‹ Prodrome de géologieChapitre 142 sur 170 · C ..v^-\"" -.■':^ly · texte numérisé non relu

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8T8TÈ1IS OOLinOUE INFÉRIEUR. 617

en dalles as^z minces pourétreemployéesà couvrir les maisoDS. Fossiles : Belemniies candliculatus , Nertta spirata, Tfutulû mucranata, Pecten vagans, Ostrcea acuminatay Clypeus sinuatus. — &> Le great ooliie, qui a une épaisseur moyenne de 12 mètres, est extrêmement variable dans tous ses caractères , le nombre et l'épaisseur de ses couches. TantAt, comme dans ITorkshire, il se compose d'alternances de grès et de schistes argileux avec débris de végétaux et amas charbonneux ; tantôt, il comprend des calcaires grossiers, marneux ou oolitiques, exploités quelquefois comme pierres de construction. Fossiles : Aetœon actUttSy Terebratula maxillata, Nucleolites clnnicula" riSj Clypeus solodorimis. — l» Le forest-marble, dont l'épaisseur est de 15 mètres environ; on y trouve habituellement tantôt des marnes bleufttres, interstratiflées avec un calcaire grossier, oolitique, souvent pétri de fragments de coquilles, tantôt des sables siUceux jaunes, passant à un calcaire sableux. Les fossiles {Pecten varians, Terebratula digona, Apiocrmus rotundus), sont peu abondants et presque tous brisés. Auprès de Bradford, dans le Wiltshire, existe une assise marneuse, le Bradford-clay, que quelques géologues considèrent comme étant un développement d'unedes assises marneuses qui se placenta différents niveaux dans le forest-marble. —8* Le combrashii), qui n'a que deux mètres d'épaisseur, se compose d'un calcaire grossier, se brisant en petits fragments caillouteux, de couleur blanc jaunfttre , et s'enlevant par dalles à surAices rugeuses. On y trouve des ^mas de marnes sableuses renfermant des

(!) L'expression de cornbrath est tirée de ragriciiltare ; brash désigne les petits caillooz fragmentaires non arrondis qui recouvrent les champs où se caltivent généralement des grains (corn). ïje foreit-marbU tire son nom delà forêt de Wycbwood (Ozfordshire) où il était jadis exploité.

6i8 PBQDROMB DB GEOLOGIE.

fossiles bien conservés^ tels que Ammonites Berveya, lima gibbasa^ Terebrattda digona^ NucleolUes clunkularis^ etc.

MsyMèMe««iiii«w iiiieriew ca juiomcm. — Dans le Wurtemberg et la Bavière septentrionale^ le terrain oolitique inférieur débute par des argiles noirâtres (Jura ànm, a) que quelques géologues placent à la partie supérieure du lias; ces argiles sont caractérisées par V Ammonites apalinus et par la Trigonia navis, spéciale à TAIsace et à l'Allemagne. Vers le haut, ces argiles se mélangent de sable micacé et passent à l'assise suivante (P). Celle-ci se compose de grès brun jaunâtre avec Pecien persanattis et de marnes sableuses alternant avec des couches de minerai de fer. Puis vient l'assise (y) que M. 0. Fraas considère comme Téquivalent du calcaire lédonien et du calcaire à polypiers de la Franche-Comté, et qui se compose d'un calcaire bleu^ assez semblable à celui du lias et de marnes &iblonneuses micacées, avec bancs de coraux^ Ammmùtes Sowerbyi, Belemniies breviformis. M. 0. Fraas rattache au fullers earth l'assise {^], composée de calcaires marneux^ gris bleu^ avec oolites ferrugineuses vers le haut et nombreux fossiles^ tels que Belemnites gigafUeus, Ostrœa Marshii, Lima proboscidea, Trigan^ costata^ Pholadomya Murcfùsoni , Ostrœa Knorri ou costata, etc. Le terrain oolitique inférieur se termine par une assise (S) placée au dessus de la précédente, épaisse de 10 mètres seulement, et comprenant une ai^ile grise avec des calcaires marneux et un banc oolitique à la base. Uest diîQcile d'indiquer à quelles parties de l'étage mandubien correspond cette assise qui renferme^ entre autres fossiles, V Ammonites Parkinsoni. Le terrain oolitique inférieur^ déjà assez aminci dans le centre de l'Allemagne, est encore plus réduit dans le nord-ouest de ce pays.

STSTÈMB OOLITIQUE MOTEIV. • 649

ZII. - SYSTÈME OOUTIQUE MOYEN.

