‹ Prodrome de géologieChapitre 151 sur 170 · IV. — Etage turonien (TourainOi Turonia), comprenant · texte numérisé non relu

IV. — Etage turonien (TourainOi Turonia), comprenant

SYSTÈME CnÉTACF MOYEN. (m3

Vétage iuronien, d'Orbigny; là craie tuf au; la craie de Taurain?; les sables et grés d'Uchatlx; le lower-chafk, en partie, des géologues aûglais ; le planerkalk supérieur de la Saxe. Cet étage correspond au troisième horizon des rudistes et à la zooe des Radiolites lumbricalis et Sphamtlites Ponsiana,

OMrmoUo» f é»0nip1il«a« , faime cl pCtragnpklc 4a tcmlM crétacé moFCB. — Le bassin méditerranéen^ *qui existait déjà pendant la période crétacée inférieure^ a persisté pendant la période crétacée moyenne en conservant à peu près la inème configuration.. Le bassin anglo-parisien a gagné vers louest en étendue et en profondeur; en effet, le terrain crétacé moyen existe, en Frauce, dans la partie occidentale de ce bassin , tandis que lo terrain crétacé inférieur n'y est pas représenté; en Angleterre, les localités où s'observent les formations lacustres ou fluviomarines du Weald sont recouvertes par des assises exclusivement marines constituant la formation du grès vert. Le terrain crétacé moyen dessine autour du bassin anglo-parisien une zone qui ne subit d'autres interruptions que celles que Ton observe entre l'extrémité occidentale de TArdenne et le Bou* tonnais, ainsi que sur l'espace recouvert par la Manche ; évidemment ces interruptions ne sont qu'apparentes. Quant au bassin pyrénéen, c'est seulement vers le milieu de la période crétacée moyenne qu'il a commencé à être envahi par les eaux marines, car on n'y a pas encore observé de dépôts de la série crétacée antérieurs à l'étage cénomanien.

La faune de la période crétacée moyenne, très riche en espèces appartenant aux embranchements des invertébrés, présente peu de faits remarquables au point de vue des vertébrés. Le genre Plesiosaurus disparaît, les poissons téléostéens commencent à paraître. l*cs mollusque gasléropodes et a éphales deviennent

(i.'Si PRODROME 1>B GÉOI^OCTE.

de plus en plus nombreux^ tandis que les moUasquescéphalopodes se préparent à perdre Timportance qui les caractérise pendant la période crétacée ; les genres Ganiatites, Ceratëes, Ancyloceras, ainsi que les vrais bélemnites^ y apparaissent pour la dernière fois.

Ce sont les roches arénacées qui^ surtout dans le nord de l'Europe, jouent le rôle le plus important' dans la conalîlution pétrograpbique du terrain crétacé moyen ; œ sont elles qui, même dans les cas où les calcaires se montrent assez abon* dants, comme dans le sud-est de la France, impriment à ce terrain son caractère dislinctif. Elles se présentent ordinairement à f état de sables ou de grès ferrugineux , plus ou moins colorés en vert par le fer silicate. C^est par des roches de celte nature, mêlées à des argiles, que débute la série crétacée moyenne (grès vert inférieur). Au dessus viennent les argiles , ordinairement bleuâtres, noirâtres ou verdâtres, qui, tantôt seules, tantôt mêlées à des grès, constituent un horizon géologique peu puissant,- mais d'une grande constance : c'est \egaidt. Puis apparaissent d*autres grès (grès vert supérieur)^ souvent remplacés par des calcaires glauconîeux (craie chloritéé) , Ces calcaires glauconieux établissent une transition entre les roches détritiques verdâlre des assises inférieures et les calt^ires qui dominent dans le terrain crétacé supérieur. Ceux-ci, d'abord marneux, ocreux ou micacés, tendent à se dépouiller de leurs éléments étrangers et finissent par passer à Tétat de craie blanche ou de carbonate de chaux presque pur.

