‹ Prodrome de géologieChapitre 128 sur 170 · SILURIENNE · texte numérisé non relu

SILURIENNE

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osseuses; les nageoires présentaient une disposition toute parculiëre, etc. Ils appartenaient tous à la sous-classe des ganoîdes (Cephalaspis , Pterichthys, etc.) ou à celle des placoïdes. Les crustacés sont moins abondants que pendant la période silurieane ; ils continuent à être surtout représentés par le groupe des trilobites ; ceux-ci sont pourtant bien moins nombreux et ne comptent plus qu'un genre spécial^ le genre Jonotiis. Les mollusques ont, dans le terrain dévonien , Tim*portance qu'on leur retrouve dans tous les terrains suivants; la physionomie générale de leur faune rappelle beaucoup celle du terrain silurien. Ce que nous disons des mollusques s'applique également aux échinodermes et aux polypiers. Le genre Clymenia, appartenant à la classe des céphalopodes, est spécial à la période dévonieune. (Pictet.)

La flore dévonienne , dans le recensement fait par M. Gœppert^ en 1859, comprend 62 espèces; 9 seulement sont des algues; les autres sont des plantes terrestres, dépendant des mêmes familles que celles dont se compose la flore houillère. La Sigillaria Eausmanni du terrain dévonien inférieur [antè, page 281) est, jusqu'à présent, le plus ancien témoignage direct de l'existence des plantes terrestres dans les temps passés.

Le s7si«nie «évoidea es BciMoe — Monnet, le premier auteur qui ait parlé d'une manière scientifique de TArdenue et du Hainaut, y distinguait le pays des charbons, le pays des marbres et le pays des ardoises; ces pays correspondaient respectivement à ce que nous désignons aujourd'hui sous les noms de terrain houiller, de terrains carbonifère et dévonien, et de terrain silurien. En 1808, dans l'ouvrage où il posait les fondements de la géologie du nord de la France, M. d'Omalius d'Halloy partageait le terrain de transition de cette contrée en /or-

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motion ardoisière et formation bituminifère^ plus tard, il remplaçait cette dernière désignation parcelle A'anthraxifèr. En 4832/lhimont adoptait la division en terrains ardoisier, ontkraxifère et houiller, établie par Bouesnel dès 1813. En i8iT, il distinguait un certain nombre de coucbes qui^ juique h. avaient été rangées soit dans le terrain ardoisier^ soit dans lo terrain antbraxifère; il en faisait un groupe intermédiaire, qu'il nommait terrain rhénan et qu'il divisait en trois systèmes : 5. gédinien, s. coblentzien et 5. ahrien. Il partageait le terrain antbraxifère en trois systèmes : s. eifélien, s, condrtisien et 5. houiller. Tandis que Dumont établissait sa classification en mettant complètement de côté la donnée paléontologique, ce q'i ôtait à son travail une grande partie de sa valeur, M. Murchis^n et les géologues anglais introduisaient dans la science une dissiflcation principalement basée sur Tétude des fossiles; celle ci était adoptée avec empressement et l'expression de terrain (hvonien remplaçait les désignations proposées par Dumont.

Le système dévonien de la Belgique peut se partager en s'w étages que je vaisénuméreren commençant par lesplusanciens.

Groupe d'Anor, — Cet étage, qui comprend tout le terrain rhénan de Dumont, moins le système abrien, se divise en deux assises.

!• Les poudingues et les schistes gédiniem, reposant en slntiflcation <liscordante sur les trancbes du terrain ardennais. Celte assise, peu fossilifère, est constituée par un poadingut quartzeux qui passe quelquefois au quarzite et que Ton observe notamment à Gépin, sur la Meuse et à Mondrepuits (Aisne). Ce poudingue est recouvert par des schistes et des phylladeB, ordinairement verts, quelquefois rouges.

