SYSTÈME SILURIEN
que ceux du pays de Galles et de la Bohême. Parmi les causes auxquelles il faut attribuer ce résultat; nous mentionneroDS, avec M. Dalimier, la rareté des débris organiques, leur mauTais état dans les couches où Ton réussit à les découvrir, les dislocations qui ont bouleversé le sol de la Bretagne, sans le porter à une grande élévation comme dans les Alpes, Tisoleinent de la Bretagne, son éloignement de Paris, et la difficulté de voyager à travers des landes désertes.
Dans le massif breton, le système silurien est représenté : 4' par les ardoises ^ avec Calymene Tristani, d'Angers, de • Parennes (Mayenne), etc. Dans le plateau méridional de la Bretagne, ces ardoises sont associées à des grès fossilifères et reposent souvent sur du minerai de fer. Elles correspondent à la partie inférieure du groupe de LIandeilo, dont la partie supérieure parait avoir pour équivalent, dans le massif breton, les schistes ampélitiqties de Poligné, etc., avec Graptolites colonus; ^ les grès fossilifères de Gahard, de May (Calvados), etc., qui se placent sur le même niveau que le grès de Caradoc; 3* les schistes avec ampélites et nodules calcaires renfermant Cardiola interrupta, Orthoceratites pelagium et des graptolites ; ces schistes, qui correspondent au terrain silurien supérieur, s'observent notamment à Saint Jean sur Ërve (Sarthe) et à Saint Sauveur (Calvados).
Le terrain silurien de la Scandinavie a rempli des bassins particuliers, séparés les uns des autres par des collines granitô-gneissiques; mais probablement il existait entre eux des communications. A la base du terrain silurien se trouvent habituellement, en Suède et en Norwège, des couches quarts zeuses, recouvertes de schistes ampélito-alunifères et contenant des fucoïdes; les schistes renferment des trilobites des genres Paradoxides^ Olenus,elc., caractéristiques de la faune primor-
diale. Les deux groupes du système silurien sont représentés, le premier par des assises de grès quartzeux^ de schistes divers et de calcaires; le second par des roches calcaréo-schisteuses. Chacun de ces groupes renferme de nombreux fossiles qui ne permettent pas d'hésiter sur leurs véritables relations avec les strates correspondantes des autres parties de l'Europe.
L'Ardenne doitson aspect uniforme à Tuniformité du terrain qui la compose et que M. d'Omaiius d'QalIoy a nommé depuis longtemps terrain ardoisier. Ce terrain présente partout des ' roches schisteuses dont Fardoise véritable^ exploitée à Fumay^ Rimogne, Deville, Couvin, etc., n'est qu'une manière d'être. Ces roches schisteuses renferment des couches subordonnées de grès micacés, de grauwackes, de quarzites, des bancs d'un calcaire sublamellaire gris bleuâtre, etc. Le schiste argileux passe souvent à des ampéiites graphiques et renferme quelquefois des veinules d'anthracite.
Dumont divisait le terrain ardennais ou ardoisier proprement dit en trois systèmes : i"" le système devillien, auquel appartiennent les ardoises de Fumay ; 2« le système revinien, caractérisé par les quarzitesdes environs de Revin ; 3"" le système salmien, ayant pour type le schiste coticule ou pierre à rasoir des environs de Salm. M. Gosselet rappelle que tous les géologues sont aujourd'hui d'accord pour considérer le terrain ardennais comme appartenant -au système silurien^ bien que l'on n'y ait pas encore trouvé de fossiles authentiques. Ce géologue a signalé, il y a quelques années, la présence de fossiles appartenant au terrain silurien près de Gembloux, dans le Brabant et aux environs de Fosse, au S. 0. de Namur; c'est la première fois, dit-il , que l'on constate d'une manière certaine Texistence des fossiles de ce terrain dans toute la région comprise entre le Hainaut et le Harlz.
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Au centre de la Bohême^ le terrain silurien occupe un bassin dont la longueur est de 148 kilomètres et dont la largeur varie de 90 à 74. kilomètres : les assises dont il se compose y présentent nettement la stratification dite en fond de bateau. M. Barrande partage le terrain silurien du centre de la Bohême en deux divisions ^ dont chacune comprend plusieurs étages qu'il désigne par des lettres alphabétiques^ à partir de la base granitique jusqu'au sommet. La division inférieure comprend les quatre étages A, B, C , D, et la division supérieure les quatre étages E, F, G, H. Le fait principal sur lequel repose la distinction de ces deux divisions consiste dans la nature des faunes différentes qui caractérisent chacune d'elles. Elles se distinguent en outre par leurs caractères pétrographiques ; la division inférieure se compose de roches de nature argileuse ou siliceuse^ à l'exclusion presque absolue du carbonate de chaux; au contraire, la division supérieure présente presque uniquement des roches calcaires formant une grande masse qui a pour base et pour couronnement des dépôts de schistes argileux, relativement très peu développés. La limite entre les deux divisions est tracée d'une manière très nette par une masse de trapp qui a envahi toute la surface du bassin silurien. Les étages H et G correspondent au groupe de Ludlow, F et E au groupe de Wenlçck, D aux groupes de Caradoc et de Llandeilo, G au groupe de Malvern. Quant aux étages B et A^ formés de schistes et de conglomérats^ M. Barrande les rattache au terrain azoïque; mais, bien qu'en Bohème ils ne renferment pas de fossiles , nous les considérons comme appartenant au terrain cumbrien inférieur.
