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,» . j il “qui, par leurs organes reproducteurs , étoient peut-être plus voisins des Conifères ; que ces derniers organes établissoient
probablement dans ces végétaux deux groupes que nous ne pouvons pas encore bien distinguer : l’un, dont les fruits
étoient réunis en cônes, formés d’écailles imbriquées, dont
chacune contenoit une ou plusieurs graines; l’autre, dont les
fruits consistoient en des sortes de noix comprimées, cordiformes, peut-être bivalves et polyspermes, peut-être indé-
hiscentes et monospermes, comme les nucules des Ifs, des Cycas, etc. ‘
Nous devons espérer que des récherches attentives, faites dans les mines de houille, éclairciront d'ici à peu de temps ces questions; mais, en attendant que l'identité générique de ces divers organes « soit, complétement prouvée, nous donnerons aux tiges seules ou garnies de leurs feuilles, le nom de Lepidoden a aux feuilles isolées qui nous paroissent se rapporter à ces mêmes végétaux, le nom de Lepidophyllum; aux fruits en forme de cônes, celui de Lepidostrobus; enfin, aux fruits lenticulaires et cordiformes, le nom de Cafdioéärpon. Nous indiquerons par les noms analogues des trois premiers genres les rapports qui nous paroissent unir ces divers végétaux fossiles et n’en former probablement que des organes différens de plantes d’un même genre.
Outre ces grands végétaux arborescens, tous propres au “terrain: houiller, il en est d’autres qui, par leur taille, se rapprochent davantage des Lycopodes actuellement existans met dont les rapports avec les plantes de cette famille sont plus ou moins marqués. Il y en a dont les tiges sont dichotomes, comme celles des Lepidodendron et de plusieurs Lycopodes; nous ne pouvons dans ce cas douter de l’analogie de ces plantes avec les Lycopodiacées ou avec le groupe des Lépidodendrées que nous venons de décrire; car les Coniféres, dont ces ra- “meaux se rapprochent assez par la forme et le mode d’inser- ‘tion de leurs feuilles, n’ont jamais des branches dichotomes,
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( 8o ) Il est beaucoup plus difficile de fixer la limite des Lépidoden- . drons et des vrais Lycopodes ; car dans la plupart des cas ces plantes ne différent, quant à leurs organes de la vé é tation, que par leur taille, et les petits rameaux des Lépidodendrons ont tout-à-fait la structure des Lycopodes.: Nous laisserons donc dans le genre Lépidodendron toutes les espèces dont les feuilles « s’insérent distinctément sur le sommet d’un mamelon rhomboï- « dal régulier , dont elles paroissent se détacher facilement pour « laisser une cicatrice semblable à celle que nous avons déjà décrite. c'e ‘À ,
Nous considérerons au contraire comme des Lycopodes les espèces dont les feuilles TOM ee de toute part, ne parois- . sent pas s’insérer sur un mamelon net et réoulièrement limité. Ce dernier caractére indique en effet des plantes moins ligneuses, plus tendres, dont les formes extérieures : se sont . moins bien conservées et dont les feuilles étoient plus parfaitement continues avec lei tissu de la tige.
. Nous désignerons ce 4 roupe lé Lycopodes fossi s sous le 7 nom de Selaginites à cause de ses rapports avec la section des Lycopodes vivans, connus sous le nom de Sélago. 1
Les Lycopodiacées fossiles à rameaux pinnés sont beaucoup … plus difficiles à distinguer de certaines espèces de Coniféres: . je ne parle pas ici de la plupart de nos Coniféres indigènes, tels que les Sapins et les Ifs, dont les feuilles et les rameaux n’ont qu’une ressemblangce grossière avec quelques Lycopodes; mais de quelques genres de Coniferes exotiques, tels que les | genres Araucaria et nee QUE dont les feuilles, parfaitement sessiles et décurrentes, lancéolées, linéaires ou sétacées, ne sont point articulées sur les ramea ix qui les portent, et présentent en plus grand une structure très- -analogue à.
