X. - trsTÈMB UAKiotre
mràéàjiàù; étwMwk en éia«M. — Le mot Uos , dout W. Smith se servait déjà vers la fin du siècle dernier, est une expressioti que led géologues anglais paraissent avoir empruntée atix carrieirs. Quelques personnes, dit M. d'Archiac^ pentent que l^ortgine dé të tnot vient de layers {\\\â, côucbes^ strates), à cWM de la multiplicité et de la régularité des bancs dont se compose le terrain liasique dans le sud-ouest de l'Angleterre.
Noud: âdo^ns , pour le système du lias , la divMira en trois étages <t<ii sont, de bas cm haut :
î. L'étage 5memwne/i (Seraur, Sùiemuriimi) , comprenant: le calcaire à gnjphées ou lias inférieur des auteurs; le troisième étage A\x lias, d'Archiac ; Vctage sinémurieii, d'Orbigm, moins le grès infraliasique ; le calcaire à gryphée arqnpc, dans notre classification du Jura; le lower lias shale and hhi^ lias des Anglais.
II. L'étage liasien, comprenant : une partie des marnes sfpraliasiques des auteurs; le deuxième étage du lias, d Archiac; Vétage liasien^ d'Orbigny; la zone de la GrypJur'i cymbium; le calcaire à bélemnites et les marnes àplicatida . dans notre classification du Jura ; le marlstone des Anglais.
m. L'étage toarcien ( Thouars , Toarcium ) , comprenant une partie des manies supraliasiques et le grès supraliaslqm des auteurs; le premier étage du lias, d'Archiac; l'étage tooicien, d'Orbigny; les schistes de Boll, dans le Wurtemberi:: les schistes bitumineux, les tnarnes à trochus et le grèssupm- Uaùque , dans notre classification du Jura ; Vupper lias shiit ou Valum shale et le Whitby sliale des géologues anglais.
Mcri «eiapéHotfe iiMiqac. — Pendant cette période , la nier a déserté certaines contrées , elle en a en'vahi d'autres , mais ce^ déplacements se sont effectués de telle sorte que les eaux occaoiennes ont recouvert une étendue plus grande qu'auparavant Dans le nord de la France, la mer semble s'être déplacée dt Test vers l'ouest; car, tandis qu'elle abandonnait toute la partie du massif vosgien où le trias se montre à découvert, elk empiétait sur le massif breton et pénétrait, en formant m détroit , entre ce massif et le plateau central.
pêirttffTMMc «v uas»- — Le lias se compose d'alternances de calcaires et de marnes, mais les assises de marnes sont bien
SYSTÈME LLàSIQUE. 599
plus puissantes que les assises calcaires et Ton peut dire que la composition pétrograpbique du lias est surtout marneuse. Les calcaires dominent vers la partie inférieure du système liasique et y constituent ordinairement l'horizon y si remarquable par sa constance^ du calcaire a gryphées. Les marnes abondent surtout vers la partie supérieure et ; forment une niasse puissante fréquemment désignée sous le nom detnarnes supraliasiques. Celles-ci dessinent ordinairement des talus en pente douce, avec une saillie en forme de corniche produite tantôt par un banc calcaire appartenant aux couches à béleni" nites, tantôt par les schistes à posidonies qui constituent un horizon aussi constant que le calcaire à gryphées. Les marnes renferment souvent des rognons calcaires ou septaria. Les roches du lias^ quelle que soit leur nature, sont d'une nuance foncée, qui a valu à ce terrain le nom de Jura noir que lui ont donné les géologues allemands; cette nuance foncée s'observe surtout lorsque le sol est humide. Une autre caractère des roches du lias, c'est leur tendance à se disposer par bancs minces, réguliers, ce qui donne à ce terrain, dans les coupes naturelles, un aspect rubanné. Dans le midi de la France et les Alpes, les dolomies entrent, avec les calcaires et les marnes, dans la composition du lias. Remarquons enfin que ce terrain présente, presque par toute l'Europe, la même allure, les mêmes fossiles et la même constitution pétrograpbique, ce qui permet d'établir avec facilité le parallélisme de ses diverses assises, même lorsqu'on l'étudié sur des points très éloignés les uns des autres.
«e la iKriotfe iiaiiqac. — Pendant la période liasique ont eu lieu la première apparition des ptérodactyliens avec le genre Rhamphorhynchus et la dernière apparition des la*
byrialhodontes avec le genre Rhinosaurus. Les genres Ichthyosaurm et Plesiosaurtis apparaissent aussi pour la première fois et prennent un grand développement. Les ganoïdes hétérocerques s'arrêtent subitement et sont remplacés par des homocerques. Les céphaloi)odes sont excessivement abondants: les tentaculifères sont représentés par les genres Nantilus et Ammonites, Les ammonites des groupes des Arietes et de^ Coprkornit sont spéciales au lias. Les bryozoaires, les crinoïdes et les polypiers sont peu abondants, ceux-ci ne forment pis de récifs. Il y a sans doute une relation directe entre l'abondance des ammonites et la rareté des polypiers, d'une part, et, d'autre part, la nature du sol sous marin qui était plutôt vaseux (|ue calcaire (tome II, page 56i).
