NYMPHÆA
NymrnÆa ArEtTHUSÆ; Rhizoma, Class. | Terrain lacustre supédes végét. foss., pl. 6, fig. 9 ; Semina rieur. ibid. , pl. 6, fig. 2.
Outre. cette espèce nous avons vu une impression de fleur de Monte-Bolca, qui a une grande analogie avec celle des plantes de ce genre, quoiqu'on ne puisse pas y distinguer assez bien les parties intérieures pour lever tous les doutes. Si cette plante appartient en effet au genre Nymphæa, elle se distingue de la plupart des espèces de ce genre par la petitesse de ses fleurs et par ses folioles calycinales aiguës.
+ Végétaux dicotylédons dont la famille ne peut être déterminée.
Outre le petit nombre de plantes de cette classe que nous avons pu rapporter aux familles dont elles faisoient partie , il existe dans les terrains de sédiment supérieurs un grand nombre de plantes dicotylédones qu’il n’a pas été possible jusqu’à présent de rapprocher , avec quelque probabilité, des genres ou des familles auxquels elles appartenoient, quoique nous ne puissions le plus souvent conserver aucun doute sur leur position dans cette grande classe.
Ces fossiles se rapportent à des tiges, des feuilles, des fruits et quelquefois à des fleurs, sur lesquels nous ee successivément jeter un COUP d'œil.
* Des lo ES
Les tiges dicotylédones se reconnoissent ALES, à leur structure interne. | | Ce caractère ne peut pas cependant les distinguer de celles
des Coniféères , et nous n’avons pas jusqu’a présent dé moyen, 4 à l’état fossile, de distinguer le bois de cette famille de celui
des vrais dicotylédones. Ce seroit un des points les plus im-
portans à déterminer dans l’étude des fossiles , et qui jette- … roit beaucoup de jour sur la succession des familles. Nous | avons déja dit en effet qu’on n’avoit trouvé ni feuilles ni fruits de véritables dicotylédones dans les terrains antérieurs à la craie, et cependant on rencontre fréquemment dans ces ter- . rains des morceaux plus ou moins considérables de bois fos-
siles, que leur structure fait considérer comme dicotylédons.
Ces bois s'observent jusque dans les terrains trés-anciens du
Valdajol dans les Vosges. Mais ces bois pourroient également appartenir à la famille des Coniféres, dont nous avons constaté l'existence à ces époques.
Ainsi les bois fossiles seuls ne peuvent pas suffire pour prouver l'existence des plantes dicotylédones à une époque particulière de formation. Ces bois, cependant , deviennent
bien plus fréquens et paroissent offrir bien plus de variétés dans les terrains de sédiment supérieurs que dans les terrains plus anciens. Ils sont le plus ordinairement changés en silex ou en lignite, et leur texture est souvent bien conservée ; mais il est assez rare d’en trouver des morceaux bien complets, c’est-à-dire, présentant toutes leurs diverses parties , depuis leur écorce jusqu’au centre du bois. De semblables “échantillons seroient les seuls au moyen desquels on pourroit espérer de parvenir à des déterminations approximatives. Il “seroit fort intéressant par cette raison de réunir, dans les ter: rains de lignite surtout , des morceaux aussi complets que Binie des diverses espèces de tiges qu’on y rencontre, et des “portions peu étendues, mais bien complètes et en bon état, “auroient plus d'intérêt que ces énormes fragmens de troncs
“d'arbres qu’on voit dans presque tous les Musées; à Jusqu'à présent ces matériaux nous manquent, et nous ne pouvons rien dire desatisfaisantsur la détermination de ces bois.
