ÈRES PÉRIODES
JOVIENNE .... HOMOZOIQUE.
INÉOZOÏQUE.
MÉSOZOIQUE.
PALÉ0ZOIQUE.
NEPTUNIENNE. . . AZOIQUE.
La période azoîqtie (a, privatif; çwov , animal) correspond au terrain primitif des anciens auteui-s. Elle est caractérisée par Tabsence de plantes et d'animaux à la surface du globe. Elle commence avec le dépôt des plus anciennes strates sédimontai res, c'est à dire du granité stratiflé; elle cesse avec le
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moment qui a yu la création des premiers êtres organisés. J'ui déjà dit que ce moment n'était pas encore fixé d'une manière définitive et que les progrès de la science avaient pour résultat de le faire remonter de plus en plus vers le commencement des temps géologiques (tome III, page 300). D'après la définition qui vient d'être donnée des expressions a ère nepta- D nienne i> et période azoïque » , on voit qu'elles désignent une même époque de l'histoire du globe.
L'ère tellurienne y la plus importante des trois que nous avons distinguées^ comprend les périodes pciéozoîqtie, méso^ zoîque et néozoîqtie. Les termes choisis pour les désigner expriment leur ordre de succession , absolument comme les • mots primaire, secondaire, tertiaire , dont les deux derniers sont plus anciennement employés dansila science.
La période paléozoïqtie (ita^aièc, ancien ; çcSov, animal) commence avec les premières strates renfermant des débris de corps organisés, c'est à dire avec les schistes à Oldhamia de la formation de Bangor ; elle finit avec les dernières assises du grès des Vosges. Cette période a été le règne des acrogènes et des poissons. Elle correspond au terrain de transition et au terrain secondaire inférieur des anciens auteurs.
La période mésozoïqtie (fxeao;, moyen; çâ>ov, animal) a été le règne des gymnospermes et des reptiles. Elle correspond au terrain secondaire supérieur et moyen dans la classification de Werner. Elle commence avec le grès bigarré et se termine avec le calcaire pisolitique, dernier ferme de la série crétacée.
La période néozoîqtie (v<<k ^ nouveau ; ç£>ov, animal) a été le règne des angiospermes et des mammifères. Elle correspond au terrain tertiaire des auteurs. Elle commence avec les plus anciennes strates renfermant des nummulites et se
PIYISION EN PÉRIODES AZOlQUB^ PALÉOZOÏQUE^ ETC. 453
termine immédiatement ayant les terrains de transport contemporains du conglomérat bressan.
La période homozoique (6(Abc, semblable; çâmv, animal^) ainsi nommée à cause de la presque similitude de sa faune avec celle de Tépoque actuelle^ correspond exactement à Tère joYÎenne^ telle qu'elle vient d'être définie.
Cette classification offre une certaine analogie avec la division généralement adoptée pour les temps historiques; c'est une remarque que je fais surtout afin que le lecteur puisse mieux graver dans sa mémoire le classement que je propose. Les périodes azoïgtie, paléozoïque, mésozoîgue, néozoïque, homozoique sont rattachées entre elles par des rapports qui rappellent ceux qui existent entre les périodes que les historiens dé* signent sous les noms de temps fabuleux, temps anciens, moyenâge, temps modernes et époque contemporaine. Entre l'antiquité et le moyen fige^ une séparation très nette est établie par l'invasion des barbares^ événement fécond en conséquences^ qui^ avec Texpansion du christianisme, marque le commencement d'une ère nouvelle. De même, un phénomène général, qui s^est manifesté en France et dans toutes les régions voisines, est venu placer une ligne de démarcation entre les périodes paléo^ zoïque et mésozoîque. Au moment où le terrain du trias allait, se déposer, les eaux océaniennes ont subitement envahi la presque totalité de l'Europe, à l'exception de quelques Iles destinées à devenir les centres des futurs continents et , plus tard , les massifs montagneux des périodes récentes. Cette circonstance établit une relation évidente entre la configuration de l'Europe au commencement de la période mésozoîque et pendant l'époque actuelle. {Remarquons, en outre, qu'à dater de la période triasique, les phénomènes géologiques et les êtres organisés ont pris un caractère de plus en plus semblable à celui qu'ils
oflVent de nos jours. Aussi quelques géologues réunissenl-îls les périodes mésozoïque et néozoïque en une seule à laquelle ils affectent cette dernière désignation et qu'ils opposent à la période paléozoïque , quittes à subdiviser cette période néozoïqne en deux autres^ sous les noms de périodes mésozoîque et cainozoïque; on \oitque cette classification ne diffère pas essentiellement de celle que j'adopte.
