RÈGNES DES ÂNGIOSPERBIES ET DES MAMMIFÈRES
(PÉBIODE NÉCZOÏQUE.)
n«re «c la péHodc D«oioiqae. -r- La flore de la période néozoîque est surtout caractérisée par l'abondance des angiospermes et l'existence des monocotylédonées qui, jusqu'alors^ n'avaient que des représentants douteux. Ce qui distingue cette flore de celle de l'ère jovienne^ c'est l'absence des familles les plus nombreuses et les plus caractéristiques de gamopétales.
I d% la période n«ozoiqae. — Le a règne dcs angiospermes » et celui « des mammifères » correspondent à la période néozoîque. Les reptiles^ dont les espèces sont devenues bien moins nombreuses, moins variées de forme et surtout moins parfaites que pendant la période mésozoïque, cèdent aux mammifères la majeure partie du domaine qu'ils occupaient d'abord. Ceux-ci, nous l'avons vu, avaient été en quelque sorte annoncés par plusieurs espèces prophétiques qui s'étaient montrées à de rares moments. Dès le commencement de la période néozoïque, ils prennent une extension sans cesse crois-
sanle; en même temps, leurs nombreuses espèces, grâce i leur variété d'organisation , s'adaptent les unes ou les aulrtf aux divers milieux où la vie peut se développer. Les chauTcssouris succèdent dans les airs aux ptérodactyles; dans les eaux de l'océan , les présiosaurcs et les ichlhyosaures sont remplac<^ par les mammifères thalassothérions, tels que les phoques,!dauphins et les baleines; sur le sol émergé, les mammiftit? se îîiontrent encore plus nombreux que les reptiles Tavaiin! été jadis.
On vient de voir que rexisteucc des mammifères forme ' caractère le plus important de la faune néozoïque; k-ir^ genres et leurs espèces varient d'une époque à l'autre d'iiî manière assez nette pour que leurs débris puissent être employés à la détermination de l'ài^e des terrains. Les oiseai:\ deviennent alors, en même ternies que les mammifères, d'habitants de notre planète.
Les formes des animaux tendent à se rapprocher de plus ci plus des fornius actuelles. Un grand nombre de genres vivar.ldç reptiles et de poissons se trouvent représentés dans U- 1.^ les étages tertiaires, tandis cpie les types remarquables liv^ époques précédentes ont disparu ; les ichthyosaures et les p! siosaures n'existent plus; les gauoïdes sont devenus presi;aussi rares que de nos jours et les léléostéens forment coniiin aujourd'hui la grande majorité des faunes ichtbyologiciri ^ Les bélemnitidcs et les ammonitides, qui ont duré abondaiii»^ et variées jusipi a la fin de l'époque crétacée, disparaisse ni subitement et n ont aucun représentant dans le terrain Itrtiairo. T/!îoiime ne se montre pas encore à la surface du gloi>t.