‹ Prodrome de géologieChapitre 119 sur 170 · Silurien · texte numérisé non relu

Silurien

Silurien supérieur ou

Murchisonien.

Silurien inférieur ou proprement dit.

CLASSIFICATIONS DES TERRAINS. 437

La première classification des terrains, établie sur des bases autres que celles qui étaient généralement adoptées depuis Werner, a été proposée en 1829 par Alex. Brongniart. Cette classification, dont j'ai déjà parlé (tome I, page 599), se trouve reproduite dans le tableau de la page 431. Peu de géologues s'en sont servi; il est toujours difficile de faire accepter d'emblée toute une nomenclature nouvelle ; d'ailleurs les idées qu'Alex. Brongniart avait prises pour bases dans sa classification étaient sans doute trop avancées pour être facilement comprises de tout le monde. Afin de montrer où en était alors la géologie systématique, j'ai placé à la page 438 la classification générale des terraius qui accompagne la seconde édition du Manuel géologique de Labèche, publiée en 1832.

Les deux tableaux de la page 435 présentent le résumé des classifications inscrites dans leurs Traités de géologie par M. d'Omalius d'Halloy, en 1835, et par Huot, en 1837. Les mots A'agalysien, A'hémilysien et A'ammonéen ^ adoptés par le premier, ne sont pas passés dans l'usage. Il en a été de même pour les expressions époques mégalosaurienne , paléothérienne, éléphantine et anthropique] proposées par le second ; CCS expressions n'étaient pas d'ailleurs convenablement choisies: ni les paléothériums, ni les mégalosaures n'ont vécu pendant toute la durée des deux périodes qu'ils sont censés caractériser, tandis que l'homme et l'éléphant, dont les noms servent à désigner deux époques distinctes, ont été contemporains Tun de l'autre.

La classification que MM. Dufrénoy et Elie de Beaumont ont choisie lorsqu'ils ont publié la Carte géologique de la France est reproduite dans le tableau de la page 440 (i). Ils

(1) Voir la légende de la Carte géologique de la France et Description géologique de la France^ tome I, pages 98 et 93.

ont eu le bon esprit de n'introduire aucune expression nouvelle dans cette classification qui résume d'une manière très exacte les propres déjà accomplis par la géologie systématique en 1841. Je dois rappeler que les allumions anciennes de la Bresse, inscrites dans ce tableau comme appartenant à la période pliocène, sont ratlacbées dans ma classification à la période jovienne. Je ferai observer, en outre, que le terrain nnmniulitique, considéré par les auteurs de la Carte géologique de la Finance comme correspondant à la craie blanche, lui est supérieur et se place dans la série tertiaire; le calcaire à bélemnites et les marnes supraliasicpics ranges par eux à la base de Toolite inférieure*, sont actncllemenl reconnus comme faisant partie du lias.

ClassiaeaUoM récentes : .%lc. d'orbl^iiy, ftir i^ycll) d*Arc1iUe. -

Parmi les classifications postérieures à Tannée 18ii, celle qui est due à Aie. d'Orbigny a obtenu le plus grand nombre d'adhérents. Elle offre sans doute une grande simplicité, mais précisément à cause de ce caractère, elle ne se trouve nullement en liarmonie avec ce que Ton observe dans la nature lorsque Ton voit Técorcc terrestre présenter dans sa structure ime grande complication. Ce défaut provient notamment de Tabsence de divisions intermédiaires entre ce qu'Aie. d'Orbigny appelle terrains et étages. î'n reproche que Ton a éiralcment adressé à ce géologue, c'est de n'avoir pas asse? tenu compte de ce principe de géologie systématique que, dans toute classification, un terrain quelconque doit occuper une place proportionnelle à son épaisseur. En général, tous les géologues ont l'habitude d'accorder dans 1 échelle géologique plus d'importance aux formations qu'ils ont pris plus spécialement pour l'objet de leurs recherches ; c'est pour cela qu'Aie.

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