Le lystèine crétacé moreii en AngiMerré. — En Angleterre, le Système crétacé moyen dessine une zone continue et assez étroite qui se prolonge depuis le Walsh jusque dans le Dorchestershîrc; il se retrouve dans Hle de Wight et entoure la région du

SYSTÈME CnfeTACÉ MOVr.N. «Kiri

Wcald.^il peut se partager en quatre groupes qui correspondent aux quatre étages apticn,aIbicD^ cénomanien et turonien, et que les Anglais réunissent sous la désignation de formation du grès vert {green sand formation). Ces quatre groupes sont : 1° Le grès vert inférieur, loiver green sand, immédiatement superposé au terrain wealdien. Le plus souvent, ce groupe se compose de sables et de grès en partie cblorités avec concrétions siliceuses et de quelques bancs calcaires; dans certaines localités il atteint jusqu'à 200 mètres d'épaisseur; les trois autres groupes offrent une puissance bien moindre. — 2« Le gaulty consistant en une marne argileuse d'un bleu foncé, avec nombreux fossiles. Les couches de Blacdown, dit Lyell, ont été généralement rapportées au grès vert supérieur, mais M. Sharpc les considère avec raison comme un équivalent du gault. <-« 3<> Le grès vert supérieur, upper green sand, formé surtout de roches sableuses avec particules vertes sur les falaises de llte de Wight; ce grès vert contient des bandes de grès calcaire av6C nodules siliceux. Dans le Surrey, le calcaire est en forte proportion et forme une roche réfractaire appelée firestone (pierre à feu). — 4** Li craie marneuse ou marne crayeuse, chalk marl^ que quelques géologues placent dans le système crétacé supérieur.

Le lysl^me crétacé moyen dan$ le batsln parisien. — L'éluge aptien

forme, dans la partie occidentale du bassin parisien, une bande qui se prolonge du département de la Meuse jusque dans celui de l'Yonne et qui est parallèle à celle que dessine le terrain néocomien. Il s'y monlre tantôt à l'état d'argiles bleuâtres, (argile à plicatules de l'Aube), tantôt de grès qui ressemblent à ceux du gault, plus rarement de caVaires marneux, gris ou jaunâtres.. FossiUs: Ammonites hi:^u<, AJicwxa-

6f)0 PRODROME DE GÉOLOGIE.

ius, Plicatula placunœa, Ostrœa cartnata, Terebratula sella.

— L'étage albien existe, comme les précédents, dans la partie orientale du bassin angio- parisien^ mais il y occupe une zone plus étendue qui se prolonge <]epuis le déparlement de TAisne jusque dans celui de TYonne. Dans TAube^ cet étage se compose d'argiles grises tégulines et de sables et grès friables d'une couleur verte très prononcée. Fossiles : Belemnites minimus, Ammonites mamillaris, A. Ly.elli, Hamites altemoitiberculatus ^ Exogyra lateralis, Ostrœa carinata, Janira quadricostata^ Inoceramus concentricus, Nucula pectinata.

— L'étage cénomanien dessine autour du bassin parisien une zone qui se prolonge depuis le dé|)artement de TAisne jusque dans celui du Calvados, sans éprouver d'autres solutions de continuité que celles qui exislenl sur les points où il est momentanément recouvert par le terrain tertiaire ou par les alluvionsj contrairement à ce que nous avons constaté pour les étages précédents^ c'est vers l'ouest qu'il atteint son plus grand développement. 11 décrit un vaste cercle, ouvert seulement le long du littoral de la Manche^ entre Fécamp et le cap Blanc-nez. Il se divise en deux sous^étages: l**la craie clUoriiée de Rouen (étage rothomagien, Coquand) avec Ammonilcs rothomagensis, A. falcatus, Scaphites œqualis, Turrilites costatus; 2* le grès du Mans (étage carentonien, Coquand), formé de grès très grossiers, souvent glauconicux ou ferrugineux, très ricbes en fossiles, tels que : Janira phaseola, Ostrœa biawiculata , 0. Columba, OrbitoUna concava, Terebratula Menardi. — VéiSige turonien existe, comme le précédent, tout autour du bassin parisien. Les coucbesdc cet étage, minces et peu distinctes au nord et au nord^cst, prennent une grande puissance dans toute la partie sud-ouest de ce bassin. II se compose de craie marneuse, grise, blancbe ou jaunâtre, quelque-

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fois micacée dans la Touraine. Fossiles : Ammonites peram" pluSj NerineaRequieniana, Trigonia scabrUy Inoceramusproblemaiicus (myiiloîdes), Khynchonella Cuvieri.

