mars. — Le roy flst son entrée à Paris que Ion appeloit auparavant le roy de Navarre.

1594. — Robert Viel, sieur d'Argencé, parrain le 4 mai. Le mardi en suivant ledit d'Argencé fust tué par le sieur de Landepoustre.

1596. — Georges d'Abattans, gentilhomme ordinaire de la maison du roi, seigneur d'Auvers demeurait en son logis seigneurial d' Anvers le Courtin paroisse de Sain t- Pierre-d'Erve, 1580-1596. Françoise Pasquier son épouse. Le célèbre de Vicques réclame de Georges d'Abattants, l'un des 100 gentilshommes de la maison du roi, 40 livres de rentes qui lui étaient dues sur Beauchesne à cause de son épouse Marguerite Le Maire (1580*).

i. Notes de M. Delamarre. Louis de laMoricière, seiçneur de Vicques et de Lislemaniere, près du Mont Saint-Michel, se distingua dans le parti de la Ligue.

DU PLESSIS DE COSMES GOUVERNEUR DE CRAON ET LE GOU- VERNEUR DE CHATEAU-GONTIER. PRISONNIERS DE GUER- RE (1596).

Lettres pour les acquits, quittances laissées a Devison.

A Monsieur monsieur Le Maistre a Sablé,

Monsieur pour responce a la vostre je nay voullu faillir de vous faire savoir des nouvelles touchent les quittances . que ma baille le sieur Devison pour me faire payer ce que mest impossible attendu que lors que je fais mes diligenses croyans de prendre des prisonniers monsieur le gouverneur de ceste ville ^ me les met en liberté et les renvois par la demande de monsieur du Plessis gouverneur de Craon qui prend de sa part des prinsonniers de nostre ville jusques a ce que Ion luy renvoie les prinsonniers qui est cause que je ne puis estre paie et outre ainsy que je ne rende les quitences de deulx cens escuz que il me doibt et aussy que il ma deffendu ne les bailler a autres que a luy attendu que il a resepisse de moy des dittes quittenses je serois très aiszes que il fust par desa pour avoir de l'argent que il me doibt atendant je demeureray a tout jamays.

Vostre plus aflTectionne serviteur : Charles Filoche.

A Chateaugontier de vostre maison ce vi® septembre

{Archives de la Sarthe).

i. Louis de Champagne, seigneur de la Motte-Ferchaud.

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