Le nombre de ses faces, qui peut être de 3 ou de
Les fruits simples, c’est-à-dire, provenant d'un ovaire dont les parties ne sont pas multiples, sont plus difliciles à distinguer. On les observe particulièrement dans les familles des Graminées, des Nayades, des Cypéracées, des Aroïdes ef des Typhacées. :
11 Famizze. NAYADES.
La famille des Nayades, telle qu’elle a été définie sous le nom de Fluviales, par L. C. Richard, ne renferme qu’une petite partie des plantes auxquelles M. de Jussieu avoit donné le nom de Nayades ; mais elle est remarquable en ce qu’elle comprend plusieurs genres de plantes qui croissent et fleurissent sous l’eau; les unes dans la mer, les autres dans les eaux douces.
Toutes ces plantes présentent des feuilles entières, qui varient depuis la forme presque circulaire jusqu’à la forme linéaire trés-alongée; mais les nervures sont toujours parallèles, égales entre elles et convergentes au sommet, à moins que ce sommet ne soit tronqué ; comme cela arrive quelquefois. à RE
1 Mém. du Mus., 1, page 365.
Ces feuilles sont ordinairement minces et transparentes, mais d’un tissu solide, et leur épiderme est ordinairement brillant et comme verni, surtout dans les espèces marines.
Ces dernières, qui constituent les genres Ruppia, Zostera, Caulinia, Cymodocea, Thalassia, Halophila, sont en général trèés-imparfaitement connues. Des espèces assez nombreuses paroissent croître dans les mers des régions équatoriales et australes, et offrir des modifications curieuses dans la forme de leur feuille ; ainsi les Zostera, le Caulinia et le Ruppia des mers d'Europe, ont les feuilles linéaires fort alongées, tandis que l’Halophila ovata de M. Gaudichaud a les feuilles ovales et pétiolées , et une autre plante provenant de lile Saint-Vincent, qui se rapporte probablement au même genre, et que j'ai vue dans l’herbier de M. Hooker, avoit quatre feuilles ovales, à trois nervures, réunies à l’extrémité d’un long pétiole commun, presque comme dans les Marsilea,
Ces feuilles sont le plus souvent alternes et quelquefois disposées sur deux rangs; dans quelques espèces elles sont opposées.
Les feuilles isolées de cette famille se distinguent de celles de la plupart des autres plantes monocotylédones par leurs nervures toutes égales, séparées par un parenchyme trésmince. |
Nous formerons trois groupes des plantes fossiles qui nous semblent appartenir à cette famille.
Les feuilles analogues à celles des Pofamogeton, sous le nom La Potamophyllites. Ce groupe pourra renférmer des plantes très-différentes les unes des autres par leur aspect extérieur; car on sait combien les Potamogeton varient par la forme de leurs feuilles. Outre la plante que nous avons déjà décrite sous le nom de Phyllites multinervis, on pourroit probablement y rapporter quelques plantes de Monte - Bolca, qui se rapprochent surtout des Potamogeton à feuilles linéaires.
2° Les feuilles larges, mais presque linéaires, à nervures
peu nombreuses, parallèles, analogues aux feuilles des Zos-
Lera et des Caulinia. Nous leur avons déjà donné le nom de.
Zosterites.
3.° Des tiges rameuses portant sur leurs deux côtés opposés des cicatrices linéaires, transversales, alternes, formées par des feuilles semi-amplexicaules et analogues aux tiges du Caulinia oceanica et du Caulinia antarctica (Ruppia antarclica, Labill.; Amphibolis, Agardh).
Ces tiges peuvent porter le nom de Caulinites, Leur analogie avec les Caulinia est d’autant plus probable maintenant que j'en ai trouvé des échantillons dont naissoient des feuilles linéaires, très-analogues, par leur grandeur et leur disposition, à celles du Caulinia océanica, mais qui n’étoient pas assez nettes pour qu’on pût bien les étudier.
Le premier genre renfermeroit des plantes d’eau douce; les deux autres, des plantes marines.
Les espèces que je connois comme appartenant à ces Eee , sont les suivantes :
I. POTAMOPHYLLITES. Feuilles marquées de nervures trèsnombreuses, convergentes, réunies par de petites nervures transversales ; point de nervure moyenne plus marquée.
PoTAMOPHYLLITES MULTINERVIS; Phyl- | Format. d’eau douce lites multinervis, Descr. des envir. de | inférieure au cal- Paris, p. 360, pl.1o,fig. 2 | caire grossier? -
II. ZOSTERITES. Feuilles oblongues ou linéaires, marquées d’un petit nombre de nervures toutes égales, assez espacées , sans nervures secondaires.
1. ZOSTERITES ORBIGNIANA, Ad. Br., | Terrain de glauconie Mém. de la soc. d’hist. nat. de Paris, sableuse, tom. 1, pag. 517, pl. 21, fig. 5.