‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 67 sur 116 · AN · texte numérisé non relu

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examen exclut déja des Poacites non classées, presque toutes les espèces bien conservées, car il est fort singulier qu’une des formes de feuilles les plus fréquentes parmi les monocotylédones vivantes, ne se soit pas encore présentée à l'état fossile: ce sont celles à nervure moyenne plus grosse, accampagnée de nervures latérales , parallèles, dont quelques-unes sont plus marquées que les autres; forme qu’on observe dans la plupart des Graminées, des Cypéracées, des Joncées, des Liliacées , etc.

** Jnflorescences.

Le Muséum de Strasbourg possède plusieurs échantillons remarquables , provenant des carrières de grès bigarré de Soultz-aux-bains , qui paroissent bien certainement être des épis de fleurs ou de fruits de plantes"monocotylédones, mais don il est difficile. de fixer les rapports d’après les échantillons uniques que j'ai vus jusqu’à présent.

L'un présente deux épis à peu prés fusiformes, composés d’écailles trés-réguliérement imbriquées et si exactement appliquées les unes sur les autres qu’on distingue à peine leur bord libre; la partie visible extérieurement de ces écailles forme des plaques rhomboïdales , disposées avec une régularité bien rare dans des écailles imbriquées. Il est cependant difficile d'attribuer cette apparence extérieure à autre chose qu’à des écailles ainsi disposées, d’autant plus que sur le même morceau, qui renferme deux de ces épis, on voit une écaille isolée qui paroît être une de celles de la partie supérieure de ces épis, vue par sa face interne. Aucune des plantes que nous connoissons ne présente exactement cette structure ; mais celles qui nous paroïissent s’en rapprocher le plus, sont quelques espèces de Restiacées du cap de Bonne-Espérance, et surtout plusieurs Xyris.

Un autre échantillon offre un épi oblong, arrondi, dont on voit encore une portion du pédoncule; il paroit entie-

rement composé de fleurs ou de fruits sessiles, contigus, et qui rayonnent dans tous les sens, à peu près comme ceux qui composent les têtes de fruits des Sparganium ; chacun de ces fruits ou de ces fleurs a une forme ovoide acuminée, mais il est difficile de déterminer si ces parties saillantes sont produites par des fruits coniques, comme ceux des Sparganium , ou par des écailles divergentes, comme dans les têtes de fleurs de quelques Cypéracées et Restiacées: cette dernière opinion me paroitroit plus probable, à cause de la ténuité et de l'aspect membraneux de ces parties.

La troisième plante en inflorescence de ce terrain est d’autant plus curieuse, qu’une partie de la tige et des feuilles l'accompagne. Cette tige est simple, elle porte deux à trois feuilles linéaires, sessiles , sans gaîne distincte, et sur lesquelles on n’aperçoit pa de nervures bien marquées; mais le caractère le plus remarquable de ces feuilles, c’est tre accompagnées à leur base de deux autres feuilles, plus étroites et plus courtes, de deux sortes de stipules récourbées en dehors, sorte d'organisation dont je ne connoïs aucun exemple parmi les plantes monocotylédones , et qui est bien évidente à la base d’une des feuilles de la plante fossile. L’épi de fleurs qui termine cette tige est composé de fleurs dont les divisions du périanthe ou les écailles sont subulées, aiguës, et paroîtroient s’insérer sur l’ovaire , ou l'envelopper | exactement à sa base; mais toute cette organisation est si peu nette, qu’on ne sauroit rien affirmer à cet égard. On voit Seulement que ces fleurs sont assez rapprochées, étalées eta ridions alongées et aiguës. Quant aux rapports de cette plante avec les plantes vivantes, 1l nous est eee - ve 168 présumer ; la disposition de l’épi rappelle ceux de quel € orchidées et de quelques graminées, mais les feuilles sont trés - différentes dé ce que nous connoissons dans ces deux familles. Les trois plantes que nous venons d'indiquer constituoient trés-probablement trois genres distincts de ceux qui

Ed

existent maintenant, et auxquels nous donnerons les noms de Paleoxyris, seit et d'Æthophyllum.

ht Fruits.

