‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 44 sur 116 · LED O · texte numérisé non relu

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appliqué le nom de Sagenaria, et que M. de Sternberg a donné.

… le nom de Lepidodendron, nom que nous adopterons de pré-. férence. | ha.

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Ce mode d'insertion des feuilles a , comme on voit, la plus grande analogie avec ce que nous avons décrit dans les Lyco-

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podes; les feuilles qui s’insérent sur ces mamelons, et qu’on a

observées assez souvent sur les jeunes rameaux, sont simples, … entières, longues, linéaires, aiguës, tantôt étalées dans toutes les directions , tantôt déjetées sur deux rangs: ces caracteres s'accordent aussi avec ce que nous connoissons dans les Lyco-. podes. Outre ces tiges et ces feuilles, qui se trouvent quelquefois encore réunies et plus souvent isolées, mais sur la dé. pendance mutuelle desquelles nous ne pouvons avoir aucun doute, on a trouvé encore, dans le terrain houiller, des organes reproducteurs, que nous présumons devoir appartenir. à ces mêmes plantes, et qui, si nos présomptions se vérifient, nous donneront des notions plus exactes sur ces végétaux sin- … guliers : les plus remarquablés sont des cônes très-fréquens surtout dans les mines du Yorkshire, où on les trouve assez souvent en bon état dans les nodules de fer carbonaté. Nous avons eu occasion d'étudier la structure trés-curieuse de ces. ‘cônes sur plusieurs échantillons très-bien conservés de la col-w lection de l'université d'Oxford et de la Société géologique. Ces cônes, d’une forme cylindroïde généralement assez alon-* gée, sont formés d’écailles implantées perpendiculairement… sur un axe ligneux. La partie moyenne de ces écailles est plus épaisse , s’'évase vers son extrémité libre et se termine pa une surface plane rhomboïdale; ces sortes de disques se recouvrent mutuellement, mais de haut en bas, et non de bas. en haut, comme dans les cônes ordinaires des Coniferes. L’espèce de pédicelle qui soutient cette écaille en forme de pyramide renversée, est garnie sur les deux côtés d'une expansion ou sorte d’aile formée par une membrane épaisse ; enfin, la partie dilatée de l’écaille est creuse et paroissoi renfermer

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(7 un corps d’une forme analogue à cette cavité et fixé à sa paroi inférieure. | \ Dans les cônes les mieux conservés, ce corps interne paroissoit pulvérulent et n’avoit nullement la solidité des autres parties du cône.

IL est difficile de rapporter ces cônes à d’autres plantes

qu'aux tiges que nous avons décrites précédemment ; car nous connoissons la fructification de plusieurs des autres familles de plantes du terrain houiller , où celles dont nous‘ne connoïissons pas les organes reproducteurs, ne paroisse” pan pengoir produire de semblables cônes. Wir" * On a trouvé aussi dans plusieurs terrains houillers, et surtout à Langeac (département de la Loire), des corps pétrifiés “trés-différens des précédens, mais qui paroissent aussi se rapporter à des organes de fructification peut-être de plantes de la même famille : ce sont des corps aplatis, presque lenticulaires, mais plus ou moins cordiformes, c’est-à-dire terminés ‘par une pointe peu aïguë et échancrés à leur base. . Ces organes ont l’analogie la plus frappante avec les cap- ‘sules des Lycopodes; mais appartiennent-ils aux mêmes plantes que les précédens? les uns sont-ils les organes mâles et les ‘autres les organes femelles, ou bien se rapportent-ils à des plantes tout-à-fait différentes? C'est ce qu’il est impossible de décider dans l'état actuel de nos connoissances. !

Mais, en combinant ce que nous savons des tiges et ces

« x Nous avons rapporté ces sortes de capsules à la famille des Lycopodiacées, à cause de la grande analogie de forme qui existe entre eux et les capsules des Lycopodes ; car nous devons reconnoître d un autre côté qu’à Langeac et à Saint-Étienne, où on les a rencontrées plus comunément, les tiges et les feuilles des Zepidodendron et autres Lycopodiacées fossiles sont fort rares, tandis que les Calaniites sont trèsabondantes, ce qui ourroit faire penser que ces capsules sont leurs prunes in cd. : midi

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dit, feuilles de ces grands végétaux avec les caractères présentés”

par les cônes que nous avons décrits, nous verrons que ces

plantes différoient complétement de tout ce que nous con-. noissons, et présentoient probablement des caractères inter. médiaires entre ceux des Lycopodes, des Cycadées et des Co- 1

niféres.

Le mode de division de leur tige et la forme de leurs feuilles étoient les mêmes que dans les Lycopodes, dont elles

différoient tant par leur taille.

Le mode de croissance de ces tiges devoit être analog® |

à celui des Cycadées.

Leurs organes reproducteurs formoient des cônes ahélégues

ou aux chatons mâles des Conifères, mais HPAGENNE plus vo-

lumineux , ou aux cônes des Araucaria, mais now d’écailles d’une ru très-différente. tend »

Cette dernière opinion nous paroît. PR probable; car nous ne sig pas en général que le | tn reproducteurs , et surtout les | organes mâles, aequière un volume beaucoup

plus considérable dans les grands végétaux, et au contraire

ces organes, dans les plantes voisines des CF PEGRENS sont

le plus souvent peu développés.

Quant aux autres sortes d'organes, leur grande analogie avec. les capsules des Lycopodes, dont elles ne différent presque que par leur taille plus grande et par la pointe qui les termine” le plus souvent, doit nous faire présumer que ces organes ap= partenoient à des plantes de la même famille dont les organes | de la végétation ne différoient peut-être pas notablement de. ceux du genre précédent, de même que les rameaux et les w feuilles des Sapins et des Ifs ne différent pas par des caractères” essentiels, quoique leurs fruits n'aient aucun rapport exté-“

rieur.

Nous pouvons donc penser que les Lépidodendrons étoient

des arbres qui , par leur végétation et par leur mode de croissance, se rapprochoient des Lycopodes et des Cycadées, et

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