Le terrain crétacé s'observe non seulement sur le pourtour du bassin pyrénéen, mais aussi vers la partie centrale de ce bassin, dans le pays de Bray, le Boulonnais et les régions voisines! Tous les étages de la série crétacée y sont représentés depuis les couches néocomiennes avec Ostrœa Leymeriet de Wissant (Pas de Calais) jusqu'au calcaire de Yalersine (Oise).

Le terrain crétacé se retrouve en Belgique et, notamment, aux environs d'Aix la Chapelle, de Maëstricht, de Liège et de Mons. C'est à sa partie moyenne qu'appartient la roche appelée tourtia par les mineurs de Flandres; cette roche se compose de cailloux quartzeux engagés dans une pâte d'argile, de sable et de calcaire.

Le ■yttème créueé moyoi dani le batsla nMéiiemuMca. — Dans le

sud-est de la France, l'étage aptien se montre sous forme de bancs épais marneux, de couleur noire ou cendrée; mais, parfois, les marnes prennent de la consistance et se transforment en calcaire marneux très dur. Fossiles : Belemnites semicanaliculatus, Ammonites nisus, A . Emerici, Ancyloceras Comueli^ Toxoceras Rayer if Rostellaria gargasenssis, Cerithium barramense, Plicatula placunœa, P. radiola, Terebratula sella. — L'étage albien igatiU) n'a qu'une faible épaisseur qui ne dépasse jamais quelques mètres; mais c'est un terrain dont les caractères sont très saillants, bien qu'ils présentent peu de constance. Tantôt on le voit sous forme de craie glauconieuse, tantôt à l'état de calcaire grenu ; ailleurs il devient sableux. Sa faune est, elle même, des plus curieuses, et, sur certains points, la roche est pétrie de fossiles; on peut dire que, pen-

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dant la durée de la mer albienne, il y a eu exfaubéraoce de vie. Fossiles : Ammonites latidorsaius, A. mamillaris. A. Lyelli, Bamites rotundus, TurrUùes catenatus^ BdemnUes mintUus, Natica gazUiifia, Ostrœa carinatay Orbitolites lenthcuiata. — L'étage cénùmanien est en majeure partie formé de calcaires qui varient beaucoup dans leur texture et leur numee et qui sont quelquefois associés à des grès ou à des maroes. Cet étage peut se partager en trois assises : une assise inférieure ^ correspondant à la crate de Roueu et renfermant : Ammonites varions, A. Rothomagensts^ A. Manielli^ Tttrriliies coèiaHiS, Pecten asper, Janira gtanquecosiata, Ostrœa conka; une assise moyenne, d'origine flavio-marine ^ renfermant des cyrènes, des cyclades^ et du lignite avec rognons de succin; cette assise s'observe à Saint Paulet (Gard) et à JMondragon (Yaucluse); une assise supérieure, comprenant des bancs à OStracées avec Ostrœa cohanba, O. carinata, 0. ftabella, (kh prina adverse. — L'étage turonien n'est représenté que dMs les départements de l'Ardèclie^ des BOiiebesdu RhAto et de Vaucluse ; il se compose de sables et de grès très puissants à Ucbaux (Ardèche). Fossiles : Ammonites Requieni^ Trigonia scabra, Bippurites Requieni, Radwlites cûrnupêtstorls^ Sphœrxdites Ponsianus. (Reynès.)

