‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 79 sur 116 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Distribution des végétaux fossiles dans les diverses couches de la terre.

Aprés avoir fait connoître dans le premier chapitre l’ensemble des végétaux fossiles sous le rapport botanique et sans distinction de l’époque à laquelle ces végétaux existoient, il nous reste à les considérer suivant l’ordre de leur apparition à la surface de la terre; car l'ensemble de ces végétaux, tels que nous les avons passés en revue, ne donne aucune idée juste de la végétation de la terre aux diverses époques de sa formation, et l'examen des différentes flores qui se sont succédé à la surface du globe est propre à intéresser, non-seulement les

géologues qui peuvent se servir de ces fossiles pour caractériser certaines formations, mais les botanistes qui veulent considérer l'étude des végétaux d’une manière générale , puisque cet examen leur fait pour ainsi dire connoître l’ordre de création des diverses familles du règne végétal. Enfin, cette distribution des végétaux dans les différentes couches de la terre pourra nous fournir quelques données sur l’état de

notre globe aux époques où ils existoient.

$. 1. TERRAIN DE TRÆNSITION.

Ce terrain, si riche en madrépores et autres animaux des classes inférieures, est trés-pauvre en végétaux fossiles. Je ne connois comme appartenant bien certainement à cette époque que quelques Fucoides, qui ont été trouvés dans le calcaire de transition avec d’autres fossiles qui déterminoient bien l’époque de formation de ce calcaire. Dans quelques autres lieux on a trouvé, dans dés couches que plusieurs géologues distingués rapportent à ce terrain, des plantes parfaitement semblables à celles du térrain houiller : ainsi le Musée de Strasbourg possède plusieurs échantillons de plantes qui accompagnent les anthracites de Berghaupten et de Zundsweiher, dans le pays de Bade, et d’autres qui se trouvent dans les terrains de transition de Bitschwiller ( département du Haut-Rhin). M. Voltz considère ces formations comme appartenant aux terrains de transition et par conséquent comme plus anciens que la houille. M. Omalius d’Halloy cite aussi dans les terrains ardoisiers des Ardennes, qui lui paroissent contemporains du calcaire de transition, quelques débris de plantes analogues à celles dù terrain houiller.’

Je ne parle pas ici des terrains d’anthracite des Alpes , puisque les observations récentes de M. Élie de Beaumont parois-

Es

1 Voyez Mémoires géologiques; Namur, 1828, p. 122.

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