2» La grauwacke à Leptœna Murehisofii. Cette assise se compose de pbyllade8,de schistes, d'arkoseset de grès exploité

STdTÈBfE DÉYONIBIV. <M

à Anor, près dHirson et à Montigny sur Meuse (Ardenne). Il renferme des fossiles assez nombreux et notamment^ outre la Leptcsna Murchisoni, le Pleurodictyum problematia^fm.

Groupe de Bumot. -* Cet étage correspond au système ahrien et à une partie du système eifelien de Dumont. Il se divise également ep deux assises.

1^ Le povuUngue de Burnot. Ce poudingue dessine autour dn bassin méridional de la Belgique une enceinte continue qui le sépare, tant du bassin septentrional, que du bassin an* thraxifère d'Aix la Chapelle. Cette assise qui, sur certains points, atteint une puissance de 2000 mètres, est à peu près dépourvue de fossiles; elle se compose de schistes, de psam* mites et de grès avec des bancs intercalés de poudingue. La couleur de ces roches est généralement rouge; quelquefois elle est d'un vert foncé. Le poudingue est la roche la moins aboadante, mais aussi la plus remarquable; quelques yariétés sont exploitées, notamment près d'Huy, pour fabriquer des meules et construire des hauts fourneaux. M. Gosselet est porté à rattacher à cette assise le grès d'un noir yerdfttre et la grauwacke d'Ahrweiler dont Dumont avait fait Tétage abrien ; ces grès, exploités à Montigny sur Meuse pour fournir des pavés, ne se distinguent que par leur coloration de ceux qui accompagnent le poudingue de Burnot.

^ Les schistes à calcéoles, formant une assise dont la puis*sanceest au moins de 1700 mètres et qui repose en stratifié»tion concordante sur le poudingue de Burnot Cette assise comprend des grès argileux, des schistes arénacés et des grau* wackes mêlés à des bancs et à des lentilles de calcaire tanlAt compacte, tantôt terreux. Parmi les fossiles caractéristiques se trouvent : Calceola sandalina, Spirifer cultrijugaim, S, spe^ ciosm, Phacops laiifrons, etc.

Groupe du calcaire de Givet. — Le calcaire de Givet (système eifelien de Dumont) offre des caractères si tranchés par ses fossiliB et par sa nature minéralogique qu'il a été sujet à peu de discussions; seulement^ les géologues qui s'en sont occupés lui ont donné des appellations différentes. Le nom sous lequel il est ici désigne lui a été donné par M. d*Omalius d'Halloy qui l'avait d'abord appelé calcaire métallifère à cause des nombreux filons qu'il renferme. Dumont l'appela calcaire eifelien; F. A. Rœmer le nomme calcaire à strigocéphales et son frère, Ferd. Rœmer, calcaire de Paffrath. Il forme tout autour du bassin méridional une zone continue qui repose sur les schistes à calcéoles entre Rocquignies et Xoris, et qui, dans le reste du bassin, itst directement superposée au poudingue de Burnot. On le retrouve encore dans le bassin septentrional le long de la grande faille. Le calcaire de Givet, ordinairement très riche en débris de corps organisés, est compacte, d'un bleu foncé ; il fournit des marbres très estimés. Presque toutes les cavernes de la Belgique se trouvent creusées dans ce calcaire ou dans le calcaire carbonifère.

Les principaux fossiles renfermés dans le calcaire de Givet sont: Macrocheilus arculattis, Eomphalus rotula^ MurcM^ sonia coronata , Strigocephalus Biirtini , Spirifer subcuspidatus, Bronteus Barrandei^ Terebratula reticularis^ etc.

Le calcaire de Givet, selon l'expression de M. Murchison, donne au terrain dévonien sa physionomie spéciale, ^n droit à l'existence comme terrain indépendant; s'il n'existait pas, tout ce qui se trouve au dessus pourrait être réuni au terrain carbonifère, tout ce qui est au dessous, au terrain silurien.

Groupe delà Famenne» — Cet étage, qui correspond au système condrusien de Dumont, comprend deux assises : les cmiches à Terebratida cuboïdes et les schistes de la Pamenne. Les

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