‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 22 sur 116 · ER DRE · texte numérisé non relu

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beaucoup plus petites et annoncent par conséquent des feuilles beaucoup moins grandes que celles dès Fougères en arbre qui croissent maintenant dans les régions équinoxiales, dont “les frondes ont jusqu’à 3 à 4 mètres de long, et dont les pé-

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tioles sont larges de 3 à 4 centimètres à leur base. Au contraire, la grosseur des bases des pétioles des Fougères fossiles indique des frondes à peu prés de la même grandeur que celles de nos Fougères indigènes, et c’est aussi ce qu’on peut déduire de l’examen des frondes fossiles elles- mêmes. Les feuilles , beaucoup plus petites, étoient réunies en beaucoup plus grand nombre autour de la tige; car au lieu de cinq à six rangs ou d’une douzaine au plus qu’on observe sur les tiges des Fougères vivantes, il devoit y .en avoir cinquante à soixante et même plus. Enfin la tige ne paroissoit pas, dans la plupart des cas, couverte de ces fibrilles ou de ces écailles filamenteuses qui enveloppent en général la plupart des tiges des Fougères vivantes ; cependant sur quelques espèces fossiles on voit des traces de ces fibrilles, mais elles paroissent être plus déliées, ce qui étoit en rapport avec la grandeur des feuilles. Une chose singulière c’est la disproportion qui existe quelquefois entre la grandeur des bases des feuilles et celle des côtes longitudinales qui les supportent, et qui le plus souvent paroissent assez en rapport avec la grosseur de la tige. Ainsi dans celles de ces tiges que nous avons nommées Sigillaria canaliculata , les bases des feuilles ont à peine un demi-centimètre de large, et l’espace qui les sépare est de plus de cinq centimètres, ce qui supposoit une tige trés-forte, portant de très-petites feuilles. Un dernier caractère remarquable de ces tiges, c’est d’être quelquefois dichotomes vers leur extrémité supérieure, caractére qu’on n’observe plus sur aucune espèce vivante, mais qui est en rapport avec le grand développement de ces plantes.

Ces tiges de Fougères arborescentes, si fréquentes dans les terrains houillers, ne peuvent jamais être rapportées avec quelque certitude aux mêmes espèces que les frondes qu’elles portoient, elles sont toujours séparées, et ce n’est que par des recherches long-temps continuées, faites sur les lieux mêmes où on les trouve, qu’on pourra présumer que telle fronde et

D: ( 49 ) . telle tige faisoient partie de la même plante , d’après leur coexistence fréquente dans les mêmes couches et dans les 1 mêmes localités. En attendant que nous soyons arrivés à ces résultats, nous devons décrire les tiges et les feuilles isolément set sans prétendre former un véritable genre de ces tiges, . il faut adopter un nom générique pour les citer et les dé- . crire : nous leur avons donné le nom de Sigillaria ; plus tard de Sternberg, qui les avoit d’abord confondues avec ses . Lepidodendron , les a séparées sous le nom de Rhytidolepis. Il a | laissé toutefois plusieurs espèces , qui nous paroissent prove- nir également de la famille des Fougères et devoir rentrer is le même groupe, dans le genre Lepidodendron, et il a é de plusieurs autres espèces son genre Alveolaria; enfin, es individus dépourvus de leur écorce charbonneuse, ont servi de types aux genres Syringodendron et Catenaria. Nous croyons donc devoir conserver le nom de Sigillaria, qui est en même temps le plus ancien appliqué à ce genre et le seul qui ait été donné à son ensemble. !

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* Frondes.

« 1. PACHYPTERIS. Frondes pinnées ou bipinnées ; pinnules en- | lières, coriaces, sans nervures ou fraversées par une nervure simple, rétrécies à la base et non adhérentes au rachis.

Ce genre diffère du suivant par l'épaisseur remarquable des A à .

… frondes, par leur aspect brillant, par la forme des pinnules, A

… forme de ses frondes, de quelques Asplenium à feuilles épaisses

1 On trouvera indiquées sous le nom de Filicites, dans la partie géo- » logique de cet article , quelques espèces que leurs caractères ne per. . mettent pas jusqu’à présent de classer dans les genres que nous avons établis, et qui sont connues trop imparfaitement pour en constituer de nouveaux.

( 50 ) et coriaces, tels que l’Asplenium obtusatum de la Nouvelle- Hollande. ‘ * [Dans l'oolithe infér. % Ibid. |

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II. SPHENOPTERIS. Fronde bi- ou tripinnée ; pinnules rétrécies à la base, non adhérentes au rachis , plus ou moins profondém lobées ; lobes divergens , presque palmés; nervures paroiss presque rayonner de la base de la pinnule.

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