•jnmynic; êswMmà cb «tefct. — Le système oolitîque moyen se divise en trois étages :

L — Étage kellovien (Kelloway, en Angleterre)^ comprenant : Véiage callavien, d'Orbigny ; le fer som-oxfordien des géologues jurassiens : le Kelloway-rock des Anglais; le Jura brun (t), Quenstedt; les zones de Y Ammonites macrocepkalus et de Y A. ancepSy Oppel.

IL — Étage oxfordieti (Oxford , en Angleterre) , comprenant : Yétage oxfordien, d'Orbigny et la plupart des auteurs; les étages oxfordien et argovien, Marcou; Voxford-day des Anglais; le Jura brun (Q et le Jura blanc (a, % y), Quenstedt; les zones de Y Ammonites athleta^ de Y A. biarmatus et des spongiaires, Oppel.

ni. — Étage corallien, comprenant : Yétàge corallien, d'Orbigny et la plupart des auteurs; le terrain à chailles, Yoolite corallienne et le calcaire à nérinées de la Franche-Comté; le calcareous-^t inférieur, le coral-rag et le coralline oolitedes kng]aL\si\e Jura blanc {B,t), Quenstedt; les zones des Cidaris florigemma et Diceras arietina, Oppel.

■ert «« la »€ri««e •oitiHw moyeaM. — • Lorsque la période 00* litique moyenne a commencé, les principaux changements qui avaient été apportés dans la configuration des mers étaient, outre une diminution dans retendue des bassins occupés par chacune d'elles, Tapparition d'un isthme rattachant le massif breton au plateau central et rétablissement, entre ce plateau et la région des Alpes , d'un détroit faisant communiquer

no PRODROMB DB OÈOLOGIS.

la Méditerranée avec le bassin jurassien. Ce bassin se rattachait encore à celui du nord de la France^ puisque des lambeaux de terrains oxfordien et corallien se montrent sur les parties élevées de la Côte d'Or^ mais le détroit qui faisait communiquer ces deux bassins devait être très resserré et peu profond. Déjà, la ligne de séparation entre les versants océanien et nié* diterranéen commençait à se dessiner. C'est vers le commencement de la période ooliUque inférieure que s'est montrée la mer où se sont déposées les strates appartenant, dans le centre et le nord de la Russie , a da série jurassique.

) «c Imt «c la iftriHe MMiltm noycnae. «— Le système ooUtique moyen doit se diviser en deux groupes, le terrain oxfordien et le terrain OH^Uien, resscpfiblant beaucoup par leurs roches comme par Taspect général de leurs fossiles, l'un au lias^ l'autre à l'oolite inférieure. Le terrain oxfordien se compose de marnes bleues comme celles du lias supérieur, mais d'une nuance moins foncée. La faune du terrain oxfordien rappelle aussi celle du lias, non seulement par les genres, mais aussi par les espèces qui, dans les deux terrains, sans être identiques , offrent pourtant beaucoup d'analogie entre elles. Très riche en ammonites et en bélemnites , cette laune est presque complètement dépourvue de |M>lypier8. Dans le terrain corallien, au contraire, on retrouve les divers aspects offeris par le terrain oolitique inférieur; dans un cas et dans l'antre, ce sont la même abondance et la même variété de roches calcaires aux faciès multiples; les ammonites et les bélemnites sont rares, les polypiersse montrent partout et forment des bancs nombreux et très étendus. Pourtant, les systèmes oxfbrdien et corallien pi^ésentent plus d'uniformité dans leur allure que les terrains auxquels nous venons de les comparer,

ST8TÈMB OOUTIQDJB MOTW. 6M

ce qui permet de résumer leur constitution pétrographique de la manière suivante. Dans la plupart des cas, le système oolitique moyen débute par une mince assise ferrugineuse , supportant deux assises. Tune marneuse, l'autre calcaire, qui tantôt existent simultanément et tantôt se développent l'une aux dépens de Tautre. Une zone de roches calcaréo-siliceuses, plus ou moins pénétrées de substances ferrugineuses, se place entre les terrains o.xfordien et corallien. Celui-ci est en majeure partie composé de roches coralliennes, oolitiques ou lumachelliques et se termine souvent par une zone de calcaires blanchâtres avec nombreuses nérinées.

