‹ Prodrome de géologieChapitre 146 sur 170 · XIV. — STSTÉBIE GBÉTACÉ INFÉRIEUB · texte numérisé non relu

XIV. — STSTÉBIE GBÉTACÉ INFÉRIEUB

•ynoaymie; dMston enélacct. — a Bourguet^ SauSSUre et L. de

Buch sont les premiers observateurs qui aient attiré l'attention des géologues sur les roches des environs de Neucbâtel^ et| quoique ces illustres savants aient confondu les calcaires jaunes avec les autres formations jurassiques^ il est cependant digne de remarque qu'à une époque où la plupart des principes géologiques étaient inconnus , Saussure regardait^ ces calcaires comme Yécorce des roches du Jura, L. de Bucb^ qui les appe* lait couches adossées contre le pied des montagnes du Jura, disait que ces rocbes paraissent s'être formées après les bouleversements principaux de ces montagnes. Mais le preaiier géologue qui ait véritablement étudié, avec le secours des lumières de la géologie moderne , ces strates si célèbres depuis sous le nom de roches néocomiennes^ est A. de Montraollin, de Neuehâtel. En 1835, après dix années de rechercbcs, il publiait tous les renseignements qu'il avait pu recueillir sur ces strates, sous le titre de Mémoire sur le te7rnin crétacé du Jura. A. de Montmollin posait comme conclusion que ce terrain était postérieur au terrain jurassique et qu'il s'était déposé à peu près vers la même époque que le green sand. » (Marcou.) Avant de publier son travail, Montmollin avait fait part de ses découvertes à plusieurs géologues et notamment à M. Thîrria. Pourtant, celui-ci ne mentionne pas, dans sa Statistique de la Haute Saône, le terrain récemment reconnu aux environs de Neucbâtel. Mais, pendant les deux années suivantes, ill'étudie, en collaboration avec Voltz, dans les vallées longitudinales du Jura, puis il publie le résultat de

SYSTÈME CRÉTACÉ INFÉRIËUH. Û\:i

leurs observations communes dans un mémoire sur le terrain jura-crétacé, a Ce terrain, dit-il, qui se lie au terrain jurassique et au terrain crétacé par ses caractères paléontologiques, forme vraisemblablement Tétage inférieur du dépôt du grès vert. Il se pourrait cependant qu'il constituât une formation distincte, située entre le terrain jurassique et le grès vert. > Depuis lors, les géologues ont considéré le terrain noocomien , les uns, comme étant distinct du green sand, les autres comme représentant ce green sand. Cette dernière opinion était , en 4841 , celle des auteurs de la Carte géologique de la France , puisque sur cette carte une même couleur est aflfectce à ces deux terrains. Les progrès de la science ne permettent plus d'adopter, au moins sans modification , cette manière de voir : le terrain néocomien est représenté en Angle-» Uîrre, non par le gf*een sand, mais par les sables d'Hasting et Fargile du Weald. C'est en 1835 que Thurmann, pensant que le terrain jura-crétacé était un nouvel borizon géologique mal connu, ou n^sxistant pas en Angleterre sous la même forme que sur le continent, proposa de lui donner le nom de néoco» înien qui fut bientôt d'im emploi général (vfoç, nouveau; xrfja, village; traduction grecque du mot Neuchâtel).

Le système crétacé inférieur se divise en deui étages : I. — Etage néocomieîi, comprenant : le calcaire à spatangves de divers auteurs; Y étage valanginien, Desor ; l'étage néocomien proprement dit, d'Orbigny; le biancone des Italiens; le wealden formation des géologues anglais, en partie; /'Atï^ conglomérat, Rœmer.

IL— Etage urgonien (Orgon, Bouches du Rbône), comprenant : Vétage urgonien, d'Orbigny ; Vargile ostréenne^ Cornucl ; le calcaire à Chama ; le wealden formation des géolo»:!îes anglais, en partie; Yhilsthnuj Rœmor. Cet ^tapo corres-

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pondau/Tsy^tter A<mioytde8rudistesetàla2ooe des Capto- Una ammonia, Radiolites neoconiiensis et R. Loiisdalii.

wmw^ H iètr^ttfMMt ëm lett^a crtuicê iaféri— r, -- La bune de k période crétacée iotérieure conserve la majeure partie des caractères de la faune oolitique supérieure qui Ta immédiatement précédée; elle s'en distingue par la rareté des polypiers édifiant des récifs^ et par le grand développement que prennent certains genres de la famille des ammonitidées qui ne s'étaient pas encore montrés, ije groupe des Fleamosi, parmi les ammonites^ et, parmi les bélemnites, celui des Dilatait, à rostre aplati, sont spéciaux à la période crétacée inférieure. Pendant cette période ont eu lieu la disparition du genre Toxoceras et la première apparition des rudisfes, ainsi que des genrcis Crioceras, Scap/iùes, Bamites^ Baculitesel Beieroceras. Le genre Iguanodon est presque spécial à la période crétacée inférieure.