** Des feuilles.
Les feuilles des plantes dicotylédones sont en général faciles à distinguer de celles des autres classes de végétaux, car il n'y a qu'un trés-petit nombre de plantes monocotylédo qui en offrent d'analogues à quelques égards. Les cas dans les- : quels il peut rester des doutes sur la détermination de la classe à laquelle une feuille peut appartenir, sont donc extrêmement rares, et ces organes, plus que tout autre, peuvent nous servir à prouver l'absence ou la présence de cette classe de végétaux à une époque particulière de formätion, puisqu'ils sont en même temps les plus caractéristiques eten général les plus abondans. Cependant, d’après tout ce que j'ai pu voir jusqu’à présent , je crois qu’on n’a jamais trouvé une seule feuille évidemment dicotylédone dans des terrains plus anciens que la craie. De nouvelles recherches prouve- Es peut-être l'existence de ces “végétaux à cette époque; mais il est certain du moins qu'ils étoient très-rares, et que ce n'est que pendant la période qui a suivi le dépôt de la cräie qu'ils ont commencé à devenir trés- nombreux.
Quant à la détermination de ces organes, il faut, pour la tenter avec l'espoir d'y mettre quelque exactitude, des recherches et des comparaisons plus étendues que je n'ai pu les faire jusqu'a présent. Il me paroit probable qu’en pourra parvenir à rapprocher certaines feuilles, d’une forme bien caractérisée, des genres ou des familles dont elles faisoient partie; mais Je crois que le plus grand nombre de ces feuilles resteront long-temps, et peut-é étre toujours, comme de simples indices de l’existence d'une grande variété de plantes dico tylédones à l’époque de la formation des terrains qui les renferment, et comme des sortes de médailles qu’on pourra décrire et dénommner, mais rarement rapprocher des êtres éxisfans. On pourra, sous ce rapport, leur conserver le nom gé- . néral de Pavicises; mais nous allongerions inutilément cet
( 149 ) articlé en donnant ici l'énumération des espèces qu'on peut y distinguer, Je *** Des fleurs.
As fleurs fossiles sont, comme on sait, fort rares : ce n’est qu’à Monte-Bolca qu’on en trouve, à ce que je crois, de bien caractérisées ; encore les échantillons en sont peu nombreux et presque toujours trop imparfaits pour qu’on puisse he former une opinion arrêtée à leur égard. J'ai déjà indi-
| qué les deux plus nettes que je connoisse, comme se rap-
portant probablement aux familles des Liliacées et des Nymphéacées. Les espèces indéterminables sont généralement désignées sous le nom d’Antxorrrues,
##% Des fruits. ’
Ces organes sont tres-fréquens dans les terrains de sédiment
LA
supérieurs, et ce sont, sans aucun doute, ceux qui peuvent nous conduire avec le plus de certitude à la détermination
des familles et des genres dont ils faisoient partie. Cependant
cette détermination est encore fort difficile, à cause de l’état
de conservation le plus souvent trés-imparfait de ces fossiles.
La distinction même des fruits des plantes dicotylédones, de ceux des plantes monocotylédones, est souvent dificile. On peut dire cependant que les fruits dont les parties sont au nombre de cinq, appartiennent, sans exception , aux dicotylédones; que ceux à quatre parties ou à quatre faces sont trés-rares parmi les monocotylédones; que ceux à trois
“ sont au contraire plus fréquens parmi les monocotylédones,
quoiqu'il y en ait des exemples nombreux aussi parmi.les di- -cotylédones ; enfin les fruits formés d’une seule partie ou d’un
| seul carpelle, existent.dans les deux divisions; mais sont beau-
coup plus fréquens parmi les dicotylédones, et ce n’est que | dans cette grande classe, à une ou deux exceptions prés, Lada en “trouve de polyspermes et de débiscens.
| Qüant à la détermination des familles et des. ‘geures, au
Cao ) 1
moyen de ces fruits, parmi les dicotylédones, il est impos- |
sible de tracer d’avance la marche qu’on doit suivre: ce'n’est que par une connoissance étendue de l’ensemble de la botanique et par une méthode d'exclusion bien dirigée quon F peut y arriver.
La distinction des graines et des fruits est aussi dans beaucoup de cas une chose assez difficile, quoique le plus souvent l’on retrouve sur les fruits des traces du style et quelquefois du calice ,etsouventdesindices ou de déhiscences, ou de l’existence de plusieurs graines, qui démontrentlanature del’organe.