Iie;i7itè»e ooUtifM moyen «uu le teiflBjarMMleB.— Nous distinguons dans ce système six assi^s;. 1* Le terrain kellovien (fer sous oxfordim). Cette assise, dont Tépaisseur varie depuis quelques décimètres jusqu'à 10 mètres, comprend des marnes grossières , grumeleuses , jaunâtres et des calcaires marneux, jaunâtres ou gris bleuâtre. Vers sa partie supérieure, elle contient des oolites ferrugineuses, lenticulaires, à reflet métallique , se dégageant facilement de leur guangue. Fossiles principaux : Belemnites latesulccUus , Nautilus hexagonus, Ammonites athleta, A. coronatm, A. macrocephalus, A. anceps , Pleurotomaria grantUata , Trigonia monilifera, Pholadomya carinata. — 2* Marnes oxfordiennes (terrain oxfordien proprement dit), homogènes, se désagrégeant à Tair, argileuses, grasses, quelquefois rendues noirâtres par des substances charbonneuses, avec plaquettes de gypse et nodules de pyriie de fer. Les fossiles, très nombreux , sont presque toujours, excepté les belemnites, à l'état pyriteux; mais, une fois exposé à l'air, le sulfure de fer dont ils se composent se transforme en fer hydraté. Fossiles principaux:

62i PRODROME DE GÉOLOGIE.

Belemnites hastattis, A. deniattis, A. perarmattis, A. cordattis, A. Lambertif A. Backeriœ, A. Jason,A. Mariœ^ A.lunula, Nticula subovalis, Pecten fibrosus, Terebrattda Thurmanni, T. impressa, Péntacrinus pentagonalis. — 3* Calcaire oxfordien {terrain argovien, Marcou; calcaires marneux et rognons oxfardiens, Boyé). Marnes argileuses^ bleu grisâtre^ alternant avec de nombreuses couches de calcaires marneux^ bleuâtres^ à texture grenue^ à cassure conchoïdale. Ces calcaw res marneux^ disposés comme des lignes de pavés, présentent Taspect de rognons céphalaires^ souvent à zones concentriques. Des lits minces de grès schisteux^ gris jaunâtre et bleuâtre^ contenant des empreintes végétales^ se rencontrent à la partie supérieure. Dans cette assise les ammonites deviennent moins abondantes^ tandis que les bivalves , et surtout les pho^ ladomyes, se montrent en grand nombre ; ces fossiles sont toujours à rétat calcaire et jamais à Tétat py riteux. Les deux assises, que nous désignons ici sous les noms de marnes et calcaire oxfordiens, ont chacune de 15 à 30 mètres de puissance; mais elles s'agrandissent Tune aux dépens de l'autre; les marnes oxfordiennes, très épaisses dans les régions littorales, s'amincissent beaucoup dans les régions pélagiennes, tandis que le calcaire oxfordien, presque à l'état rudimentaire dans les localités littorales, prend un développement considérable dans les régions de hautes mers. Fossiles principaux: Ammonites cordatits, A. polyplocus, Gryphœa dilatata, G. gigantea, Pecten fibrosuSyPholadomyaexaltata^ P. paucicostata, P. cardissoldes, Trigonia clavellata, Terebrattda Thurmanni, T. in^ signis, Dysaster propinquus^ Spongites reticulatus, S. lamel^ losus, Cnemidium Goldfusii. — 4«> Calcaire corallien {terrain à chailleède Franche Comté, en partie). Le calcaire oxfordien passe insensiblement à Fassise suivante , soit en prenant une

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texture cristalline, due à la présence des polypiers, soit en se pénétrant de silice et de matière ferrugineuse. Cette assise est tantôt constituée par un calcaire compacte, grisâtre, quelquefois bleuâtre, à cassure esquilleuse, fréquemment pénétré de polypiers plus ou moins distincts et prenant alors une texture saccbaroîde; tantôt, elle secompose d'argiles sableuses, jaunâtres, avec cbailles; à mesure que Ton s'avance vers les régions pélagiennes, ces argiles diminuent rapidement de puissance et finissent par disparaître complètement. La silice forme la substance des polypiers et de quelques fossiles, elle s'agglomère à rélat de cbailles ou de rognons calcédonieux et apparaît à rétat d'orbicules siliceux. Les fossiles se montrent en grand nombre; ce sont notamment des polypiers en bancs très étendus ou des crinoîdes dont on voit encore les racines en place, comme à La Vèze, près de Besançon, l^es principales espèces sont; Serpula gordialis, S, llium, Ostrœa gregarea, Lima rigida, Rhynctionella Thurmanni , R. inconstans, Terebrattda insignis, Glypticus kieroglyphicus , Cidaris cervicalis, C. florigenima, C. Blumenbachii, Dy~ sasier ovalis, Millericrinus rosaceus, Apiocrinus rottmdus, Pentacrintis scalaris, plus les polypiers que Ton retrouve dans les assises suivantes. — 5« Oolite corallienne. Cette assise est formée de calcaires compactes, grisâtres ou blanchâtres, avec pisolites et oolites tantôt uniformes, tantôt de grosseur inégale ; quelquefois ces oolites constituent à elle seules des bancs entiers. Les fossiles sont peu nombreux et ordinairement triturés. Les polypiers tels que Thamnastrea fascicutata, Microsolena tenuistriata , etc., forment des bancs considérables. — 6^ Calcaire à nérinées et à diceras. Calcaire tantôt compacte, tantôt crayeux, quelquefois oolitique; contenant dans certaines localités des polypiers (Thamnastrea dendroidea.