Dans Test et le sud-est de la France, le terrain crétacé inférieur ressemble complètement au terrain jurassique par son aspect, son allure cl sa composition pétrograpliique; il est presque exclusivemeut composé de marnes et de calcaires; ceux-ci dominent dans le sud de la France et constituent presque à eux seuls tout Tétage urgonien. En Angleterre, où le terraÎQ crétacé inférieur est représenté par l'argile du Weald et les yêables d'Hasting, ainsi que dans le pays de Bray où ce terrain est composé de sables etd'ai^iles, les rocbes en majeure partie détritiques, prennent déjà un faciès que nous verrons, dans ces pays, devenir de plus en plus accentué à mesure que nous aurons à étudier des terrains moins anciens.

fC«griMi««c;lcsHwrsicla»éri««CBe«co«icaac. — Les

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^aux marines qui, lors de la période néocomienne^ ont envahi une partie de la France et des régions voisines, se sont con* centrées dans deux bassins: le bassin méditerramen et le bissin anglo-parisim. Aucun dépôt se rattachant an système crétacé inférieur n'a été signalé dans la région comprise entre le plateau central et les Pyrénées. Le bassin méditerra^iéen occupait la Bavière, la Suisse, le Jura, le Dauphiné et la majeure partie de la Provence et du Languedoc. Une bande étroite de terrain néocomicn qui se prolonge de la Meuse jusqu'au Cher, en passant par Saint Dizier,Vassy, Auxerre et Sancerrp, marque le rivage oriental du bassin anglo-parisien, qui se prolongeait vers l'ouest, mais dont les limites de ce côté ne peuvent pas être indiquées puisque le terrain néocomien n'y existe pas ou se trouve caché sous les formations plus récentes. La mer qui occupait ce bassin contournait peut-être le massif ardennais pour aller se mettre en communication avec celle qui recouvrait le Hanovre. Le rivage occidental de ce bassin devait se trouver très près de l'Angleterre, là où des formations alternativement marines et d'eau douce indiquent Templaoement d'estuaires ou de régions basses qui étaient successivement recouvertes |)ar les eaux douces et par les eaux salées.Le terrain néocomien se retrouve également dans quelques parties du sud et de l'est de l'Espagne, dans la Sardaigae, dans la Vénétie, en Crimée et sur le versant méridional du Caucase. Ces divers points, où -se montre le terrain néocomien, autorisent k admettre l'existence d'une mer se prolongeant sans solution de continuité depuis le centre de l'Espagne jusqu'au sud de la Russie.

l«t lyMèBf cneucé loMrlear «ans ic ^t»Mi ém 9wn* -* Ce Sjstème '

comprend six assises qui sont : 1» Les calcaire» infra-néoço-

OiO rVo I*[U»ME DE GÉOLOGIE.

tniens, Lory [roches d'Aub€rson,M^rco\x),tovimnl,en stratification concordante avec le terrain lacustre supra-oolitique du Jura^ un massif dont les assises reseroblent sous le rapport lilhologique, à celles de la série Jurassique. Les bancs calcaires alternent quelquefois avec des lits d'argile bleuâtre ou grisâtre. L'épaisseur de cette assise^ qui n'est d'abord que de 15 mètres, atteint à Belley SO mè'res environ. Les fossiles sont peu nombreux; voici les plus caractéristiques: Stronibm Sou* tien, Sigaretiis Pidanceti, Natica Sautieri, Pteroceras pelagi, Pholadomya elongata , Toxaster Campichei. — *» UmonUt (le Métabief, Marcou {calcaires roux du néocomien inférieur, Lor j). Calcaires de couleur rouge, brune et même Jaunéire^ soMvcnt lumachelliques ou finement oolitiques^ en couches minces, avec ooliles de limonite en quantité quelquefois suffisante pour donner lieu à des exploitations. Cette assise, qui manque ou est rudimentaire dans la Haute Saône et la partie occidentale du Doubs, augmente d'importance vers le sud; épaisseur moyenne à Neuchfltel : 45 mètres. Fossiles: Ammomtes Gevrilianus, Nerinea Marcausana, Pholadomya Schetichzeri , Pygtirus rosirattts , Acroddaris depressa. — 11' Marnes d'/Iauterive, près de Neuchâtel. Cette assise est composée de marnes bleues, quelquefois grises et jaunâtres, parfois subscbistoïdes, toujours très fossilifères : Poîssaoce moyenne, à Neuchâtel : 12 mètres. Fossiles : Serpula qmnqttecostata, Beleninites pisiilliformis, Ammonites bidichotomtis. NautUiis pseudo^elegam, Plerotomaria neocomiensis , Corbis cordiformis, Janira neocomiensis, Ostrœa macroptera, O. Cotdoniy Rhynchonella depressa, Toxaster complanaitis , Diadema rotulare. — 5° Roches de l'Ecluse, très dévelop-pées dans le ravin de l'Ecluse , derrière le château de Neuchâtel. Calcaires jaunes, avec taches vertes de chlorite,

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