Les fruits fossiles sont trés-abondans dans certaines localités, particuliérement dans les terrains de sédiment supérieurs , dans les formations de lignites, telles que celles de l'Alle- | magne occidentale, et dans quelques parties du bassin de 4 Londres, surtout à l’ile de Sheppey. .
Le plus grand nombre des espèces de ces formations paroissent se rapporter évidemment à des plantes dicotylédones; mais leur état, souvent trés-imparfait, rend leur détermination trop douteuse pour que je me hasarde pour le moment « à la tenter. J'espère que des échantillons plus parfaits de ces fruits me mettront à même de les déterminer par la suite | avec plus de certitude.
Parmi les fruits fossiles qu'on a trouvés, très-rarement il ! est vrai, dans les formations inférieures à la craie, je ne crois « pas non plus qu’il y en ait un seul qu’on puisse affirmer. avoir dû appartenir à une plante dicotylédone.
Tous ceux que j'ai vus, et qu'on pouvoit rapprocher des plantes connu es, étoient plus analogues aux fruits des plantes monocotylédones sou bien à ceux des Cycadées ou des Conifères, qu'aux fruits d’ aucune: plante dicotylédone.
Tous les fruits jndéterminables de. cette Classe sont généralement connus sous,le nom de CanrouTgesÿ mais il seroit | he à désirer af on FN ce px D EG ue
rss
( di)
pour les fruits monocotylédones et dicotylédones dont la famille ne peut être déterminée.
++ Végétaux dont la classe est incertaine.
| ‘ On doit distinguer dans cettesorte d’appendice deux groupes 4 de végétaux : les uns qui nous sont bien connus, mais que |
leurs caractéres singuliers et ambigus ne nous pérmettent pas de classer avec certitude dans une des grandes classes que
nous venons de passer en revue ; lesautres , dont les caractères
|: se trop peu tranchés ou qui sont connus trop imparfaite-
| ment pour que nous puissions nous former une opinion pro- ” bable à leur égard.
Nous ne parlerons ici avec quelques détails que des premiers, et nous indiquerons seulement parmi les seconds quelques-corps qui méritent de fixer l'attention desoabservateurs,
comme pouvant éclaircir et compléter ce que nous savons pur des végétaux déjà classés dans diverses familles, et dont ils faisoient probablement partie,
Parmi les premiers nous devons surtout faire connoître un groupe de végétaux à feuilles verticillées, que nous avions d’abord désigné par le nom d’Astérophyllites, et que M. de Sternberg a depuis subdivisé en plusieurs genres, parmi les-
quels nous croyons pouvoir en conserver trois, qui se réduiront peut-être à deux; savoir : les genres Annularia, Astero-
phyllites et V’olkmannia, auxquels nous en ajouterons un touta-fait nouveau sous le nom de Phyllotheca. Nous allons les examiner successivement.
Genre 1." PHYLLOTHECA.
Ce genre remarquable est propre à jeter beaucoup de k lumiére sur les suivans ; c'est pourquoi nous nous en occu- … perons en premier. La seule espèce qui le constitue jusqu’à
sat :. Cite) |
“présent provient des mines de houille de Hawkesbury river, prés le port Jackson à la Nouvelle-Hollande. L’échantillon que nous en possédons présente un grand nombre d'individus | en bon état: ce sont des tiges simples, droites, articulées, entoumée distance en distance, par des gaines appliquées contre cette tige, comme dans les Equisetum , mais terminées, par de longues feuilles linéaires, qui remplacent les dents courtes des gaînes des Prêles. Ces feuilles sont, ou dressées, ou plus souvent étalées, et même réfléchies; elles sont li-
néaires, aiguës, sans nervure distincte, au moins deux fois |
plus longues que la gaine. Les gaînes elles-mêmes présentent de légers sillons longitudinaux, qui disparoissent vers la base et qui semblent correspondre à l'intervalle des feuilles, comme les sillons des gaines des Equisetum corresponde at l'intervalle des dents. La tige, dans l’espace qui sépare le gaines, paroît lisse; mais sur des fragmens de tiges un pe sh
plus grosses, qui appartiennent probablement à des individus à
plus âgés, de la même plante, on voit des stries régulières, "