__ celle des rameaux de certains Lycopodes.
L’un des meilleurs caractères, dans ce cas, pour distinguer 4 les Lycopodes des Coniféres , est fondé sur le mode de développement des rameaux dans ces deux familles : dans les Coni-
7 * à." ({ "07, ) fères un nouveau bourgeon se développe chaque année, et une branche est formée par ces élongations successives et dis> tinctes les unes des autres. On trouve facilement à leur surface des indices de cette croissance interrompue dans l’insertion plus rapprochée des feuilles de la base de chaque pousse, dans le moindre développement de ces feuilles, dans l’espéce de contraction que la branche a éprouvée dans ce point: dans les Lycopodes, au contraire, le développement des rameaux est continu et analogue sous ce rapport à celui des tiges des monocotylédones ; aussi ne voit-on jamais sur les rameaux ces indications nettes d’une interruption complète de la végétation. Il en résulte aussi une uniformité bien plus grande dans la forme et la longueur des feuilles, qui différent peu les unes des autres ; même sur des rameaux d'un ordre
its tandis que parmi les OP ees les feuilles, ou du
sin 8 considérerons comme des Lycopodes i à rameaux | pindfigiles plantes fossiles dont les rameaux seront parfaitement continus et couverts, dans toute leur étendue ; de feuilles non articulées et de ns longueur, et nous leur donnerons ke nom de Lycopodites.
Enfn , il existe un dernier groupe de plantes analogues à des Lycopodes, comprenant des espèces à feuilles distiques qui “ paroissent quelquefois accompagnées de petites feuilles plus “ courtes, comme dans les Sfachygynandrum; ces plantes peu L: nombreuses ne méritent pas de former un groupe particulier , et, dans la plup: rt des cas, les échantillons laissent trop de doute sur la disposition des feuilles pour qu’on puisse en former une séction particulière.
On sera aussi obligé de placer à la suite de ce genre beau-
“ coup d'espèces douteuses, fondées seulement sur des échan: “tillons très-incomplets; c’est encore parmi les Lycopodiacées
douteuses qu’on peut ranger un genre singulier dont nous | (]
connoissons maintenant assez bien l'organisation ; et que nous avons désigné sous le nom de Stigmaria. d
La famille dés Lycopodiacées comprend en effet un x ide anomal, croissant sous l'eau , trés-différent par son aspect des vrais Lycopodes, mais qui en a cependant tous les caractères essentiels: c’est l'Isoetes. Sa tige a la même structure que nous avons décrite dans les Lycopodes; ses organes reproducteurs, de deux sortes, présentent les mêmes caractères principaux $ énfin, ses feuilles sont disposées de même en spirale, mais elles sont trés-longues, molles, charnues et cylindriques, et les organes reproducteurs sont contenus dans leur partie inférieure. LE"
Le genre Sfigmaria offre plusieurs points de structure analogues à ceux de l’Isoetes : la tige de plusieurs des espèces de ce genre paroit avoir été assez molle et charnué ; elle
est traversée par un axe solide dont on voit des traces ‘dans
tous les échantillons, mais dont j'ai pu bien abser v l'organisation sur un morceau ‘conservé dans la collection de l’université d'Oxford. L
Cet axe est environné de faisceaux vasculaires, qui montent en spirale autour de sa surface, et qui se détachent ensuite successivement pour se porter dans les feuilles. Cette structure est tout-à-fait celle des tiges des Lycopodes et de l'Tsoetes. ,
Les feuilles, insérées en spirale, paroïssent avoir été molles, charnues et cylindroïdes; leur cicatrice d'insertion, du moins, est parfaitement ronde, et les feuilles ne doivent tres-probablement leur aspect membraneux et plat qu’à la compression; car elles n’ont pas la régularité de feuilles naturellement planes et linéaires. Je sais que M. Artis a figuré ces feuilles comme nr deux autres feuilles ou folioles linéaires, articulées à leur extrémité ; mais il m'a été impossible de rieñ voir de semblable, ét cette structure seroit si singulière ue je me permets d'en douter jusqu'à ce qu’elle ait été vérités
( 83 ) $ur plusieurs échantillons et par plusieurs observateurs: Le genre Stigmaria pourroit donc être considéré comme une Lycopodiacée aquatique gigantesque, une sorte d'Isoetes arborescent , comme les Lépidodendrons sont des Lycopodiacées terrestres en arbre.
LYCOPODITES : Lycopodiolithis Spec., Schloth.; Walchia et Lycopodiolithis Spec., Sternb.
Rameaux pinnés; feuilles insérées lout autour de la tige ou sur deux rangs opposés, ne laissant pas de cicatrices nettes et bien limitées.
1. Lycoponires rinirormis ; Lycopo- Terrain houiller; diolithes piniformis, Schloth. ; Walchia
piniformis , Sternb.