‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 42 sur 116 · Famizze. LYCOPODIACÉES · texte numérisé non relu

Famizze. LYCOPODIACÉES

Il est peu de familles plus difficiles à reconnoitre et a bien limiter à l’état fossile que celle des Lycopodiacées; car, sous le rapport de leurs organes de la végétation, ces plantes ont souvent une telle analogie avec certains genres de Coniferes, que nous pourrons quelquefois rester dans le doute pour savoir si des rameaux détachés provenoaient de l’une ou de l'autre de ces familles. | P

Les Lycopodiacées vivantes ne comprennent que quatre ou cinq genres, suivant qu’on subdivise ou qu’on ne subdivise pas le genre Lycopode en deux. Dans la première supposition, ces genres sont : Lycopodium, Stachygynandrum , Psilotum , Tmesipteris et Isoetes.

Leur tige est rarement. simple ; ordinairement divisée en plusieurs rameaux, pinnés ou dichotomes. Ce dernier mode, qui est trés-fréquent parmi les Lycopodes, ne s'observe jamais chez les Coniféres, et paroit même difficilement compatible avec le reste de l’organisation de ces végétaux. La tige des” Lycopodes, comme celle des Fougères, des Cycadées et de la plupart des monocotylédones, ne paroïît pas augmenter sen-

siblement en diamètre; cependant, n’ayant pu suivre la vé- * k M: 72} *

gétation des espèces exotiques, les seules qui présentent des dimensions un peu considérables, nous ne pouvons rien affir-

mer à cet égard , et nous ne serions pas étonné que les tiges - des Lycopodes à rameaux pinnés, tels que les Lycopodium cer- .

nuum, flabellatum, etc.,; augmentassent un peu de volume pendant leur développement ; cependant il est certain qu’on ne voit, même dans la base de ces tiges , aucun indice de couches concentriques ou d’autre mode d’accroissement en

diamètre. La structure interne des tiges de Lycopodiacées est

assez remarquable : on y distingue un tissu fibreux ou cellulaire alongé, qui occupe le centre et forme un axe solide, autour duquel se trouve une couche plus ou moins épaisse de tissu cellulaire, lâche , constituant une écorce épaisse. C’est à la surface de l’axe fibreux , entre lui et le parenchyme cortical , que se trouvent les vaisseaux qui montent en spirale autour de cet axe, d’où ils se détachent pour se porter dans les feuilles. Celles-ci s’'insérent tantôt tout autour de la tige en spirale, tantôt sur deux rangs, elles sont alors accompagnées de feuilles plus petites, qui les recouvrent, comme on Vobserve dans la plupart des Stachygynandrum. Les feuilles, lorsqu'elles couvrent toute la tige, produisent à sa surface des cicatrices disposées trés-réguliérement. Ces cicatrices ont une forme à peu près rhomboïdale ou lancéolée , et sont placées

de manière que leur grand diamètre, qui va d’un bord. dé Ja feuille à l’autre, est horizontal. Le mode d'insertion re Es

latif de ces feuilles détermine à la surface des tiges des sortes

de mamelons, de forme rhomboïdale, séparés par des SON

réticulés, Ces mamelons peu saillans sont toujours alongés

dans le sens de la tige, et c’est vers leur partie supérieure que la feuille est fixée. Au-dessous de l'insertion de la feuille - on" voit en général une ligne saillante, formant une sorte de k crête moyenne, qui est la suite de la nervure médiane de la feuille: cet aspect des rameaux, produit par les cicatrices des ) feuilles, se retrouve sur un assez grand nombre de plantes

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