V. ANTHOLITHES
Terrain dé sédiments supérieur.
ANTHOLITES LILIACEA , nob., Class.
des vég. foss., pl. 3.
: Fawrzir. CANNÉES. | 1
Cette fille; e en AE limitant comme l'avoit fait M. de Jussieu, comprend des végétaux fort remarquables, dont les” feuilles, en général larges, ovales, oblongues ou lancéolées, sont traversées par une nervure moyenne très-épaissé , d’où naissent des nervures fines, serrées ; obliques, toutes égales et
simples. Dans plusieurs autres familles de plantes monocotylédones on trouve des nervures pinnées et obliques; mais il y en a toujours, de distance en distance, qui sont plus marquées que’ les autres ; tandis que, dans les Cannées et les Bananiers, elles sont toutes égales et trés-serrées. Les feuilles des Bananiers différent de celles des Cannées par leurs nervures presque perpendiculaires sur la nervure moyenne, caractére qu’on n’observe que rarement parmi les Cannées.
Une feuille trouvée dans les couches qui accompagnent un lit de houille situé au-dessus de la vraie formation houillère de Saint-George Chatellaison', est la seule trace que je connoisse des feuilles de cette famille. Quoique incomplete, elle'a tous les caractères que nous venons d'indiquer, et nous ne doutons pas que ce ne soit une feuille analogue à celles des Canna , des Maranta, des Amonum ou de quelque autre genre de cette famille.
Nous désignerons cette plante et les autres feuilles de la même famille : qu’on pourroit découvrir, sous le nom de Cannophyllites.
On a découvert dans un terrain d’une époque bien plus récente , dans l’argile de l’île de Sheppey, plusieurs échantillons d’un fruit qui a beaucoup de rapports avec ceux des Amonum. Ces fruits sont trés-bien conservés ; ils sont trigones, trés-déprimés et ombiliqués au sommet ; ils paroissent à trois
1 M. Virlet, directeur des travaux de ces mines, auquel je dois beaucoup d'échantillons fort intéressans de cette localité, remarque que cette couche de houille, qu’on n’a cominencé à exploiter que récemment près de Doué;, affecte une direction et une inclinaison très-différentes de celles des autres couches de ce bassin; les mêmes plantes ne l’accompagnent pas, tandis que celle qui nous occupe ne s’est pas présentée dans les autres parties du même bassin; d’où il présume que cette couche de houille et les roches qui la renferment, sont d’une époque un peu
plus récente.
{ 130 ) valves, et la dépression du sammet nous semble pr une trés-petite aréole circulaire , qui indiqueroit la d’un calice adhérent. Tous ces caractères s'accordent qu’on observe sur jee fruits de ne cnpédeg d'Am
surtout dans les caractères extérieurs les plus Ainsi, non-seulement les fruits de plusieurs fridéès et de quelques Liliacées, mais même ceux de quelques plantes dicotylédones, telles que les Gouania, sont également trigones et adhérens aux calices. Cependant on remarque sur le fruit fossile et sur les fruits des Cannées un léger sillon au milieu de chaque surface plane, sillon qui ne peut jamais exister sur les fruits des Gouania, cette partie correspondant à la loge qui contient la graine ; tandis que , dans les Cannées, elle répond à la cloison que chaque valve porte sur son milieu.
Ne pouvant pas affirmer l'identité générique de ces fruits avec ceux des Amonum ou de quelque autre plante de la famille des Cannées, quoique nous la présumions beaucoup, nous leur donnerons le nom d'Amonocarpum , et nous les laisserons parmi les Monocotylédones encore incertaines.
Les plantes fossiles de la famille des Cannées se bornent donc à la seule espèce suivante :
I. CANNOPHYLLITES. Feuilles simples , entières , traversées par une nervure moyenne très-forte; nervures secondaires obliques, simples, parallèles, toutes égales entre elles.
CannoPayzizires VIRLETIL, | Terrain Lovillen ? P
+ Monocotylédones dont la famille n’est pas déterminée.