Dans les déparlements de l'Isëre etde la Savoie/l'étage aptiefi> la partie supérieure de Tétage cénomanien et l'étage turonian font défaut ; le gault se montre dans un grand nombre de loca* litéSy et notamment à la montagne des Fis (Savoie)» où il a été signalé depuis longtemps par Brongniart. Dans l'Isère^ d'après M. Lory^ legaultse divise en deux assises : Vinférieure^ formée d'un ralcaire roux, sableux, lumachellique, sans fossiles déterminâmes en général; la supérieure, se composant de grès grossier , contenant des moules de fossiles souvent routés et

STSTÈME CRÉTACÉ HOTEtY. 65!>

toujours à Tétat de phosphate de chaux; ces fossiles sont les espèces caractéristiques du gault. L'étage aptien et le gault existent à la Perte du Rhône ; Tun a une épaisseur de 20 mètres, et Tautre de 5. Ils se composât principalement de sables et de gf es ordinairement Teidî^re», quelquefois hleufi* Ires ou jaunâtres > assez, riches en fossiles.

Le terrain crétaeé. moyen, de plas en plus aminci^ se retrouve par lambeaux dans la région jurassienne. A Leissard (Ain), on obsenre^ au dessus du ôakaire à Chaîna^ le gault formé de safole^siliceux^ un peu mieaoo/ blanc, vert ou jaune, quelquefois très ferrugineux, nféimgé d'argile bariolée, peu fossilifère; ilii-a que d'un à 9> mètves d'épaisseur et ne s'observe que sur un espace de 3 'kilomètres de longueur et de 400 mètres de laiigeur; il est immédiatement recouvert par la craie blanohe; Geile«-ci| épaisse de 30 à 40 mètres, se compose d'un calcaire blanoi subcva^eux, en lits minces, contenant dcS' silex et des veines- de calcaire siliceux. Les bancs les plus TRtérieorS'flontehiDtitéS €t contiennent des rognons ferrugitteox« • Oenoit.) -^ Un aiitl^ tombeau de terrain crétacé moytti,âignaIéàSiiintJuiienv(iUra), montre, sur une longueur d'un lLilomètre> au dessus du* terrain néocomien, le gault, épais de près de trois mètres, constitué par des sablés verts, asse^ riches en fossiles, la craie chloritée, épaisse de près de deux saètces, avec foseiles' assez nombreux, et la craie à silex, avet (ialerites lolbo-ffolerus, Micraster brevis, etc. (Bonjour, Defrononx, Ogérien). ^ Le terrain crétacé moyen , toujours refurésenté pair le gaalt et la craie chloritée, se retrouve dans les parties* basses du Doubs et dans la Haute Saône.

Dans lé end-ouest de la France, la série crétacée débute par des assises appartenant à la partie moyenne de l'étage cénomanien ; ces assises sont les bancs fluvio-marins que Ton olraerve

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à nied'Aixet qui sont synchroQiques arec ceux de Saint Paulet (Gard). Dans la Charente, l'étage cénomanien offre^ au dessus des argiles à succin et à lignite de llle d'Aix et d'Angouléme, des argiles tégulines, bleues, pyritifères, intercalées entre deux assises de grès verdâtres calcarifères et de grès sableux ferrugineux. Fossiles : Ammonites Fleuriausianus, Pecten quinquecostattiSy Ostrœa plicata ou flabellata, O. cotumba, 0. biauriculata , O. carinata, Caprina adverse, Sphœndites foliaceus, Orbitolites cùnica. — L'étage turonien est constitué, dans sa partie inférieure, par des calcaires jaunes, trèsdurs, à grains miroitants, employés comme pierre a paver, et, dans sa partie supérieure , par des calcaires blanchâtres, tendres, exploités comme pierre de taille; les calcaires de cet étage renferment de nombreux individus de Radiolites Itanbricalis. (Coquand.) — Quelques lambeaux de terrain crétacé moyen existent dans les départements de la Loire Inférieure et de la Vendée ; ce terrain se développe à travers les départements de la Charente, de la Charente Inférieure , de la Dordogne et du Lot; il disparait ensuite sous les alluvions.

ZVI. — SYSTÈME CBÉTACÉ SUPÉBIEIJA.