Un des gisements fossilifères les plus célèbres du lias est celui de Lyme Régis, sur la côte méridionale de rAngleterre. dans le Dorsetshire. Le lias de cette localité se compose d'une centaine de lits de calcaire et de marne alternants, formant une épaisseur de 3G mètres surmontée de 46^ mètres de marnes; il est probable, dit M. d'Archiac. que, dans cet ensemble, les quatres étages du lias sont représentés. Le gisement de Lyme Régis est remarquable non seulement par le grand nombre d'espèces et d'individus qu'il contient, mais aussi par leur parfait état de conservation; on y renconta\ par exemple, des poches à encre de calmar encore gonflées el contenant la matière noire desséchée.
■^ liai «ans le bassin jorassieo. — Dans cette région le système basique peut se diviser en six assises qui sont, de bas en haut : 4* Le calcaire à qnjpMes, Cette assise, la plus constante de toutes, se compose d'un calcaire marneux, compacte, bleuâtre, quelquefois gris et alors sableux, avec de nombreuses taches
SYSTÈME LIAgrQUE. 601
ferragineuses; ce calcaire est en bancs peu épais ^ réguliers, alternant avec des lits très minces de marnes schisteuses. Parmi les fossiles^ qui sont extrêmement nombreux, se trouvent : Nautilus intermediuSj Ammonites Bucklandi, A. Kridion, Lima gigantea, Cardinia concinna, Gryphœa arcuatay Spirifer Walcotii, Pentacrinites basaltiformis , etc. La puissance de cette assise est, en moyenne, de 8 mètres; sa puis* sance maximum est de 20 mètres. — V Les marnes et calcaires à bélemnites (Belemnites actitus, B. umbilicatus). Ces marnes sont gris bleuâtre et alternent avec des calcaires marneux, bleu clair à l'intérieur et jaunâtres au dehors. Ces calcaires sont quelquefois disposés comme des pavés, d'autres fois, ils forment une ou deux couches de près d'un mètre d'épaisseur. Dans quelques localités , ils fournissent une excellente chaux hydraulique (Pouilly); les bancs supérieurs sont plus ou moins ferrugineux. Les bélemnites excessivement nombreuses font quelquefois lumachelle. Cette assise, peu développée en Franche Comté, atteint en Bourgogne jusqu'à 60 mètres de puissance. — 3* Les marnes à Gryphœa q/mbium (marnes à Ammonites margaritattis et à Plicattdes). — Marnes feuilletées, grisâtres, jaunâtres ou bleu-noirâtre, quelquefois sableuses et micacées, alternant avec des lits calcaréo-marneux , disposés souvent comme des lignes de pavés. Ces marnes peuvent renfermer des concrétions de pyrite sulfureuse, du fer carbonate lithoïde, et des rognons calcaréo-marneux , appelés septaria. Avec la Plicatula spitwsa , V Ammonites margariiatus {A. Amalthetis) , et la Gryphœa cymbium , on trouve Pecten œquivalvis, Lima Bermmmi et de nombreux individus de Belemnites Brugmerianus. Cette assise , épaisse de 46 nïfetrM environ en Franche Comté, atteint en Bourgogne une piii^ sance de plus de 80 mètres. —.4^ Les schistes bituminetuf od à
602 PKODROME PE GÉOLOGIE.
posidonies. Marnes très schisteuses, s'enlevant par feuillets (|ui ressemblentà des schistes ardoisici*s; leur couleur varie du noir mat au gris foncé; on rencontre au miheu des couches de petites plaquettes de bitume. Des bancs de calcaire ardleux, quelquefois en rognons, sont, dans quelques localllt;?, intercalés au milieu des schistes; ils fournissent un ciment hydraulique très énerj^ique et se placent sur le même niveau que ceux dont on se sert pour la fabrication du ciment de Vassy. Parmi les rares fossiles que celte assise renferme se troaventquel(jues ammonites a|)laties et la Posidonomya Brwh nii. Epaisseur moyenne \ariant de 2 à 3 mètres en Franchi* Comté, et de 15 à 20 mètres en Bourgogne. — 5' Les Marnes " Trocfms, subschisteuses, l)leuâlrcs, assez rarement grises, micacées, avec nombreux rognons de pyrite sulfureuse, et scptaria enveloppant quelquefois de la strontiane sulfatée. Dans cette assise, dont la puissance moyenne est de 15 mètres, les fossiles se montrent très abondants; les espèces les plu? répandues sont : Beicmnites unmdcatm, B, compressm, Ammonites insir/nis, A. radians , Trochus duplicatas^ Turbo cipitaneuSj Nucida rostralis, Cyathophyllum mactra, — (> Le yrès^uperliasique. (irès a base marno -calcaire, empâtant de* parties sableuses, micacées, avec interposition de marnes el de calcaire marneux. Les fossiles [Ammonites bifrons, À, o}''ilinus , Nautilus dorsatus) sont peu nombreux el mal ouiservés; les plaquettes de ^rès portent des empreintes de viuetciux méconnaissables. E|)aisseur, variant de 8 à 20 mètre?.