Les fossiles que nous rangeons dans ce groupe ee
des caractères qui établissent leur position parmi les plantes monocotylédones, mais qui ne suffisent pas pour fixer leur …
] 8. À s devons espérer que de meilleurs échantillons et des es phisntives diminueront le nombre ame ces Luis
DATE * PO de la végétation.
#WQ De ce nombre sont toutes les tiges de monocotylédones ar-
h borescentes, connués généralement sous le nom de bois de Pai- 4 miers, que nous reconnoissons pour appartenir à cette classe qi d’après leur structure interne , maïs dont nous ne pouvons pas jusqu’à présent déterminer les familles ; nous les avons désignées d’une manière générale sous le nom d’Endogenites. Tous ceux de ces bois bien caractérisés que nous connoissons ont été trouvés dans les terrains supérieurs à la craie. L'Endogenites erosa de M. Mantell est la seule espèce qui ait été IA trouvée au-dessous de la craie, à notre connoïssance , et cette . espèce n'offre qu'imparfaitement les caractères des tiges de cette classe : peut-être est-ce plutôt une tige de Fougére. Il est certain cependant que les terrains secondaires contiennent des tiges de végétaux de cette classe ; nous en avons déjà cité plusieurs : mais leur structure interne a disparu. Dans les bois monocotylédons des terrains plus modernes, la surface externe est au contraire trés-rarement conservée, de
M manière que nous ne pouvons pas combiner ensemble les | 44 ‘ . : e “ caractères fournis par la structure interne et ceux que donne
« le mode d'insertion des feuilles.
“ . Une autre sorte de tiges monocotylédones constitue le | groupe que nous avons nommé Culmite; ce sont des tiges “ articulées, quelquefois rameuses, lisses ou irrégulièrement » striées , présentant tantôt’ une seule cicatrice d’insertion à —… chaque nœud, tantôt plusieurs cicatrices arrondies, qui paü roissent produites par l’origine des racines adventives. Ces % fossiles paroissent en Lefet se rapporter , les uns a des tiges
( 132 ) aériennes portant des cicatrices’ de feuilles ét de raineaux ;
les autres à des tiges rampantes ou souterraines, qui présentent surtout des cicatrices de racines, et quelquefois de sg
meaux et de feuilles. Quant aux familles dont ces tiges peu-
vent provenir , elles sont nombreuses, et jusqu'à présent nous ne connoissons pas de moyen de les distinguer avec certitude sur les échantillons, tels qu’ils sont conservés à l'état fossile. Les plus remarquables de ces familles sont les Graminées , les Cypéracées , les Joncées et la plupart des familles qu on en a séparées, les Cannées et même plusieurs Orthidées.
Un troisième groupe doit renfermer les tiges du terrain houiller désignées sous le nom de Slernbergia , et dont nous avons déjà signalé les rapports avec les Liliacées et les Pandanées. |
Parmi les feuilles, nous devons laisser dans ce groupe des
monocotylédones indéterminées, la plupart des feuilles dési-
gnées sous le nom de Poacites. | Il est probable cependant qu’on sariéntss a les rappro-
cher des familles dont elles devoient faire partie, soit par une
comparaison attentive , soit parce qu’on les trouvera fixées :
aux tiges qui les portoient. Nous avons déjà vu que les feuilles linéaires, courbées en gouttière et comme carénées , si fréquentes dans le terrain houiller, étoient très-probablement toutes des feuilles de ces Lepidodendron à feuilles linéaires , figurés par M. de Sternberg; que celles à nervures éloignées et toutes égales étoient sans doute des feuilles de 1
Zostera ou d’autres Nayades ; enfin, que les grandes feuilles
planes, à nervures très-nombreuses , très-fines et toutes égales,
dont on trouve trois ou quatre espèces dans le terrain houiller, «
étoient probablement des feuilles de Liliacées ; mais ces derniéres cependant pouvant se rapporter également bien à quelques autres familles, telles que les Amaryllidées , les Orchidées, les Colchicacées, etc., nous les énumérerons ici. Cet …