CT
presque comme sur les Calamites. :
Cette plante semble donc représenter un Equisetum, dont les gaines donneroient naissance à des appendices foliacées, au lieu de-se terminer par de simples dents; maïs cette or-
ganisation estsi différente de celle de tous les Equisetum connus, qu’elle doit nécessairement constituer un genre, et peut-être même cette plante, malgré son analogie extérieure avec les « Equisetum, s'en éloignoit-elle par d’autres caractères essen- | tiels. Elle se lie en outre d’une manière remarquable avec f les autres genres à feuilles verticillées, dont nous allons 1 parler; genres qui s’éloignent bien plus des Equisetum. Ces diverses considérations nous ont engagé à ne pas diviser ce groupe de végétaux, et à ne pas rapporter, par conséquent, la plante qui nous occupe aux Équisétacées. Nous donnerons à la seule espèce connue le nom de PuyLiorEcA AUSTRALS. Nous devons l'échantillon que nous possédons à M, le pre-
LA ù #4
did x k 4 1 F À À ! #
séum d'Oxford.
- Genre II. ANNULARIA. M"
Ces plantes présentent des tiges rameuses, dont les rameaux sont opposés sur la tige principale, simples ou quelquefois eux-mêmes rameux ; cette tige et les rameaux sont grêles, même sur les plantes les plus grandes. Ils ne paroissent pas É pais et charnus, comme ceux du genre suivant. Les feuilles ont verticillées, ordinairement en grand nombre, et déter-
minoient probablement une sorte d’articulation sur le point
que verticille varie, suivant les espéces, depuis six PAU à d' heit ou vingt. is s feuilles , plus ou moins alongées, généralement planes, tus es et traversées par une nervure moyenne, simple, assez rquée, sont soudées entre elles par la base de manière à former une sorte d’anneau ou de gaîne courte et étalée que traverse la tige. C’est ce caractère qui distingue essentiellement ce genre du suivant ; mais en outre le port et la forme des feuilles sont assez différens pour confirmer cette distinction. : ‘à Les feuilles de ces singuliers végétaux présentent encore un autre caractère, tout-à-fait particulier et plus ou moins distinct, suivant les espèces; mais très- marqué sur les échantillons bien complets de l’Annularia longifolia que j'ai vus dans la collection de l’université d'Oxford : ces feuilles ne sont pas d’une longueur semblable dans toutes les parties du verticille, mais au contraire elles atteignent une langueur beau- | foyer d’une ellipse dont les extrémités . feuilles forment | la circonférence.
Cette disposition, jointe à la manière dont les feuilles des divers yerticilles qui se suivent sont toujours étalées avec la
P'Icmeur Buckland. Il en existe plusieurs autres dans le Mu:
le la tige où elles s’inséroient ; le nombre des feuilles à cha-,
coup pluggrande d’un côté, de sorte que la tige pare au
: 7 CRT) plus grande régularité dans un même plan, ce qui n’a pas lieu pour les autres plantes à feuilles verticillées, me fait fortement présumer que ces plantes flottoient a la surface
des eaux, sur laquelle leurs rosettes de feuilles s'étaloient :
toutes dans le même plan, comme nous les voyons encore dans le schiste qui les renferme. (0
On n’a jamais aperçu aucune trace de fructification sur ces végétaux, que la structure de leurs organes de la végé-
tation éloigne de toutes les plantes que nous connoissons
maintenant à l’état vivant.
Nous ne pouvons même pas déterminer avec quelque certi-
tude si ces plantes appartenoient à la grande division desmono-
cotylédones ou à celle des dicotylédones, ou si même elles ne
se rapprochoient pas davantage des cryptogames vasculaires. 4 Parmi les monocotylédones, la disposition des feuilles par verticille est fort rare, on l’observe cependant dans quelques
genres de diverses familles ; mais c’est particulièrement parmi Jles-Hydrocharidées qu’on connoît quelques plantes aquatiques à feuilles verticillées qui ont une analogie éloignée avec nos plantes fossiles. En effet, dans les genres Elodea et Hydrilla, qui présentent cette disposition, les feuilles varient de trois a neuf par verticilles; elles sont libres jusqu’à la base et toujours dentelées sur leurs bords, ce qu’on n’observe j es sur les plantes fossiles qui nous occupent, HUE
Parmi les plantes dicotylédones il en est plusieurs, particuliérement dans la famille des Rubiacées et dans celle des Caryophyllées, qui ont des féuilles verticillées au moins aussi
analogues aux Annularia par leur nombre, leur forme et leur.