i.e lias «ans les aaires parilct de la France. — Si nOUS SUÎVODS le
lias depuis le Cotenlin jusqu'à rextrémité dès Ardennes, nou> verrons d'abord ses trois étages assez bien caractérisés dansiez départements de la Manche et du Calvados; on y observe le
SYSTÈME LIASIQUE. 603
calcaire à gryphées, puis des couches caractérisées par la Gryphœa cymbium, etc., et, ciifiii, les marnes supérieures avec Ammonites bifrons. Jusqu'à présent, le lias n'a pas été signalé au delà de Falaise, le long des nombreux méandres qu'affecte le terrain de transition dans le département de l'Orne. Il reparait au sud d'Alençon, mais depuis ce point jusque dans les Deux Sèvres, on ne signale que les affleurements discontinus de rétage toarcien ; nulle part n'apparaît le grand horizon du calcaire à gryphées. Ce dernier revient au jour dans toutes les petites vallées qui traversent les plaines du Poitou et du Berry ; il y est accompagné par les dépôts arénaccs de Tinfralias. En s'approchant du massif du Morvan, le lias se reconstitue dans toutes ses parties, et, plus complet qu'en aucun autre point du bassin, il s'enfonce un instant sous le grand plateau oolitique de la Bourgogne, pour reparaître avec tous ses caractères à l'extrémité sud-ouest des Vosges. A partir de là, il trace une large zone le long des dernières pentes de cette chaîne, traverse la Lorraine, se recourbe à l'ouest dans le Luxembourg et les Ardennes, pour venir expirer avec le groupe oolitique inférieur sur la pointe occidentale de cette dernière chaîne en s'appuyant sur les schistes ardoisiers. Sur le versant sud-ouest du plateau central, ou, du moins, dans sa plus grande partie vers l'ouest, il y a lieu de croire que le calcaire à gryphées n'existe pas. Sur le versant sud-est de ce plateau, au contraire, le lias est plus complet et l'on peut y retrouver les équivalents des trois étages du nord. En remontant vers le nord-est, leur épaisseur diminue très sensiblement, mais ils conservent encore longtemps leurs caractères particuliers jusqu'à ce que le plus récent d'entre eux cesse tout à fait de se montrer au nord de Valence. Le lias apparaît encore par lanibeaux sur le versant nord des Pyrénées. (D'Archiac )
Dans le département du Gard^ on voit, au dessus de la dolômie infraliasique^ le calcaire à grypbées^ atteignant jusqu^à 300 mètres de puissance^ et présentant deux bancs avec silex ; la silice imprègne également la plupart des fossiles que l'on rencontre dans cet étage. Au dessus de ce calcaire viennent les marnes supérieures du lias^ très riches en fossiles et dlTisibles en deux assises dont l'épaisseur totale ne dépasse pas iOO mètres et qui correspondent sans doute aux deux étages supérieurs du lias. L'assise inférieure comprend des marnes noires, bitumineuses, schisteuses , avec fer sulfuré qui imprègne les fossiles, lignite et septaria. L^assise supérieure est composée de marnes gris clair ou un peu jaunâtres, friables, avec bancs calcaires subordonnés. On pourrait croire d'après ce qui précède que le lias du midi de la France diffère beaucoup par sa composition de celui du nord, mais il n'en est rien ; une coupe prise aux environs de Mende par Roechlîn Schlumberger fait voir que, sur ce point, le lias se compose d'assises assez nombreuses et formant à peu près les équivalents de celles qui existent dans le lias du bassin jurassien.
Dans la Savoie et le Dauphiné, le lias est beaucoup plus épais que dans les autres parties de l'Europe; sa puissance dépasse quelquefois SOO mètres, mais ses divisions en assiseâ et en étages y sont, jusqu'à présent, moins nettement indiquées qu'ailleurs. Il se compose principalement d'une masse considérable de calcaires compactes avec ammonites et bélemnites, recouverte par des schistes argilo-calcaires avec bélemnites non déterminables; les schistes sont quelquefois ardoisl^.