l»lvltloii de l*<elienc ««oloMne en neof Mrlet. — En tenant
compte des modifications apportées non seulement dans la faune et la flore de 5 notre planète^ mais encore dans sa cons* titution topograpbique et climatologique, ainsi que dans la nature des phénomènes géologiques^ on peut partager l'ensemble de réchelle des terrains en neuf séries.
Le tableau de la page 456^ où ma classification se trouve résumée^ montre les relations qui existent entre cette divi* sioQ et celles qui ont été indiquées dans les paragraphes précédents. Dans ce tableau , la classification des terrains difl^e ^nsrblemcnt de celle que j'avais adoptée dans le ta-* bleau delà page %^4^ tome 1. Tout en ne cessant pas de prendre pourbase^ dans le groupement des terrains, les effets du mouvement oscillatoire auquel Técorce terrestre est soumise^ je n'ai pas cru devoir accorder à cette donnée pas plus qu'à foute autre une valeur absolue. Il m'a paru convenable de scinder en deux parties le terrain paléozoîqne correspondant à une seule oscillation du sol, maïs dont la puissance relative est trop grande pour qn'on !c laisse entier.
La moindre împot^tance que je crois dévoila accorder aux eflbts du mouvement oscillatoire m'a encore engagé à retrané^éT les deux systèmes suprajurassique et supracrétacé pour les rattacher aiix systèmes immédiatement antérieure. J'ai
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divisé le groupe oolitîque en trois parties, ainsi qu'on le fait habituellement et non en deux, comme je Tayais fait d'abord. J'ai également retranché de mon second tableau le système fucoidien ; cette modification est la conséquence d'un changement que j'ai apporté dans ma manière d'apprécier les relations chronologiques du terrain nummulitique méditerranéen et du terrain éocène parisien.
Après avoir détourné le mot néozoîqtœ de la signification que je lui avais d'abord donnée , j'ai dû le remplacer par un autre et j'ai choisi celui de probosoidien. Plus tard j'indiquerai l'étymologie ou la raison d'être des désignations auxquelles je donne la préférence.
La série azoîgue correspond exactement à la période de même nom et, par conséquent, à Tère neptunienne.
Pendant la première partie de la période paléozoîqne, le sol de l'Europe et, sans doute aussi, d'un grand nombre d'autres régions^ n'a pas cessé d'obéir à im mouvement ascensionnel. Ce mouvement a eu pour conséquences l'accroissement de la terre ferme et la formation d'un vaste continent. Puis, un mouvement en sens contraire s'est opéré et a eu pour résultat le retour des eaux océaniennes qui, au moment où la période paléozoîque finissait, étaient sur le point d'envahir la majeure partie de la France et des régions voisines. C'est dans cette double impulsion que nous trouvons un premier motif de diviser la série paléozoïque en deux systèmes : le système trilobitique et le système psammitique.
Je divise les terrains correspondant à la période mésozoïque en trois séries : la série triasique, la série jurassique et la série crétacée. Ces deux dernières correspondent exactement à la seconde et à la troisième des cinq oscillations qui, depuis les premiers temps géologiques jusqu'à noB jours, ont été
CLASSIFICATION DES TERRAINS