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{ «111 9) Les feuilles varient pour leur mode d'insertion et pour leur structure d’une famille à l’autre ; mais, en général, les caractères qu’elles présentent sont constans dans une même famille. Dans quelques familles , telles que les Graminées, les Cypéracées, les Joncées, les Orchidées, les Iridées, etc., les feuilles sont alternes et distiques; dans d’autres, telles que les Liliacées, les Asparagées , la plupart des Palmiers, elles sont insérées en spirale tout autour de la tige.
Les feuilles sont le plus souvent sessiles et même amplexicaules, trés-rarement elles se rétrécissent à la base en ur pétiole arrondi, comme on l’observe dans les Aroïdes. Quant à la structure du limbe même des feuilles, il offre six modifications principales : 1.° toutes les nervures sont parallèles et égales entre elles, comme dans les Nayades; 2.° toutes les nervures sont parallèles; mais la nervure moyenne est plus marquée, comme dans les Graminées, les Cypéracées, la plupart des Liliacées, des Asparagées, etc. ; 3.” les nervures secondaires sont simples et paralléles entre elles; mais elles s’insérent obliquement sur une nervure moyenne , beaucoup plus forte: c'est ce qu'on observe dans les Bananiers, les Cannées, les Amomées, et dans un petit nombre de genres d’autres familles ; 4.° les feuilles sont pinnées ou plutôt pinnatifides, à folioles traversées par des nervures toutes parallèles; 5.° elles | peuvent être flabelliformes; tous les lobes rayonnant du som- met du pétiole. Ces deux modifications sont propres aux Palmiers ; 6.” enfin, dans la famille des Aroïdes on trouve souvent des feuilles à nervures rameuses et anastomosées, comme parmi les plantes dicotylédones.
| Les parties de la fleur sont dans presque toutes les plantes | de cette classe en nombre ternaire. Dans quelques genres seulement ces parties sont en nombre binaire, et dans un plus grand nombre elles sont en partie réduites à une seule.
… Jamais on n’y observe le nombre cinq et ses multiples, et
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trés-rarement le nombre quatre ou huit, nombres qui sont les plus fréquens parmi les dicotylédones.
Dans les fruits fossiles la forme trigone ou hexagone est donc une assez forte présomption que ce fruit appartient à une plante monocotylédone, quoique cette forme, et surtout la première, se retrouve parmi les dicotylédones.
Parmi les fruits monocotylédons, les caractères les plus essentiels pour distinguer les familles ou les genres, sont :
1. L'adhérence ou la non-adhérente ‘du fruit au calice ; caractère dont on voit des traces presque toujours à la surface de ce fruit. |