‹ Prodrome de géologieChapitre 112 sur 170 · GROUPEMENT DE8 ÉTAGES EN SYSTÈMES^ SÉRIES^ ETC · texte numérisé non relu

GROUPEMENT DE8 ÉTAGES EN SYSTÈMES^ SÉRIES^ ETC

plus en plus grande. (Voir le tableau de la page 456.) Je dois rappeler pourtant que la valeur absolue ou relative des mots système y série, etc.^ n'est pas aussi bien fixée que celle des mots genre, classe, embranchement, employés en zoologie et en botanique.

Dans ce cbapitrc et le précédent, j'ai comparé entre eux les procédés employés par les sciences naturelles pour classer et dénommer les objets que leur mission est d'étudier. Je ferai, en me reportant dans le même ordre d'idées, une dernière remarque : c'est que, lorsqu'il s'agit de classer, la tâcbe du géologue est bien plus facile que celle du botaniste ou du zoologiste. Dans ses tentatives pour arriver à un résultat satisfais sant, il n'a jamais à opérer de transpositions, ni à placer au dessous ce qui était au dessus, à droite ce'qui était à gauche. Us différences que l'on remarque dans les diverses classifications géologiques ne sont jamais bien considérables ; souvent elles existent autaut dans les mots que dans les choses. La série, si pénible à établir en zoologie et en botanique, parce qu'elle n'est pas dans les rapports réels et généraux des choses qu'elles étudient, est toute formée pour le géologue. Celui-ci n'a pas à débrouiller un réseau mis entre ses mains; il n'a qu'à compter les degrés d'une échelle, et les erreurs qu'il commet sont des erreurs de fait toujours réparables. Le livre est sous ses yeux; il doit le traduire et non le composer. L'édiûce est devant lui : il n'a qu'à étudier son ordonnance; qu'il prenne ses crayons ; si l'esprit de système n'a pas imprimé à sa |)ensée une fausse direction, son ébauche sera satisfaisante; le travail de perfectionnement viendra plus tard, sans qu'il soit nécessaire d'effacer les traits de la première heure, (i)

0} Afin de donner au lecteur une idée exacte du caractère et de la nature des claBsiflcations géologiques , je vais transcrire les lignes suivantes extraites

iiO PRODROME DE GÉOLOGIE.

iMtoncft mHbmétê «e eiat^lOeatlott. — On peut porter à sii lo nombre des principales données que le géologue consulte dans le tracé des lignes qui divisent Técorce terrestre en parties siiperposées les unes aux autres: ce sont les données dynamifpif, géogénique, pétrographique , stratigraphiqm , orogénique tt paléorUologique, Les géologues, qui ont eu à formuler d.< classifications locales ou générales^ peuvent se partager en deux groupes. Les uns^ obéissant à des idées plus ou moin<

da Cours de Paléontologie de M. d'Archiac : «Les classifications ne sont •:' des moyens créés pour suppléer à rinsufiisanco de nos facultés, lesquelles r. nous permettent pas de saisir à la fois les rapports des divers éléments d' jr* science , de tout comprendre , ni de tout retenir. Ainsi une classifieati>«D e * toujours quelque chose de plus ou moins artificiel ; ce que Ton appelle tlci-, ordrf^ famille, genre ne peut être considéré que comme des abstract'ons ( notre esprit , plus ou moins en rapport avec les objets destinés à aider la m '^ moire. Il n'y a point de classification dans la nature où tout est si parfa tcment ordonné. Ce n'est, en résumé, qu^un instrument de mnémooiqne dajtant plus parfait qu'il exprime mieux les afiinités naturelles des objets auiqu!^ on l'applique et que ceux-ci ont un plus grand nombre de rapports commui.^ — De même que dans l'histoire des états et des peuples^ c'est le temps q .. doit servir de base à une classification géologique , car la géologie n'est autr chose que la chronologie ou l'histoire de la terre. Mais comment mesu-tr •le temps et comment le représenter sans expression numérique ? Un l?ni. relatif peut répondre à la question. Le temps et ses divisions sont exprim ' physiquement dans la nature par les diverses roches qu'on y voit superpc' > les unes aux autres. Ces roches sont les images matérieUes, non pas des siècS.'5. ce qui serait trop peu, mais des périodes d'un grand nombre de siècles, variai ; et indéterminé. Les divisions qne nous pourrons établir , d'après leurs diver^ caractères, dans ces couches ou roches ainsi superposées, représenteront ie> divisions du temps, en unités et fractions d'inégale valeur, suivant que nuii.^ le jugerons nécessaire. La classification consistera alors à nous offrir, suivait leur ordre d*ancienneté , les phénomènes de diverses sortes dont ces rcchr^ nous conservent les traces ou qu'elles expriment elles mêmes et dont 1 ensemble peut constituer ainsi un véritable chronomètre de la terre. Nous n.a rons sans doute jamais, par ce moyen, l'expression absolue du temps, niâtnoas en aurons une représentation relative et figurée très sufiisante pour les besoins de la science.

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