DIVISION DE L'ÉCORCE TERRESTRE EN ÉTAGES
aicuie pour les terrains riches en fossiles ou très variés dans leur composition pétrographique : sous ce rapport^ il existe notamment un contraste remarquable entre le terrain jurassique, dont la iaune est si développée et la composition si complexe, et le grès bigarré si pauvre en débris de corps organisés et si uniforme dans sa composition. C'est ainsi que les annales des temps modernes, ou des peuples civilisés, ou des périodes fécondes en événements occupent bien plus de place dans rhistoire que celles des peuples sauvages, ou des peuples anciens, ou des périodes tranquilles. Cette inégalité dans la puissance des étages a Tinconvénient de donner des idées fausses sur la durée de certaines périodes et par suite sur celles des temps géologiques. N'est-il pas d'ailleurs convenable, puisque l'étage est l'unité employée pour terme de comparaison dans les classifications géologiques » de donner à cette unité une valeur constamment la même ?
Le premier résultat que la géologie systématique cherche a atteindre, c'est, avons nous dit, de diviser l'écorce terrestre en parties superposées les unes aux autres appelées étages. Ce travail conduit, en outre, à partager les temps passés en périodes à peu près égales dont chacune constitue un siècle géologique et correspond à un étage déterminé. Les siècles histo* riques, en s'ajoutant les uns aux autres, forment les grandes périodes de l'histoire de l'homme ; de même les siècles géologiques déterminent par leur réunion les grandes périodes de rhistoire physique de notre planète. Retrouver Tordre de succession de ces siècles ou de ces périodes géologiques et appré« cier approximativement leur durée, c'est tracer par la pensée, à travers l'écorce terrestre, des lignes plus ou moins accentuées marquant les zones de séparation entre les étages et les groupes d'étages.
Ces lignes de séparation doivent correspondre aux moments où des changements plus ou moins importants se sont efiectués à la surface du globe; en d'autres termes^ elles doivent passer par les strates qui se déposaient lorsque ces changements étaient en voie de s'accomplir. Ceux-ci sont de divers ordres et chacun d'eux joue un rôle ditTérent dans la classification des terrains. Les uns ont affecté la faune et la flore ; d'autres se sont manifestés lorsque des chaînes de montagnt^ ont surgi, ou lorsque les mers ont déserté les régions qu elles occupaient pour en envahir d'autres^ ou lorsque des modilications ont été apportées aux circonstances qui accompagueiit le développement de l'action sédimentaire et des autres phénomènes géologiques. Ces divers changements se sont accusés au sein des strates par des variations plus ou moinsbrusquesdans la nature des fossiles^ par des discordances de stratification ou d'isolement et par des modifications dans la nature des terrains. Telles sont les données que le géologue classificateur met à profit ; mais, dans l'acomplissement de sa tâcbe> il rencontre de nombreuses difficultés; je mentionnerai tout a l'heure les principales d'entre elles.
CHr«apcmcBt des élMres ca Bysièiiiei. série», etc. — L'étage 86 di\iso en sous-étages, les sous-étages en assises, les assises eo fHwcs ou strates. Ces subdivisioni- sont, pour ainsi dire, les décimale s de l'unité constituée par l'étage lui même. Elles jouent, dans la géologie systématique, le môme rôle que les races et le^ variétés en botanique et en zoologie.
Les étages , en se réunissant entre eux, donnent des unités d'un ordre supérieur auxquelles on peut accorder le nom de systèmes. La réunion de plusieurs systèmes constitue une sérk. Des séries on peut passer à des groupes d'une imporlaoce de