M4 paopROKB PS GikoumK.

AplosmUia elegans), et, dans d'autres, des fossiles brisés et roulés, tels que des nérinées {Nerinea Bruntrutana) et des diceras {Diceras arietîna) se montrant parfois en grande abondance. Les trois dernières assises^ qui constituent le terrain coraUieUj ont une puissance totale qui varie de 50 à 100 mètres.

%it tiftièm^ ••Uiliac WÊmjtm ûêbb ict •■fret pardcs ée ta Vargile de Dives (Calvados)^ correspondant à celle d'Oxford, constitue un dépôt considérable d'argiles grasses, bleu noirâtre^ rarement jaunâtres, quelquefois endurcies, à cassure conchoîde. Cette argile, excessivement riche en débris de corps organisés, repose sur un calcaire marneux, gris jaunfitre ou bleuâtre, représentant le Kelloway-rock. Elle supporte des bancs peu épais de calcaire oolitique plus ou moins marneux. Le terrain corallien, qui vient après, se divise en trois assises : une assise inférieure, formée d'un calcaire oolitique, passant à un grès calcaire; une assise moyenne^ constituée par un calcaire pétri de polypiers; une assise 5i(pA"îewre, comprenant le calcaire dt Blangy et passant insensiblement au dépôt arénacé du terrain oolitique supérieur.

Essentiellement argileux et de teinte gris bleuâtre plus ou moins foncée dans le Bas Boulonnais et le Calvados, le terrain oxfordien devient calcaréo-sableux ou tout à fait siliceux et jaunâtre dans le Maine. Au sud de la Loire, il est représenté par des calcaires blancs, marneux, d'une texture uniforme, et seulement un peu plus argileux vers le bas. A Test de la Loire, il tend à reprendre ses caractères du nord et de TAngleterre. Dans les départements de l'Yonne, de TAube, de la Haute Marne, de la Côte d'Or, et surtout dans ceux de la Meuse et des Ardennes, il redevient tout à fait argileux et de teinte gris bleuâtre foncé. — Le terrain corallien du Bas Boulonnais, sur une

8TSTÈ1CB OOLITIOUB tfOTBN» 025

dizaine de mètres d'épaisseur seulement^ présente cependant trois assises assez distinctes. Plus aminci, ou manquant peutêtre tout à tait vers l'embouchure de la Seine, il montre ses trois principales assises dans le Gahados. Ses caractères se modifient lorstju'on remonte vers le plateau de Mortagne. Plus au sud, quelques affleurements, qui percent les dépôts crétacés, semblent rattacher les dernières couches du terrain corallien du Maine aux calcaires en plaquettes et aux calcaires blancs des bords de la Creuse, de llndre et du Cher. Les polypiers, si peu développés en Normandie et dans le Maine, y apparaissent avec les dicérates et les nérinées, qui manquent presque com* plétement en Angleterre, et dont Tabondance et la\ariélé augmentent à mesure qu'on s'avance vers l'est. Le terrain coral* lien, avec ses diverses assises, se poursuit sur le bord occidental du bassin anglo-parisien, mais c'est surtout dans le département de la Meuse que la puissance du coral-rag (prèà de âÛO mètres), sa composition variée, la richesse de sa faune, mé* ritent surtout de fixer l'attention. (D'Archiac.)

