ÈRE JOVIENNE OU ÉPOQUE GLACIAIRE
L'ère jorienne se partage en trois périodes : deux périodes glaciaires proprement dites , pendant chacune desquelles les gladers ont pris un grand déyeloppement^ et une période interglaciaire y qui a TU la disparition totale ou partielle des premiers glaciers. Cette série se complète par un quatrième terme, qui est la période actuelle ou post-glaciaire.
La période interglaciaire est quelquefois désignée sous le nom de période des sédiments quaternaires. Elle a y\\ s'effec» tuer le dépôt de la majeure partie des roches de Tère jovienne formées au sein des eaux marines. Ces roches stratifiées sont encore au fond de la mer; on ne peut observer que celles qui ont été émergées à la suite des mouvements du sol. Les terrains que ces roches constituent sont les représentants de Taction sédimentaire pendant Tère jovienne. Je citerai : !<" le drift, dont le dépôt s'est effectué dans la mer qui, lors du commen* cément de cette période , occupait le nord de l'Allemagne et de la Russie. î" Les lambeaux de calcaire quaternaire marin soulevés sur les bords de la Méditerranée; ce calcaire, sur les côteffde l'Italie, porte le nom depanchina. II recouvre presque la moitié de la Sicile ; il est d'un blanc jaunâtre et repose sur une argile bleuâtre, appartenant comme lui à l'ère jovienne. La formation comprenant ce calcaire et cette argile a plus de 300 mètres de puissance ; elle se montre à Syracuse^ à Girgenti et à Castrogiovanni, dans le centre de la Sicile, où elle existe à une altitude de 900 mètres. 3° Les sables du désert de Sahara constituant le fond d'une mer qui existait encore pendant une partie de l'ère jovienne.
S'il nous était donné d'étudier les oouches aocomuiées aa sein de la Méditerranée^ pendant Tère joyienne, nous retrai- Tenons en elles la plupart des caractères que nous aTons l'habitude d'observer dans les calcaires des périodes anciennes. Nous verrions, en outre, chacune des deui périodes glaciaires correspondre à une assise formée de grès et de congloniérats; entre chacune de ces deux assises^ s'intercalerait une assise calcaire correspondant à la période interglaciaire. Cette oooipasition du terrain joyien nous rappeUnrait celle du trias ^ égale* ment formé d'une assise calcaire, le calcaire ooncfaylien, iatercalé entre deux assises de roches détritiques , le giès bigarré et les marnes irisées.
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git«e «es lerrataw. — Lorsque Ion considère la série chronologique des terrains , depuis le trias jusqu'aux formations de Tépoque actuelle, on constiitc une relation très remarquable entre cette série et celle des diverses zones que nous ayons distinguées sous les noms d'infrastratiun , d'interstratum et de su«perstraturo. Le trias , ayec ses ai^iles, ses grès et ses congk>» mérats^ n'a-t-il pas tous les caractères pétrographiques de rinfrastratum ? Les terrains jurassique , crétacé et nummuUtique , dans la composition desquels les calcaires et les roches résultant d'une sédimentation chimique jouent un rôle si important, ne sont-ils pas un interstratum ? Le terrain néoioique, qui nous montre en abondance des roches détritiques, ne peutil pas être considéré comme un superstratum ayant définitivement comblé les bassins qui, à part quelques émei^gements momentanés, n'ayaient cessé d*exister depuis le commencement de la période triasique ? Enfin , le terrain jovieo , tel du moins qu*il se présente à nous, ne correspond41 pas à cet eq-^