‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 78 sur 116 · VOLKMANNIA EROSA. | Terrain houiller · texte numérisé non relu

VOLKMANNIA EROSA. | Terrain houiller

ÿ CARPOLITHES.

Nous terminerons Ja partie botanique de ce prodrome, èt ge qui à rapport aux végétaux dont la position dans les grandes classes du règne végétal est incertaine ; par l’indicâtion de quelques fruits ou de quelques portions de fruits fossiles assez singuliers, trouvés dans le terrain houiller ; et que nous ne pouvons jusqu'à présent rapporter avec quelque probabilité à aucune des plantes qui sont connues dans ce terrain. dd $ D.

Ces fruits appartiennent à quatre formes différentes, pour

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pi ait e parler que de ceux dont nous ayons des hp lens assez

nombreux.

Le premier groupe se rapproche encore beaucoup des fruits que nous avons indiqués comme appartenant au genre Astérophyllites ; mais leur taille beaucoup plus grande, l'épaisseur plus considérable de leur noyau central, et la disposition de la membrane qui les borde , nous laissent quelques doutes sur leur analogie avec les fruits de ce genre.

Nous en connoiïssons deux espèces, une de Newcastle et une de Saint-Étienne ; dans cette derniére le noyau est oblong, un peu caréné dans son milieu et bordé d’une aile membraneuse , lésérement plissée, qui paroit échancrée au sommet,

Le second genre de fruits ne comprend qu’une seule espéce, dont nous avons des échantillons parfaitement conservés des mines de Firmini prés Saint- Étienne ; ce sont des graines ou des fruits probablement monospermes, ellipsoides, très - légèrement comprimés, sans aucune trace d'ailes membraneuses ; mais présentant deux lignes plus saillantes sur leurs bords et marquées à leur base d’une petite cicatrice d'insertion , et a leur extrémité opposée d’un petit mamelon conique, dont le pourtour de la base est légèrement déprimé.

Ces fruits ont en plus grand l’analogie la plus frappante avec les fruits de l’'If (Taxus baccata), dont elles différent surtout par leur taille et leur forme un peu plus alongée.

. En coupant ces fruits tranversalement, je n’ai pu apercevoir dans leur'intérieur aucune trace d'organisation ; ils sont parfaitement homogènes et transformés, je crois, en fer carbonaté; mais dans un autre échantillon, moins parfait extérieurement et encore enchâssé dans la roche, qui provient de Saint- Étienne , et que je crois pouvoir rapporter avec certitude à cette même espèce, on voit une cavité simple , entourée d’une sorte de coque (péricarpe où testa) épaisse. La cavité paroît se terminer supérieurement en un petit

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Canal conique analogue a celui que forme le commencement interne du micropyle : je n’oserois pas cependant affirmer l'existence de ce caractère. S’il existoit bien clairement, il rendroit trés-probable l’analogie de ce fruit avec celui des Conifères, et comme le Lycopodites pimiformis est très-fréquent dans ee terrain, on pourroit présumer que cé fruit lui appartient. Si, au contraire, c’est un véritable fruit, et que le petit cône terminal soit la base du style, alors ce fossile ressembleroit beaucoup au fruit des Ceratophyllum , et nous pourrions présumer que c’est le fruit du genre Sphenophyllum , dont nous avons déjà indiqué les rapports avec les Ceratophyllum. | ,

Le troisième groupe de fruits douteux de ce même terrain provient de Langeac; il paroît renfermer deux espèces. Ces fossiles sembleroient plutôt être des graines que des fruits, a en juger par l’absence de symétrie et de toute espèce de trace du style. L’une de ces espèces, et la mieux conservée, est presque sphérique; mais elle est toujours oblique par rapport à son point d'attache, et présente autour de son point d'insertion un renflement analogue à celui qu'on observe sur plusieurs graines vivantes ; on y remarque en outre une ligne plus saillante , qui forme une sorte d'équateur tout autour de la graine. Nous ne pouvons nous faire aucune opinion probable sur ces graines.

Enfin, le dernier groupe de corps fossiles que nous voulions signaler ici comprend des sortes d’écailles épaisses et contenant peut-être des graines, ou servant à les protéger; ces écailles ovales, marquées de nervures nombreuses, parallèles et convergentes aux deux extrémités, nous paroissent plutôt être des dépendances des organes de la fructification que de véritables fruits, ou que des feuilles ordinaires : j'en connois deux espèces, très-différentes par leur taille ; l’une a cinq à six centimètres de long sur trois à quatre de large, et présente quinze à seize nervures ; l'autre a un

: ( 123630) | peu plus d’un centimètre de long sur un peu moins en largeur : elle est marquée de dix à douze nervures.

Ces organes méritent d’être recherchés et examinés sur dè nombreux échantillons pour pouvoir déterminer à quelles plantes ils appartiennent.

Je ne parlerai pas des plantes douteuses qui appartiennent à d’autres terrains; car, en général, nos doutes dépendent du mauvais état des échantillons, et la connoiïssance imparfaite que nous doggerions de ces plantes n’auroit même pas l'avantage de compléter ce que nous savons sur les fossiles de ces terrains, leur étude étant encore trop peu avancée pour que nous puissions espérer de l’amener bientôt au même point où nous sommes arrivés pour le terrain houiller. Je rappellerai seulement les fossiles que j'ai déja décrits sous le nom de Mamillaria Desnoyersii (Ann. des sc. nat., tom. 4, page 419, pl. 19, fig. 9— 11), et que j'ai cru pouvoir comparer aux tiges des Euphorbes arborescentes : analogie qui, quoi ue fondée sur des rapports extérieurs assez marqués, +2 ‘HS besoin d’être confirmée par l’examen d'échantillons en meilleur état.

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