D'après MM. de Verneuil et Ed. GoUomb , l'étage silurien inférieur occupe une étendue considérable dans le nord ouest et Touest de l'Espagne, ainsi que dans le Portugal. L'étage
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diverse nature , fréquemment rougeâtres , et qui ont valu au terrain dévonien le nom qu'il portait jadis, celui de vkfx grès rouge. Les calcaires sont très fossilifères; ils présent»^nt quelquefois une structure amygdalaire due à l'aliondance des goniatites ou des clyménies. Le marbre de Campan , tantôt vert , tantôt rouge , appartient au terrain dévonien des Pyrénées; il est pétri de goniatites. Le calcaire de Givet fournil également des marbres très estimés : tel est le glageon fleuri . qui présente sur un fond noir des dessins blancs dus à des gastéropodes. A la partie supérieure du terrain dévonien st.' montrent sur quelques points, et notamment dans le département de Maine et Loire , des gisements d'anthracite.
Le système dévonien offre deux faciès bien distincts , l'un ou abondent les grès, Tautre où dominent les calcaires. Le facio gréseux apparaît dans le nord de TAngleterre, tandis que le faciès calcaire existe dans le Devonshire méridional. Lorsque les deux faciès sont superposés, comme en Belgique, le gris rouge se trouve ordinairement placé à la partie inférieure.
e. — Les reptiles font une première et seuie apparition avec le Telerpeton Elginense (antè, page ^H^^. Les poissons forment par contre^ pour la première fois^ une faune assez complète. Ils présentent des formes spéciales et caractéristiques et leur ensemble est certainement un des traita paléontologiques les plus remarquables de la période dù\0' nienne. Ces poissons avaient des caractères anatomiques qii ont fait dire à M. Agassiz qu'ils représentaient Tâge embryonnaire du règne des poissons. Chez eux, les corps des vertèbres manquaient et étaient remplacés par une corde dorsale gélatineuse comme dans l'embryon; le crâne avait un dévetofipiment incomplet; la peau était recouverte d'énormes plaques
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imins, et qaî reçut alors /en y comprenant Vold^red sand^ stone^ le nom de système dévonien. » (D'Archiac.)
Br*irl»aUoii ff«4»cniplil4ac; mende la période dévonleime. — Le
mode de répartition des terres et des mers était à peu près le même lors de la période dévonienne que lors de la période silurienne. L'océan avait déserté certains points pour en envahir d'autres^ mais^ toutefois^ le résultat définitif de ces déplacements avait été an faible accroissement dans l'étendue des terres émergées.
Les deux contrées de TEurope où le terrain dévonien est le plus développé sont la partie occidentale de TAngleterre et la Belgique. Ces^ deux régions méritaient au même titre d'être choisies pour types du système dévonien. Si le privilège de fournir aux géologues les termes de comparaison pour Tétude de ce système est échu au pays de Galles , c'est que la géologie de ce pays a été étudiée avant celle de la Belgique ; elle a d'ailleurs fait l'objet des travaux de M. Murchison , travaux qui ont été le point de départ dans Tétude du terrain paléozoîque. Hais^ à présent^ les terrains anciens de la Belgique me paraissent suffisamment connus pour qu'il soit permis de chercher dans ce pays, plus central que le pays de Galles par rapport à l'Europe , les principales bases d'une classification des strates dévoniennes.
. — Si Ton compare les terrains silurien et dévonien sous le rapport de leur constitution pétrographique , on voit, dans ce dernier terrain, les calcaires augmenter d'importance aux dépens des schistes qui se montrent moins répandus. Les roches prennent des nuances plus vives; lesgrauwackes à la nuance sombre sont remplacées par des grès de
diverse nature, fréquemment rougeâtres, et qui ont valu au terrain dévonien le nom qu'il portait jadis, celui de vieux grès rouge. Les calcaires sont très fossilifères ; ils présentent quelquefois une structure amygdalaire due à l'abondance des goniatites ou des clyménies. Le marbre de Campan , tantôt vert , tantôt rouge , appartient au terrain dévonien des Pyrénées; il est pétri de goniatites. Le calcaire de Givet fournit également des marbres très estimés : tel est le glageon fleuri, qui présente sur un fond noir des dessins blancs dus à des gastéropodes. A la partie supérieure du terrain dévonien se montrent sur quelques points, et notamment dans le département de Maine et Loire, des gisements d'anthracite.
Le système dévonien offre deux faciès bien distincts , l'un où abondent les grès, l'autre où dominent les calcaires. Le faciès gréseux apparaît dans le nord de l'Angleterre, tandis que le faciès calcaire existe dans le Devonshire méridional. Lorsque les deux faciès sont superposés , comme en Belgique , le grès rouge se trouve ordinairement placé à la partie inférieure.
— Les reptiles font une première et seule apparition avec le Telerpeton Elginense {antè, page 288). Les poissons forment par contre, pour la première fois, une faune assez complète. Ils présentent des formes spéciales et caractéristiques et leur ensemble est certainement un des traits paléontologiques les plus remarquables de la période dévonienne. Ces poissons avaient des caractères anatomiques qui ont fait dire à M. Agassiz qu'ils représentaient l'âge embryonnaire du règne des poissons. Chez eux , les corps des vertèbres manquaient et étaient remplacés par une corde dorsale gélatineuse comme dans l'embryon; le crâne avait un développement incomplet ; la peau était recouverte d'énormes plaques
Prodrome de Géologie. CARTES DES
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