‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 95 sur 116 · PALÆOXYRIS REGULARIS · texte numérisé non relu

PALÆOXYRIS REGULARIS

ECHINOSTACHYS OBLONGUS.

ZÆTHOPHYLLUM STIPULARIS.

EP

On voit, en comparant cette liste à celle du terrain houiller et à celle que nous donnerons plus bas des plantes

1 M. Bronn, en décrivant ce fossile singulier, rapporte le terrain qui le renferme au grès bigarré ( Bunten- Sandstein) Nous n'avons pas

d’autres renseignemens sur son. gisement,

ÉQUISÉTACÉES.

Soultz-aux-bains.

| Ibid.

Wasselonne et Marmoutier (Bas-Rhin).

Marmoutier.

Wasselonne.

Soultz - aux = baïns ; Wasselonne.

Ibid.

Ibid.

Ibid.

Ibid.

Soultz-aux-bains.

Ibid.

Ibid.

Ibid, ,

Frankenberg enHesse.!

Soultz-aux-bains,

Soultz-aux-bains.

Ibid.

( ag ) de la formation du lias, des marnes irisées et du keuper, combien elle diffère de l’une et de l’autre.

Cette flore se rattache à celle du terrain houiller par la présence de quelques Calamites et de plusieurs Fougères ; mais ces Calamites sont mal caractérisées, leur écorce extérieure manque dans tous les échantillons que nous avons vus, et il se pourroit qu’elles n’appartinssent pas au même genre que celles du terrain houiller. Les Fougères constituent des espèces trés-différentes de celles de la formation houillére, et il est même probable , si nous connoissions leur fructification, que les espèces de Nevropteris et de Sphenopteris de ce terrain devroient former des genres particuliers. On n’y retrouve plus de Lepidodendron, de Stigmaria, de Sphenophyllum , d’Asterophyllites, ni d’Annularia , et la seule tige de Fougére arborescénte est trés-différente de celles des terrains houillers. On y remarque au contraire un genre de Coniferes bien caractérisé, etauquel on ne pourroit rattacher qu'avec doute quelques plantes du terrain houiller. Enfin, les Monocotylédones y sont plus nombreuses, mieux caractérisées, et semblent indiquer des formes plus variées, puisqu'elles forment plus d’un quart des espèces de ce terrain , tandis qu’elles n’entrent que pour un quatorzième dans la flore du terrain houiller.

La végétation de cette époque diffère surtout de celle qui paroît lui avoir succédé presque immédiatement , et dont elle n’est séparée que par le calcaire conchylien, par l'absence des Cycadées et des véritables Equisetum , qui commencent à paroître dans le keuper et les marnes irisées ; enfin, elle diffère de la végétation de ces deux époques par la présence de quelques genres qui lui sont particuliers et qu’on peut, je crois, regarder comme caractéristiques de cette formation. Ces genres sont: parmi les Fougères, l’Anomopteris, genre qu’on n’a encore trouvé que dans le grés bigarré, dans des localités assez éloignées les unes des autres, et parmi les Coniféres, les espèces de Voltzia, à moins toutefois que quelques plantes

(ner ) Que à

du Lias ou du Calcaire oolithique, considérées comme des Ly- 1

copodes, ne fussent des espèces de ce dernier genre.

Rien à cette époque n'indique encore la présence de plantes réellement dicotylédones; mais en signalant ces exceptions, nous devons rappeler qu’on ne connoît encore que dix-neuf espèces de ce terrain, ce qui, trés-probablement , ne représente qu'une petite partie des végétaux qui habitoient la terre à l’époque de sa formation.

$. 5. CALCGAIRE CONCHYLIEN.

Cette formation, qui paroit presque entièrement marine, n’a offert jusqu’à présent que des fragmens trés-rares de végétaux, fragmens qu’on ne peut considérer que comme des traces de la végétation qui couvroit probablement alors quelques points de la terre, mais dont les débris plus nombreux n'auront été enfouis que lors de la formation des couches arénacées ou argileuses, qui recouvrent ce calcaire.

Les mieux caractérisés de ces débris, les seuls déterminables, sont les suivans:

| FOUGÈRES. | NEVROPTERIS GAILLARDOTI. | Envir. de Lunéville. __ CYCADÉES. | | MaNTELLIA CYLINDRICAs | Envir, de Lunéville.

Outre ces deux plantes, j'ai vu dans ce même calcaire quelques petits fragmens de Fucus et l'indice d’une plante à feuilles filiformes , très-ténues et verticillées; mais ces portions de plantes sont trop incomplètes pour qu’on puisse avoir au- | cune opinion à leur sujet. C’est à M. Gaillardot, médecin à Lunéville, que nous devons le peu que nous savons sur les fossiles végétaux de ce terrain. * | D.

1 M. Boué cite dans cette formation des plantes nombreuses dicotyÿlédones, des poissons très-variés, des plésiosaures, des cétacés; mais

Page 1