1,6 luift ctt ABdeicrre. — Le lias forme dans ce paj^ une baûdte assez étroite qui se prolonge depuis Lyme Régis (Dorsetshirelf, sur les côtes de la Manche , jusqu'à Terabouchure de là Téfê
SYSTÈME LIÂSIQUB. 605
(Torksbire) , sur le bord de la mer du Nord ; cette bande s'appuie à Touest sur le terrain triasique et sur les formations plus anciennes , et plonge , à Test , sous les formations plus récentes. Les géologues anglais distinguent dans le lias de leur pays troia groupes qui correspondent assez exactement aux étages sinémuri^ , liasien et toarcien. Ces trois groupes sont : 4 • Le lias bleu et V argile inférieure du lias {Mue lias and lower lias shale) constituent un dépôt calcaréo-argileux de teinte foncée^ contenant accidentellement des pierres à ciment ou des concrétions comme le lias supérieur. Ce groupe ^ qui empiète un peu sur Tétage liasien , a pour fossiles principaux : Ammonites planicosta , A. Comucopiœ , Belemnites elonga-lus, Gryphœa arcuata, G. obliquata , Avicula inœguivalvis , lima antiquata. Hippopodium ponderosum, Pentacrinus scaloris y P. Briareus, La partie supérieure de ce groupe^ dont k puissance est quelquefois de 200 mètres^ présente des coucbes aat^teuses , séparées par des nodules ferrugineux , pétris de Plicaiula spinosa et renfermant plus haut Belemniies com^ pressas. ^ Le marly sandstone {marlstone, par abbréyiation), que quelques géologues anglais avaient à tort placé au dessus du système basique , erreur qui s'est propagée jusqu'à nos jours parmi les géologues du continent (i). Ce groupe , dont la puissance moyenne peut être appréciée à 50 mètres , consiste
(l> L^aipression de marUtcne a été introduite dans la science par W. Smith qui s'en est servi pour désigner la partie supérieure du lias. If ais, dans les environs de Bath que W. Smith avait plus spécialement en vue , les marias supraliasiques manquent etToolite inférieure recouvre immédiatement le lias moyen. Une anomalie mal interprétée a donné lieu à une erreur qui a été partagée par quelques géologues anglais et qui s'est d'autant mieux répandue sur le continent que te marlstone de TAngleterre et les couches infra-oeil* tiques renferment également des bancs ferrugineux.
en des alternances d'argile sableuse , de grès calcarifère el de doggei^ supportant des lits de nodules ferrugineux. Les principaux fossiles sont: Ammonites Stokesi, A.acutm, Turbo depressus , Cardhun trimcatum , C. multicostatum , Âvinik cygmpes, A. inœquivalvis, Terebratula tetraedra, Pecten phiniis, etc. 3° Vargile supérieure du lias ou Êi^gile alumimm'^ {upper lias shale ou alum shale, Whitby shale); ce groupe. dont répaisseur est de 100 mètres environ , se compose A( marnes schisteuses, ordinairement très foncées, très pyriteuscs, exploitées quelquefois pour la fabrication de l'alun. p:ile renferme aussi de nombreux nodules calcaires exploites pour la fabrication du ciment. Les principaux fossiles sont : Amynonites bifrons , A. fimbriattis , Belemnites acutus.H. compressas^ B. elongatus, Nncula oium, Amphisdema rotmdatum, Plicatula spinosa. Inoceiamus didrius, etc.
i.t lias dans les antres contrées de TEnrope. — Dans le Wurtem-
berg et la Bavière septentrionale, le lias présente à peu près li même disposition que dans le Jura. Le calcaire à gr)'|>liêcs dont répaisseur est de 13 à 18 mètres, se compose de calcaires grisâtres alternant avec des lits très minces de marnes schistoïdes. Au dessus viennent trois assises correspondant au lias moyen. La première, constituée par des argiles schisteuses avec coquilles siliciliées, et la seconde, consistant en des marnes solides grisâtres, ont ensemble une puissance de 35 mètres el sont caractérisées par la Gryphœa cymbittm et la Terebrotuin numismalis; elles sont les équivalents du calcaire à bélei/mites (lu Jura. La troisième assise, comprenant des couches argileuses, foncées, avec géodes ferrugineuses, est, comme celle qui lui correspond dans le Jura, caractérisée par VAfmno?iiti'> amaltheus. Le lias se termine ensuile par deux assises: \^^
SYSTÈME LIASIQUE. 607
schistes à posidonies , et les marnes à Ammonites jurensis. L'assise des schistes à posidonies consiste principalement en marnes scbistoïdes bitumineuses^ peu altérables, et résistant très bien, dans les escarpements, à la destruction par les agents atmosphériques. Le fer sulfure est disséminé en parties très fines dans cette assise où beaucoup de sources sulfureuses prennent naissance. L'assise des marnes à A, juretisis se compose de marnes gris clair et de bancs calcaires ; son épaisseur varie de 2 à 12 mètres.
M. Ad. Roemcr divise le lias du nord-ouest de TAllemagne en trois étages, i^ Le calcaire à gryphées, moins développé que dans le sud de l'Allemagne et consistant en une marne bleue avec concrétions calcaires, i» Les couches à bélemnites, constituées par une marne ferrugineuse, brun rouge, avec grès ferrugineux; cet étage renferme la Terebratula numismalis, la Gryphœa cymbium ^ etc. 3" Les schistes à posidonies. Cet étage, le plus puissant des trois, a une épaisseur de 20O à 260 mètres. U comprend des rognons de marne calcaire, avec Monotis substriata, des couches minces, en dalles, souvent bitumineuses, à surfaces luisantes dans le sens des feuillets, et des marnes schistoïdes, de teinte foncée, quelquefois noires, à cassure mate et terreuse.