«niMiTBUe; «ivitiofieBêuiteft. — Le système crétacé supérieur se divise en trois étages :

I. — Etage provencien (la Provence , où il est très développé), comprenant : la craie marneuse des divers auteurs ; l'étage provencien, Coquand; le terrain hipptiritique du raidi de r£urope : le chalk-marl ou lower-chalk des géologues anglais, en partie. Cet étage correspond au quatrième horizon des

8TSTÈMB CRÉTACÉ SUPÉKQSDR. 661

rudistes et à la zone des Bippurites organisans et cornurvaccinuïïi.

II. — Etage sénonien (Sens, Senoms), comprenant : Vétage sénonien, d'Orbigny ; la craie blanche de la plupart des auteurs ; la craie de Villedimi et la craie de Meudon ; le chalk des géologues anglais ; Vobere kr^de des géologues allemands. Cet étage correspond au cinquième horizon des rudîstes et à la zone des Sphcerulites sinuatus , S. Hœninghausi, Radiolites crateriformis.

III. — Etage danien (le Danemark), comprenant les derniers dc[)ôts que nous mentionnerons plus loin comme correspondant à la fin de la période crétacée. Cet étage correspond au sixième horizon des rudistes et à la zone des Bippurites radiosuSf Radiolites Jouawieti, Sphœndites cylindraceus,

vaaae el péir«fraplil€ ém ccrraln eréuee tiipérfciir. — Les mammifères et les oiseaux manquent complètement à la faune de la période crétacée supérieure comme à celles des périodes moyenne et inférieure. Parmi les reptiles, on cite quelques genres spéciaux, tels que le Mosasaurm; le genre Crocodilus se montre pour la première fois. Les poissons présentent de plus en4>lus les caractères des faunes récentes et les téléosiéenssont déjà assez nombreux. La famille des ammonitides, les dernières bélemnites^ représentées par le genre Belemnitella, le genre Nerinea, parmi les gastéropodes, le genre bioceramus , parmi les acéphales, les rudistes, les genres Ananchytes et Bolaster, parmi les échinodermes , existent pour la dernière fois. Les foraminiferes sont très abondants et les bryozoaires forment une faune d'une extrême richesse. (Pictet.)

En Angleterre et dans le nord de la France, Télément pétrologique, qui joue le rôle le plus important dans la oompesition

862 PRODROBIE PK GiOLOOlE,

du terrain crétacé supérieur, est le calcaire à Tét^t crayeux (craie blanche) dont il a été déjà question <tome I, page 49$; tome III^ page 94). La craie blanche tqitïQ» une zone qui se partage en deux parties : Tune placée au dessup, ren féroce des silex, l'autre en est haUtuellement dépouri^ue; inférieurer ment^ la craie blanche passe à une craie marneuse, plus ou moins grossière. Dans le midi de la France ^ de l'ËuiPt^; ^ craie blanche oflVe peu de déyek>pperoent; la masse principale du système crétacé supérieur est constituée par un calcaire compacte appartenant au terrain faippimttque.

DliirlboUoBs«ograplil«oc«oteit^lii4r<iM9€M»«rteiv. -^ V^^iJa

fin de la période crétacée, les mers avaient à peu près la même répartition que pendant la fin de la j^ériode jurassique; .la France et les régions voisines offraient de neuve w trois centres de sédimentation ou bassins et ces bassins étaient placée ^ans la même situation relative que ceux qui avaient exisIé'peQdaut les derniers temps de la période jurassique* OeS' trois cenliva de sédimentation étaient les h^^n%<mglo-parisim,j^énfen el méditerranéen. Les mouvements du aoly qui cgoitdoBiié origine , au bassin anglo-parisien, se sont manifestés dans les Hitaies circonstances qui avaient déterminé la. iSormatien deç bausalus marins correspondant aux périodes antéirieures;; oea iq(h^t}bment se sont coordonnés par rapport aux.masëfs imutagneux les plus rapprochés, et le terrain crétacé sopérî«»ur qu|;^:été * reçu dans ce bassin termine cette série de dépôts, eaifonoede. cuvettes, qui se superposent les uns aux autres>(an<à, pageBSd)» Les eaux marines qui, peu après le commeocemenl ^ la pé*^ riode cénomanienne, ont envahi Tespace compris entm le plateau central de lu France et celui de TEspagne, y nansli* tuaient une mer que l'on désigne sous le nom de bassin pyrénéen

