‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 113 sur 116 · PuANÉROGAMES pi · texte numérisé non relu

PuANÉROGAMES pi

COTYLÉLONES.,...

Les nombres indiqués pour les plantes de la quatrième période ne sont qu'approximatifs, surtout pour les Monocotylédones et les Dicotylédones, dont les espèces ne sont pas exactement déterminées et sont sans aucun doute plus nombreuses que je ne lai admis. Des circonstances locales ont aussi influé sur ces nombres, particulièrement sur celui de la quatrième classe , dont le nombre, assez considérable, paroît dû principalement à ce que les terrains de lignites sont en grande partie formés par les débris de ferêts de Coniféres, parmi lesquels on trouve en général peu d’autres plantes.

Ces diverses corrections, que nous n'avons pas voulu faire, pour représenter plus exactement ce que nous offrent nos collections, rendroient les proportions de ces classes tout-afait les mêmes que celles qui existent dans la période actuelle, dont la végétation peut être considérée comme la suite de celle qui a commencé immédiatement après le dépôt de la craie.

Ces diverses périodes ne sont que des abstractions, puisque

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Phanérogames symnospermes qui prédominent, et la création

‘% ( 220. ) les êtres qui vivoient pendant leur durée n’ont pas toujours +4 conservé exactement les mêmes caracteres depuis le commen- À cement jusqu’à la fin, mais ont été remplacés par d’autres |

êtres qui n’en différoient que spécifiquement , ou plus rare- | ment génériquement. Mais ce sont des abstractions analogues à celles qu’on a été obligé d'établir lorsqu'on a voulu. considérer la distribution des végétaux à la surface du globe, et qu’on l’a divisée en régions plus ou moins étendues. |

On doit cependant remarquer un fait qui rend les périodes que nousindiquons moins arbitraires, et qui semble annoncer qu’elles sont fondées sur la nature même des révolutions de notre globe; c’est qu’elles sont presque toujours séparées par À des formations qui ne paroissent pas contenir de. fossiles terrestres, qui pourroient par conséquent être considérées comme ayant détruit complétement la végétation préexistante etayant préludé à une nouvelle création végétale.

Tels sont le gres rouge, le calcaire conchylien, et surtout ja craie.

On doit remarquer en outre qu’il n’y a pas de passage insensible entre les végétaux de ces diverses périodes, tandis qu'ily en a presque toujours entre ceux des diverses page de formation comprises dans ces périodes.

Le développement que le règne végétal a pris successivement depuis les temps les plus anciens où nous trouvons des traces de son existence jusqu'a nos jours, m'est pas un des résultats les moins curieux de la comparaison de ces diverses périodes.

Ainsi, dans la première période il n'existe presque que des cryptogames, végétaux d’une structure plus simple que ceux des classes suivantes. we

Dans la seconde période le nombre des deux classes suivantes devicnt proportionnellement plus considérable.

Pendant la troïsiéme période ce sont particuliérement les

( "2337 7) F » * À æ, . . f \f . 4 À ’ (TN 4 pour ainsi dire simultanée des Cycadées et des Coniféres, . familles dont la botanique nous dévoile les rapports, malgré

nomènes les moins curieux. Cette classe de végétaux peut en

diaire entre NO pioçanest et les véritables Phanérogames, Me. dfogie, d’ apparition sur la surface de la terre suit en effet celle des Cryptogames et précède celle de la plupart des À Phanérogames , qui ne deviennent prépondérantes que pen- ‘ dant la quatrième période.

, Nous pouvons danc admettre parmi les végétaux, comme 1 2e les animaux, que les êtres les plus simples ont précédé

des êtres de plus en plus parfaits.

Ibest même remarquable que les grands changemens de - la flore et de la faune terrestre ont eu lieu presque simultanément : ainsi les reptiles ne deviennent fréquens qu'au com

keuper, époque qui correspond à la création des Cycadées ; * celle des mammifères coïncide avec le commencement de la 4 quatrième période, c’est-a-dire , que les animaux dont l’organisation est la plus parfaite, ont commencé à exister ou du moins à devenir fréquens en même temps que les végétaux dicotylédons, que nous pouvons également considérer comme

leurs formes extérieures si différentes, n’est pas un des phé-

| outre être considérée, d’après sa structure ; comme intermé-

s plus compliqués, et que la nature a créé successivement

L + . .! e Lin , , = mencement de la troisième période de végétation, dans le

les plus complets."

seroient-ils pas la suite des changemens que la surface du

HT Mais ces changemens successifs dans les êtres organisés ne

x. Je fais abstraction dans ces considérations de l'exception unique

, à présent fournie par le mammifère fossile de Sionesfield et dè celles très-rares que pourroient présenter quelques plantes Aro EU es . antérieures à la craie.

de

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globe a éprouvés? C’est ce que nous pouvons présumer d’a-

on"

je + %é “ F

$ ses dans un vaste océan, sans aucun grand continent, comm

L an. Q nique dans l’air durant la première période de végétation, .

( “222 } ON LÀ prés ce.que nous voyons actuellement et d’après ce que nous avons déjà avancé en traitant du terrain houiller. PR Il est bien peu de physiciens qui doutent mgigisnapt que la terre n'ait eu, dans les premiers temps de sa formations une température plus élevée que celle dont elle jouit actuellement. La nature et la grandeur des végétaux du terrain houiller présentent une des confirmations les plus fortes de cette théorie que Ja géologie puisse fournir; et la dimim ition | successive de cette température est sans aucun doute une des causes qui ont le plus influé sur les changemens que la à végétation a subis depuis cette époque reculée jusqu’à 28 Jours. Si la végétation a commencé sur des iles peu étendues , ép

l'analogie de la flore de la première période de védélsiôn avec celle des petites : îles éloignées des continens nous le fait présumer, on doit considérer cette disposition de la surface du giobe comme la cause principale de la nature de cette dore Si : peu à à peu ces îles se sont réunies pour former des conti- nens plus vastes, la surface de la terre sera devenne propre a la végétation de plantes différentes. , plus variées analogues enfin a celles qui composent les flores des Pape continentaux. À C’est PM ltérementf après la formation de la craie que la végétation : a pris ce caractère que nous pouvons appeler con- … tinental, et nous pouvons fortement présumer que c’est à compter de cette époque qu’ ‘une grande partie de ariale terrestre a été mise à découvert et a formé de vrais ne | Si V hypothèse que nous avons présentée sur l'existence d’une quantité beaucoup plus considérable d’acide carbo-

qu'a l'époque actuelle, est considérée comme vraisemblab nous devrons aussi penser que la diminution successive dece . gaz a dû avoir une grande influence sur la nature des res qui ont vécu à Se" époques à la surface de la terre; mais

nous ne possédons s pas encôfe de données ps sur l'in

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fluence de ce gaz sur les végétaux des diverses classes, pour

pouvoir rien établir de certain à cet égard. On voit que l'étude des végétaux fossiles est féconde en résultats curieux , et cependant cette étude ne fait que commencer : que ne devons-nous donc pas espérer lorsqu'elle sera devenue l’objet des recherches de savans nombreux, et lorsque ces recherches se seront étendues à des points de la sur-

face du globe trés-éloignés les uns des autres.

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