U. - SYSTÊBIE OOLITIQUE INFÊRIEUB.
•rnonyinie; «iviMon en éiagM. — Le système oolitique inférieur se divise eu trois étages (i) :
(1) Pour éviter tonte éqiirvoque, je dois prévenir le lecteur qun l*expresâion d'ooiUe inférieure n'est pas employée partons les géologues dans le sens qu'on lai doùoe ici. Souvent on réserve spécialement le nom d'oolite inférieure à tout ce qui est au dessous de la grande oolitc et, quelquefois même, aux couches in fra-ooli tiques ^ulement.
I. —Èlaigelédonien (Ledo, Lons le Saunier)^ comprenant: la partie inférieure de Yétage bajocien ou de Bayeux, d'Orbigny ; Voolite ferrugineuse et le calcaire à polypiers de diverses contrées ; le calcaire à entroques de Bourgogne et de Franche- Ck>mté; le lower oolite des Anglais; le Jura brun (p), Quenstedt ; les zones à Trigonia navis et à Ammonites MurcMsonœ,
il. —Étage vésulien ( Vesoul^ Vesuliumi), comprenant: la partie supérieure de Vétage bajocien, d'Orbigny; les marnes de Port en Bessin; les marnes interoolitigues, Boyé ; les marnes à Ostrea acunUnata de diverses contrées; la terre à foulon; le calcaire marneux jaunâtre , Bonnard ; le fullers earth et le Stonesfield slate des Anglais; le Jura brun (y), Quenstedt; la zotie à Ammonites Bumphriesianus, Oppel.
m. ~ Étage ifa/Mfu6t^i (les Mandubii, habitants des bords du Doubs, où cet étage est très développé), comprenant : Vétage bathonieny d'Orbigny ; la grande oolite de diverses contrées; le calcaire roux sableux et la dalle nacrée^ Thunnann; le great oolite, le forest-marble, le Bradford-clay et le combrask des Anglais ; le Jura-brun (l), Quenstedt ; les zones à Ammonites Parkinsoniy Terebratula digona et J. legenaliSj Oppei.
■cn«e la ptrlXc ••UlHiM laCêrleune. — Pendant la période 00-
iitique inférieure , les mers étaient réparties à peu près de la 'même manière que pendant la période liasique. Le changement le plus important qui, à la Gn de cette dernière période, s^est produit dans la configuration de 1 Europe, a été le premier émergement du massif alpin; ce massif formait une presqu'île soudée au plateau central par un isthme occupant à peu près remplacement du Dauphiné. Le massif alpin et le plaleaii central, ainsi réunis, codsU tuaient un continent qui scindait la mer de la période oolitique^inférieure en deux
STSltMB OOLinOUB niFÊRIEUR. 609
bassins, où se déposaient des terrains présentant de part et d'autre des caractères différents (0.
Mcrofnipiite. — . Ck)ntrairement à ce que nous avons constaté pour le trias, Toolite inférieure offre une constitution pétro* graphique plutôt calcaire que marneuse; en outre, bien quMl existe presque toujours certaines analogies entre les assises qui, sur des points éloignés les uns des autres, appartiennent au même horizon, on remarque que les roches dont se compose le système oolitique inférieur yarient beaucoup soit dans le sens horizontal, soit dans le sens yertical. Ce polymorphisme du terrain oolitique inférieur s'oppose à ce qu'on puisse donner en peu de mots une idée de sa composition lithologique. Aussi faudra-t-il nous en tenir aux considérations générales qui suiyent. En Allemagne, tout ce terrain est marneux; la grande falaise de l'alpe wurtembergeoise ne montre pour le système oolitique inférieur qu'un immense talus de marnes entrecoupées d'assises très peu puissantes de calcaires marneux. Ce n'est qu'en pénétrant dans le canton de Zurich que l'on commence à trouver des assises calcaires prédominant en puissance sur les assises marneuses, mais seulement dans la partie inférieure du système. A Bftle, les deux tiers de l'étage sont entièrement
(1) Dans les Alpes» Ips assises inférieures de l'étage oxfordien reposent sur les assises supérieures du lias sans que Ton puisse distinguer entre elles cA groupe de couches qui représente nettement le groupe oolitique inférieur. Le groupe oolitique inférieur, si puissant dans le Jura et jusqu'aux environs de Bonrgoin, manque à Crussol, ou, du moins, y est représenté tout an plos par une petite oonche de On,40 d*épaisseur. Anx enrirons de Privas, il en est de même; celte partie de terrain jurassique, entre la base de l'étage oxfordien, qui renferme le minerai de Veyras , et les couches supérieures du lias, n'est indiquée que par quelques couches de calcaire sableux rempli de débris d*encrines, dont Tépaisseur totale est le plus souvent d'un mètre. (Lory.)