Outre les fruits que nous avons déjà indiqués en parlant des familles des Palmiets, des Liliacées et des Cannées, on trouve dans les mêmes terrains plusieurs fruits qui paroissent appartenir à des plantes monocotylédones, mais dont on ne

peut déterminer les rapports qu'avec beaucoup de doute. Parmi ceux de ces fruits que nôus connoissons, trois sont surtout remarquables : l’un, du terrain houiller, paroïit être un fruit ovoïde, ombiliqué à sa base par l'insertion du pédoncule, marqué de six côtes longitudinales plus prononcées vers la base, présentant vers son extrémité supérieure une

large aréole hexagone, produite probablement par l'insertion

du périanthe et ombiliquée dans son centre par l’attache du style. D’après les déformations qu’il a subies, ce fruit paroitroit avoir été charnu; j'en possède plusieurs échantillons de Langeac, département de la Haute-Loire.

Un autre fruit du même lieu se rapproche beäucoup du précédent par ses caractères les plus essentiels ; il est presque

cylindrique , rétréci insensiblement à sa base , qui paroït avoir té continue avec le pédoncule, à six côtes, et terminé su-

périeurement par une large aréole hexagone, dont le pourtour est formé par la cicatrice d’un périanthe adhérent; au milieu de cette aréole on voit la trace du style. Ces deux fruits ressemblent surtout, en plus petit, a ceux de quelques Bananiers. ES

Le troisième fruit dont je veux parler ici, est trés-com- Loi de Sheppey : il est assez gros, alongé , d’une forme plus ou moins renflée dans son milieu, à quatre , cinq ou six faces irrégulières, qui paroissent produites par la compression d’autres fruits voisins ; sa base est large et

paroît toujours déchirée : on ne voit sur la surface aucun in-

(.:468 :} dice d'insertion de calice; son sommet est coniqué. En général la forme et les dimensions de ce fossile varient beau-

coup , ce qu’on observe également dans les fruits, qui crois-.

sent rapprochés en grand nombre, comme ceux des Sparganium, par exemple. Ce fruit a la plus grande analogie avec les fruits des Pandanus, et nous ne doutons presque pas qu’il n'appartienne à ce genre ou à une plante:tres-voisine. Quelques échantillons cassés montrent même dans l'intérieur de ces fruits un noyau central unique , comme on l’observe dans les Sparganium et dans les Pandanus, lorsque plusieurs ovaires ne sont pas soudés ensemble ; seulement ce noyau ou cette graine paroît plus grosse, proportionnellement au péricarpe, que dans la plupart des plantes de cette famille.

Les trois fruits que nous venons de faire connoître et ceux dont nous avons déja parlé à l’article des familles des Liliacées et des Cannées, appartiennent certainement à quatre genres et probablement à quatre familles différentes. Il est difficile de douter qu'ils aient fait partie de plantes monocotylédones et d’espèces analogues à celles qui maintenant ne croissent plus que dans les parties les plus chaudes de notre globe.

En résumant ce que nous venons de dire des monocotylédones qui ne peuvent se rapporter avec certitude à aucune famille, on peut les classer ainsi : €

db « 195.

ENDOGENITES.

Plusieurs espèces très - distinctes, | Terrain de sédiment

mais non déterminées jusqu’à présent. | supérieur. CULMITES.

1. Cuzmirss nonosus, Descr. géol. des, Terr. de calc. grossier. env. de Paris, p.359, pl. 8,fig.1, F1 Le "é 2. Curmirtes AmBicuus , L. c., pl. 8, | Ibid, |

fig. 6. $ ZT #, 3. CuLmires ANoMaLus, L. e,, pl. 11, | Terrain lacustre supéfig. 2. rieur.

LE

Le "1

: STERNBERGIA.

,. 1. STERNBERGIA ANGULOsA ; Sfernber- | Terrain houiller. gia transversa, Artis, pl. 8.

. 2e STERNBERGIA APPROXIMATAe Ibid.

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