STSTfeVB GBÉTAGft SUPÉRIEUR. 663

ei du sern de laquelle les Pyrénées^ en partie éniergéçs^ s'élevaient d^à sdus forme dite ou de presqu'île. Quant au bassin méditerranéen, les eaux marines, qu'il a reçues pendant la période crétacée supérieure^ s'y sont réparties de deux manières différentes au commencement et à la fin de cette période. La mer de la craie à bippurites recouvrait la majeure partie des départements situéssur le littoral de la Méditerranée, maiselle ne s'avançait pas vers te nord au delà du département de Vancluse. La mer de la craie blancbe^ au contraire, avait déserté ces départements et occupait un bassin assez étroit qui s'étendait depuis le département du Jura jusque dans celui du Var et que Ton pent distinguer sous le nom de bassin alpin.

TMTaiM éê la enu nnucair et «t Hi erale »imicIm. — Dans le bassin de Paris et en Angleterre^ le système crétacé supérieur se compose de calcaires sous difiîrents états; il peut avoir jusqu^à 400 mètres de puissance. Ces calcaires sont ordinairement massifs et la stratification^ dans la plupart des cas , n'est indiquée que par des rognons de siiex^ disposés suivant des plans parallèles et dont la présence caractérise surtout la partie supérieure. -*- La craie marneuse^ représentant de l'étage provencien, offre une texture grossière; elle est grisâtre^ moins taehante que la craie blanche, assez souvent bigarrée par l'oxyde de fer; elle contient quelques lits de silex pyromaques. F<im\6s: Belemnitellaquadrata, Baculiies Lyelli, Ananckytes gikba. -* La craie blanche {craie de Meudon, en France ; de Mùidstùne, en Angleterre), constituant l'étage sénonien, est \m calcaire blanc mat, tendre, quoique pouvant être employé comme pierre de construction, traçant, tachant les doigts, happant à la langue. On la divise ordinairement en deux parties : une partie inférieure, dépourvue de silex et une partie

supérieure, divisée en bancs d'an à deux mètres par des bandes de silex pytomaques se distinguant de ceux de la craie marneuse par leur cassure plus conchoîde^ par leur couleur plus vire et leur forme plus nettement accusée. Fossiles : BdemnUella mtccronata, Janira qtiadricostata^ Inoceramns Lamàrckn, L Ctwieri, Ostrœa vesicularts, Cranta parisiensis^ TerebrattUa carnea, Micraster coranguimtm, Ananchytes ovata, Galerites albo-galerus.

Pendant longtemps, ai-je dit^ on a cru que la craie blanche manquait dans le midi de l'Europe et que le terrain nummalitique en occupait la place; mais, depuis que M. de Vemeuil a constaté, en 1836, que la craie blanche, recouverte par la formation nummulitique , existe en Crimée , on l'a signalée sur d'autres points de l'Europe et il a été reconnu qu'elle est plus répandue qu'on ne Tavait d'abord supposé. — La craie blanche se montre par lambeaux, que des circonstances favorables ont mis à l'abri des dénudations, dans les départements du Jura, de l'Ain (antè, page 659), de la Savoie^ de l'Isère, de la Drôme, des Hautes et des Basses Alpes. On l'observe notamment dans la vallée d'Entremont (Savoie), où elle contient la Belemnitella mucronata et VAnatichytes ovata, et repose sur la craie marneuse avec Inoceramns problematicus et /. cuneiformis, qui elle même recouvre le gauit. — La craie blanche existe également dans les Pyrénées et, sur le versant sudH)uest du plateau central, dans la Saintonge, l'Angoumois et le Périgord.

vemln à Mppnrftcs «a midi «e nniropc. — La CTOie à hipptirites (étage provencten, Coquand) a un très grand développement dans le sud-est de la France ; elle existe dans le Yar, les Bouches du Rhône, leVaucluse, le Gard, l'Ardècheet l'Aude. Elle atteint

Prodrome de Géclcgie.

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