6iS nu»ROicB MB QtiOLoam.
ou interoolitiqnes (fnames interoolitiqties, Boyé; terre à foulon et marnes à Ostrœa acttminaia; marnes vésultennes, Marcou). Marnes gris-jaunfttre^ quelquefois bietiâtres, rudes, peu homogènes, renfermant une grande quantité de eoncrétioiis calcaires; cette assise, qui devient quelquefois complètement calcaire, offre, à cause de ses divers faciès, de grandes difflenltés pour être reconnue. Dans le Lyonnais, elle est représentée par le calcaire jaune de Couzon. Fossiles principaux : Belemnites canaiictUattis , Ostrœa Knorii, O. acuminata, O. Marshii, lima probosddea, Ceromya tenera, Phoiadomya Murchisoni^ Homomyagibbosay Boleetypus depressus. —«9^ Le calcaire scfùstotde siliceux {calcaire marneux jaunâtre , Bonnard; calcaire à bucardes (pholadomyes) de Bourgogne ; coi" eaire fétide, Germain). A cette assise corres(H)nd dans le Lyonnais le ciret; on donne ce nom à un calcaire marneux, en bancs minces, séparés par des lits de marne schisteuse. — G^La grande oolite. Calcaires compactes et oolitiques, quelquefois blanchâtres, mais le plus souvent grisâtres avec taches bleues et roses. Dans le Lyonnais, cette assise est représentée par le calcaire de Lucenay. Les fossiles sont peu nombreux et a&sez mal conservés; un des plus caractéristiques est la TerebnOuia Hopkinsii. — 7^ Le forest-marble ou calcaire compacte à taches roses (calcaire compacte inférieur, Thirria; calcaire roux sableux, Thurmann). Calcaires compactes, gris blanchâtre avec taches roses, à structure bréchoïde, en bancs très épais. Fossiles très rares. — 8"" Combrash (dalle ruierée, Tliurmana; calcaire à oolites ovif ormes, Thirria). Calcaires roux, tachésde bleu, oolitiques miliaires, passant souvent à une lunoutchelle et ayant alors un reOet nacré, très fissiles, s'enlevant par petites dalles. A la partie inférieure en rencontre un banc marneux, renferniant un assez grand nombre de fossiles, surtout de psiiis
STSTÈMB OOLITIQUE INFÉRIEUR. 644
Le tytlèinc oolltl^ae iDffMcar dans i€ I^«mIb JaraMteB. — Dans Cette
région^ ce système peut se diviser en six assises : i^ Les couches in fra-oolitiques (oolite ferrugineuse de Franche Comté ; couches à Pectenpersonatus , couches à fucotdes du Lyonnais). Calcaire ferrugineux^ ordinairement oolitique^ accompagné de couches calcaréo-marneuses , bleuâtres, avec parties jau«* nàtres ou rougeâtres. Ce calcaire est quelquefois assez riche en Jer pour donner lieu à des exploitations. Fossiles principaux: NatUilus lineatus, Ammonites Sowerbyi, A. discus, A. Murchisonœ, A. opalinus^ A. Humphriesianus^ lima probos^ cidea, Terebratula perovalis, Pholadomya fidicula, P. Mur^ chisoni. — ^ Le calcaire àerUroques (calcaire lédonieny Marcou ; calcaire à entroques et marnes à Pecten, Boyé)^. Cette assise est constituée par des calcaires tantôt compactes ou oolitiques, tantôt lumacheliiques; ils sont fréquemment pétris de débris apathiques d'entroques qui donnent à la roche un éclat nacré. Les fossiles sont peu nombreux et se montrent dans un mauvais état de conservation. Aux environs de Lyon, cette assise est représentée par des bancs minces, immédiatement placés au dessous du ciret et presque entièrement formés de fragments de coquilles, de polypiers et d'entroques. — 3« Le calcaire à polypiers {calcaire à polypiers, à térébratules et oolite summO'inférieure, Boyé). Calcaire compacte, tenace, grisâtre, avec nombreux rognons siliceux et polypiers saccharoïdes, se cassant par petits fragments écailleux et très durs. Les fossiles que Ton rencontre dans ce groupe, appartiennent au faciès corallien et présentent un beau développement de bancs de polypiers qui n'existent pas en Suisse et qui ne commencent à paraître que près des frontières de la France ; ils s'étendent dans la partie nord-ouest du Jura, dans la Haute Saône et jusque dans la Moselle. — 4'' Les marnes à spiropores