Dans les départements du Gard et de THérault, le système oolitique moyen présente la dis|>osftion suivante. Le terrain olfordien comprend : i« Des marnes grises feuilletées, avec fossiles nombreux et à l'état de fer hydraté; ^ des calcaires marneux, alternant avec des marnes grises, se débitant en boules et en polyèdres ; 3"* un calcaire gris bleuâtre, compacte, à pâte fine, à cassure conchoîde, en bancs très réguliers qui imitent les marches d'un escalier ; les fossiles y sont rares ; A"" des cal-^ ctnres gris clair plus ou moins jaunâtres, compactes, passant quelquefois à la dolomie. Au dessus vient l'étage corallien confetitué surtout par un calcaire blaîichdtre, compacte, presque sateharoîde, avec polypiers, nérinées et Dicetas arietina.

Le système oolitique moyen occupe une zone plus ou moins

large, depuis Tile de Ré jusque dans le Lot et Garonne ; sur les bords de rOcéan, le coral^rag est bien caractérisé et très riche en fossiles. Ce même système persiste sur le versant sud-est du plateau central ; à la Youlte (Ardèche), il montre à sa base des couches de minerai de fer oxydé rouge ou carbonate lithoide alternant avec des marnes à posydonies. Dans le Dauphiné, le groupe oolitique moyen comprend trois assises : l*" Marnes à posydonies^ schisteuses, noirâtres. 2** Marnes avec petites ammonites ferrugineuses, composéesde calcairesplus ou moins marneux, avec géodes siliceuses. 3« Calcaire gris compacte [dit de la Porte de France, à Grenoble), souvent imprégné de carbone, pénétré de veines de calcaire spathique et renfermant la Terebratula diphya.

li'ooute moyeooc en ADffietcrre. — L'oolite moyenne, en Angleterre, se compose des assises suivantes : — i"* Le Kellowayrock (Kelloway, près de Ghipenham, dans le Wiltshire). Cette assise, dont l'épaisseur moyenne est de 8 à 10 mètres, est constituée par un grès argileux rempli de nodules ferrugineux vers la partie supéiTieure. Les fossiles s'y montrent très nombreux; les principaux sont: Ammonites calloviensis, A.sublœvis, Belemnites abbreviatus, Trochus guttatuSy Avicula inaquivalvis, Terebratula omithocephala, Trigonia costata, etc. — 2o VOxford'Clay (clunch-clay, Smith). Cette assise, dont la puissance varie de 50 à 150 mètres, constitue la base des collines qui entourent Oxford. Elle est exclusivement formée de marnes argileuses tenaces, très effervescentes, parfois bitumineuses, bleu foncé, devenant brunes à Tair et contenant des septaria (turtle-stone ou pierre de tortue). Fossiles principaux : Ammonites Duncani, A. perarmatus, Belemnites hastatus , Perna mytiloïdes, Trigonia clavellata , Gryphœa

SYSTÈME OOLITIQUB IfOTBN. 6i7

dilatata, Ostrœa palmata. — 3* Lower calcareousgrit. Cette assise, qui a une épaisseur moyenne de 20 mètres, constitue un dépôt de sable quartzeux jaune avec un tiers de calcaire enveloppant des concrétions endurcies, silicéo-calcaires, disposées par lits. Fossiles : Ammonites excavattis, A. vertebralis, A.cordattAS, Trochus bicarinatuSy Pecten fibrosus, Ostrœa gregarea^ Cidaris diadema, Clypetis clunicularis. — 4® Coralrag {coraHine-oolite). Cette assise, dont la puissance varie de 20 à 40 mètres, peut se diviser en trois sous-assises d'égale é|>aisseur. La première n'offre que des polypiers, des nodules de chaux carbonatée et du calcaire terreux, le tout réuni par une argile tenace, jaunâtre, ou d'un bleu pâle. La seconde sous-assise est composée de calcaires noduleux, brunâtres, jaunâtres ou blanc bleuâtre, à cassure terreuse, remplis de fragments de coquilles et d'échinodermes. Dans la variété appelée ptso/tYe, les concrétions ont jusqu'à 8 millimètres de diamètre. La troisième sous-assise (Oxford-oolite, Fltton) comprend un calcaire oplitique, coquiUier, solide, employé comme dalles, et un calcaire terreux, tendre, sans solidité, à peine oolitique. Les fossiles les plus fréquents sont : Belemnites abbreviatus, Turbo muricaitts, Phasianellastrtata, Trigoniacostata^ Pema avictUoîdes, Pecten fibrosus, Ostrœa gregarea, Cidaris coronata, C. florigemma, C. Blumenbachii,

Le système oolitique moyen présente dans le bassin juras^ sien et en Angleterre la même disposition. L'assise du calcaire argovien, que nous n'avons pas signalée en Angleterre, y est représentée par le groupe que J. Phillips désigne dans le Yorksilire sous le nom de couches de passage entre VOx* ford-^lay et le calcareous grit ; celui-ci correspond au calcaire corallien inférieur de la Ftenche-Comté , tandis que le coral-rag de l'Angleterre reproduit tous les accidents pétro-

éW PROBROn DE GÉOLOOffi.

graphiques et pdléontolf^ques du calcaire corallien da Jura.

