‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 129 sur 149 · TERRAINS ÉOCÈNE, MIOCÈNE ET PLIOCÈNE · texte numérisé non relu

TERRAINS ÉOCÈNE, MIOCÈNE ET PLIOCÈNE

verralB* Jnrusiqoe , er«uieé et naornivlltitae mééltemiBéeB, — Lcs

terrains que je réunis ici à cause de la similitude de leur constitution pétrograpbique^ mais qui, en dernière analyse , forment des groupes distincts^ ont pour caractères essentiels : i« l'absence ou le faible développement des roches détritiques autres que les marnes et les argiles; 9f* la prédominance des rocbes calcaires. Il y a, sous ce rapport, une opposition complète entre l'ensemble qu'ils constituent et celui qui comprend les grès houiller, permicn, Tosgien et bigarré.

Les terrains que je réunis au terrain jurassique offrent, comme lui, des alternances de marnes et de calcaires : ceuxci yarient beaucoup sous le rapport de leur aspect, de leur structure et de leur texture. Les dépôts de la période jurassique et des périodes suivantes portent, presque toujours, l'empreinte d'une sédimentation tranquille. Les rocbes arénoïdes qui se montrent au-dessous et au-dessus du lias (arkose et grès superliasiquc) sont les derniers effets de l'action détritique qui s'était manifestée avec énergie depuis la On de la période paléozoïque marine. Le grès vert qui correspond à la partie moyenne de la série crétacée et les rocbes de macigno qui entrent dans la composition du terrain nummulitique méditerranéen marquent, pir leur mélange avec les rocbes calcaires, le passage litbologique de la formation jurassique au terrain tertiaire. La période qui a vu le dépôt du terrain jurassique avait un climat peu pluvieux : il en a été de même, mais à un moindre degré, pour les périodes crétacée et nummulitique. Les assises de grès vert et de macigno sont, pour ainsi dire, le prélude des phénomènes d'érosion et de transport qui, à dater de leur dépôt, ont pris uite énergie croissante jusqu'à l'époque actuelle.

Quant à l'action geysériennc, elle s'est manifestée, pendant

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le temps compris entre les époques liasiqiie et nummalittqae , par des émissions incessantes de carbonate de chaux et de magnésie ; elle a déterminé aussi , à divers intervalles , des émissions ferrugineuses.

Signalons enfin deux circonstances qni ont exercé une grande influence sur le caractère des dépôts dont il vient d'être question. Les mers^ d'abord profondes et largenieat ouvertes dans tous les sens , ont perdu en profondeur et en étendue, depuis le commencement de la période liasique jusqu'à la fin de la période nummulitique.

«crraiiM éoetee, ttiioeèiic et yiiocèDe. -^ Dans le groupe formé par la réunion de ces terrains , on observe l'inverse de ce q«e nous venons de constater dans le groupe précédent. Les roches calcaires deviennent de moins en moins abondantes, ce qui résulte d'un ralentissement progressif dans l'action geysérienne; ces roches ne présentent plus qu'exceptionnellement ki compacité et la stratification régulière des calcaires jurassiques. Les roches détritiques, sous forme de conglomérats, de grès, de marnes, d'argiles, etc., reparaissent et constituent des assises puissantes. Alors se montrent successivement le flysch de la Suisse , une partie des roches désignées en Italie sous le nom de macigno , (e grès et les sables de Fontainebleau , la mollasse du midi de la France, la mollasse et le nagelfluhe de la Suisse, les faluns de la Touraine, les sables pliocéniques d'Asti^ etc. Tous ces dépôts démontrent l'existence de phénomènes d'érosion et de transport très énergiques; leur aspect indique qu'ils ont été reçus dans des golfes et dans des eaux peu profondes et agitées. Un des caractères les plus remarquables des terrains éocène, miocène et pliocène est le mélange fréquent de formations lacustres et marines, soit qu'elles alternent,

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