611 PRMROMB DB aÉOLOOlK.
OU mieroolitiqnes {marnes interoolttiçties, Boyé; terre à foulon et marnes à Ostrœa acttminaia; mantes vésuliennes, Marcou). Marnes gris-jaunâtre^ quelquefois bleuâtres^ rudes, peu bomogènes, renfermant une grande quantité de concrétions calcaires; cette assise, qui devient quelquefois complètement calcaire, offre, à cause de ses divers faciès, de grandes difficultés pour être reconnue. Dans le Lyonnais, elle est représentée par le calcaire jaune de Couzon, Fossiles principaux : Belemnites camdiculattis y Ostrœa Knorii, O. actJtminata, 0. Marshii, lima proboscidea, Ceromya tenera, Pholadomya Mutchisonij Homomyagibbosa, Holeetypus depressns. -^d*Le calcaire schistoïde siliceux (calcaire marneux jaunâtre , Bonnard; calcaire à bucardes (pfaoladomyes) de Bourgogne ; calcaire fétide, Germain). A cette assise correspond dans le Lyonnais le dret; on donne ce nom à un calcaire marneux, en bancs minces, séparés par des lits de marne schisteuse. — G<»La grande oolite. Calcaires compactes et oolitiques, quelquefois blanchâtres, mais le plus souvent grisâtres avec taches bleues et roses. Dans le Lyonnais, cette assise est représentée par te calcaire de JÀêcenat/. Les fossiles sont peu nombreux et assez mal conservés; un des plus caractéristiques est la Tereàraiula Hopkinsii. — 7® Le forest-marble ou calcaire congoacie à taches roses (calcaire compacte inférieur, Thirria; calcaire roux sableux, Thurmann). Calcaires compactes, gris blanchâtre avec taches roses, à structure bréchoïde, en bancs très épais. Fossiles très rares. — 8** Combrash (dalle ruicrée, Thurmann; calcaire à oolites (n;t/brmef, Thirria). Calcaires roux, tacbésde bleu, ooliUques miliaires, passant souvent a une lumachelle et ayant alors un reQet nacré, très fissiles, s'enlevant par petites dalles. A la partie inférieure en rencontre un banc marneux, renferniantHn assez grand nombre de fossiles, surtout de petits
STSTiMS OOUTIQUV HfFiRIlUR. <U3
polypiers spongieux et des brf OBoaîres. Les prkioîpaux de ces fossiles sont : Peeten vagans, Osirœa co$iata, Terebratula di^ gona, T.cardiuniy T. coQrctaia- — Des huit assises qui viennent d'être mentionnées, les trois premières constituent l'étage lédonien ; les deux suivantes, Tétage vésulien ; les trœs der* nières, Tétage mandubien.
i«*oome loférleiiK d«i» IM antres paitlct ««la VTMM. — > Dans la Normandie, le système oolitique inférieur se divise en trois étages. Le premier, dont lu puissance est de 45 mètres, comprend deux assises : i'' Voolite ferrugineuse, formée d'im cal* caire jaunâtre ou grisâtre, avec une inultitude d'oolites fenugineuses; %^ Vooliie Manche, formée d'un calcaire blanc grisâtre. Le deuxième étage, épais de 30 mètres, comprend les marnes de Part en Bessin et le calcaire de Caen, constituant deux faciès d'un même terrain. Le troisième étage, puissant de 35 mètres, est constitué par une niasse compacte de calcaires blancs, avec quelques lits sableux ou marneux. Il peut se diviser en trois assises : i^ Voolite tniliaire, correspondant exactement au great'^olite des Anglais ; 2^ le calcaire de /tonville et le calcaire à polypiers, dont le nom est très mal choisi, puisqu'il ne renferme que des bryozaires et des spongiaires; cette assise correspond au Bradford-clay; 2P ]& pierre blanche de Langrune (|ui semble représenter le farest-marUe. Dans cette succession d*assises, le cornbrasb parait ne pas avoir de représentant. (Deslongchamps.)
Si, en s'éloignent du Calvados, on se dirige au sud, dans le département de l'Orne, on peut reconnaître les principales divisions de l'oojite inférieure avec leurs caractères habituels, eicepté dans le voisinage du terrain de transition où les dépôts prennent souvent un earaclère arénacé. Le long des bofds dé*
coupés du terrain ancien de la Mayenne^ Taspect des étages se modifie, leur puissance diminue, et, avant d'atteindre la Loire^ tous disparaissent sous des dépôts plus récents. A partir de la rive gauche du fleuve , dans l'Anjou , le Poitou et le Berry, le terrain oolitique inférieur affecte une grande uniformité : les roches deviennent plus dures , plus rarement ooli tiques, de teintes en général plus foncées, et la silice tend à y prédominer à mesure qu'on s'avance vers Test. L'épaisseur de ce terrain diminue aussi lorsqu'on s'approche du plateau qui sépare les montagnes cristallines de la Vendée et du Limousin. Quelques lambeaux, isolés à la surface de ces dernières^ témoignent de son ancienne extension sur le versant nord du massif central. Sur les limites du Nivernais et de la Bourgogne, des divisions assez tranchées commencent à se des* siner de nouveau dans l'ensemble du groupe qui devient plus épais; les caractères pétrographiques, comme les fossiles, y marquent des horizons très prononcés qui conservent toute leur importance dans la Bourgogne et la Lorraine. Mais, dès que la zone de terrain oolitique inférieur se recourbe au nordouest, la plupart de ces horizons s'affaiblissent de nouveau. Les caractères pétrographiques et paléontologiques tendent à se confondre, en même temps que la puissance des étages diminue. Les formes extérieures du pays s'altèrent ; elles ne présentent plus à l'œil ces vastes plateaux terminés par des arêtes vives, et couronnant des talus plus ou moins inclinés qui nous traduisent de loin la nature et l'âgédes roches qui les constituent. Plus d'étages distincts, plus de faunes absolument caractérisées, plus de grandes assises calcaires séparant de grandes masses argileuses ; tout s'atténue et se perd dans de petites couches qui passent à chaque instant les unes aux autres, jusqu'à ce que tout disparaisse enfin sous les sédiments secondaires plus ré-
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cents. Le terrain oolitique inférieur^ après s'être enfoncé sous ces terrains plus modernes^ réparait^ dans le Bas Boulonnais, encore plus aminci. (D'Arcbiac.)
