SYNCHRONISME DES FORMATIONS MARINES^ ETC
parc la Méditerranée et Tétang de Thau/dans le Languedoc. Enfin ^ il aurait été formé des mêmes matériaux accumulés dans les eaux qu'il séparait. Ces diverses circonstances rendraient compte de la similitude offerte par les formations marines et lacustres sous le rapport de leur composition : elles expliqueraient aussi pourquoi les traces de ces cordons littoraux n'ont pas encore été observées.
Il est une troisième hypothèse qui consiste à admettre que les eaux douces et les eaux salées formaient , par suite de leur densité différente^ deux zones distinctes et superposées. La zone d'eau salée 9 la plus profonde , aurait été habitée par des animaux marins; la zone d'eau douce, sur les points où elle atteignait le sol lorsque celui-ci offk^it une faible profondeur^ aurait eu une faune lacustre ou fluviatile. Cette hypothèse^ dont Texamen attirera plus tard mon attention y peut s'appliquer à un estuaire d'une faible étendue^ mais non à un bassin aussi vaste que celui de la Gascogne. On ne peut invoquer ici l'exemple de ce qui se passe dans de la Baltique (voir page 580)^ où une faune marine est mêlée à une faune lacustre : chacune de ces deux faunes est pauvre y et leur mélange résulte de ce que les eaux qu'elles habitent sont saumâtres. Dans les terrains de l'Aquitaine ^ les deux faunes sont largement développées, et s'observent dans des couches distinctes ; ce qui indique une différence complète dans les milieux où les animaux dont elles se composent ont vécu.