1.C iyttèiiie oniiaviM mmjtn etf AiiaM«iie. — Dans le Wurtemberg et la Bavière septentrionale^ ce systèffne prend* un grand développement qui compense la perte qu'éprouve le terrain jurassique en Allemagne par Tabsence de la grande ootite et du forest-marMe. On peut y reconnaître trois assises: 4» VoolUe ferrugineuse (Jura brun, g), constituée par un calcaire itiarneux, avec oolites ferrugineuses et nombreux fossiles, correspondant au Kelloway-rock. —^l/arçileàAnano* niies omatus (Jura brun, C), qui représente VOxford-clay. — 3* Le calcaire argilo-mameux à Terebratula impressa (Jura bianc, a), avec fossiles siKceux et amas de fer sulfuré. -^ ¥ Les calcaires en bancs réguliers (^\ affectant la disposition de mn*^ railles verticales et constituant par excellence la zone des soarces. - S^Les couches àspongiaires et d Terebrattdalacunosa(y), comprenant des calcaires marneux, gris bleu. — 6"* Une as^ sise (5), puissante de 100 à SOO mètres, que Fon rapporte au terrain à ehailles de la Pranche-Gomté et qui se compose de calcaires compactes passant à un grès foncé. -^ T dette série se termine par l'assise (e) qui correspond au terraîki corallien. Cette assise, où les polypiers et les radiatres donrittent, se eom* pose de calcaires très variables soos le rapport de leur texture et de leurs nuances, quelquefois magnésiens. Ce soiit œs calcaires qui constituent les rocbers aux formes bicarrés couron^ nantl'albedu Wurtemberg.

Dans le nord-ouest de l'Allemagne, l'étage oxfordien, tout en offrant ses principaux fossiles, n'existe qu'à Fétat rodimentaîre et se confond souvent avec les assises les plus- élevées* du terrain oolitique infériemr. Le terrain coralKen, plusdévelop^, se divise en trois sous-étages : Tétage moyen comprend un cal-

8T8TÈIIE OOLITIQUE SUPÉRIEUR. 819

caire presque exclusivement composé de polypiers ; les deux autres étages montrent surtout des calcaires fréquemment oolitiques^ quelquefois sablonneux, accompagnés de grès. Ge teiTaia se ooiliplète par une assise puissante de dolomie qui, sur quelques points, affecte une disposition ruiniforme, semblable à celle du quadersandsêein de la Suisse saxonne.

JUn. — ïïWtÈMB OOUTIQinB SUPÉMEUB.

-- Le système oolitique supérieur

se divise en quatre étages :

I. -* Étage séquanien (Séquanie ou Franche-Comté) , oompreaant : Vétage astartien, Thurmann et les marnes et cal^ caires à asiaries du Jura. Il est difficile de syncbroniser cet étage avec les diverses formations qui peuvent lui correspondre en Allemagne^ dans le bassin Jurassien et en Angleterre : il est probable que, dans ce dernier pays, Tétage séquanien est représenté par le calcareous grit supérieur.

n. — Étage kimméridien (Kimmeridge, en Angleterre) , comprenant : Vétage kimméridgien, d'Orbigny ; les marnes et les calcaires à ptérocères du Jura; Vétage ptérocérien, Thurmann; Yargile de Bonfleur; le Kimmeridge-clay des Anglais ; le Jtira blanc (^), en partie, Quenstedt ; la zone à Pteroceras Oceani, en partie, Oppel.

m. — - Étage portlandien (Portland, en Angleterre) , comprenant : Vétage portlandien j d'Orbigny; Vétage virgulien, Thurmann ; les marnes et les calcaires à exogyres du Jura ; le Portiand-^and et le Portlandrstone des Anglais; le Jura blanc, partie supérieure, Quenstedt; la zone à Trigonia gibbosa, Oppel; les schistes de Solenhofen.

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