disposition , que celles des Hydrocharidées que nous venons de citer ;;:mais qui en différent cependant par le nombre toujours beaucoup moindre de ces fevilles, qui dans aucune espèce ne dépasse, je crois, celui de dix, et qui sont toujours libres jusqu’à leur base, ER
On remarque seulement dans les Mollugo une inégalité de
longueur dans les feuilles, qui a quelque rapport avec celle des Annularia. | |
Néanmoins ces analogies nous paroïssent bien éloignées, et nous pouvons présumer que ces plantes composoient un genre et peut-être une famille tout-a-fait distincte de celles que nous connoissons, genre qui par la nature de ses feuilles paroitroit plutôt se rapprocher des plantes dicotylédones que des monocotylédones; mais qui avoit peut-être encore plus d’analogie avec quelques cryptogames, telles que les Salvinia, dont les feuilles opposées et les rameaux flottans ont quelques rapports avec ceux de ces plantes fossiles ou avec les Équisétacées, auxquelles elles se lient par le genre précédent et par la réunion de leurs feuilles en un anneau qui représenteroit la gaine des Prêles moins développée. Si cette idée, que je ne mets en avant qu'avec doute, se confirmoit, ces plantes seroient des Équisétacées flottantes, et nous aurions depuis les Calamites jusqu'a ce genre, tous les degrés possibles d’avortement ou de développement de gaînes composées essentiellement de feuilles dont les bases ou les pétioles seroient soudés entre eux. Ces feuilles seroient complétement ou presque complétement avortées dans les Calamites ; réduites à leurs bases, soudées dans les Equiselum; toutes les parties seroïent également développées dans le genre Phyilotheca, et dans les Annularia le limbe foliacé auroit pris un développement beaucoup plus grand que la gaine réduite à un simple anneau.
On peut résumer ainsi le caractère de ce dernier genre, et y distinguer les espèces suivantes :
ANNULARIA, T ige grêle, articulée, à rameaux opposés naissant au-dessus des feuilles. Feuilles werticillées , planes , le plus souvent obluses , traversées par une seule nervure, soudées entre elles à leur base, de longueur inégale.
+ 3. ANNULARIA MINUTA ; an Bechera | Terrain houiller, :
“je”
dubia, Sternb., Tent. flor. prim., 1,
p. 30, tab. 51, fig. 3P sus LUN 2. ANNULARIA BREVIFOLIA. Terrain houiller, 3. ANNULARIA FERTILIS, Sternb. , Loc. | [bid,
cil., p. 31, tab. 51, fig. 2.
4. ANNULARIA FLORIBUNDA, Sternb., |Ibid, [3 loc. cit., p. 31.
5. ANNULARIA LONGIFOLIA ; ;: Bornia | Ibid, stellata, Sternb., loc. cil., p.28; Casuariniles Et Schloth,., Flor. der Vorw., tab. 1, fig. 4.
6. ANNULARIA SPINULOSA , Sternb. , Ibid, loc. cit., p. 31, tab. 19, fig. 4. |
Fe Ann ULARIA RADIATA, Sternb.; As- | Ibid.
terophyllites radiatus, Ad. Br., Class.
des vég. foss. ; P''0p5 sa 2} fig. 7.