Sur le versant sud-ouest du plateau central, le terrain ooli* tique inférieur ne présente que des surfaces planes ou peu ondulées; ses roches sont des calcaires marneux, blancs ou jaunâtres, avec des silex à la base. Sur le versant sud-est, des calcaires durs , inaltérables à Tair, surmontant partout les pentes régulières du lias, marquent, par des arêtes rectiligncs, le bord supérieur des plateaux, en suivant le contour des vallées, toujours accompagnées d'escarpements rocheux et abruptes. Les fossiles sont généralement très rares ou manquent com* plétement. Le fer s'y trouve en couches régulières, ainsi que des dépôts de combustibles, exploités notamment sur le Larzac; mais la circonstance la plus remarquable est la présence des dofomies qui remplacent presque constamment les calcaires ordinaires à la partie supérieure du groupe. Le terrain oolitique inférieur s'amincit à mesure que l'on remonte au Dord-est, le long des Cévennes; maison peut le suivre pendant longtemps réduit à une simple couche. Le terrain oolitique inférieur du versant sud du plateau central se distingue de celui du nord de la France par la simplicité et l'uniformité qu'il présente, depuis la Vendée jusque sur les bords du Rhône.
liC tritènic ooiiU4n€ inférfewr en Aiifictcrre. — Ce terrain dessine en Angleterre, une zone qui traverse ce pays diagonalement du Yorkshire jusqu'au Dorsetshire. 11 peut se diviser en huit assises qui correspondent assez exactement à celles que nous avons distinguées dans le Jura. i^Les couches infra-oolitiques, formant une assise de 12 à 20 mètres d'épaisseur; ces couches sont tantôt des grès ferrugineux calcarifères, tantôt des calcaires
à oolites imparfaites. A cette assise appartiennent l'oolite à gros grains^ désignée dans le Gloucestershire sous le nom iepeagrif, et le dogger y nom que Ton donne, dans le Yorksbire, à un grès ferrugineux calcarifère^ souvent coquillier. Fossiles : Aynmonites Murchisonœ , Terebratida perovalis, RhynchoneUo subtetraedra , Thecosmilia gregaria, Thamnastrea ungtriformis y Isastrea tenuistriata. — 2« Voolitic freestone du Gloucestershire. Cette assise, puissante de 50 mètres^ se compose à sa base de calcaire oolitique, renfermant un grand nombre de fossiles brisés; au dessus viennent des marnes d'un blanc jaunâtre^ alternant avec des calcaires marneux. Fossiles : Rhynchonella concinna, Terebratula fimbria^ T. tetraedra. — 3" Le ragstone du même pays, formé d'un calcaire sableux, oolitique, de couleur brun jaunâtre, en assises régulières souvent séparées les unes des autres par des lits assez minces de marnes jaunes. La roche est quelquefois pétrie d'oursins. Epaisseur : 12 mètres. Fossiles : Ammonites Parkimoni, Phostanella striata, Trigonia costata^ Lima proboscidea, Ostrœo Hîarshii, O. acuminata, Terebratida perovalis, Hhynchonelhi concinna, Nncleolites chmictdaris , Holectypus depressus. — 4^ Le fuller's earth , dont l'épaisseur varie de 20 à 25 mètres , est composé d'argiles , de marnes subschisteuses bleues ou jaunes, avec quelques lits intercalés d'un calcaire sableux et un calcaire grossier (fidlers earth rock) à la base. On y trouve abondamment les Gonomya angidifera, Rhynchonella cùncinna et surtout VOstrœa acuminata qui forme lumachelle. C'est dans le Wiltshire qu'existe la partie de cette assise exploitée comme terre à foulon. — S"" Les schistes de Stoties/Seldy (Oxfordshire). Cette assise se compose de deux couches de calcaire oolitique, gris ou jaune clair, fissile , séparées par un banc degrèscalcaréo-siliceux. La pierre exploitée se fend facilement
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