Genre III. ASTÉROPHYLLITES+
Nous n'avions pas cru d'abord devoir séparer ce genre du précédent, mais des échantillons plus nombreux et plus parfaits nous ont fait adopter à cet égard l’opinion de M. de Sternberg ; nous ne pouvons pas cependant admettre les subdivisions qu'il a établies depuis dans ce groupe et dont ila formé des genres particuliers sous les noms de Bornia, Bruckmannia et Bechera. Les deux premiers ne nous paroissent nullement distincts, et le dernier est une réunion de plantes tout-à-fait différentes les unes des autres, parmi lesquelles il y a quelques espèces qui doivent probablement se ranger dans ce genre ou dans le précédent. EU
Les Astérophyllites sont des plantes à tiges rarement simples, articulées, portant des rameaux opposés et disposés dans le même plan; chaque articulation est entourée de feuilles verticillées, en grand nombre (quinze à vingt), simples , étroites, aiguës, libres jusqu’à leur base, toutes égales entre elles et plus ou moins étalées réguliérement autour de la tige. Ces feuilles ne sont jamais disposées avec ordre dans un seul
plan continu , comme celles des Annularia, et l'on voit que dans l’état de vie elles ne flottoient pas à la surface d'un liquide , maïs qu’elles étoient étalées tout autour de la tige qui les supportoit, comme dans les Hippuris, l’Elatine alsinastrum, etc. Jusqu'à présent on ne connoissoit pas les fructifications des plantes de ce genre, mais un échantillon remarquable des mines d’Anzin , qui appartient sans aucun doute à ce genre, quoique je ne puisse pas exactement déterminer l'espèce, présente des fruits en partie insérés à l’aisselle des feuilles et en partie détachés : ces fruits paroïssent être des nucules comprimées, pointues supérieurement et entourées d’une aile membraneuse , plus étendue supérieurement , et échancrée au sommet, qui sembleroit présenter deux cornes qu'on pourroit considérer comme des traces des bases des styles. Ces fruits sont probablement monospermes, car on ne voit aucune trace de déhiscence ni de dépression sur la ligne miédiane qui pût indiquer la présence de deux graines; l’existence de là membrane qui l’entoure doit faire penser que sa forme comprimée lui est propre et n’est pas un résultat de la pression qu’elle a éprouvée. |
Dans une autre espèce de ce genre (Asterophyllites Brardii), ou qui s’en rapproche du moins par la plupart de ses caractéres, jai cru apercevoir des traces d’anthères ovales à deux lobes , placées entre la tige et les feuilles, qui sont ovales-lancéolées et dressées dans cette espèce : ces anthères paroîtroient avoir été disposées en un seul rang autour de la tige, et être portées sur un court filet; mais n’ayant aperçu de traces bien nettes de ces organes que sur un seul verticille, je n'ose enéôre rien établir de certain à cet égard.
Ces diverses observations, qui commencent à nous donner une connoissance assez complète de ce genre remarquable, ne rendent pas cependant ses rapports avec les végétaux vivans plus elairs; elles tendent plutôt à nous prouver qu'il
s'éloigne complétement, au moins génériquement, des plantes
connues, et peuvent seulement nous faire présumer qu’il avoit plus d’analogie avec les genres Hippuris, Myriophyllum et Ceratophyllum qu'avec aucun autre genre que nous connoissions. Mais nous devons remarquer ici que nos connoissances sur les plantes aquatiques submergées des climats chauds sont peu étendues; ces plantes échappent facilement aux recherches des voyageurs, et c’est probablement parmi ces plantes que nous pourrions espérer de trouver quelque genre voisin de celui qui nous occupe. su Mt.
Outre les fruits que nous avons décrits, et que nous avons vus fixés sur une tige d’Astérophyllites, on trouve assez fréquemment dans les terrains houillers, et surtout dans celui de Terrasson, qui présente deux espèces particulières d’Astérophyllites, d’autres fruits assez analogues à ceux que nous avons décrits, et qui appartiennent probablement à d’autres espèces du même genre.
Ils sont également comprimés, ovoïdes, mais sans aile membraneuse bien marquée ; ils paroïissent aussi légèrement échancrés au sommet. On en a trouvé deux espèces dans le terrain houiller de Terrasson : l’une, plus petite que celle des mines d’Anzin, est ovale, avec un simple petit rebord non membraneux; l’autre, deux fois plus grande au moins que celle d'Anzin, est surtout plus large, légérement striée en long et bordée d’une aile assez large.
‘Celles sont les notions que nous avons pu réunir sur Ces plantes, les seules indices peut-être de plantes dicotylédones dans le terrain houiller; indices qui-ne sont même pas évi: dens, quôique fort probables.
On peut établir ainsi le caractére de ce genre, auquel nous conserverons le nom d’'Astérophyllites, qui est antérieur de plusieurs années à ceux de Bornia et de Bruckmannia, que M. de Sternberg lui a donnés. |
ce
Lt ( 159 ) | ASTÉROPHYLLITES. Tige rarement simple, souvené épaisse, à à rameaux opposés, lous disposés dans le même plan; feuilles planes, plus ou moins linéaires, aiguës, lraversées par une . nervure moyenne simple, libres jusqu’à la base. Fruit monosperme ? nucule ovoide comprimée , bordée d’une aile membraneuse échancrée à son sommet. | 1. ASTEROPHYLLITES EQUISETIFORMIS ; | Terrain houiller. “ Casuaûrinites equisetiformis , Schloth., FI. der Vorw., tab. 1, fig. 1; tab.o,
fig. 3; Bor ia equisetiformis, Sternb., Tent. flor. prim., p. 28.
CP ASTEROPHYLLITES RIGIDA ; Bruck-|Terrain houiller. mannia rigida, Sternb., L. c., pag. 20, tab. 19, fig. 1.